Média ivoirien: l’Urpci décerne des félicitations au Super Ebony 2021

L’Union des radios de proximité de Côte d’Ivoire (Urpci) a décerné jeudi des félicitations au meilleur journaliste ivoirien, le Super Ebony 2021, Mardoché Kouassi Bohoussou, à son siège à Adjamé, dans le Nord d’Abidjan.

Les dirigeants de l’Urpci, la faîtière des radios privées non commerciales ivoiriennes, ont également félicité à cette occasion, deux des siens décorés chevaliers de l’Ordre du mérite de la communication: M. Alain Guy Manet, le promoteur des radios Yackoi, et M. Yoro Sangaré. 

Ce jour, « l’Urpci reçoit pour la deuxième fois un Super Ebony; entre les deux il y a eu la réception d’un Ebony, notamment Ly Aimé (Ebony du meilleur journaliste radio), » sans oublier aussi l’équipe Urpci, vainqueur de la coupe Unjci en 2020, a fait savoir M. Bamba Karamoko, le PCA de l’Urpci.

« Nous sommes une organisation qui s’honore des différentes performances de nos membres » avec ce « prix le plus prestigieux des journalistes » ivoiriens, le Super Ebony, a ajouté M. Bamba Karamoko.

Avant MM. Manet et Yoro Sangaré, Madame MC Kouassi, a été décorée également dans le même ordre, a rappelé le PCA de l’Urpci, qui lui-même a été décoré dans un ordre supérieur, l’ordre d’officier. 

« Franchement, on est heureux, parce que quand la République reconnaît en toi quelqu’un qui a contribué de façon significative au développement d’un secteur », cela est remarquable, a déclaré M. Bamba Karamoko.

Le président du Conseil exécutif de l’Urpci, M. Éric Gohou, a relevé que l’idée de cette rencontre était de féliciter le Super Ebony 2021, ainsi que les responsables de la Radio Adjamé FM dont M. Bohoussou est issu, et ces deux décorés de la République.  

La Radio Adjamé FM est née il y a moins de deux ans. Pour M. Eric Gohou, si le Super Ebony vient de cette station, alors « il y a un travail formidable qui est fait », c’est pourquoi les journalistes des radios de proximité doivent se considérer comme ceux dits des « grands médias », parce que capables de décrocher de prestigieux prix.  

« Celui qui a décroché le Super Ebony 2021 est bien de la radio Adjamé FM, une radio de proximité qui ne couvre pas tout le pays, mais qui, dans son rayonnement également à sa position; et c’est ce que nous voulons saluer », a ajouté M. Gohou, ajoutant « nous sommes fiers de lui ».

Le conseiller Ali Cissoko, représentant M. Sékou Ouattara, le directeur de la Radio Adjamé FM, a salué l’acte de la faîtière. À ses côtés, le Super Ebony 2021, Kouassi Bohoussou, s’est aussi réjoui de ce que cette radio porte le flambeau à cette haute distinction du secteur des médias. 

M. Bamba Karamoko a souhaité que les productions de M. Bohoussou Kouassi soient diffusées sur les radios de proximité afin que les autres s’en inspirent pour glaner des lauréats. L’Urpci envisage d’ailleurs de créer un cadre afin que les journalistes Ebony partagent leurs expériences. 

Fonction publique ivoirienne: signature électronique des actes « dès février » 2022

Le ministre ivoirien de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration, Anne Ouloto, a annoncé jeudi le démarrage de la signature électronique des actes « dès février » 2022, lors d’une conférence de presse à son Cabinet.

« Cela permettra de faire en sorte que nous puissions agir avec célérité », a déclaré Mme Anne Ouloto, indiquant que des initiatives sont déjà en cours et des instructions ont été données au service technique de son département ministériel. 

Faisant le bilan de ses huit mois à la tête de ce ministère, Mme Anne Ouloto a dit que depuis sa prise de fonction, elle a « hérité d’un stock de plusieurs dizaines de milliers d’actes en attente de traitement ». 

« En huit mois d’exercice, c’est au total 106 148 actes administratifs que j’ai signés, parmi lesquels, 72 819 arrêtés de régularisation d’avancement, 11 217 arrêtés de nomination et 5 733 arrêtés de promotion », a précisé le ministre de la Fonction publique. 

Elle a fait observer que « le retard mis pour la prise de ces actes impacte négativement la carrière des fonctionnaires et agents de l’Etat, et reste fortement préjudiciable au bon fonctionnement et à la performance des services ».  

« C’est pourquoi la célérité constituera l’un des axes prioritaires de nos actions et le crédo des services pour l’exercice 2022 », a-t-elle soutenu, avant d’ajouter « nous mettrons un point d’honneur à nous faciliter nous-mêmes la tâche et à nous éviter de passer nos nuits à signer des actes ». 

Cette démarche se veut une « approche stratégique pour la modernisation de notre administration,  pour sa performance et pour son efficacité », a-t-elle renchéri, confiant que c’est d’abord dans son intérêt, et elle ferait en sorte que les fonctionnaires aient rapidement leurs actes.

« Nous avons signé des actes des années 2017, 2018 et pour 2019, je crois qu’on a commencé et il nous reste (les actes de) 2020 et même 2021 », a-t-elle révélé, admettant que « ce n’est pas un exercice facile », mais les dispositions seront prises pour crédibiliser la signature électronique. 

« J’ai instruit le directeur de Cabinet et les conseillers techniques d’avoir une réunion technique la semaine prochaine avec les services concernés pour essayer de définir une période où nous nous donnerons tous les moyens d’apurer toutes les signatures », a-t-elle poursuivi.

« C’est un processus bien engagé et nous ferons tout ce qui est à notre pouvoir pour qu’après 2022, on ne parle plus de stock d’actes qui nous reste à signer », a souligné Mme Anne Ouloto, martelant « le corps humain n’est pas une machine, autrement j’aurais pu signer 200.000 actes ».

Répondant à une question sur le processus de certification de la signature électronique, elle a fait savoir que « le risque zéro n’existe pas. (Mais), il s’agit de mettre en place des garde-fous, des mécanismes pour permettre d’identifier les intentions de fraudes ou les fraudes ».   

« Cette année, certains ont tenté d’imiter ma signature » en dépit de la signature manuelle,  toutefois « nous améliorerons le traitement des actes administratifs dus aux fonctionnaires et agents de l’Etat en renforçant la minimisation des procédures et des délais et en adoptant la signature électronique », a-t-elle assuré. 

Sénégal : des députés pour le durcissement de la loi contre l’homosexualité

Onze parlementaires ont déposé, mercredi, une proposition de loi modifiant l’alinéa 3 de l’article 319 du Code pénal modifié.De Barack Obama à Justin Trudeau, des dirigeants occidentaux sont venus plaider la cause LGBT au Sénégal. En vain. Le chef de l’Etat Macky Sall est resté intraitable : « Les cultures sont différentes, tout comme les religions et les traditions. Le Sénégal est un pays tolérant, mais on n’est pas prêt à dépénaliser l’homosexualité », avait-il répondu au premier président noir des Etats-Unis.

Sept ans plus tard, le Premier ministre canadien a buté sur un Macky Sall toujours droit dans ses bottes. « Les lois de notre pays obéissent à des réalités qui sont le condensé de nos valeurs culturelles. Elles sont le reflet de notre vision, de notre manière de vivre et d’être. Et ces lois interdisent l’exhibition, les relations contre nature. Cela n’a rien à voir avec l’homophobie. On ne peut pas dire au Sénégal qu’il faut, demain, légaliser l’homosexualité ; et que demain c’est la Gay Pride… Ce n’est pas possible. Notre société ne l’accepte pas ».

Malgré ces mises au point, le lobby LGBT continue à dérouler son agenda pour la reconnaissance des droits de cette communauté. Selon les onze députés de l’opposition qui portent la proposition de loi, « il urge donc de renforcer la répression des actes contre nature pour protéger la nation sénégalaise ».

Leur texte, ont-ils précisé, a la modeste prétention de faire l’écho des légitimes inquiétudes de l’écrasante majorité des croyants de ce pays. Mamadou Lamine Diallo, Moustapha Mamba Guirassy, Mame Diarra Fam, Cheikh Abiboulaye Dièye et sept autres parlementaires ont expliqué que les Sénégalais, rejetant déjà ce qu’ils considèrent comme « des contre valeurs », peuvent être tentés de « se faire justice » si le Droit ne prend pas en compte leurs aspirations profondes.

L’alinéa 3 de l’article 319 du Code pénal modifié, visé par la proposition de loi, dispose actuellement que « sera puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 100.000 à 1.500.000 F CFA, quiconque aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe ».

De l’avis des initiateurs de la proposition de loi, devrait être puni « d’une peine de cinq à dix ans d’emprisonnement ferme et d’une amende d’un million à cinq millions F CFA, sans possibilité d’accorder des circonstances atténuantes, quiconque aura été reconnu coupable d’actes contre nature ».

À l’avant-garde dans la lutte pour la préservation des mœurs, plusieurs organisations de la société civile dont l’ONG Jamra avaient tenu, le 23 mai dernier à la Place de la nation de Dakar, un grand rassemblement contre la promotion de l’homosexualité.

Le Bénin veut mettre fin au nomadisme des éleveurs

Le gouvernement béninois a lancé, jeudi à Gogounou, au nord de la capitale Cotonou, le Projet de sédentarisation des troupeaux de ruminants (Proser).Le Bénin veut réduire les effets pervers de la transhumance et améliorer la contribution du sous-secteur de l’élevage à sa croissance économique. Pour ce faire, il a initié le Proser. Ce projet vise un changement de paradigme à travers une profonde transformation des systèmes d’élevage en vue d’une meilleure gestion des ressources pastorales, informe un communiqué reçu à APA.

Selon la Coordonnatrice du Proser, Roukayath Chabi Toko, citée dans le document, ce programme contribuera à l’amélioration de la productivité du bétail, à la réduction des conflits liés à la transhumance, à la sécurisation des espaces pastoraux, à la création d’emplois et à la lutte contre la pauvreté.

Pour le maire de Gogounou, Seydou Bary Tidjani, « le Proser se définit comme la riposte appropriée aux divers fléaux liés à la transhumance et à l’élevage extensif ».

De son côté, le député de la localité Sabaï Kate a fait savoir que le projet de sédentarisation des éleveurs « est la meilleure piste pour asseoir une plateforme de discussions entre les acteurs du secteur ».

D’une durée de cinq ans, le Proser, conjointement financé par l’État béninois et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) pour un coût global de 35 milliards F CFA, permettra d’amorcer une transformation profonde du système d’élevage des ruminants.

Le programme va favoriser, en outre, la sécurisation des espaces pastoraux, l’amélioration de la productivité et la production du bétail, la lutte contre la pauvreté, la création de la richesse additionnelle et la réduction des conflits liés à la transhumance, a indiqué le représentant du ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Abdoulaye Toko.

Parmi les actions à mener dans le cadre du Proser figurent la libération et la sécurisation de 57.000 hectares au profit des exploitations d’élevage, la construction sur 1000 hectares à Gogounou d’un campement pastoral pilote pour installer 98 ménages d’éleveurs sédentaires.

Il est également prévu le renforcement des aires de pâturages attenants à 126 campements, la promotion de la production fourragère et la valorisation des sous-produits agricoles et agro industriels.

Enfin, il est aussi attendu de ce projet l’amélioration génétique des races locales par l’insémination artificielle avec les semences de géniteurs de races performantes et une meilleure prise en charge de la santé à travers les campagnes de vaccination contre la fièvre aphteuse et la dermatose nodulaire.

Sénégal : l’histoire au service du tourisme

L’Agence Sénégalaise de Promotion Touristique (ASPT) et la Place du souvenir africain ont signé, jeudi à Dakar, une convention visant à valoriser la destination Sénégal à travers l’histoire.Dans le long cheminement de son histoire, le Sénégal a produit de grandes figures. Ces hommes et femmes ont contribué par leurs idées, leurs prises de position et leur combat à la reconnaissance de la dignité de la race noire.

La Place du souvenir africain sert actuellement de rempart contre l’oubli de ce pan important du passé. Mieux, cet espace culturel, inauguré en juin 2009, va davantage promouvoir ces héros grâce au soutien de l’Agence Sénégalaise de Promotion Touristique (ASPT).

« Compte tenu des missions transversales de la Place du souvenir, il est prétentieux pour la culture à elle seule de faire bouger la place. Il nous faut donc des partenaires, des personnes ressources pour nous aider à conceptualiser, mais aussi à mettre en œuvre des projets qui vont rendre
la Place du souvenir africain plus attractive », a expliqué Ngakane Gningue Diouf.

Selon la Directrice Générale du lieu de mémoire, cette nouvelle initiative débutera autour du concept Jazz Africa. « Chaque mois, une figure du continent noir ou de la diaspora sera célébrée lors d’un concert de Jazz qui se tiendra à la Place du souvenir africain », a-t-elle expliqué, précisant que « ce concept n’est pas que du folklore, mais c’est une initiative qui va participer à la promotion touristique du Sénégal ».

Présidant la rencontre, le Directeur Général de l’ASPT, Pape Mahawa Diouf, a salué cette action dont le but est de conjuguer les efforts pour la valorisation de la destination Sénégal.

« Grâce à cette convention, nous allons, ensemble, mettre en tourisme ce bel édifice qu’est la Place du Souvenir, à travers une programmation destinée à la rendre attractive toute l’année. A cet effet, nous nous focaliserons sur les événements qui drainent le plus de visiteurs à travers l’art, les festivals et toute une série d’activités communicationnelles. Nous valorisons également la Place du Souvenir avec l’installation prochaine d’un point d’information et d’orientation touristique », a indiqué M. Diouf.

Pour lui, l’histoire du Sénégal en particulier et de l’Afrique en général séduit les touristes. Par conséquent, a-t-il indiqué, il revient à l’ASPT, à la Place du souvenir africain et aux différents acteurs de ce segment, d’analyser, de comprendre et de se positionner sur ce marché du tourisme culturel.

Pour y arriver, les professionnels du voyage et du tourisme devront davantage proposer une panoplie d’expériences de visites uniques et des excursions principalement motivés par des aspects du passé et la recherche de l’identité, a suggéré le Directeur Général de l’ASPT.

Bolloré Logistics lance un programme de réduction des émissions de carbone

Bolloré Logistics a annoncé le lancement de sa solution SEAalternative, un nouveau programme visant à réduire les émissions de CO2 du transport maritime grâce à l’utilisation de carburants alternatifs tels que le gaz naturel liquéfié (GNL), le biogaz et le biocarburant.Cette nouvelle solution s’adresse aux expéditions ponctuelles et régulières dans toutes les zones géographiques, a indiqué le géant mondial de la gestion portuaire dans une déclaration à APA.

Bolloré Logistics travaille en étroite collaboration avec les compagnies maritimes pour soutenir les clients qui souhaitent réduire de manière significative leur empreinte carbone en leur donnant la possibilité de choisir un carburant alternatif et de réduire ainsi leurs émissions de carbone de 25 à 65%.

SEAalternative couvre toutes les étapes de la chaîne logistique et peut inclure un pré et post acheminement écologiquement responsable ainsi que des emballages réutilisables. Cette nouvelle approche complète le système AIRsaf de Bolloré Logistics et renforce son engagement à promouvoir une chaîne d’approvisionnement durable.

Elle contribue également à l’objectif de l’entreprise de réduire de 30 percent ses émissions de CO2 liées aux services de transport fournis à ses clients d’ici 2030, conformément à son programme Powering Sustainable Logistics ou CSR.

« En prévision de la réglementation de l’Organisation maritime internationale, les opérateurs sont incités à adopter des solutions innovantes pour réduire les émissions de carbone. Cette nouvelle solution nous permet d’accompagner nos clients dans leurs efforts de décarbonisation de leur chaîne logistique grâce à des plans de transport hybrides. SEAalternative est une offre innovante, et un levier pour contribuer aux objectifs des accords de Paris visant à limiter la hausse des températures à 1,5°C d’ici 2100 », déclare Anne-Sophie Fribourg, Directrice du développement maritime chez Bolloré Logistics.

Bolloré Logistics, acteur global de la chaîne logistique et classé parmi les 10 premiers groupes mondiaux de transport et de logistique, dispose d’un réseau intégré de 600 agences dans 109 pays.

Sénégal : le nouveau contrat d’exploitation de l’autoroute à la Une

Les quotidiens sénégalais parvenus jeudi à APA sont revenus sur le nouveau contrat d’exploitation de l’autoroute à péage et l’affaire de détournement au trésor public.Fin d’une anomalie qui a trop duré dans l’exploitation de l’autoroute à péage. « Macky Sall corrige l’erreur de Abdoulaye Wade » en renégociant le contrat de concession avec la Société Eiffage dans le nouveau contrat avec la société de concession de l’Autoroute de l’Avenir (Secaa.SA) chargée de la gestion de l’ouvrage informe Sud Quotidien. Le Sénégal qui ne touchait que 1000 Fcfa de redevance domaniale va désormais toucher 800 millions par an. Mieux informe le journal, l’Etat entre désormais dans le capital à hauteur de 25%.

Pour Le Soleil, c’est 305 milliards Fcfa qui vont tomber dans l’escarcelle de l’Etat à l’horizon 2044 en plus du gel de l’indexation des tarifs sur l’inflation pendant cinq ans, note le journal. Le Sénégal obtient aussi « un réajustement des clauses des échéances de partages des fruits de la concession ». Abdoulaye Daouda Diallo, le ministre de l’Economie et des finances, se réjouit de « trois ans de bagarre et de négociations » avec le concessionnaire Eiffage.

Si l’Etat du Sénégal gagne dans le nouveau contrat signé sur le péage, il a perdu des milliards dans cette sombre affaire de détournement au trésor public.

4,6 milliards de FCFA ont été dérobés dans les comptes du trésor à cause de « manipulations » de deux inspecteurs. Et dans Walf Quotidien, le directeur du trésor reconnaît des « dysfonctionnements » et appelle certains inspecteurs à sortir de leur zone de confort pour faire face aux mutations qui s’opèrent dans l’administration publique. Quid des conséquences, L’Observateur souligne que les deux inspecteurs du trésor arrêtés dans cette affaire encourent une peine de 5 à 10 ans de prison.

Vox Populi donne la parole à Guy Marius Sagna. Dans une interview, le célèbre activiste récuse son affectation à Kédougou (700 km au sud-est) de Dakar. Mieux, Guy Marius demande une « disponibilité de trois ans ». Très en verve, Guy Marius Sagna accuse Macky Sall de vouloir le « déporter » en l’affectant à Kédougou.

En sport, la Can 2022 approche à grands pas et certains clubs européens refusent de libérer leurs joueurs, informe Walf Quotidien. C’est le cas de Naples en Italie qui va pousser l’outrecuidance en menaçant de porter plainte contre les Fédérations du Sénégal, du Nigeria, du Cameroun et de l’Algérie, si ces dernières convoquent leurs joueurs. Une démarche « farfelue » du club italien qui a très peu de chances d’aboutir, soutient le journal.

Les médias numériques s’engagent à accompagner la réconciliation en Côte d’Ivoire

Le Réseau des professionnels de la presse en ligne de Côte d’Ivoire (Repprelci), principale faitière des acteurs des médias numériques, est engagé à accompagner la réconciliation et la cohésion nationale dans le pays, au regard des enjeux de sa mission, a assuré mardi son président, M. Lassina Sermé.

M. Sermé s’exprimait le mardi 21 décembre 2021, à l’occasion d’une rencontre avec le ministre de la Réconciliation et de la cohésion nationale, Kouadio Konan Bertin dit « KKB », à son cabinet, en compagnie de quelques membres du bureau du Repprelci, la faîtière de la presse numérique ivoirienne.

Il réagissait à une exhortation du ministre KKB, invitant la presse en ligne à donner plus de visibilité aux actions de réconciliation et de cohésion à travers le pays, et félicitant le Repprelci pour ses activités de lutte contre les fausses informations et les discours de haine sur la toile.

« Nous sommes disponibles à vous accompagner », a déclaré M. Lassina Sermé, égrenant quelques actions menées par le Repprelci pour consolider la paix et la cohésion sociale.

 Il s’agit notamment de la campagne de lutte et de sensibilisation contre les fake news et les discours de haine à Abobo, Yopougon, Bouaké et Yamoussoukro. Cette lutte contre les fake news et les discours de haine s’étend également en ligne (sur internet) à travers la plateforme numérique ivoirecheck.com pour déconstruire et rectifier les fausses informations.

Le président du Repprelci a par ailleurs, traduit la reconnaissance de la faîtière au ministre « KKB » pour son soutien à l’organisation de ses activités. Il s’est dit « très très marqué » par sa présence aux côtés des acteurs de la presse en ligne en juillet 2021 à Grand-Bassam lors du séminaire sur les médias numériques et la cohésion sociale.

Par ailleurs, le ministre ‘’KKB » a été le co-président de la cérémonie de remise de la 5e édition du Prix ouest-africain Alfred Dan Moussa du meilleur journaliste web  pour la promotion de la paix et de l’intégration dans l’espace Cédéao, et de la 3é édition du Prix national Samba Koné de la meilleure entreprise de presse numérique de Côte d’Ivoire organisée par le Repprelci le vendredi 26 novembre 2021 à l’espace Latrille Events d’Abidjan-Cocody.

Le Repprelci, créé en 2006, est la principale faîtière de la presse numérique en Côte d’Ivoire. Son ambition est d’organiser les médias numériques afin qu’ils opèrent dans un environnement assaini avec des journalistes professionnels.

Aujourd’hui, plus de 130 sites identifiés dont une cinquantaine sont éditée par des entreprises légalement constituées dans le pays. Ces sites web d’information se stratifient en cinq catégories : journaux en ligne, agrégateurs de contenus, web TV, web radio et agences de presse.

Les médias en ligne recensés ont déclaré près de 300 employés avec près 200 journalistes professionnels. Le Repprelci a institué à travers l’Observatoire des médias numériques de Côte d’Ivoire (Omenci)  l’autorégulation et la labellisation des sites web pour rendre les entreprises du secteur viables et compétitives.

Les débats du dialogue politique ivoirien reportés à la « demande de l’opposition »

Le porte-parole adjoint du gouvernement ivoirien, Mamadou Touré, a indiqué mercredi que les débats de fond du dialogue politique, prévus mardi, ont été reportés au 27 décembre 2021, à la « demande de l’opposition », à l’issue d’un Conseil des ministres.

« La demande de report vient de l’opposition » à l’effet de faire parvenir au gouvernement ses termes de références, a déclaré le porte-parole adjoint du gouvernement, M. Mamadou Touré, lors d’un point de presse. 

Selon la méthodologie qui a été établie, M. Mamadou Touré a souligné que le gouvernement avait laissé jusqu’à lundi dernier à l’ensemble des participants, notamment les partis politiques et la société civile à transmettre leurs préoccupations. 

« Et c’est bien l’opposition et certains partis politiques qui ont demandé le report et le gouvernement a accédé à leur demande; et donc un délai supplémentaire a été donné jusqu’au 27 décembre 2021 », a-t-il expliqué. 

« On espère qu’on se verrait et que toutes les parties (prenante à cette cinquième phase du dialogue politique) pourront faire parvenir au gouvernement les éléments nécessaires », a ajouté M. Mamadou Touré. 

Le Premier ministre ivoirien Patrick Achi a ouvert le 16 décembre la 5e cinquième phase du dialogue politique qui se veut « ouvert, transparent et inclusif ». Pour lui, ce dialogue consacre un élan « irréversible » dans la consolidation de la stabilité du pays.   

Le dialogue politique est un cadre permanent de rencontres et d’échanges entre les acteurs de la vie politique en vue de trouver par le débat des idées un « consensus des positions ». 

Côte d’Ivoire: la mairie du Plateau se soumet à la notation financière

La mairie du Plateau, la commune administrative et des affaires de la capitale économique ivoirienne a décidé de se soumettre à la notation financière.

Cette décision a fait l’objet de la signature, mardi,  d’une convention avec l’agence de notation Bloomfield Investment, portant sur l’évaluation financière de la collectivité, rapporte une note d’information transmise à APA, mercredi.  

Ladite convention paraphée par le président directeur générale  de l’agence de notation, Stanislas Zézé et l’honorable Jacques Ehouo, député-maire du Plateau définit les modalités et conditions de la notation financière de cette commune.

La notation financière est l’une des conditions préalables pour gagner la confiance des investisseurs privés auprès de qui la mairie veut obtenir des capitaux additionnels. Elle représente selon M. Zézé, « le début de l’établissement de la qualité de crédit de la mairie du Plateau » qui en est à sa deuxième notation.

Ce processus de notation qui s’effectuera sur une période de 2 à 3 mois avec différentes étapes, consistera en la réalisation d’une analyse qualitative et quantitative de la mairie par un recueil d’informations.

Le Plateau est la première commune de l’espace de l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (UEMOA) à entrer dans ce processus. La notation vise à lever des fonds sur le marché des capitaux pour financer des projets structurants tels que les silos parkings, l’éclairage public et la mobilité urbaine intra communale.

Pour l’honorable Jacques Ehouo, cette évaluation financière se justifie par le besoin de crédibiliser la collectivité qu’il dirige en interne comme à l’extérieur, afin de mobiliser les ressources nécessaires au financement et à la mise en œuvre de sa vision Ecocitoyenne dont l’ambition à terme est de faire du Plateau une smart city. La commune du Plateau avait obtenu la note BBB à l’issue de sa première notation.

Guinée : de retour d’exil, Moussa Dadis Camara visé par un procès

Moussa Dadis Camara (57 ans) est rentré en Guinée ce mercredi 22 décembre 2021 après onze ans d’exil.Une semaine après le retour de Sékouba Konaté en provenance du Mali, le capitaine Moussa Dadis Camara, en exil au Burkina Faso depuis 2010, est rentré à son tour à Conakry. Le retour en fanfare de l’ancien président du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) a été rendu possible par Mamady Doumbia, le nouvel homme fort de la Guinée.

Début décembre, les autorités de la transition guinéenne avaient, dans un communiqué, laissé entendre que les deux anciens dirigeants de la transition en Guinée entre 2008 et fin 2010 pouvaient rentrer au pays. La junte, dans un souci de « renforcement de l’unité nationale et d’apaisement, accueille favorablement les demandes de visite au pays » de Moussa Dadis Camara et Sékouba Konaté, pouvait-on lire dans un communiqué daté du 30 novembre 2021.

Inculpé pour le massacre du 28 septembre

Toutefois, le CNRD qui a pris les rênes du pouvoir le 5 septembre dernier après avoir renversé Alpha Condé, tient à préciser qu’il ne s’agit pas « d’entraver les procédures judiciaires en cours ». Moussa Dadis Camara est le sous d’une inculpation dans l’affaire du massacre du 28 septembre au stade de Conakry. Ce jour-là, des militaires avaient tué au moins 157 personnes et violé 109 femmes dans l’enceinte du stade lors d’un rassemblement de l’opposition contre la candidature à la présidentielle de 2010 de Moussa Dadis Camara. L’intéressé n’esquive pas la question. « Je suis prêt à me mettre à disposition de la justice afin que plus jamais ce genre d’événement ne vienne endeuiller la Guinée » dit-il à la presse.

« Dadis Show » comme il était caricaturé se révéla au monde la veille de Noël de 2008 quand il s’empare du pouvoir deux jours seulement après la mort du général Lansana Conté le 22 décembre 2008. L’éphémère président échappe par la suite à une tentative d’assassinat en décembre 2009, lors d’une visite au camp militaire de Koundara. Son aide de camp Toumba Diakité tire sur lui le blessant à la tête et au cou. Le président du CNDD est évacué d’urgence au Maroc pour des soins avant un exil au Burkina Faso.

Son retour au pays, longtemps annoncé, fait réagir certaines organisations des droits humains. La Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) estime que « le retour de Moussa Dadis Camara en Guinée doit ouvrir la voie à un procès en la présence de tous les accusés ».

A en croire une déclaration de la ministre de la Justice par intérim, Fatoumata Yarie Soumah à la Cour pénale internationale (CPI), le gouvernement guinéen se « prépare » à juger les auteurs du massacre au stade de Conakry en 2009.

Sénégal : nationalisation partielle de l’Autoroute de l’Avenir

L’Etat du Sénégal détient désormais 25 % du Capital de la société chargée de l’exploitation de cette infrastructure qui relie Dakar à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD), et encaissera 13 milliards de FCFA de bénéfices par an.Fin de l’exclusivité de la gestion de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio-AIBD pour la Société Eiffage de la Concession de l’Autoroute de l’Avenir (SECAA). L’Etat du Sénégal, grâce à une renégociation du contrat d’exploitation, possède dorénavant ¼ du capital de cette entreprise qui détenait, depuis 2013, date de mise en service de l’infrastructure, 100 % des actifs.

La cérémonie de signature des nouveaux accords a eu lieu ce mercredi entre le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, et le directeur général d’Eiffage, Xavier Idier.

Cette renégociation a également permis la réévaluation de la redevance domaniale annuelle. Elle représente désormais 2 % du chiffre d’affaires annuel de la SECAA, avec un minimum de 800 millions de FCFA par an au lieu de 1000 FCFA par an dans l’ancien contrat.

Par ailleurs, le réajustement des clauses et échéances de Partage des fruits de la concession a été acté. De même, le plafonnement du Taux de Rendement Interne (TRI) cible a été fixé à 17% au lieu de 20,1% dans le Contrat Complémentaire. Celui-ci est accompagné d’une correction des hypothèses sous-jacentes pour mieux refléter la réalité de l’économie sénégalaise.

En outre, le nouveau contrat stipule le gel de l’indexation des prix appliqués aux usagers sur l’inflation pendant 5 ans. En réponse à la forte demande des usagers, la société d’exploitation va réaliser l’éclairage sur tout le linéaire de la section courante et au niveau des diffuseurs (entrées et sorties de l’autoroute).

De plus, la durée de la Concession a été prorogé de 5 ans dans la perspective d’un partenariat durable et permettant les meilleures conditions d’un transfert de l’ouvrage à terme et la réalisation des gros entretiens et réparations.

Enfin, les contrats initial et complémentaire ont été fusionnés et harmonisés en un seul véhicule contractuel consolidé. Celui-ci devrait faciliter le suivi des nouveaux équilibres économiques convenus dans le cadre de la concession renégociée.

« Nous avons enfin réussi à rétablir un meilleur équilibre entre l’Etat et le Concessionnaire. Désormais, il y aura un partage plus juste des profits futurs avec l’Etat et les Usagers. Les flux nets à recevoir par l’Etat sont estimés à 305,5 Mrds de F CFA sur la période 2021-2044, avec des évolutions progressives annuelles et une moyenne de 13 Mrds de F CFA », s’est félicité le ministre des Finances et du Budget.

Selon Abdoulaye Daouda Diallo, l’entrée de l’État du Sénégal dans le Capital de SECAA consacre la participation de l’Etat dans la gouvernance de la Concession avec tous les avantages y afférents, notamment dans la gestion et le pilotage de l’exploitation, avec un suivi particulier du programme d’investissement, des recettes d’exploitation et des charges associées, en toute transparence.

Des programmes d’investissements impliquant l’Etat-actionnaire accompagneront l’évolution de la capacité de l’ouvrage, en fonction du profil du trafic et la mise en œuvre de la réalisation des ouvrages différés, a-t-il ajouté.

« Ainsi cet accord, s’il est un aboutissement d’âpres négociations est d’abord et avant tout un point de départ. Il constitue pour le Gouvernement et pour son partenaire SECAA/EIFFAGE un mandat pour agir et une responsabilité », a souligné M. Diallo.

Poursuivant, Abdoulaye Daouda Diallo a fait savoir que cet accord engage l’ensemble des acteurs et qu’il comporte des mesures qu’il faudra collectivement porter et mettre en œuvre.

« C’est un symbole fort, attendu par les citoyens, et qui démontre la détermination du Gouvernement […] à avancer vers une plus grande prise en charge des préoccupations des usagers de l’autoroute », a-t-il conclu.

Côte d’Ivoire: le service postal universel ouvert à la concurrence en mars 2025

Le porte-parole adjoint du gouvernement ivoirien, Mamadou Touré, a annoncé mercredi l’adoption, en Conseil des ministres, d’une ordonnance ouvrant à la concurrence le service postal universel à compter du 8 mars 2025.

Le Conseil, a pour ce faire, a adopté une ordonnance portant modification de l’article 103 de la loi du 10 octobre 2013 portant Code des postes ainsi que son projet de loi de ratification, levant le monopole de la Poste de Côte d’Ivoire.  

Cette ordonnance fixe la date de l’ouverture à la concurrence du service postal universel, sept ans après l’attribution de la première licence d’exploitation du service postal universel, selon M. Mamadou Touré, indiquant que la concurrence sera « effective à compter du 8 mars 2025 ».  

Ce monopole résiduel de trois ans, accordé à la poste de Côte d’Ivoire devrait permettre à cette société d’Etat de financer en partie le service postal universel et établir son équilibre financier, a relevé le porte-parole adjoint du gouvernement ivoirien.  

Côte d’Ivoire: le Kg du « poisson garba » plafonné à 850 Fcfa à Abidjan et 900 à l’intérieur

Un projet de décret a été adopté mercredi, en Conseil des ministres en Côte d’Ivoire, plafonnant le prix du Kg de poisson faux thon « poisson garba » à 850 Fcfa dans le District d’Abidjan et 900 Fcfa à l’intérieur du pays.

Le Conseil a adopté un projet de décret portant plafonnement du prix du Kg du poisson faux thon « poisson garba », très prisé en Côte d’Ivoire, a indiqué le porte-parole adjoint du gouvernement ivoirien, Mamadou Touré, à l’issue d’un Conseil des ministres.  

Ce décret, expliquera-t-il, intervient dans le cadre « des actions contre la vie chère engagées par le gouvernement aux fins de préserver le pouvoir d’achat du consommateur final. A cet effet, il encadre les prix à tous les stades de la chaîne de distribution du poisson garba ». 

« Il plafonne le prix du Kg du poisson garba, toute taxe comprise, appliqué par les détaillants de « garbadrome » à 850 Fcfa dans le District autonome d’Abidjan et dans un rayon de 300 Km; et à 900 Fcfa au-delà », a-t-il précisé. 

Le gouvernement invite tous les opérateurs du secteur au respect strict de ces mesures de plafonnement, a déclaré le porte-parole adjoint du gouvernement ivoirien, Mamadou Touré, face à la presse, à l’issue du Conseil des ministres.  

Côte d’Ivoire: lancement des activités du Comité local Etat-secteur privé de Bouaké

Les activités du Comité local de concertation Etat-secteur privé de Bouaké, la métropole du centre ivoirien, ont été lancées officiellement mi-décembre 2021, offrant aux opérateurs économiques d’avoir un dialogue permanent avec l’Etat.

Le Comité local de concertation Etat-secteur privé de Bouaké (CLCESP), intervient après le pôle économique de la ville de San-Pedro, une ville du Sud-ouest du pays, abritant le deuxième port ivoirien.

Mme Mariam Fadiga Fofana, le secrétaire exécutif du Comité de concertation Etat-secteur privé (CCESP), a invité les membres du CLCESP de Bouaké à travailler en synergie « pour faire de cette plateforme un puissant levier de développement économique ».

Le secrétaire exécutif du Comité de concertation Etat-secteur privé a indiqué que ce processus se poursuivra certainement avec le démarrage en 2022 du troisième Comité local de Concertation Etat-Secteur Privé de Korhogo (nord).

Pour le Comité local de concertation Etat-secteur privé de Bouaké (CLCESP), la préfecture de ladite ville a été choisie pour ouvrir une nouvelle page du dialogue dans cette grande zone économique de la Côte d’Ivoire.

Le CCESP, en sa qualité d’animateur du dialogue public-privé au niveau national, veut à travers cette action déployer le dialogue au niveau local, en vue d’une meilleure prise en compte des préoccupations des acteurs du secteur privé.

« Avec le lancement des activités du Comité local de concertation Etat-secteur privé de Bouaké, un autre pas important vient d’être réalisé, face aux défis de la décentralisation », a déclaré M. Vassogbo Bamba, le directeur de Cabinet adjoint, représentant le ministre de l’Economie et des finances.

La concertation entre l’Etat et le secteur privé apparait comme un mécanisme dynamique de facilitation et d’amélioration de l’environnement des affaires », a ajouté M. Vassogbo Bamba, dans un discours.

Le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire (CCI- CI), M. Touré Faman, présent à la cérémonie, a salué les actions menées par le CCESP en permettant de recueillir les préoccupations du secteur privé au niveau local.

Il a souhaité que ces comités locaux de concertation Etat-Secteur privé installés dans les pôles économiques du pays soient mis en compétition, dans le cadre de l’innovation, à l’effet d’obtenir des prix d’excellence.

Invité à cet important rendez-vous du dialogue public-privé, le Comité local de concertation Etat-secteur privé de San-Pedro, a, à travers l’intervention de Mme Linda Zraik, présidente de la délégation régionale de la CCI-CI, a partagé son expérience de la concertation qui porte déjà des fruits.

En prélude à l’installation du Comité local de Bouaké, le CCESP a rencontré des autorités de la ville ainsi que plusieurs entreprises et faîtières, dans la perspective d’asseoir les bases du Dialogue Public Privé dans la région du Gbêkê.

La cérémonie d’installation du Comité local de Bouaké s’est tenue en présence du préfet de la région du Gbêkê, Tuo Fozié, également président du Comité local de Concertation Etat-Secteur privé de Bouaké.

Côte d’Ivoire: 384 agents militaires et civils du ministère de la Défense décorés

Trois cent quatre-vingt-quatre (384) membres du personnel militaire et civil du ministère d’Etat, ministère ivoirien de la Défense, ont été décorés mardi, lors d’une cérémonie de distinction et de prise d’armes.

Cette double cérémonie de décoration et de prise d’armes, a eu lieu au Groupement ministériel des moyens généraux, à Abidjan, en présence de généraux, de sous-officiers et des parents et amis venus soutenir les récipiendaires.

Des membres du personnel de cette administration centrale de la Défense, ont été faits commandeurs de l’ordre national, d’autres officiers de l’ordre national, chevaliers de l’ordre national.

Dans l’ordre du mérite ivoirien, deux décorations ont été décernées. Certains ont été élevés au grade d’officier de l’ordre du mérite ivoirien, tandis que d’autres ont été faits chevaliers de l’ordre du mérite ivoirien.

Plusieurs forces armées, représentant le plus gros effectif, ont reçu la médaille des forces armées. Le porte-parole de tous les récipiendaires, le lieutenant-colonel Mathias Yao Kouassi, a dit que tous acceptaient avec « une grande joie emprunte d’humilité » ces décorations.

Le ministre d’Etat,  ministre de la Défense, Téné  Birahima Ouattara, a félicité ces récipiendaires qui ont « tous eu de longues carrières et leur comportement à valeur d’exemple » comme les lauréats du prix national d’excellence.

Au cours de cette double cérémonie de prise d’armes et de décoration, le ministre d’Etat, ministre de la Défense a fait un bilan de l’année 2021 qui s’achève et a partagé les perspectives de la nouvelle année.

« L’année 2021 a été une année difficile pour notre département ministériel. Alors qu’il assumait avec efficacité sa fonction de ministre de la Défense, le Premier ministre Hamed Bakayoko nous a brutalement quitté (…) nous ne l’oublierons jamais », a déclaré M. Birahima Ouattara.

En outre, durant l’année 2021, le pays a payé un lourd tribu dans la lutte contre le terrorisme avec l’attaque d’un contingent des Casques bleus ivoiriens, au Mali. D’autres attaques ont ciblé des positions de l’armée dans le Nord. Par ailleurs,  est survenu l’accident d’un aéronef de reconnaissance.

« Tous ces drames ont coûté la vie à 13 de nos hommes et à trois de leurs instructeurs », a indiqué le ministre d’Etat, ministre de la Défense, ajoutant que « devant toutes ces épreuves, les forces armées de Côte d’Ivoire sont restées dignes, résilientes et engagées pour la cause de la patrie ».

« Plus que jamais, nous devons maintenir ce cap d’engagement », a-t-il lancé, rappelant que les défis sécuritaires demeurent, c’est pourquoi l’armée doit « rester vigilante » pour maintenir ses capacités opérationnelles,  intactes, voire renforcées.

Il a égrainé les perspectives pour l’année 2022, entre autres, la poursuite et le renforcement de l’action entamée depuis 2017 à travers la nouvelle loi de programmation militaire 2021-2025, qui devrait permettre de consolider les acquis en matière de restauration de l’autorité militaire.

Les hydrocarbures alimentent la presse sénégalaise

Les journaux sénégalais, reçus mercredi à APA, font la part belle à la réflexion enclenchée par le gouvernement pour une exploitation optimale des hydrocarbures.Le Soleil informe que « le Sénégal (est) à la recherche de la meilleure formule » pour « mieux tirer profit » de ses hydrocarbures. À cet effet, indique le quotidien national, un Conseil présidentiel sur le projet de loi relatif à la répartition et à l’encadrement de la gestion des recettes issues de l’exploitation du pétrole et du gaz s’est tenu, hier mardi, à Diamniadio, à la périphérie de Dakar.

Lors de cette rencontre, précise Le Soleil, le chef de l’Etat Macky Sall a déclaré que « nous devons faire en sorte d’avoir, grâce aux ressources tirées de l’exploitation du pétrole et du gaz, une économie diversifiée et apte à répondre aux aspirations du peuple ».

Macky Sall, qui va bientôt succéder à son homologue congolais, Félix Tshisekedi, à la présidence de l’Union africaine (UA), a enfilé une « nouvelle tenue de service » et se fait remarquer par « un radicalisme dans le discours » d’après L’Observateur. En effet, au nom de l’urgence climatique, les puissances occidentales veulent pousser les pays du Sud à l’abandon des énergies fossiles. 

Une tendance confirmée dans WalfQuotidien par Mamadou Diop, vice-gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) qui fait part « de (nouvelles) règles au plan international pour une raréfaction des (financements) concernant le pétrole, le gaz et le charbon ».

Vent debout contre cette approche, le président sénégalais clarifie sa position dans L’Observateur : « Nous ne sommes pas contre la transition énergétique. Nous ne sommes pas contre la réduction des gaz à effet de serre ». La conviction de Macky Sall est qu’un juste équilibre doit être trouvé entre l’impératif de développement de l’Afrique et la nécessité de protéger le climat.

À en croire Vox Populi, ce sont « 20.790 milliards F CFA sur 30 ans » qui sont attendus de l’exploitation des ressources pétrolières et gazières au Sénégal. Dans les colonnes de ce journal, Abdoulaye Daouda Diallo, le ministre des Finances et du Budget, soutient que son pays atteindra dès 2023 un taux de croissance de 13,6 % dû notamment « au reversement de 90 % des recettes (du pétrole et du gaz) dans le budget dédié à l’investissement ».

De son côté, Le Quotidien annonce que « l’Etat compte (également) les générations » futures avec la mise en place d’un Fonds intergénérationnel doté de 10 % des recettes. S’adressant aux syndicats des travailleurs des hydrocarbures, Macky Sall a mis les points sur les i par rapport aux retombées potentielles. « Ce n’est pas parce qu’on va exploiter (du gaz et du pétrole) que chacun va demander le double de son salaire », a-t-il prévenu dans L’AS.

En sports, Stades se demande si l’attaque de l’équipe nationale de foot du Sénégal « fait toujours peur » avec les blessures et le manque de confiance de certains joueurs à dix-huit jours seulement du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des nations. 

En tout cas, Boulaye Dia reprend des couleurs à Villareal. Record rapporte que l’avant-centre sénégalais a marqué hier « deux buts et délivré une passe décisive » lors de la large victoire du sous-marin jaune face à Alavés pour le compte de la 4e journée en retard de la Liga espagnole.

Côte d’Ivoire: une ONG dénonce des taxes parafiscales sur des matériaux de construction

La Coalition nationale des organisations de consommateurs de Côte d’Ivoire (CNOC-CI) SOS Vie chère dénonce la récente institution de taxes parafiscales sur certains matériaux de construction au profit du logement social, dans un communiqué.

« A cette parafiscalité, nous disons non, non, non », a déclaré M. Soumahoro Manssa dit « Ben N’faly », PCA de la Coalition nationale des organisations de consommateurs de Côte d’Ivoire (CNOC-CI) SOS Vie Chère.  

Une ordonnance instituant des taxes parafiscales sur certains matériaux de construction au profit du logement social, ainsi que son projet de loi de ratification, a été adoptée en Conseil des ministres le 15 décembre 2021.

 Cette mesure, selon le gouvernement, vise à créer les conditions favorables à un financement stable et durable du logement social. Les ressources mobilisées grâce à cette parafiscalité sont évaluées approximativement à 30 milliards de F CFA par an.

Ces ressources devraient être exclusivement dédiées au financement de la politique du logement social, notamment à la purge des droits coutumiers, à la réalisation des Voiries et réseaux divers (VRD) primaires, à  la garantie des crédits acquéreurs et promoteurs et globalement  à l’industrialisation du secteur du logement.

« A la lecture de ce communiqué nous estimons que cette décision est en contradiction avec les efforts du président de la République de lutter contre la vie chère et le bien-être de ses compatriotes, c’est le consommateur final qui paiera, or déjà étouffé sous le poids de la Covid-19 », a-t-il ajouté.

M. Soumahoro Manssa dit « Ben N’faly » a fait observer que lorsque l’Etat institue par exemple une hausse de  5 Fcfa sur un produit ou un service, c’est  5000 Fcfa qui est augmenté au consommateur final, ce qui renchérit le coût de la vie.    

Par ailleurs, le Conseil a créé l’Agence nationale de l’habitat (ANAH), en remplacement de la SICOGI. Pour la CNOC-CI, cette décision replonge le citoyen dans l’opération des logements sociaux un Ivoirien un toit.

Il a rappelé que le souscripteur devrait payer 25 000 Fcfa par mois pour ces logements sociaux, pendant 25 ans, et près de 60 000 personnes se sont inscrites à la SICOGI en raison de 30.000 Fcfa par personne. Mais, « avec sa dissolution, à qui devons-nous s’adresser ? « , s’est-il interrogé.

« Aux preneurs de ces décisions, de façon unilatérale, nous disons ce qui est fait pour moi sans moi est fait contre moi », a martelé Ben N’faly, le PCA de la Coalition nationale des organisations de consommateurs de Côte d’Ivoire (CNOC-CI) SOS Vie chère.   

Enseignement supérieur ivoirien: 660 postes à pourvoir en 2022

Le ministère ivoirien de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique annonce, en 2022, le recrutement d’assistants, d’assistants chefs de clinique et d’attachés de recherche, soit 660 postes à pourvoir dont 210 glissements catégoriels.

Cette session s’ouvrira à partir de février 2022 avec « 660 postes à pourvoir pour le recrutement des assistants, assistants chefs de clinique et attachés de recherche, dont 210 pour les glissements catégoriels », indique une note officielle.  

 Pour cette session 2022, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique entend recruter 450 nouveaux assistants, assistants chefs de clinique  et attachés de recherche non fonctionnaires. 

Le processus de recrutement a déjà démarré avec l’ouverture de la plateforme (www.drh.enseignement.gouv.ci) pour les inscriptions en ligne et le dépôt des dossiers physiques à la Direction des Ressources Humaines (DRH), à partir de février 2022.

Concernant les conditions à remplir pour pouvoir postuler, M. Djimbala Diakité, le directeur des ressources humaines dudit ministère, relève qu’il y a au minimum 3 conditions à remplir dans chacun des cas. 

Pour ce qui concerne le recrutement des assistants, il faut d’abord être de nationalité ivoirienne, ‘’mais cette condition n’est pas exigée pour les candidats au recrutement par contrat », souligne M. Diakité. 

Le postulant, ajoute-t-il, doit être titulaire de l’un des diplômes suivants : Doctorat ou diplôme équivalent (Doctorat 3ème cycle, Doctorat d’Etat, Doctorat Thèse Unique, PhD); Diplôme d’Ingénieur de Conception agréé par l’Etat; Diplôme d’Architecte; Diplôme d’Expert-comptable; Diplôme d’Etude Comptable Supérieure (DECS); Diplôme d’Etude Comptable Supérieure et Financière (DECSF). 

En outre, le candidat devra être âgé de 45 ans au plus au 31 décembre 2022 pour les recrutements nouveaux, a-t-il poursuivi. Pour les attachés de recherche, il existe également trois conditions qui sont les suivantes : primo être de nationalité ivoirienne (la condition de nationalité ivoirienne n’est pas exigée pour les candidats au recrutement par contrat). 

Deuxièmement, il faut être titulaire de l’un des diplômes suivants : Doctorat  ou diplôme équivalent (Doctorat 3ème cycle, Doctorat d’Etat, Doctorat Thèse  Unique, PhD); Diplôme d’Etat de Docteur en Sciences de la Santé plus un Certificat d’Etudes Spécialisées (C.E.S) de trois (03) ans ou trois (03) Certificats d’Etudes Spécialisées (C.E.S) d’un an. 

Il est aussi recommandé un diplôme d’Etudes Spécialisées (D.E.S) de 4 ans et un Diplôme d’Etudes Approfondies (DEA) ou un Master dans les Sciences Fondamentales (les Sciences Médicales, Odonto-stomatologiques, Pharmaceutiques et Vétérinaires).  Troisièmement, le postulant doit être âgé de 45 ans au plus au 31 décembre 2022 pour les recrutements nouveaux. 

Pour les glissements catégoriels, en plus des trois conditions précitées, il y a une quatrième relative au statut des postulants. Ici, mentionne-t-il, seuls les fonctionnaires des grades B3, A3 ou A4 justifiant d’une ancienneté d’au moins 3 ans dans leur emploi actuel peuvent faire acte de candidature. 

Quant aux pièces à fournir, elles sont quasiment les mêmes pour les assistants, les assistants chefs de clinique, les attachés de recherche et les postulants au glissement catégoriel, a fait observer M. Diakité.  

Concernant les assistants, 17 documents sont demandés. Il s’agit notamment d’une demande manuscrite de candidature adressée au Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique; d’un extrait d’acte de naissance ou jugement supplétif (datant de moins de six (06) mois à la date d’ouverture du concours); 

Il est aussi requis un certificat de nationalité; un casier judiciaire (datant de moins de 3 mois); un certificat de non bégaiement délivré par un médecin désigné par le Ministère en charge de l’Enseignement Supérieur; un Curriculum vitae; une photocopie légalisée du Baccalauréat ou diplôme équivalent; d’une photocopie légalisée de tous les diplômes obtenus après le BAC ou diplôme équivalent (diplôme, certificat du diplôme ou attestation du diplôme), plus la traduction en français (le cas échéant); une attestation d’équivalence pour tout diplôme obtenu à l’étranger.

Le critère de recrutement mentionne une attestation d’homologation pour tous les diplômes obtenus dans un établissement privé d’enseignement supérieur en Côte d’Ivoire et ceux obtenus en formation continue.

Egalement, le postulant au concours de recrutement des assistants devra posséder une photocopie de l’acte administratif de nomination ou d’avancement dans le dernier emploi, pour les fonctionnaires; une photocopie de la Carte Nationale d’Identité (Cni) ou de l’Attestation d’identité ou du Passeport; un extrait d’acte de mariage pour les candidates mariées.

Un exemplaire de la thèse ou du mémoire, plus le résumé en français; une copie de chaque publication scientifique (le cas échéant); les titres et travaux (le cas échéant) et le reçu de paiement des 50.000 FCFA, représentant les frais d’inscription et d’analyse du dossier, seront par ailleurs exigés.  

Pour les postulants au concours de recrutement des attachés de recherche, les pièces à fournir restent les mêmes, indique le directeur des ressources humaines du ministère, qui note que ces derniers n’auront pas besoin de fournir de certificat de non bégaiement.

Mali : Goodluck Jonathan « porteur d’un message » de la Cedeao

L’ancien président du Nigeria accompagné du président de la Commission de la Cedeao, l’ivoirien, Jean Claude Kassi Brou ont été accueillis à Bamako par le ministre malien des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop.Cette mission de trois jours intervient « dans le cadre de la mise en application des dernières recommandations de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Cedeao sur le Mali » selon un communiqué de l’organisation régionale.  Goodluck Jonathan est « porteur d’un message » des chefs d’État et de gouvernement de l’organisation de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta.

Les Chefs d’Etat membres de la Cedeao, réunis en sommet ordinaire le 12 décembre à Abuja, ont exigé des élections le 27 février 2022 au Mali. Ils ont décidé également d’imposer des sanctions supplémentaires dès janvier si les autorités maliennes n’honorent pas leur engagement initial de tenir à cette date des élections censées ramener les civils au pouvoir.

Lors de sa session du 7 novembre dernier, la Cedeao avait imposé des sanctions individuelles aux membres de la junte au pouvoir au Mali, en raison du retard pris dans l’organisation des élections. Le Premier ministre de la transition, Choguel Kokalla Maïga et plusieurs membres de son gouvernement, des membres du Conseil national de la Transition (CNT) figurent parmi les 149 personnalités sanctionnées par la Cedeao.

Dans ce sillage, les chefs d’Etat de la Cedeao préviennent que des « sanctions additionnelles » seront imposées au Mali dès le 1er janvier 2022 si aucun progrès tangible n’est effectué le 31 décembre. Ces sanctions incluront notamment des sanctions économiques et financières selon l’organisation sous-régionale qui demande au Médiateur d’informer les autorités maliennes.

Lors de sa dernière visite au Mali les 5 et 7 septembre 2021, Goodluck Jonathan avait exprimé sa « préoccupation sur l’insuffisance d’actions concrètes dans la préparation effective du processus électoral ». A ce titre, il avait encouragé le gouvernement de transition à présenter rapidement « un chronogramme détaillant le calendrier, les réformes et actions prioritaires qu’il urge d’entreprendre pour la tenue des élections présidentielles et législatives. »

Sénégal : un projet de loi fixe les modalités de gestion des recettes issues du pétrole

Le document suggère une répartition de recettes entre le budget général de l’Etat avec un maximum de 90% des recettes projetées chaque année et un minimum de 10% pour abonder le Fonds intergénérationnel ; et le surplus de recettes constaté à la fin de chaque trimestre, résultant de la différence entre les recettes projetées et les recettes effectivement encaissées, pour constituer un Fonds de stabilisation.Le Sénégal veut à tout prix se prémunir contre la malédiction du pétrole. Depuis la découverte de cette ressource aux larges de ses côtes, une série de lois a été adoptée pour garantir une gestion transparente de l’or noir. Le projet de loi relatif à la répartition et à l’encadrement de la gestion des recettes issues de l’exploitation des hydrocarbures en est le dernier. Ses grandes orientations ont été présentées ce mardi à l’occasion d’un Conseil présidentiel tenu à Diamniadio à une trentaine de kilomètres, à l’est de la capitale, Dakar.

Ce document, composé de 5 chapitres et 23 articles, est articulé autour de quatre principes majeurs : l’interdiction de toute cession anticipée des ressources d’hydrocarbures (La loi exclut toute hypothèque sur ces ressources) ; la budgétisation intégrale des recettes fiscales et non-fiscales tirées de l’exploitation des hydrocarbures ; la transparence dans la gestion des recettes d’hydrocarbures ; et la reddition des comptes sur tous les actes posés dans la gestion de ces recettes.

Par ailleurs, afin d’assurer la bonne gestion et la transparence des recettes d’hydrocarbures, la programmation et le suivi des dépenses qui sont financées par ces ressources sont retracés. Cela se passera d’abord dans les projets annuels de performance des programmes budgétaires. Ceux-ci identifient les dépenses sur des investissements ciblés par les recettes d’hydrocarbures. Ce même travail sera ensuite effectué dans les rapports trimestriels d’exécution budgétaire destinés aux députés et au public.

Enfin, pour doter l’Assemblée nationale des moyens de contrôle de ses autorisations, la loi de règlement comprendra, désormais, une annexe qui présente l’exécution des recettes d’hydrocarbures, ainsi que des dépenses associées pour le budget général de l’Etat, le Fonds intergénérationnel et le Fonds de stabilisation.

Afin de doter le Fonds de stabilisation de suffisamment de ressources durant les six premières années de production, à partir de 2023, un Comité d’experts proposera un pourcentage des recettes qui sera utilisé pour l’abonder.

A ce niveau, les recettes comprennent, notamment : l’impôt sur les sociétés versé par les sociétés exploitant des hydrocarbures ; la part de l’Etat dans le profit pétrolier ; les dividendes que la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen) devra verser à l’Etat ; les impôts retenus sur les dividendes payés par les sociétés internationales et tous autres droits et taxes issus de l’exploitation des hydrocarbures.

Pour les 90 % versés dans le budget général, le projet de loi propose l’utilisation prioritaire de ces ressources à la couverture de dépenses d’investissement au bénéfice exclusif des populations, générations actuelles comme futures, partout au Sénégal.

Ils seront centrés sur le renforcement et la valorisation de notre capital humain dont les conditions de vie seront davantage améliorées ; la transformation structurelle de notre économie et le renforcement de la sécurité, de la stabilité et de la gouvernance.

Le Fonds intergénérationnel est destiné à tenir disponible une épargne pour les générations futures. Il permet à ces générations de disposer de ressources suffisantes pour assurer leur développement après la fin de l’exploitation des ressources. Il investira ainsi dans des projets pouvant produire des rendements à long terme.

Le Fonds de stabilisation vise à prémunir le Sénégal des risques de volatilité des recettes d’hydrocarbures, notamment provenant des marchés internationaux sur lesquels le pays n’exerce aucun contrôle. Ses ressources peuvent être mobilisées au profit du budget général en cas de fluctuation défavorable des prix des hydrocarbures.

Ses investissements porteront sur des produits financiers à faible risque et suffisamment liquides pour assurer une disponibilité immédiate de la trésorerie en cas de besoin pour maintenir l’équilibre des finances publiques.

S’agissant de leur gestion, il est proposé que le Fonds intergénérationnel et le Fonds de stabilisation soient dotés, chacun, de son propre Comité d’investissement dont la composition et les modalités de fonctionnement seront fixés par décret.

Le Comité d’orientation stratégique du Pétrole et du Gaz (COS- PETROGAZ) présidé par le Président de la République valide la stratégie d’investissement de chaque fonds.

Le contrôle et l’audit des comptes étant des exigences fortes des populations, la loi prévoit également un dispositif transparent de suivi et de contrôle de la gestion des recettes d’hydrocarbures.

Les deux fonds seront soumis aux corps et organes de contrôle de l’Etat, notamment la Cour des Comptes et l’Inspection générale d’Etat (IGE). Les comptes de chaque fonds feront l’objet d’un audit annuel.

« Ce projet de loi, examiné de façon participative et inclusive, nous permettra d’avoir une bonne visibilité de la gestion des recettes provenant de l’exploitation de nos hydrocarbures ; ce qui nous aidera à déterminer comment elles seront mises à profit pour améliorer les conditions de vie des générations actuelles et faire des provisions pour les générations futures », a déclaré le président Macky Sall à l’issue de la rencontre.

« Toutefois, a relativisé le chef de l’Etat, l’efficacité globale de cette législation inédite dans l’histoire de notre pays dépendra également de notre capacité de veiller à ce que les recettes tirées de ces ressources soient bien comptabilisées. »

Partant de là, il a souligné la nécessité pour l’Etat du Sénégal de s’assurer du recouvrement de chaque recette dûe, non seulement pour alimenter le Trésor public, mais aussi pour contribuer au financement de divers secteurs de l’économie.

Côte d’Ivoire: réflexions sur l’accréditation des écoles doctorales

Réunis à Assinie, localité située à 94 Km au Sud-est d’Abidjan, une cinquantaine d’acteurs de l’enseignement supérieur ivoirien, réfléchissent sur l’harmonisation du processus d’accréditation et de fonctionnement des écoles doctorales en Côte d’Ivoire.

Les travaux se déroulent du 20 au 23 décembre 2021. A l’ouverture, le coordonnateur du Bureau de coordination projet (BCP-Emploi) du  Projet d’Appui au Développement de l’Enseignement Supérieur de Côte d’Ivoire (PADES), Dr Hermann Toualy a déclaré que cette rencontre de haut niveau vise à élaborer le processus de création, d’organisation et de fonctionnement des écoles doctorales en Côte d’Ivoire.

Dr Hermann Toualy, a fait savoir que ce dispositif réglementaire portant création, organisation et fonctionnement des écoles doctorales se fonde sur « les principes de la coordination, de la mutualisation, de la pertinence de l’employabilité ». 

« Notre attente, c’est que cet atelier puisse aboutir à la finalisation de ce processus afin que nous puissions rentrer dans la mise en œuvre avec la nouvelle vision du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Adama Diawara », a dit Dr Toualy.  

Selon le ministre ivoirien de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, professeur Adama Diawara, « il faut faire en sorte que les infrastructures, les équipements et les enseignants soient mutualisées ».  

Pour ce faire, ajoutera-t-il, « il faut réduire le nombre d’école doctorale à huit au maximum pour être en conformité avec le champ couvert par le domaine du RESAO (le Réseau pour l’excellence de l’enseignement supérieur en Afrique de l’Ouest) ».  

Cela permettra de faire de la complémentarité, à savoir couvrir l’ensemble des domaines de formations, a souligné M. Adama Diawara, souhaitant qu’il y ait de la cohérence avec les orientations stratégiques des différentes structures des universités publiques.

 

La pertinence des formations, en relation avec les défis actuels et futurs du développement, aura un impact sur l’ancrage des écoles doctorales, ainsi que les sujets de thèse de telle sorte qu’il y ait une adéquation formation-emploi et la maîtrise du flux entrant,  a-t-il poursuivi.  

M. Diawara a assuré que l’harmonisation du processus de création et d’accréditation des écoles doctorales avec des ressources mutualisées va garantir la qualité des formations doctorales, en partenariat avec le secteur privé pour assurer le parcours professionnel des post-doctorants.

Cet atelier de quatre jours, qui regroupe des experts du système de l’enseignement supérieur, s’inscrit dans le cadre du Projet d’Appui au Développement de l’Enseignement Supérieur de Côte d’Ivoire (PADES), financé par la Banque Mondiale.

une institution financière ivoirienne primée meilleure microfinance

Reconnue pour sa contribution à l’inclusion financière, l’Union nationale des coopératives d’épargne et de crédit de Côte d’Ivoire (Unacoopec-Ci), a été déclarée meilleure microfinance ivoirienne, à l’occasion des « Awards des entreprises » 2021.

Selon les organisateurs des « Awards des entreprises », cet évènement qui est à sa 3e édition, vise à promouvoir l’excellence, à distinguer les personnalités et les entreprises qui ont accompagné et soutenu l’Etat ivoirien dans sa politique de développement économique et social. 

Ces dernières années, les microfinances ont joué un rôle prépondérant dans l’inclusion financière à travers le pays, contribuant à l’accès au crédit, à l’autonomisation des femmes et à la réduction de la pauvreté. 

M. Séraphin Kouao Tola, directeur du crédit, représentant M. Issiaka Savané, administrateur provisoire de la microfinance, a reçu le prix, lors d’une cérémonie tenue le 11 décembre 2021 à Abidjan, devant des personnalités issues du secteur privé et de l’administration publique.   

Le Prix de la meilleure entreprise industrielle, lui, a été décerné à une entreprise indienne spécialisée dans la fabrication du fer à béton. La structure lauréate, représentée par Mme Nitesh Gupta, la directrice, s’est réjoui de ce qui couronné les efforts de la société. 

La 3e édition des Awards des entreprises était présidée par le chef de Cabinet du ministre de l’Économie et des finances, M. Gondo Diomandé. La cérémonie a enregistré la participation d’autres pays tels que le Mali, le Burkina Faso, la France et l’Inde.

Le Groupe MSC prêt à acheter Bolloré Africa Logistics

Le Groupe Bolloré, dans un communiqué reçu mardi à APA, annonce avoir reçu une offre de cet « acteur majeur du transport et de la logistique par conteneurs » pour une acquisition intégrale.Le Groupe MSC s’est engagé à acheter Bolloré Africa Logistics « sur la base d’une valeur d’entreprise, nette des intérêts minoritaires, de 5,7 milliards d’euros ». Le Groupe Bolloré, pour sa part, lui a consenti « une exclusivité » jusqu’au 31 mars 2022.

L’objectif est de permettre au Groupe MSC, à l’issue d’une phase d’audit complémentaire et de négociations contractuelles, de soumettre, le cas échéant, une promesse d’achat. « La décision du Groupe Bolloré d’exercer cette promesse et la signature des accords y afférents ne pourraient intervenir qu’à l’issue des procédures d’information et de consultation des instances représentatives du personnel compétentes et de certaines opérations de réorganisation internes au Groupe Bolloré », précise le communiqué.

La réalisation de la cession, poursuit la source, serait soumise à l’obtention d’autorisations réglementaires et des autorités de la concurrence compétentes ainsi qu’à l’accord de certaines des contreparties de Bolloré Africa Logistics. Cette filiale regroupe l’ensemble des activités de transport et logistique du Groupe Bolloré en Afrique.

Dans tous les cas, le Groupe Bolloré promet de faire connaître, le moment venu, les suites de ces négociations exclusives. Toutefois, il prévoit, quelle que soit l’issue du processus, de conserver une présence importante en Afrique, notamment à travers Canal+, premier opérateur de télévision payante en Afrique francophone et actionnaire important de MultiChoice, le leader de la télévision payante en Afrique anglophone.

Sur le continent, le Groupe Bolloré entend également poursuivre ses développements dans de nombreux secteurs comme la communication, le divertissement, les télécoms, l’édition, etc.

Golfe de Guinée : le Nigeria et le Ghana s’unissent contre la piraterie

Les deux pays ouest-africains, à travers les marines nationales, entendent coordonner leurs actions en vue de contrecarrer les plans des pirates.Le golfe de Guinée, voie importante du commercial international, est devenu un repaire de pirates au fil des années. Une insécurité galopante qui a poussé des Etats à escorter leurs navires.

Pour faire changer la peur de camp, le Nigeria et le Ghana veulent joindre leurs efforts. À cet effet, le vice-amiral Awwal Gambo, chef d’état-major de la marine nigériane, a annoncé la conclusion d’un accord avec la marine ghanéenne.

S’exprimant ce week-end lors d’une cérémonie, il a indiqué qu’ « une force conjointe permanente dans le golfe de Guinée » est actuellement à l’étude. Selon le chef d’état-major, la marine nigériane, au cours des deux derniers mois, est très présente dans les eaux du golfe de Guinée, contribuant ainsi à la réduction des actes criminels dans cet espace maritime.

Au-delà du Nigeria et du Ghana, une dynamique de lutte collective contre la piraterie est enclenchée en Afrique. Dans ce sens, 39 marines dont 33 africaines ont participé du 30 novembre au 2 décembre dernier à un symposium virtuel.

L’objectif est d’ « améliorer le partage de connaissances et de renforcer la synergie pour une approche multidimensionnelle et multinationale », a expliqué le vice-amiral Awwal Gambo dans le bulletin d’informations de la marine nigériane.

Economie, justice et foot, sujets dominants dans la presse sénégalaise

Les journaux sénégalais, reçus mardi à APA, traitent principalement de la conjoncture économique, de l’enlisement de La Poste et de la mise au point de Patrice Motsepe sur la Coupe d’Afrique des nations de football.Sous le titre « À l’heure de la survie », Sud Quotidien se fait l’écho de la hausse des denrées de première nécessité. Cette situation, soutient ce journal, plonge des ménages dans une atmosphère infernale. « Mon mari se débrouille pour me donner la dépense quotidienne, mais cela ne couvre plus nos besoins alimentaires », raconte avec amertume une ménagère dans Sud Quotidien.

À en croire WalfQuotidien, il y a des « goulets qui “ Assome ” Aminata Diatta », la ministre du Commerce et des Petites et Moyennes Entreprises. Poursuivant, ce journal explique que « le Sénégal a abandonné l’administration des prix. Ce qui a entraîné un dérèglement du marché et une hausse généralisée. En face, le ministère du Commerce semble être impuissant à cause d’un manque (criant) de moyens humains et techniques » à quoi s’ajoute « l’option libérale de l’Etat ».

Sur un tout autre sujet, L’Observateur indique que La Poste est « un colis piégé au cœur de l’Etat ». En effet, souligne ce quotidien, la pension de retraite, la bourse familiale et les comptes particuliers constituent des « bombes qui risquent d’emporter la face du régime ».

En tout cas, note L’AS, il y a des soupçons de « détournements de deniers publics à La Poste ». D’après ce journal, « le préjudice est estimé à plus de 4 milliards F CFA » et deux agents de cette société nationale, poursuivis entre autres pour blanchiment de capitaux, faux et usage de faux sur des documents administratifs, « seront déférés aujourd’hui au parquet ».

Dans une autre affaire au parfum de scandale, Le Soleil informe que « Boubacar Biaye et Mamadou Sall (feront) face (ce lundi) au juge d’instruction du deuxième cabinet près le Tribunal de grande instance de Dakar ». Le quotidien national rappelle que ces deux députés sont cités dans une affaire de trafic de passeports diplomatiques.

En sports, Patrice Motsepe, le président de la Confédération africaine de football (Caf) « confirme l’organisation », du 9 janvier au 6 février, de la Coupe d’Afrique des nations, se réjouit Stades. Poursuivant dans Record, le patron de l’instance faîtière du foot africain a affirmé qu’il sera au Cameroun dès « le 7 janvier avec (sa) petite famille ».

Trente-six élèves en visite dans une usine de cimenterie à Abidjan

L’usine de la société de cimenterie LafargeHolcim, à Abidjan, a reçu le 15 décembre 2021, la visite de 36 élèves issus des groupes scolaires de Vridi 3 et Chicago.

Cette visite de ces 36 élèves intervient à quelques jours de la fête de Noël. Ils sont âgés entre 9 ans et 12 ans et ont été sélectionnés sur la base de leurs performances.

Ces derniers ont eu l’occasion d’apprendre davantage sur la fabrication du ciment Bélier, le produit phare de la société de cimenterie, présent sur le marché depuis 1952. Il a servi à la construction de la majorité des édifices nationaux.

Ils ont également eu l’opportunité de visiter la salle de contrôle et d’échanger avec les techniciens ingénieurs qui y assurent la gestion et la coordination des différentes étapes de la fabrication du ciment.

La fin de leur parcours initiatique à la fabrication de cette marque de ciment a été soldée par une séquence de remise de cadeaux en signe de récompense de leurs excellents résultats scolaires.

« L’éducation étant l’un des axes majeurs de notre stratégie de développement durable, notre objectif principal à travers les initiatives de cette envergure est de promouvoir l’excellence scolaire », a déclaré M. Paul Aney, le responsable développement durable de l’entreprise.

Pour lui, il était important pour l’entreprise de cimenterie, de pouvoir ouvrir encore cette année ses portes et y accueillir les enfants, toute chose qui participe incontestablement à leur éveil.

Cela leur ouvre, par ailleurs, un vaste champ des possibilités pour entrevoir de brillantes carrières plus tard, s’est-il- réjoui, se félicitant que les enfants soient repartis « satisfaits avec plein d’étoiles dans les yeux » ainsi que le personnel.

LafargeHolcim Côte d’Ivoire est une filiale du groupe Holcim, leader mondial de la construction durable. Elle propose une large gamme de produits à valeur ajoutée, de services innovants et de solutions de construction complètes.

Avec une capacité de production annuelle de 2.5 millions de tonnes par an, la filiale assure la distribution du Ciment Bélier en Côte d’Ivoire et dans la sous-région ouest-africaine.

Gbagbo chez Bédié à la veille des débats du dialogue politique

L’ancien président Laurent Gbagbo, s’est rendu lundi au domicile du chef du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, opposition), à Cocody, dans l’Est d’Abidjan, à la veille des débats de fond du dialogue politique ivoirien.

M. Gbagbo avait à ses côtés plusieurs cadres de sa nouvelle formation politique, le Parti des peuples africains de Côte d’Ivoire (PPA-CI). Selon une source proche des échanges, outre les aspects politiques, il a souhaité une bonne fête de fin d’année à M. Bédié. 

Cette rencontre intervient à la veille des discussions sur les préoccupations de chaque parti à la cinquième phase du dialogue politique ivoirien, ouvert jeudi à la Primature, par le Premier ministre Patrick Achi. 

Le Pdci qui avait prévu se prononcer, ce lundi, au cours d’une conférence de presse sur le découpage électoral en Côte d’Ivoire, a reporté la rencontre avec la presse. Ce sujet, sensible, de manière souterraine, est abordé par des leaders de l’opposition. 

Assurément, cette visite de M. Gbagbo chez le président du Pdci, ex-allié au pouvoir, vient consolider leur point de vue dans les discussions qui auront lieu dès ce mardi 21 décembre 2021 en vue de trouver des consensus pour la présidentielle de 2025. 

M. Patrick Achi s’est réjoui de l’ouverture de la cinquième phase du dialogue politique qui se veut « ouverte, transparente et inclusive ». Pour lui, ce dialogue consacre un élan « irréversible dans notre nation ». 

Le dialogue politique est un cadre permanent de rencontres et d’échanges entre les acteurs de la vie politique en vue de trouver par le débat des idées un « consensus des positions et concerté aux enjeux de l’actualité » socio-politique. 

Côte d’Ivoire: les restaurants et hôtels désormais estampillés

Le ministre ivoirien du Tourisme et des loisirs, Siandou Fofana, a lancé lundi à Abidjan l’opération d’estampillage des écriteaux classant les hôtels et restaurants selon les normes et standards internationaux de qualité.

M. Siandou Fofana a indiqué que les hôtels et restaurants de Côte d’Ivoire se verront notamment estampillés des panonceaux indiquant leurs étoiles (1*, 2*, 3*, 4*, 5* et +…),  lors du lancement de la normalisation et du classement des établissements de tourisme.

L’opération concerne les hôtels battant pavillon aussi bien d’enseignes internationales que de marques africaines qu’ivoiriennes, à travers la ville d’Abidjan; avant que l’intérieur du pays ne soit investi.

« La normalisation et le classement des hôtels répond à un souci communautaire, mais surtout en période de pandémie (…). Pour que des entités soient rendues viables et exploitent leurs activités de façon pérenne, il faut les installer dans une démarche qualité », a dit M. Siandou Fofana.

Selon lui, cela va fédérer les forces pour pouvoir préserver la clientèle. En outre, « quand les établissements savent que l’autorité a une main de contrôle rigoureuse derrière, tout le monde se met au pas et c’est le moyen que nous avons pour piloter la compétitivité du secteur ».

« Si le contrôle n’est pas conforme aux cahiers de charges, vous allez être simplement déclassé, (avec des mesures) allant jusqu’à la fermeture si les fautes constatées sont graves », a fait savoir M. Siandou Fofana.

Le président du Fonds de développement touristique, Marcel Nguettia, qui pilote l’opération, a relevé qu’qu’elle commence par une mission d’évaluation effectuée par quatre évaluateurs munis chacun d’une tablette.

Il a souligné que 175 critères incorporés dans le logiciel, subdivisés en neuf rubriques, permettent aux techniciens de passer au peigne fin tout l’établissement en attribuant au fur et à mesure des notes dont la synthèse est faite automatiquement sur une cinquième tablette.

Les  9 rubriques sont : extérieur de l’hôtel; réception et services aux clients; locaux  communs; chambres; restaurants; administration et ressources humaines; équipements et mesures de sécurité; hygiène et développement durable.

Le total des points est de 520 et tous les hôtels qui obtiennent moins de 286 points sont non classés, a déclaré M. Nguettia, précisant que de 286 à 337 points, soit au moins 55% du total des points est classé 1 étoile, de 338 à 389 points, soit au moins 65% du total des points est classé 2 étoiles.

« De 390 à 441 points, soit au moins 75% du total des points est classé 3 étoiles; de 442 à 493 points, soit au moins 85% du total des points est classé 4 étoiles; de 494 à 520 points, soit au moins 95% du total des points est classé 5 étoiles », a-t-il ajouté.

Lancée depuis 2019 conformément aux dispositions du Code du Tourisme édicté en 2014, l’opération de contrôle et d’inspection des établissements de tourisme aux fins de mise aux normes et de classement, connaît ainsi un aboutissement.

Le processus est effectué avec l’inscription des panonceaux pour les hôtels et restaurants, notamment, qui ont sacrifié à tout le process par des agents assermentés du Ministère du Tourisme et des Loisirs ainsi qu’avec l’expertise de Côte d’Ivoire Normalisation (Codinorm), Office national de codification, normalisation et de qualité.

Les panonceaux, en fonction du niveau des prestations qualitatives d’hébergement, de gastronomie et autres commodités, seront apposés au frontispice de chaque établissement de tourisme.

Réouverture du Zoo national d’Abidjan après un an de fermeture

Le ministre ivoirien des Eaux et forêts, Alain-Richard Donwahi, a procédé lundi à la réouverture du Zoo national d’Abidjan, fermé depuis le 8 septembre 2020, pour rénovation.

M. Alain-Richard Donwahi a, à l’entrée du zoo, coupé le ruban à 11h57 GMT (heure locale), marquant la réouverture officielle de cet espace animalier, qui s’étend sur une superficie de 19 hectares. 

Pour la réhabilitation, dira-t-il, une première phase de 500 millions Fcfa a été consentie pour créer un cadre de vie agréable aux animaux, tout en faisant savoir qu’en 2022, 500 millions Fcfa d’investissements sont encore prévus pour pouvoir continuer cette rénovation. 

La réhabilitation a été faite grâce au concours de la Première dame de Côte d’Ivoire, a-t-il relevé, avant d’ajouter que son département ministériel a fait appel à des ressources humaines extérieures afin que le zoo d’Abidjan soit au niveau international. 

« Nous allons acquérir plus d’animaux pour permettre aux Ivoiriens d’avoir une palette d’animaux plus importantes d’espèces », a renchéri le ministre des Eaux et forêts, soulignant que la grande innovation, c’est le parc d’attraction.

Ce parc d’attraction devrait permettre aux jeunes et aux enfants de se divertir en plus d’avoir vu le parc animalier, a-t-il affirmé. Il a été construit dans le zoo sept pergolas, six kiosques et un restaurant.   

Les prix des tickets connaissent un léger changement parce qu’il faut entretenir un tel zoo, a indiqué M. Donwahi, mentionnant que le prix de 300 Fcfa auparavant qui va passer a trois prix différenciés: 500 Fcfa, 1000 Fcfa et 1500 Fcfa, pour les plus jeunes, les moins jeunes et les adultes. 

Le ministre des Eaux et forêts a appelé le secteur privé pour pérenniser les actions menées. Cela devrait permet de faire plus d’investissements au sein du zoo qui comprend actuellement 300 animaux et 50 espèces. 

« On espère avoir 1.000 visiteurs par jour », a annoncé le ministre des Eaux et forêts Alain-Richard Donwahi,  qui a rappelé que dans les jours de très grande affluence, le zoo a déjà atteint 10.000 visites. 

 Une extension en interne est prévue dans cet espace animalier. Pour assurer les soins des animaux, une clinique vétérinaire a été construite. Le directeur du Zoo d’Abidjan, Karl Diakité, a assuré à la presse que l’accent sera mis sur le bien-être animal. 

Le zoo profile un projet de conservation des espèces rares offrant une fenêtre pour apprendre la nature, a indiqué M. Karl Diakité. En outre, il est mis en place un protocole d’hygiène pour garantir un cadre sain. 

Le ministère des Eaux et forêts a fermé le zoo d’Abidjan depuis le 8 septembre 2020 pour audit. Et ce, après qu’une hyène qui s’est échappée le 8 septembre 2020, a été capturée sans encombre et remise dans son enclos.