Côte d’Ivoire/Covid-19: la Centrale syndicale Humanisme exige la réintégration des travailleurs licenciés

La Centrale syndicale Humanisme, l’une des principales organisations des travailleurs ivoiriens, a exigé samedi à Abidjan, la réintégration de tous les travailleurs licenciés pour motifs économiques en Côte d’Ivoire pendant la période de la Covid-19. « Nous exigeons la réintégration de tous les travailleurs licenciés pour motifs économiques durant cette période (de la Covid-19). Il faut qu’ils soient réintégrés », a déclaré Mamadou Soro, le secrétaire général de la Centrale syndicale Humanisme peu avant la fin des travaux du premier congrès ordinaire de cette centrale avec à son ordre du jour le renouvellement des instances.

« Nous  ouvrons le dialogue social sur le salaire minimum agricole garanti (SMAG) qui est de 22 000 FCFA dans notre pays. Il faut le relever pour atteindre le même niveau que le  SMIG à 60 000 FCFA», a poursuivi M. Soro, candidat à sa propre succession. 

 Ces assises qui se sont ouvertes la semaine dernière autour du thème : « les travailleurs face à la crise de l’emploi causée par la Covid-19 : quelle riposte?» ont permis d’élaborer le plan d’actions stratégiques 2020-2030 de cette centrale syndicale.

Selon Mamadou Soro, environ 27 000 travailleurs ont été licenciés abusivement en Côte d’Ivoire pendant la crise sanitaire de la Covid-19 et pour le secteur informel, 1 200 000 unités de production informelles sont aux arrêts.

«C’est la reprise de toutes ces activités que nous demandons par des appuis publics conséquents et rapide», a plaidé M. Soro. Par ailleurs, il a demandé aux autorités ivoiriennes d’assouplir les conditions d’éligibilité des entreprises au fonds de soutien Covid-19 mis en place par le gouvernement.

« Nous avons proposé qu’effectivement le gouvernement aille plus loin en assouplissant les conditions d’accès aux fonds Covid-19 destinés aux entreprises de Côte d’Ivoire. Parce que le point que le ministre de l’économie et des finances a fait, indique clairement que seules  29 entreprises ont pu bénéficier de 10 milliards FCFA. Cela veut dire que nous avons constaté ensemble que les conditions d’éligibilité à ces fonds sont trop sélectives», a soutenu M. Soro.

 Dans la foulée, le secrétaire général sortant de la Centrale syndicale Humanisme a appelé à une élection présidentielle apaisée en Côte d’Ivoire estimant que la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011 a été « très éprouvante » pour les travailleurs de Côte d’Ivoire.

La presse en ligne en Côte d’Ivoire s’auto-régule pour plus de crédibilité

La presse en ligne de Côte d’Ivoire, à travers l’Observatoire des médias numériques de Côte d’Ivoire (OMENCI), créé par le Réseau des professionnels de la presse en ligne (Repprelci), s’auto-régule pour plus de crédibilité des productions en ligne.Au cours d’un atelier sur la place des femmes et des discours religieux dans les médias, vendredi à l’ISCT Polytechnique de Codcody, dans l’Est d’Abidjan, le président du Repprelci, Lassina Sermé, a présenté l’OMENCI, un instrument qui permet de casser les codes négatifs sur ces deux facteurs.

Cet observatoire a pour mission de veiller au respect de l’éthique et la déontologie du secteur, de promouvoir à la liberté de la presse et assurer la médiation. Il fait des monitorings sur la base d’une grille de lecture qui permet d’indexer les articles contraires à la déontologie.

En cas de manquements, l’OMENCI procède à des interpellations de l’organe de presse, qui peuvent être suivies de sanctions. L’observatoire associe, entre autre, un représentant des journaux en ligne, des agrégateurs, des consommateurs des productions des médias numériques, des web Tv et des web radios.

Il peut être saisi à tout moment par tout intéressé, mais par écrit. Si l’élément incriminé est avéré,  l’Observatoire peut prononcer des sanctions disciplinaires : l’avertissement, le blâme, l’amende, proposer le retrait de la carte de journaliste professionnel.

Quant à la place des femmes dans les médias, sujet dominant des échanges, M. Sermé a fait savoir que les femmes ont beaucoup de potentialités,  toutefois elles devraient oser et avoir beaucoup de courage pour s’engager dans des débats et des organismes afin d’avoir droit aux chapitres de discussions.

M. Lucien Houedanou, journaliste consultant, a pour sa part, appelé les femmes à occuper les espaces existant pour parler des questions de femmes. A l’endroit des médias, il a invité ses confrères à « multiplier et assurer  les articles qui valorisent le droit des femmes ».

« On peut proposer que les religieux mettent en lumière à la lecture des livres saints la promotion de la femme parce qu’elles existent et il faut faire attention à les mettre en évidence », a -t -il poursuivi, soutenant qu’il faut mettre dans les contextes ce que les saintes écritures disent sur la femme.

Le président du Repprelci a rappelé que, selon des données de janvier 2020, la Côte d’Ivoire compte plus de 12 millions de personnes utilisateurs de l’Internet et 4,9 millions sur les réseaux sociaux. Et, plusieurs femmes sont connectées à Internet.

La Côte d’Ivoire qui enregistre quelque 25 millions d’habitants compte un nombre de « plus de 31 millions de personnes ayant des mobiles connectés à Internet ». Ce qui dénote de l’importance de l’espace numérique dans le pays.

Uemoa : 21 administrateurs certifiés reçoivent leurs parchemins à Abidjan

Vingt et un cadres de haut niveau d’entreprises publiques et privées de l’espace Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine) ont reçu vendredi à Abidjan le Certificat des administrateurs certifiés de sociétés, lors d’une cérémonie.Ces lauréats représentent la première promotion des auditeurs du Certificat des administrateurs de sociétés de l’Uemoa (CAS-Uemoa), une formation organisée par l’Institut national des administrateurs de Côte d’Ivoire (INAD-CI). 

Viviane Zunon Kipré, la présidente de l’INAD-CI, a déclaré que ce programme de formation de ces cadres des directions générales et techniques vise à faire « le deuil de la médiocrité en écrivant les pages de l’excellence, de la qualité, du mérite, du travail bien fait et surtout du savoir-faire ». 

Le président de cette cérémonie de remise des certificats, N’Golo Coulibaly, le président de la Haute autorité pour la bonne gouvernance de Côte d’Ivoire, indiqué à ses filleuls que outre l’expérience et les techniques acquises, ils devront faire preuve d’un « comportement éthique ». 

Pour réaliser ce programme, l’INADCI s’est associé au collège des administrateurs crée par l’Université Laval, au Canada, à des partenaires au Maroc et des organismes spécialisés locaux pour administrer les modules estimés à six, en 160 heures (sur six mois). 

L’objectif de cette formation est de garantir le recrutement d’administrateurs compétents. Mamadou Ouattara, le porte-parole des récipiendaires, a assuré que ces premiers administrateurs certifiés de l’Uemoa, travailleront aux fins de relever les défis des entités qu’ils dirigent.

Le directeur de Cabinet du ministre du Budget et du portefeuille de l’Etat, Adama Sall, représentant le ministre, a fait observer que cette cérémonie de remise de parchemins marque une nouvelle ère, invitant les administrateurs certifiés à des actions utiles et à un engagement personnel.

La première promotion des auditeurs du Certificat des administrateurs de société CAS-Uemoa comprend 21 membres. Il s’agit d’un Camerounais, un Malien,  un Togolais, un Béninois, un Français et 16 Ivoiriens.

L’Ivoirien Daouda Coulibaly, directeur  général de la Société ivoirienne de banque (SIB), une banque privée à capitaux majoritairement marocains, est le major de cette première promotion. Il est diplômé de HEC Paris. 

Lancement de Aefrotopia, une plateforme virtuelle de rencontres des personnes noires

Le Forum économique international des Noirs (FEIN) a lancé « Aefrotopia», une plateforme de rencontre virtuelle des personnes noires prévue les 19 et 20 septembre prochains et qui a pour but de créer une stratégie internationale visant à «développer des collectivités Noires prospères», rapporte une note d’information transmise vendredi à APA.Les participants à ces assises virtuelles, souligne la note, pourront participer à des sessions d’innovations interactives avec des experts provenant des secteurs privés et publics et de disciplines variées en vue d’aborder les enjeux tels que les innovations en économie inclusive,  en éducation et  bâtir des systèmes économiques forts. 

« Dans la foulée des événements récents qui ont contribué à une prise de conscience globale de la situation des noirs, Aefrotopia se veut un événement de co-création qui mise sur l’intelligence collective pour créer un meilleur futur pour les collectivités noires sur un horizon de 10 ans», a déclaré dans le document, Kerlande Mibel, fondatrice du forum économique international des noirs. 

Selon Dr Éliane Ubalijoro, la co-présidente de cette rencontre,  « Aefrotopia représente une réelle opportunité de réimaginer notre monde». 

Des experts venant de plusieurs pays, notamment de la Côte d’Ivoire, du Nigeria, du Ghana et du Canada participeront à cette réunion. Aefrotopia est une plateforme qui favorise la rencontre des personnes noires de divers horizons partageant la conviction que les différentes collectivités noires peuvent miser  sur le collectif en vue de construire des collectivités prospères.

Corée du Sud: un don de plasma de l’Église Shincheonji facilite le développement du vaccin contre la Covid-19

Plus de 1 000 membres de l’église Shincheonji, une organisation chrétienne de la Corée du Sud, ont participé le 27 août 2020 à un don de plasma en vue du développement d’un vaccin traitant la maladie de Covid-19, selon une note transmise jeudi à APA.Ce don de plasma a été effectué sous les auspices des autorités sanitaires de la Corée du Sud depuis le 24 août, demandant à l’Église de Shincheonji de coopérer pour le don supplémentaire de cette ressource en vue du développement du vaccin de la Covid-19. 

Début 2020, environ 5 000 cas confirmés de la Covid-19 ont été trouvés parmi les membres de l’Église de Shincheonji et de nombreuses infections de la ville de Daegu. Mais, aujourd’hui, la plupart d’entre eux se sont rétablis du virus avec l’enregistrement de 11 morts.  

Le président Man Hee Lee de Shincheonji, en tant que leader religieux, a déclaré en juillet que ce don de plasma est « le travail qui doit être fait en tant que citoyen de ce pays et en tant que vrais croyants, (qui) est de garder le commandement de Jésus, d’aimer son prochain comme soi-même (Mt 22 :39 de la Bible). » 

Selon le rapport des Centres coréens pour le contrôle et la prévention des maladies (KCDC), 562 membres rétablis de l’église se sont portés volontaires pour faire le don de plasma, tandis que 409 ont accompli le don en juillet à travers la coopération entre les KCDC et l’Église de Shincheonji.  

Face au besoin pour la « facilitation du développement d’un traitement à travers le don de plasma et les essais cliniques », les KCDC avaient sollicité une autre série de dons à grande échelle des membres de l’Église de Shincheonji en août.     

Les KCDC ont exprimé dans leur document officiel leur appréciation envers l’Église de Shincheonji pour la « participation active dans la collection de plasma en tant que groupe pour le développement d’un traitement contre le coronavirus pour le but de la sécurité de la santé nationale dans le cadre de la crise mondiale causée par la Covid-19.

« Avec la coopération de la ville de Daegu, la Croix Rouge prévoit de fournir l’équipement et le personnel (pour le don) au Centre athlétique de Daegu du 27 août au 4 septembre. Nous exprimons notre gratitude à la ville pour fournir un emplacement pour les dons de groupe et aux membres de la congrégation de l’organisation religieuse, Shincheonji précisément », a dit M. Kwon Jun-wook, directeur adjoint des KCDC.   

La recherche et le développement du traitement par le plasma des personnes convalescentes sont en cours par l’Institut National de la Santé relevant du ministère de la Santé et du Bien-être en coopération avec Green Cross (GC) Pharma, une société de biotechnologie en Corée du Sud. 

Par ailleurs, la Food and Drug Administraion (FDA) des États-Unis a autorisé un usage d’urgence du plasma des personnes convalescentes pour le traitement de la Covid-19. Les experts estiment que davantage de données devraient être collectées pour voir les avantages d’un tel traitement.     

Les défis majeurs de la recherche de l’efficacité et le développement du traitement de la maladie à travers le plasma des personnes convalescentes viennent notamment d’un approvisionnement limité de donneurs qui doivent être recouvrés du virus.

Côte d’Ivoire/Covid-19 : des journalistes formés sur la couverture médiatique de la crise sanitaire

A l’initiative de l’Association des journalistes scientifiques et de développement de Côte d’Ivoire avec l’appui de ses partenaires dont Breakthrough Action, des journalistes ivoiriens ont été formés vendredi à Abidjan sur la couverture médiatique de la crise sanitaire de la Covid-19, a constaté APA sur place.Deux communications ont meublé cet atelier de renforcement des capacités. La première prononcée par Dr Agbé Narcisse, un épidémiologiste et consultant à l’Organisation mondiale de la santé ( OMS),  a porté sur la situation épidémiologique de la pandémie de la Covid-19.

A cette occasion, Dr Agbé a instruit les journalistes sur les origines de la Covid-19 et la situation de cette maladie dans le monde et particulièrement en Côte d’Ivoire.

« Le Coronavirus a fait son apparition le 17 novembre 2019  dans la province de Hubei, plus précisément dans la ville de Wuhan en Chine. Le 30 janvier 2020, l’OMS a déclaré cette maladie comme urgence de santé publique de portée internationale. A la date du 14 septembre 2020, les cinq pays les plus contaminés sont les États-Unis, l’Inde, le Brésil, le Brésil et le Pérou », a indiqué l’épidémiologiste à l’entame de son exposé.

Poursuivant, il a souligné qu’à ce jour, il n’y a pas de traitement spécifique curatif soulignant cependant que des recherches sont en cours pour trouver un vaccin. En ce qui concerne, la situation de la maladie dans le monde, il a noté de façon générale une relative maîtrise de la pandémie.

En Afrique, Dr Agbé s’est félicité de ce que le nombre total de cas et la mortalité continuent de décroître. En Côte d’Ivoire, il s’est satisfait également de la décroissance des cas de contamination et du taux de létalité qui demeure faible (0,6%).

 Toutefois, il s’est inquiété des cas de contamination qui se multiplient dans plusieurs villes de l’intérieur de la Côte d’Ivoire, notamment Bouaké, San-Pédro et Grand-Bassam. Quant à Mamadou Traoré, le président de l’Association  des journalistes scientifiques et de développement de Côte d’Ivoire, il a rappelé,  dans une présentation, à ses confrères les règles professionnelles à respecter pour une meilleure couverture médiatique de la crise de la Covid-19.

Il a,  par ailleurs, appelé les journalistes à se rapprocher de la communauté scientifique pour produire des articles crédibles dans le domaine de la science. Pour lutter contre la propagation de la maladie à Covid-19, la Côte d’Ivoire a élaboré un plan national de riposte d’un montant de 95 milliards FCFA.

Les autorités sanitaires ivoiriennes ont mis  également un point d’honneur à la sensibilisation pour le respect des mesures barrières contre cette maladie. Notamment, la distanciation physique de un mètre, le port du cache-nez, le lavage des mains avec de l’eau et du savon et l’usage du gel hydroalcoolique. A ce jour, la Côte d’Ivoire compte 19 200 cas confirmés de maladie à Covid-19 dont 18 392 personnes guéries et  120 décès.

Présidentielle ivoirienne: un aspirant à la candidature remercie le Conseil constitutionnel après l’invalidation de son dossier

Le candidat indépendant à la présidentielle ivoirienne Bessi M’Bouke Benjamin dont la candidature a été invalidée lundi dernier par le Conseil constitutionnel, a dit jeudi à Abidjan, « s’aligner à cette décision » remerciant le juge constitutionnel ivoirien.« En tant que citoyen respectueux des symboles de l’État et donc de ses institutions, je prends acte et je m’aligne à cette décision. Je puis vous dire que nous tombons les armes à la main. Tout en reconnaissant la diligence avec laquelle les dossiers de candidature ont été traités, je voudrais marquer un point d’honneur à remercier la Commission indépendante et le conseil constitutionnel », a affirmé M. Bessi dans une conférence de presse.

 Analysant cette invalidation de sa candidature, il a estimé que « l’échec d’aujourd’hui prépare la victoire de demain». «Je ne donnerai aucune consigne de vote à mes partisans… Je ne me retrouve pas dans une opposition. Je suis un indépendant », a précisé M. Bessi.

 Le Conseil constitutionnel ivoirien a invalidé la candidature de M. Bessi, qui est cadre du secteur privé ivoirien,  estimant qu’il a produit un certificat de régime fiscal et une attestation de situation fiscale signés par le receveur des impôts en lieu et place de l’attestation de régularité fiscale signée par le directeur général des impôts.

 Lundi dernier, le Conseil constitutionnel ivoirien a rendu public  la liste des candidats retenus à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, déclarant éligibles quatre candidats sur 44, notamment Alassane Ouattara, Affi N’Guessan, Kouadio Konan Bertin dit KKB  et Henri Konan Bédié.

Hormis M. Bessi, la plupart des candidats recalés à cette élection comme Guillaume Soro et Mabri Toikeusse ont unanimement condamné cette décision du Conseil constitutionnel dénonçant une «forfaiture ». La présidentielle ivoirienne est constitutionnellement prévue le 31 octobre prochain.

Election 2020 : la CEI interdit toute campagne présidentielle avant le 15 octobre 2020

Dans le cadre des élections présidentielles, la Commission Electorale Indépendante (CEI) a interdit toute campagne électorale avant le 15 octobre. Cette décision a été prise conformément aux dispositions légales en vigueur.

Par ailleurs, notons que cette campagne débutera du jeudi 15 octobre 2020 à minuit. Ainsi, elle prendra fin le jeudi 29 octobre 2020 à minuit.

Pour ce faire, il est formellement interdit à tout individu de faire campagne. Et ce, avant la date d’ouverture de ladite campagne. En outre, il ne faudra pas poser des affiches, envoyer ou distribuer des bulletins de vote d’un candidat en dehors de la période réglementaire de campagne.

Toutefois, il est interdit de faire la propagande électorale par quelque mode que ce soit. Et ce, en dehors de la durée règlementaire de la campagne électorale.

La CEI exhorte les citoyens ivoiriens au civisme et la responsabilité, pour le respect des dispositions légales.

Mabri Toikeusse dément les rumeurs sur son arrestation

L’ancien ministre de l’Enseignement supérieur, Mabri Toikeusse a démenti les rumeurs faisant état de son arrestation.

En effet, le jeudi 17 septembre 2020, une rumeur faisait état de l’arrestation du docteur Albert Mabri Toikeusse, président de l’UDPCI, ex allié au RHDP. Pour ce faire, il a tenu démentir le jour même, ces fausses informations.

https://www.facebook.com/mabritoikeusse/posts/3581170525247027

« Je voudrais vous dire que mon entourage, mon épouse et moi-même allons bien. Je voudrais vous remercier de vous inquiéter pour moi, et nous nous inquiétons également pour vous. Nous prions pour vous, nous prions pour la Côte d’Ivoire qui est à la croisée des chemins, nous prions pour le retour de la paix, nous prions pour que chacun se sente libre dans un pays de démocratie et de droit et je suis convaincu que Dieu nous soutiendra », a-t-il écrit sur compte Facebook.

Par ailleurs, rappelons que M.Toikeusse, avait déposé son dossier de candidature pour la présidentielle d’octobre prochain. Mais, lors de la proclamation de la liste définitive des candidats, le Conseil constitutionnel l’a jugé irrecevable.

Sur un total de 44 dossiers, seules 4 candidatures ont été retenues. Il s’agit notamment des candidatures d’Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié,Pascal Affi N’guessan et de Kouadio Konan Bertin.

Côte d’ivoire : le représentant du PDCI à la CEI refuse de prêter serment devant le conseil constitutionnel

Le représentant du PDCI à la CEI a refusé de prêter serment hier jeudi 17 septembre 2020 devant le conseil constitutionnel de Côte d’ivoire.

En effet, attendu jusqu’à 16h, M. Siaka Bamba, n’a pu prêter serment devant le Conseil constitutionnel suite à un refus de sa formation politique. Selon le président du Conseil constitutionnel, Mamadou Koné, ce dernier l’aurait informé de cette décision.

À l’en croire, une réunion aurait été organisée le jeudi matin au niveau de son parti. Au cours de ce rassemblement, il a été convenu qu’il ne devrait pas prêter serment.

Par ailleurs, notons que le Conseil constitutionnel se préparait depuis la veille pour recevoir le serment de M. Bamba. Il devrait prêter serment en qualité de membre de la Commission centrale de la CEI. Le Conseil constitutionnel avait déjà marqué son accord pour sa prestation de serment en audience solennelle ce jeudi à 16h dans les locaux de l’institution.

Cependant, le poste du représentant du PDCI au sein de la Commission centrale de la CEI reste toujours vacant. Celui-ci doit être pourvu afin que cette instance ait son effectif au complet, et ce, avant l’élection présidentielle ivoirienne du 31 octobre 2020.

Atlantique Assurances indemnise des agriculteurs sinistrés en Côte d’Ivoire

Atlantique Assurances, une filiale du groupe Banque Centrale populaire ( BCP) en partenariat avec la société Ivoire Coton, a procédé au paiement des indemnités aux agriculteurs assurés déclarés sinistrés durant la campagne cotonnière 2019-2020 dans plusieurs localités ivoiriennes, notamment Goulia, Odiénné, Boundiali et M’Bengué.Selon une note d’information transmise jeudi à APA,  ces indemnités visent à dédommager les agriculteurs souscripteurs de l’offre «Atlantique Assur’ Coton» pour des pertes de rendement liées aux conditions météorologiques. A l’occasion de ces cérémonies d’indemnisation, souligne la note,  cette compagnie d’assurance « a réitéré son engagement et sa vocation à apporter une réponse immédiate» permettant de préserver les revenus des assurés en cas de sinistre ». 

Lancée en 2019, cette offre d’assurance « inédite et innovante», est  dédiée au marché de l’assurance agricole en Côte d’Ivoire. Elle couvre l’assuré contre tout risque de baisse de rendement due aux facteurs climatiques, garantissant ainsi le crédit intrant contracté par l’exploitant.

Présidentielle 2020 : « ma candidature est ferme, irréductible et irrévocable » (Soro)

L’ex-président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro, a déclaré jeudi à Paris que sa candidature à l’élection présidentielle ivoirienne du 31 octobre 2020, rejetée par le Conseil constitutionnel, est « ferme, irréductible et irrévocable ».« Ma candidature est ferme, irréductible et irrévocable », a dit Guillaume Soro face à la presse dans un hôtel à Paris, où il séjourne actuellement, annonçant qu’il « visiterait sous peu » à Muhammadu Buhari, le président du Nigéria. 

En dépit du rejet de son dossier de candidature par le Conseil constitutionnel pour non-conformité au Code électoral, M. Soro a affiché son intention de vouloir participer à ce scrutin pour gouverner son pays en consolidant la démocratie et l’Etat de droit.

M. Soro a déploré l’arrestation de plus de 200 personnes dont 60 de son mouvement politique, suite à de récentes manifestations éclatées en Côte d’Ivoire d’individus se réclamant notamment de l’opposition et qui dénoncent un « troisième mandat » de Alassane Ouattara.

Poursuivi pour détournement de deniers publics, blanchiment d’argent et recel, M. Soro a été à l’issue de la procédure reconnu coupable et condamné à 20 ans de prison ferme, et au paiement d’une amende de 4,5 milliards Fcfa,  et cinq ans de privation de droits civils et civiques.   

Il s’agit d’un « procès fictif et expéditif », s’est insurgé M. Guillaume Soro qui estime qu’ « il n’y a aucune charge » et le dossier judiciaire le visant est « vide » tout en appelant à son intégration sur la liste électorale. 

La Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples a ordonné mardi à l’Etat de Côte d’Ivoire de « lever les obstacles empêchant Guillaume Soro de jouir de ses droits d’élire et d’être élu » à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, dans une ordonnance. 

Pour M. Soro, le Conseil constitutionnel a « obéi au pouvoir exécutif », qualifiant sa décision de « forfaiture » pour avoir « donné leur aval au coup d’Etat constitutionnel voulu par M. Alassane Ouattara ».

L’ex-chef de l’Assemblée nationale ivoirienne et ancien Premier ministre, Guillaume Soro, a appelé à une unité d’actions de l’opposition à cette élection présidentielle afin de remporter ce scrutin que le Rhdp, le parti au pouvoir envisage de gagner au premier tour en « un coup K.O ». 

Une femme après 30 ans « est à risque» au cancer du sein ( Cancérologue)

Une femme âgée de plus de 30 ans est une femme à risque au cancer du sein, a prévenu jeudi à Abidjan, Pr Innocent Adoubi , cancerologue et directeur-coordonnateur du Programme national de lutte contre le cancer ( PNLCa).« Le facteur de risque que nous pouvons retenir c’est l’âge. Une femme après 30 ans est une femme à risque de cancer du sein. Lorsqu’on parle de risque, il faut différencier le risque de la cause. Il faut que toutes les femmes après 30 ans puissent consulter des spécialistes une fois par an », a conseillé Pr Adoubi. 

Il s’exprimait  dans une cérémonie  de lancement de la 4è édition des Journées de mobilisation des médias contre le cancer (JMMC) organisée par l’ONG Écho Médias et  prévue les 08 et 09 octobre prochains à Abidjan. 

Poursuivant, le cancérologue a souligné qu’en  Côte d’Ivoire,  au niveau du registre du cancer d’Abidjan  qui recense tous les nouveaux cas de cancer chaque jour à Abidjan et dans les périphéries, environ 2669 cas sont enregistrés. 

«  Et sur les 2669 cas, 50% des patients meurent dans la première année. C’est-à-dire autour de 1200 à 1300 femmes qui meurent du cancer du sein chaque année», a-t-il ajouté. Au-delà de l’âge, Pr Adoubi a énuméré également plusieurs autres facteurs à risque du cancer du sein chez la femme dont le stress et le fait ne pas enfanter. 

« La dimension psychologique du cancer du sein est une chose importante à prendre en compte. Il faut dédramatiser le cancer du sein», a invité Pr Adoubi. 

« Nous pensons que  la communication peut changer les comportements. Les objectifs des JMMC, c’est de mobiliser les médias sur les effets et les causes du cancer du sein. C’est également d’informer les populations, dépister les femmes et obtenir des donations en vue de soutenir les victimes du cancer du sein», a expliqué de son côté, Léah Muriel Guigui, la présidente de l’ONG Échos Médias. 

Dévoilant le contenu des JMMC 2020, Mme Guigui a annoncé qu’elles seront meublées de conférences, de dépistages gratuit d’une centaine de femmes et un concert pour lever des fonds. 

Quant à Samba Koné, le président de l’Autorité nationale de la presse ( ANP, régulateur), il s’est félicité de l’initiative de l’ONG Écho Médias, exhortant les journalistes à accompagner cette action pour lutter contre le cancer du sein. 

Créée en 2017, l’ONG Écho Médias, regroupe des acteurs des médias pour lutter contre les différents types de cancer, notamment le cancer du sein et celui du col de l’utérus.  

Côte d’Ivoire: le régulateur invite la presse à « ne pas être le levain » d’une crise électorale

Le président de l’Autorité nationale de la presse (ANP), l’organe de régulation des médias dans le pays, Samba Koné, a invité jeudi à Abidjan, la presse ivoirienne à « ne pas être le levain » d’une crise électorale dans le pays où la tension est de plus en plus perceptible à l’approche du 31 octobre, la date constitutionnelle de l’élection présidentielle.« Nous allons appliquer la loi. Les journalistes qui se mettront au travers de la loi  seront sanctionnés. Nous souhaitons que la presse ne soit pas le levain de ce qui pourrait arriver et que nous ne souhaitons pas», a dit M. Koné parlant de la couverture du processus électoral par les médias.

 Il s’exprimait à la seizième édition de la tribune de l’Agence ivoirienne de presse ( AIP, service public), un forum d’échanges dont il était l’invité.

« Nous ne pouvons pas faire ce métier en incitant les gens à la haine et à la révolte. Je souhaite que les journalistes demeurent professionnels et restent dignes. », a poursuivi le président de l’ANP, estimant « qu’il n’y a pas de société démocratique sans médias ».

 Parlant auparavant du rapport de la presse avec les réseaux sociaux, M. Koné a soutenu que ces nouveaux médias sont aujourd’hui « une opportunité » pour les journalistes. Cependant, il a invité  les journalistes à avoir un recul nécessaire vis-à-vis des informations diffusées sur les réseaux sociaux en les vérifiant.

Dans la foulée, le président de l’ANP a fait savoir que  sur 147 sites d’informations sont  répertoriés dans le pays dont seulement 44 sont légalement constitués. La tribune de l’AIP est une plateforme qui permet d’échanger avec une personnalité sur des questions de l’actualité nationale et internationale.

Afrique de l’Ouest: Jely Group initie un programme pour les cadres en situation de stagnation professionnelle

Jely Capital Humain, la branche du cabinet Jely Group dédiée au développement du Capital Humain, a initié un programme visant à accompagner les cadres supérieurs ouest-africains en situation de stagnation.Le 14 septembre 2020, le Cabinet annonce avoir achevé la phase pilote d’un Programme de Développement de Carrières (Top Managers Development Program), rapporte une note transmise à APA, jeudi.

Ce programme a été notamment mis sur pied à l’issue de deux constats « alarmants », mentionne le Cabinet qui souligne que « plus de 85% des cadres interviewés au cours de divers processus de recrutement en Côte d’Ivoire sont en situation de stagnation professionnelle ».

En outre, « près de 75% de ces cadres ne constatent pas d’évolution notable de leur carrière malgré l’obtention de diplômes complémentaires », ajoute une note du Cabinet.

Les principales raisons de ces constats sont : une méconnaissance de la nouvelle dynamique du marché de l’emploi en Afrique, un manque de planification de leur carrière et une tendance à accumuler des diplômes au détriment de compétences solides et de réalisations palpables.

A cela s’ajoutent pour les candidates de genre féminin un manque de confiance et une certaine frilosité, alors même qu’elles possèdent les compétences requises pour progresser dans leur carrière,  énumère la note.

Pour Sylvie Tshisungu Djoman, en charge du département Capital Humain au sein dudit cabinet « les cadres supérieurs ouest-africains regorgent de qualités mais sont très souvent déconnectés par rapport aux réelles attentes d’un marché de l’emploi en constante évolution ».

Elle a relevé que « le TMDP (programme) permet de les aligner sur les réalités du marché et de leur donner les armes pour progresser et contribuer au développement socio-économique du continent».

A l’issue de la phase pilote du programme initiée par Jely Capital Humain, 80% des bénéficiaires ont franchi au moins un échelon complémentaire d’évolution et plus de 90% ont connu des évolutions de salaire significatives.

« Notre plus belle fierté concerne un cadre du secteur financier qui est passé d’un poste de Directeur des Opérations Pays à celui de Directeur Général d’une compagnie panafricaine sans passer par une formation complémentaire et en pleine crise de la Covid-19», a poursuivi Sylvie Tshisungu Djoman.

Ce Cabinet spécialisé en développement du Capital Humain offre des prestations en matière de recrutement, de renforcement de la gouvernance, de formation mais également un service d’accompagnement au développement professionnel.

Depuis sa création, Jely Capital Humain est intervenu dans le secteur financier (banques, assurances, SGI, sociétés d’investissement), médical (pharmacies, cliniques), audiovisuel, industriel et immobilier. Il est le premier cabinet dédié au financement et à la restructuration des PME.

Refus du Pdci pour son représentant à la CEI centrale de prêter serment devant le Conseil constitutionnel

Siaka Bamba, représentant du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, opposition) à la Commission électorale indépendante (CEI) centrale, n’a pu prêter serment jeudi devant le Conseil constitutionnel suite à un refus de sa formation politique.Attendu jusqu’à 16h GMT  (heure locale), l’impétrant, M. Siaka Bamba, ne venant pas, le président du Conseil constitutionnel, Mamadou Koné, rapporte avoir joint le ministre de l’Administration du territoire pour l’en informer.

En retour, dira-t-il, le ministre a indiqué « qu’il est vraiment désolé, il vient d’avoir M. Siaka Bamba qu’il lui a dit que ce matin même, une réunion a été organisée au niveau de son parti au cours de laquelle il a été convenu qu’ il ne devrait pas prêter serment ». 

« Celui qui devrait prêter serment n’est pas là », a-t-il lancé après cette explication,  avant d’ajouter avoir alerté le Conseil constitutionnel depuis la veille afin de se préparer pour recevoir le serment de M. Bamba. 

M. Siaka Bamba devrait prêter serment en qualité de membre de la Commission centrale de la CEI. Le Conseil constitutionnel avait déjà marqué son accord pour sa prestation de serment en audience solennelle ce jeudi à 16h dans les locaux de l’institution.

Le poste du représentant du Pdci au sein de la Commission centrale de la CEI reste toujours vacant. Or, il doit être pourvu afin que cette instance aie son effectif au complet avant l’élection présidentielle ivoirienne du 31 octobre 2020. 

Côte d’Ivoire: près de «30% des fonctionnaires et agents de l’Etat» victimes de surendettement

Près de « 30% des fonctionnaires et agents de l’Etat» de Côte d’Ivoire sont victimes de surendettement dus à des prêts à usure, a indiqué jeudi à la presse à Abidjan, M. Souleymane Fadiga, le directeur général de la lutte contre la pauvreté.Les surendettements dus au fait d’usuriers « impactent dangereusement la vie de presque 30% des fonctionnaires et agents de l’Etat », a dit M. Fadiga Souleymane, directeur général de la pauvreté au ministère de la Solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté.

M. Fadiga Souleymane s’exprimait jeudi, devant la presse, en marge d’une journée d’information et d’échanges sur le surendettement des fonctionnaires et agents de l’Etat qui a regroupé près de 30 ministères dont les employés sont touchés par ce phénomène.  

Quelque 2 155 fonctionnaires et agents de l’Etat sont aujourd’hui « en situation de vulnérabilité extrême » avec « une perte annuelle de 3,8 milliards Fcfa » pour les ménages qui ne peuvent ni utiliser pour l’épargne ni pour la consommation, a-t-il fait observer. 

« La situation est telle que ces personnes vivent dans une certaine précarité et nous essayons ensemble avec eux pour à travers une étude qui sera menée pour voir comment on peut les aider à trouver une solution » sur le surendettement, a-t-il ajouté.

Le diagnostic montre en Côte d’Ivoire que « près de 30 000 fonctionnaires et agents de l’Etat subissent les effets du surendettement auprès des maisons de crédits et d’équipements, dans un environnement des prêts à usure communément appelé « système margouillats ».

Le gouvernement ivoirien a procédé dès 2011 à un renouvellement des outils et matériels de travail, à une revalorisation par le déblocage des avancements indiciaires en 2014 et 2015, suivi d’un avancement des fonctionnaires tous les deux ans, pour améliorer leurs conditions de vie.

En dépit de ces efforts consentis pour l’amélioration des conditions de vie des fonctionnaires et agents de l’Etat, il est de plus en plus constaté que des fonctionnaires vivent dans une situation de précarité qui frise l’indigence.

Le raison essentielle évoquée pour expliquer cet état de fait est une  situation de surendettement,  notamment le fait pour des agents de l’Etat et des fonctionnaires de contracter de nombreuses dettes auprès d’usuriers à des taux d’intérêts illicites.

Pour l’année 2020, la revue documentaire 2020 du ministère de la Solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté, révèle que la situation de surendettement est la cause principale de la précarité et de la vulnérabilité de 2155 chefs de ménages dont 67 femmes et 2088 hommes.

Le surendettement des fonctionnaires comporte des dimensions psychologiques,  sociales et culturelles. Selon la psychologue, Dr Bendé Kouakou, cela est dû à une faible rémunération salariale,  une gestion inefficace du budget familial, les pressions sociales, le problème de maladie et d’addiction.

La décennie de crise qu’a connue la Côte d’Ivoire a favorisé la pauvreté. Cet état de fait caractérisé par un taux de chômage élevé, a entraîné une paupérisation des ménages avec une cherté de la vie.

En 2014, un rapport du ministère de l’Éducation nationale et de l’enseignement technique révèle que quelque 23 400 enseignants,  soit 24,72% de ce corps de métier sont surendettés. Pour l’année 2021, l’Etat ivoirien veut proposer des reformes administratives et sociales pour atténuer l’endettement par l’usure. 

En outre, le gouvernement ivoirien envisage d’engager les acteurs dans des cycles de formation sur l’éducation financière avec l’appui d’ONG et d’organismes internationaux en vue de permettre une inclusion sociale et financière. 

« On aura une étude pluridisciplinaire qui va nous dire ce qu’il faut faire comme mécanisme pour régler le problème de surendettement en vue de protéger les citoyens face à cette situation et comment transformer les passifs de cette dette en élément de produit de protection sociale », a dit M. Fadiga.  

Le phénomène touche des agents de 29 ministères, représentant quelque « 30% des fonctionnaires ». Selon M. Fadiga, « il y a des comportements étatiques liés au fait qu’ il y a des personnes qui ne savent plus comment faire », ce qui entraîne des abandons de postes ou des défis à l’autorité. 

Les journées nationales de vaccination contre la poliomyélite lancées le 18 septembre 2020

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique lancera le vendredi 18 septembre 2020 à Aboisso, les journées nationales de vaccination contre la poliomyélite. Cette campagne de vaccination renforcera la protection de plus de 5 276 820 enfants âgés de 0 à 5 ans.

Cette campagne a été annoncée par le Pr Aka Lepri de la Direction de coordination du Programme élargi de vaccination. «Ce vaccin n’existe pas dans les centres de santé ordinaires. (…). Tous les enfants de 0 à 5 ans sont concernés. »,  a expliqué le Pr Aka Lepri, au cours d‘une formation initiée à l’intention des hommes de médias.

Par la même occasion ce dernier, il a invité les parents à faire vacciner leurs enfants. Cependant, il a indiqué qu’un nouveau type de poliomyélite a été détecté le 4 novembre 2019. De ce fait, le pays a enregistré 37 cas chez les enfants sur toute l’étendue du territoire national.

À en croire le Pr Aka, la circulation de nouveau poliovirus risque de réduire tous les efforts consentis depuis des années. Il serait donc urgent d’apporter une réponse adéquate pour préserver les acquis obtenus, pour la lutte contre la poliomyélite.

Rappelons toutefois que ces journées de vaccination débuteront le vendredi 18 septembre 2020. Elles prendront fin  le 21 septembre 2020.

Hamed Bakayoko rassure les acteurs du secteur privé sur le maintien d’un climat de paix en Côte d’ivoire

Le Premier Ministre ivoirien, Hamed Bakayoko a assuré le 16 septembre 2020 à Abidjan, les acteurs du secteur privé de l’engagement du gouvernement ivoirien à maintenir un climat de paix et de sécurité propice à l’investissement.

 » Je vous demande de continuer à investir, à créer de la valeur ajoutée et des emplois. Faites-nous confiance, le gouvernement s’engage à maintenir la paix, la sécurité et la stabilité dans le pays. », a dit le premier ministre ivoirien au cours d’une rencontre d’échanges avec le secteur privé.

Par ailleurs, il a reconnu que le secteur privé demeure le principal moteur du développement socio-économique du pays. Pour lui, ce secteur est le principal pourvoyeur d’emplois formels à hauteur de près de 80%. Aussi, il contribue à plus de 62% des investissements effectués dans le cadre du Plan national de développement (PND 2016-2020).

Selon le chef du gouvernement, le renforcement du partenariat Etat/secteur privé est indispensable à l’atteinte des objectifs de développement. A savoir l’amélioration des conditions de vie de toutes les couches sociales, par la création d’emplois décents et durables.

Il a en outre assuré que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour consolider les acquis enregistrés. Et ce, depuis 2012, notamment en termes de réformes et d’investissements publics dans les infrastructures. Notons que cela devrait soutenir la compétitivité du secteur privé, tant au niveau national que régional.

Toutefois, soulignons que cette rencontre visait à renforcer le partenariat entre le gouvernement et le secteur privé. Celle-ci a également abordé des questions liées à la gestion de la pandémie à Covid-19, ainsi que d’autres aspects.

Il s’agit entre autres du remboursement des crédits de TVA, les créances des entreprises sur l’Etat, la mise en œuvre des réformes fiscales, la construction des Champions nationaux et le livre blanc sur l’Industrialisation de la Côte d’ivoire.

Lancement de la 3è édition de handi marathon d’Abidjan pour les personnes en situation de handicap

La troisième édition de handi marathon d’Abidjan, une compétition dédiée aux personnes en situation de handicap et aux personnes du 3è âge, prévue le 27 septembre prochain dans la capitale économique ivoirienne, a été lancée mercredi à Abidjan.Cette course qui vise à valoriser les personnes en situation de handicap a pour thème cette année : «Modeste dans la victoire, mais sans rancœur dans la défaite».

« C’est un marathon qui est dédié aux personnes en situation de handicap et aux personnes du 3è âge. Cette 3è édition est difficile car nous la faisons en période de la Covid-19 et dans un contexte politique tendu », a indiqué dans une conférence de lancement, Danielle Adahi Bikpo, la présidente du comité d’organisation.

 Par ailleurs, elle a expliqué que l’une des innovations de cette édition, est le « village de handi marathon» avec un volet éducatif et un autre artistique. Ce marathon, a également précisé Mme Adahi, se fera en trois parcours, notamment les  parcours du 11 kilomètres, du 5 kilomètres et du  2 kilomètres.

«Le parcours du 11 km est destiné aux personnes en situation de handicap intellectuel et auditif. Le 5 km est prévu pour les personnes handicapées en fauteuil et le 2 km les personnes de petites tailles », a-t-elle ajouté, soulignant que les personnes du troisième âge feront de la marche.

Poursuivant, Mme Adahi a fait savoir que les personnes valides peuvent participer à cette compétition, mais ne seront pas récompensées. 

« Le sport est un cadre d’inclusion des personnes handicapées. Ce marathon est un cadre  qui met en valeur les personnes en situation de handicap », a soutenu, pour sa part, Yacouba Koné, au nom de la coordination des associations des personnes handicapées de Côte d’Ivoire.

Quant à Koffi Kouassi Mathurin, le président de la fédération des associations des fonctionnaires et agents de l’État à la retraite, il a plaidé pour la pérennité de ce marathon.

Le handi marathon d’Abidjan est une course qui entend mettre en valeur les personnes en situation de handicap et les personnes du troisième âge. Quelque 54 médailles et une récompense financière seront distribuées à l’issue de cette troisième édition qui se tiendra au palais des sports de Treichville dans le sud d’Abidjan.

Coronavirus en Côte d’ivoire : 425 nouveaux cas enregistrés du 7 au 13 septembre 2020

Le conseiller technique du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Edith Clarisse Kouassy, a indiqué que 425 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés, sur la période du 07 au 13 septembre 2020.

À l’occasion du point de presse hebdomadaire sur la gestion du Coronavirus, le Dr Edith Clarisse Kouassy, a annoncé que le taux moyen de positivité varie entre 2,6 et 15,7%.

Elle a également révélé que le nombre total de cas de Covid-19 diagnostiqués depuis le début de la pandémie est 19 013 sur un total de 142 248 prélèvements testés, soit 13,36%, des cas.

Par ailleurs, elle s’est félicitée du taux de guérison dépassant 95% et de létalité stable autour de 0,6%. Pour elle, cela traduire la qualité de la prise en charge par les professionnels de la santé.

Cependant, notons qu’à la date du 15 septembre 2020, la Côte d’ivoire compte 19 100 cas confirmés dont 18 228 personnes guéries et 120 décès.

Eligibilité d’Alassane Ouattara: Yasmina Ouegnin se prononce

La députée de Cocody, Yasmina Ouegnin a donné sa position à travers une publication sur sa page Facebook, au lendemain de la proclamation des candidatures retenues pour l’élection présidentielle. Relativement au débat sur l’éligibilité d’Alassane Ouattara et la Constitution ivoirienne.

Yasmina Ouégnin fait partie des personnalités politiques qui avaient appelé à voter « Non » lors de l’adoption de la nouvelle constitution à l’Assemblée nationale. La députée de Cocody estime que:

« plutôt que de se présenter comme un instrument indispensable à la consolidation de la Démocratie, nécessaire à l’Unité nationale et seul à même d’assurer la Paix », ce projet de révision constitutionnelle représente:

« le fruit de calculs bien trop intéressés et partisans« . C’est d’ailleurs ce qui a motivé sa décision de ne pas voter « Oui ».

Après avoir gardé le silence au moment où le débat sur l’éligibilité d’Alassane Ouattara à la présidentielle du 31 octobre 2020 faisait débat, Yasmina Ouégnin a décidé de sortir de son silence.

« Par respect pour les Institutions de la République, notamment notre Conseil Constitutionnel, je me suis volontairement abstenue de tout commentaire, attendant que les membres de cette haute instance puissent trancher la question« , a écrit la députée sur les réseaux sociaux.

Pour la députée de cocody la décision du conseil constitutionnelle de valider la candidature du président sortant « met fin à la controverse d’un point de vue juridique » elle soutient que cette décision

« ne vide pas pour autant de leurs contenus, les nombreuses récriminations politiques et contestations sociales qui n’ont cessé de prospérer, depuis l’annonce de sa volonté de briguer un 3e mandat par Monsieur Alassane Ouattara« . Tout « en regrettant les motifs exposés par le Conseil constitutionnel », Yasmina Ouégnin s’est ouvertement insurgée contre « cette violation flagrante de notre Loi fondamentale dont ses membres se rendent complices« .

Poursuivant, Yasmina Ouegnin ne manque pas d’ajouter que le rejet des candidatures de poids lourds de la scène politique ivoirienne, notamment  Guillaume Soro, Mamadou Koulibaly, Albert Mabri Toikeusse et Laurent Gbagbo, ainsi que la « caporalisation des différents organes en charge du processus électoral, finissent par donner plus de relief à cette forfaiture qui malheureusement fera date« .

« la validation illégitime de la candidature du président sortant s’inscrit, assurément, dans une logique de préservation des acquis d’un groupement politique au détriment de l’intérêt général, dont le président de la République devrait pourtant demeurer le garant« .

 

 

 

La Cour africaine demande la réintégration de la candidature de Guillaume Soro à la présidentielle 2020

Le mardi 15 septembre, la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP), a demandé la réintégration de la candidature de Guillaume Soro à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020.

En effet, l’ex premier-ministre s’est vu exclu de l’élection présidentielle par le conseil constitutionnelle ivoirien lundi.

Suite à cela, la cour africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP), Juridiction avec laquelle Abidjan a pris ses distances, a demandé à la Côte d’Ivoire de permettre à Guillaume Soro de se présenter à la présidentielle du 31 octobre.

La CADHP « ordonne à l »État de prendre toutes les mesures nécessaires en vue de lever immédiatement tous les obstacles empêchant Guillaume Soro de jouir de ses droits d’être élu et d’être élu notamment lors de la présidentielle d’octobre 2020 » selon le texte texte de l’ordonnance  publié sur son site internet.

La Côte d’Ivoire a « retiré sa déclaration de compétence » à la Cour, en avril 2020 et de fait se désintéresse depuis de ses décisions. Ce retrait était justement intervenu après que la Cour ait ordonné de suspendre les procédures judiciaires à l’encontre de Guillaume Soro, qui l’avait saisie.

Le conseil constitutionnel a invalidé la candidature de Guillaume Soro en raison d’une condamnation par la justice ivoirienne à 20 ans de prison pour « détournement de deniers publics ».

« Je conteste vigoureusement la décision injuste et infondée prise par le Conseil constitutionnel. Je considère que c’est une décision inique, politiquement motivée, juridiquement boiteuse et qui s’inscrit dans une logique d’anéantissement de la démocratie et l’État de droit« , a-affirmé Mr Soro après l’invalidation de sa candidature.

Notons que la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples est une cour régionale créée par les pays africains afin d’assurer la protection des droits de l’homme et des peuples, des libertés et des devoirs en Afrique.

 

 

 

 

 

 

 

Présidentielle 2020: la Cour africaine ordonne à l’Etat ivoirien de « lever les obstacles empêchant Soro d’élire et d’être élu »

La Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples demande à l’Etat de Côte d’Ivoire de « lever les obstacles empêchant Guillaume Soro de jouir de ses droits d’élire et d’être élu » à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, dans une ordonnance rendue mardi.La Cour, « à l’unanimité », ordonne à l’Etat de Côte d’Ivoire de « prendre toutes les mesures nécessaires en vue de lever immédiatement tous les obstacles le requérant Guillaume Soro de jouir de ses droits d’élire et d’être élu,  notamment lors de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 ».

Elle demande en outre à l’Etat ivoirien de « surseoir à l’exécution de tous les actes pris à l’encontre de Guillaume Soro », ex-chef de l’Assemblée nationale.  Et ce, subséquemment à l’ordonnance du 22 avril 2020, jusqu’à la décision de la Cour sur le fond de la cause. 

Les juges invitent par ailleurs l’Etat défenseur, la Côte d’Ivoire, à faire un rapport à la Cour sur la mise en œuvré des mesures provisoires ordonnées dans la présente décision, dans un délai de 15 jours, à compter de la date de réception. 

Dans la requête datée du 2 mars 2020, M. Guillaume Soro, ancien Premier ministre, et 19 autres ont saisi la Cour pour « allégations de violations de leurs droits protégés aux articles 7, 12 et 18 de la Charte » et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

La défense de l’ex-Premier ministre rappelle qu’ « au mépris de l’ordonnance de mesures provisoires rendue par la Cour le 22 avril 2020 et qui n’a pas connu un début d’exécution, l’Etat l’a fait juger et condamner le 28 avril 2020 ».

Elle avance que la première Chambre correctionnelle du tribunal de première instance d’Abidjan l’a condamné « sans lui notifier au préalable l’acte de saisine du tribunal et les charges pesant contre lui ».

M. Soro,  poursuivi pour détournement de deniers publics, blanchiment d’argent et recel, a été à l’issue de la procédure reconnu coupable et condamné à 20 ans de prison ferme, et au paiement d’une amende de 4,5 milliards Fcfa,  et cinq ans de privation de ses droits civils et civiques.   

Pour sa défense, représentée par Me Affoussy Bamba, avocat au barreau de Paris et Me Brahima Soro, avocat au Barreau d’Abidjan, cette condamnation pénale inscrite à son casier judiciaire a eu pour conséquence sa radiation de la liste électorale. 

Le Conseil constitutionnel ivoirien a rendu lundi publique la liste des candidats retenus à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, déclarant éligibles quatre candidats sur 44, notamment Alassane Ouattara, Affi N’Guessan, Kouadio Konan Bertin « KKB » et Henri Konan Bédié. 

Le dossier de candidature de M. Guillaume Soro a été rejeté parce que le nom de l’ex-président de l’Assemblée nationale ivoirienne ne figure pas sur le listing électoral comme l’exige le Code électoral ivoirien. 

Ouverture à Abidjan d’une mission du FMI sur les 7e et 8e revues du Programme économique et financier 2016-2020

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) sur les 7e et 8e revues du Programme économique et financier 2016-2020 de la Côte d’Ivoire a été ouverte mardi par visioconférence en raison de la pandémie de la Covid-19.L’ouverture des travaux a été faite officiellement par le ministre ivoirien de l’Économie et des finances, Adama Coulibaly, depuis son Cabinet à Abidjan. Il avait à ses côtés des représentants d’institutions de la République et des entités financières et économiques.  

Il a relevé que ces deux revues, combinées, s’inscrivent dans le cadre des revues périodiques du Programme économique et financier, conclu le 12 décembre 2016, avec le Fonds monétaire international (FMI). 

Ces revues, dira-t-il, constituent des occasions pour mesurer les progrès réalisés depuis la conclusion du programme en 2016, ainsi que les défis à relever par la Côte d’Ivoire pour l’atteinte des objectifs du Programme national de développement (PND, 2016-2020). 

Pour cette dernière revue de ce Programme économique et financier, la cheffe de mission du FMI Céline Allard, a souhaité que l’institution financière et l’Etat de Côte d’Ivoire parviennent à un accord « fructueux » au terme des travaux qui s’achèvent le 1er octobre 2020.   

Elle a rappelé que ce programme, arrêté en partenariat avec le FMI avait trois axes : une stabilité macroéconomique centrée sur l’ancrage dans la convergence budgétaire de l’Uemoa, une gestion de dette équilibrée et soutenable et le climat des affaires de manière à générer une croissance forte qui soit tirée de plus en plus par le secteur privé.

A l’aune du printemps 2020, « je pense qu’ un regard en arrière permettait de constater qu’ il y avait eu beaucoup de succès dans ce programme et des éléments très très positifs, à savoir qu’en fin 2019 la Côte d’Ivoire est parvenue à retourner en dessous de la norme de 3% de déficit budgétaire de critère de convergence de l’Uemoa », a -t-elle souligné. 

« Nous avions également constaté de nombreux investissements structurants (…) le tout couronné d’une croissance élevée de 6 à 7% sur la décennie avec une baisse notable du taux de pauvreté et un effort grandissant sur les aspects sociaux, en témoigne le Programme social du gouvernement PsGouv ou de la Couverture maladie universelle », a fait observer Mme Céline Allard.

La cheffe de mission du FMI a toutefois relevé quelques points de tensions à surveiller, entre autres les difficultés à augmenter le taux de mobilisation des recettes qui « après rebasage se situe autour de 11 à 12% », avant d’ajouter qu’ il faut « élargir l’assiette fiscale et taxer aussi de manière équitable les secteur de plus forte croissance ».  

« Les difficultés à augmenter les recettes fortes ont aussi induit un recours à la dette qui maintenant peut rapidement atteindre ses limites en termes risques d’endettement et de risque de surendettement », a-t-elle poursuivi. 

Elle a exhorté les services techniques et les experts du FMI à réfléchir sur un potentiel ralentissement de la croissance avec la crise sanitaire de la Covid-19, tout en reconnaissant que la pandémie est un « choc monumental » sur les économies du monde.     

M. Adama Coulibaly a fait savoir que la mise en œuvre du programme, depuis 2016, a permis entre autres d’améliorer le climat des affaires et la gouvernance, de créer les marges de manœuvre budgétaires nécessaires à l’investissement public, d’assurer la soutenabilité des finances publiques et de la dette.

L’exécution de ce programme, a-t-il soutenu, a permis d’améliorer la performance des administrations fiscales et douanières, avec la modernisation desdites administrations, de rationaliser les exonérations fiscales avec la suppression et le non renouvellement de certaines exonérations échues autres que celles liées aux secteurs sociaux.

Le ministre ivoirien de l’Économie a également relevé l’amélioration de la situation financière et la trésorerie de la Société ivoirienne de raffinage (SIR, publique) avec la restructuration de sa dette, l’amélioration de la trésorerie du secteur électricité via la réduction des coûts de production.

L’apurement des arriérés dus aux Producteurs indépendants d’électricité et le recouvrement des créances sur les démembrements de l’Etat sont des points à l’actifs de ce programme,  qui a par ailleurs permis de mettre en œuvre des plans de restructuration des banques publiques (BNI, CNCE, VERSUS BANK, BHCI).  

« Le programme a contribué au renforcement de la solidité de notre cadre macroéconomique et financier et à l’assainissement de nos finances publiques. Ainsi, l’économie est restée résiliente malgré la Covid-19 qui a créé une récession mondiale sans précédent, avec un taux de croissance projeté à 1,8% pour 2020, après un taux de 6,9% en 2019 », a-t-il conclu.  

Depuis quelques années l’économie ivoirienne fait partie des plus dynamiques au monde, avec un taux de croissance annuel moyen de plus de 7% entre 2015-2019. Une performance qui résulte aussi de la bonne exécution des PND que de l’appui du Programme économique et financier conclu avec le FMI.  

Mali : la CEDEAO lèvera ses sanctions dès la nomination des responsables de la Transition

Les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont décidé, mardi à Accra au Ghana, de la levée des sanctions contre le Mali dès la nomination des responsables de la Transition.Selon la présidence ivoirienne, cette décision a été annoncée à l’issue d’une rencontre de huit chefs d’Etat à huis clos, en marge d’une réunion consultative entre des chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO et les membres du Comité national pour le salut du peuple (CNSP, junte malienne).

La réunion a été «sanctionnée par un communiqué final dans lequel il a été, notamment, réaffirmé la décision de nomination d’un Président de Transition civil et d’un premier ministre civil, en vue de conduire la Transition politique, qui ne devrait pas excéder 18 mois », rapporte une note d’information de la présidence ivoirienne.

Les chefs d’Etat et de Gouvernement ont, également, décidé de la levée des sanctions dès la nomination des responsables de la Transition et de l’envoi, à  Bamako, d’une délégation conduite par l’ancien Président nigérian, Goodluck Jonathan, médiateur de la CEDEAO, pour faire le point de la mise en œuvre de leurs décisions.

Au terme du sommet, le président ivoirien Alassane Ouattara, s’adressant à la presse, a souhaité que les décisions arrêtées par les chefs d’Etat puissent être mises en œuvre rapidement afin de favoriser la levée des sanctions et permettre au Mali de sortir rapidement de cette crise.

Dans son allocution d’ouverture, le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, par ailleurs, président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, a indiqué que l’objectif de cette rencontre était de trouver une solution définitive à la crise malienne par la mise en place des institutions de la Transition, conformément aux recommandations du dernier sommet extraordinaire de la CEDEAO sur le Mali, tenu, par visioconférence, le 28 août 2020.

Présidentielle ivoirienne: l’UDPCI étonnée par la décision du Conseil constitutionnel, dénonce une forfaiture

L’Union pour la démocratie et pour la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI, ex-allié au pouvoir), a dénoncé mardi à Abidjan, une « forfaiture» du Conseil constitutionnel ivoirien qui a invalidé la veille la candidature de son président Abdallah Albert Toikeusse Mabri.« Nous sommes surpris et étonnés des allégations mensongères que le Conseil constitutionnel nous a servi ce lundi 14 septembre 2020. L’UDPCI ne va pas accepter cette forfaiture.  Notre parti conclut au faux et au tripatouillage fait par la Commission électorale indépendante (CEI) et le Conseil constitutionnel», a estimé dans une conférence de presse, Jean Blé Guirao Debadea, le secrétaire général de l’UDPCI.

Poursuivant, il a accusé ces deux institutions d’avoir fait « des acrobaties à géométrie variable sur la base du faux pour ne retenir que les candidats qu’ils voulaient ou que leurs maîtres souhaitaient affronter».

 Par conséquent, le conférencier qui dit être « écœuré» par cette décision du juge constitutionnel, a appelé les militants de son parti, « à rester  mobilisés et à l’écoute de la direction pour les mots d’ordres à venir car la forfaiture ne passera pas».

Auparavant, dans une démonstration où il a brandi des documents électoraux, M. Blé a soutenu que l’UDPCI a réuni le parrainage citoyen requis pour cette élection contrairement à ce qui a été dit par le Conseil constitutionnel.

Lundi soir, le Conseil constitutionnel ivoirien a communiqué la liste définitive des candidats retenus pour la présidentielle du 31 octobre prochain. Cette institution a ainsi déclaré éligibles quatre candidats sur 44, notamment Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié, Pascal Affi N’Guessan et Kouadio Konan Bertin.

Parmi les candidats recalés, figure le président de l’UDPCI à qui le juge constitutionnel reproche de n’avoir pas obtenu le parrainage citoyen requis pour être candidat à cette élection présidentielle Abdallah Albert Toikeusse Mabri.

Côte d’Ivoire : les acteurs frontaliers formés à la cohabitation pacifique aux frontières

Quelque 146 acteurs frontaliers composés des leaders communautaires, des forces de défense et de sécurité, des guides religieux ainsi que du corps préfectoral des sous-préfectures de Sikolo (Kong), Katogo (M’bengué) et Mahandiana sokourani (Kaniasso), trois localités issues des régions frontalières du Tchologo, du Poro et du Folon ont été formés et impliqués dans la cohabitation pacifique aux frontières.Ces  séances de formation ont été assurées les 11, 12 et 14 septembre  par le secrétariat exécutif  de la Commission nationale des frontières de la Côte d’ivoire (CNFCI) dans le cadre de la mise en œuvre du projet « sensibilisation à la cohabitation pacifique  et à la lutte contre la covid-19 dans les régions frontalières » financé par la coopération allemande  à travers la GIZ, rapporte une note d’information transmise à APA, mardi.

Elles ont été l’occasion pour les participants d’échanger avec la CNFCI sur les différents problèmes qu’ils rencontrent au quotidien. Il en ressort que cette région nord du pays est en proie à l’insécurité frontalière avec comme lot commun les attaques meurtrières  notamment celle qu’a connu le village de Kafolo, les conflits fonciers, les tentatives d’annexion d’une partie du  territoire ivoirien et la crainte des menaces terroristes.

En effet, selon Téhoulé N’guessan Augustin, préfet du département de M’bengué, l’on dénombre de récurrents conflits fonciers entre les villages ivoiriens et maliens dont le plus récent est le litige foncier qui oppose le village de N’gandaman dans la sous-préfecture de Bougou en Côte d’Ivoire   et celui de Dovong au Mali.

 « En 2019, le bilan des affrontements entre ces deux villages frontaliers aurait fait plusieurs blessés » a-t-il expliqué en préconisant la matérialisation des frontières pour résoudre durablement ces problèmes.

Les villages frontaliers de Ouelli et Ouanguemin dans la sous-préfecture de Mahandiana Sokourani ont également eu  maille à partir avec un village  du mali en raison d’un litige foncier vieux de plus de 20 ans. A en croire Doumbia Témaha et Koné Diamah, chefs de ces villages, cette situation couve toujours.

Prenant la parole à ces différentes séances,  Diakalidia Koné,  secrétaire exécutif de la Commission nationale des frontières de la Côte d’ivoire (CNFCI),  a déploré cette situation d’insécurité aux frontières.

Poursuivant, il a au nom du premier ministre, ministre de la défense, Hamed Bakayoko, président de la CNFCI, rassuré les populations frontalières  sur la prise en compte de leur sécurité par le gouvernement à travers la création de la CNFCI avant de les impliquer dans la lutte pour  la sécurité et la cohabitation pacifique avec leurs voisins.

« La sécurité n’est pas seulement l’affaire des forces de défense et de sécurité seules, mais plutôt l’affaire de tous. C’est pourquoi, nous devons tous nous mobiliser et nous impliquer véritablement pour ramener pacifiquement la paix et la sécurité à nos frontières. Cela est possible à travers la prévention des conflits, le règlement pacifique des conflits, la vigilance et la franche collaboration des populations avec les autorités administratives et sécuritaires locales. La CNFCI est créée pour apporter le développement à nos frontières, mais sans la sécurité et la paix, on ne peut pas amorcer le développement dans les espaces frontaliers » a-t-il conclu en les exhortant à vivre en paix avec leurs voisins  tout en étant cependant vigilants.

M. Konaté a enfin remis aux participants des kits sanitaires contre la covid-19 composés de gel hydro alcooliques, de seaux d’hygiènes, de thermomètres et de papiers hygiéniques.

Auparavant, le formateur, Michel Séka a instruit les participants sur les rôles des acteurs dans la prévention et résolution des conflits, les  outils de la prévention des conflits  et les  méthodes de la résolution de ces conflits.

A l’en croire,  « il faut prévenir les conflits à travers notamment les alertes précoces, le dialogue intercommunautaire entre les populations par l’activation des comités de paix et les alliances ethniques. En cas de survenance  de conflits, procéder aux règlements des conflits au double niveau frontalier et transfrontalier. Ces niveaux sont : le règlement au niveau du chef de famille, de quartier, de village. En cas d’échec, porter le différend à la connaissance du sous-préfet de sa localité   et du préfet plus tard  si une solution n’est pas trouvée. »

Il a enfin exhorté les  chefs traditionnels, guides religieux, femmes et jeunes à dire « non » à l’utilisation des méthodes  violentes pour la résolution des conflits, mais également « non » à la diffusion des rumeurs et « oui » au vivre ensemble et à la cohabitation pacifique.

Imprégnés de cette formation, les participants ont promis utiliser ces connaissances acquises pour servir d’acteurs de paix  et de sécurité dans leur village respectif.

 « Les passages non officiels font que chaque jour nous enregistrons des entrées dans nos villages malgré la fermeture des frontières. Nous avons aussi beaucoup de problèmes fonciers et d’annexion de territoire. Par le passé, nous utilisions la violence qui ne nous rendait pas service », a souligné Bamba Tiémoko, chef du village de Kafolo  et président de l’association des chefs de village de la sous-préfecture de Sikolo.   

« Avec la formation que nous venons de recevoir, nous avons les outils et les méthodes pour régler pacifiquement  les conflits et litiges que nous allons avoir avec les villages des pays voisins qui sont aussi nos frères. Nous serons aussi vigilants et nous allons collaborer avec les autorités » a-t-il promis.

 La Commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire (CNFCI) a pour mission d’assister le gouvernement dans la conception, la définition et la mise en œuvre des politique et stratégie nationales des frontières.

Elle est chargée notamment de faire des suggestions ou propositions au gouvernement en matière de délimitation, de matérialisation et de gestion des frontières. La CNFCI a également pour mission de veiller à la mise en œuvre effective des politique et stratégie nationales par le Secrétariat exécutif.

Enfin, la Commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire doit veiller à la prévention et au règlement des litiges frontaliers pouvant surgir entre la Côte d’Ivoire et les pays limitrophes.

Présentation à Abidjan de l’ouvrage «Journalistes et élections en Côte d’Ivoire » pour une élection apaisée

« Journalistes et élections en Côte d’Ivoire », un ouvrage qui promeut des échéances électorales apaisées en Côte d’Ivoire et écrit par le journaliste-écrivain Raymond Dibi, a été présenté lundi à Abidjan lors d’une cérémonie de dédicace, a constaté APA sur place.« Ce livre prend sa source sans la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011. Cette oeuvre se veut un rappel de cette crise dramatique vécue par les acteurs politiques, les journalistes et les populations. C’est un rappel qui vise à attirer l’attention de tous,  notamment les journalistes sur les agissements qui ont conduit à cette crise de 2010», a expliqué, Raymond Dibi, l’auteur de cet ouvrage regrettant que « les mêmes ingrédients qui ont conduit à la crise de 2010 sont en train de se mettre en place».

Selon lui, cet ouvrage entend contribuer à une presse plus responsable et professionnelle pendant cette période électorale. « Ce livre n’entend pas faire le procès ou donner des leçons aux journalistes. L’ouvrage voudrait attirer l’attention de tous les acteurs de la vie sociopolitique pour un environnement électoral apaisé. Il veut surtout amener les journalistes à jouer pleinement leur partition», a également fait savoir M. Dibi.

 « L’information est désormais une ressource très stratégique. Et les journalistes détiennent entre leurs mains un grand pouvoir », a soutenu Anoh Kacou Rosine, la représentante Sidi Tiémoko Touré, le ministre ivoirien de la Communication et des médias. 

« Il est important de sortir de nos rédactions pour montrer que nous sommes des intellectuels accomplis», a affirmé pour sa part, Jean-Claude Coulibaly, le président de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) exhortant ses confrères à se lancer dans l’écriture d’ouvrage.

« Journalistes et élections en Côte d’Ivoire» est un ouvrage de 94 pages édité par « Lebel Édition» qui prend sa source dans la crise post-électorale de 2010-2011 avec des témoignages de plusieurs acteurs des médias.

Une solution pour optimiser les projets routiers présentée à Abidjan

Une solution pour optimiser les projets routiers a été présentée, mardi, à Abidjan, la capitale économique ivoirienne, a constaté APA sur place.Présentée par la société de cimenterie LafargeHolcim  Côte d’Ivoire et ses partenaires, lors d’un webinaire, Oris, est une solution  qui se veut une plateforme pour optimiser les projets routiers dans les pays.

 « La plateforme Oris est constituée de trois blocs à savoir la connaissance des matériaux. La digitalisation des matériaux est une plateforme sécurisée. Avec cette solution, on a des chaussées durables qui demandent peu d’entretien et qui permettent de réduire l’empreinte du carbone », a expliqué depuis l’Europe, Nicolas Miravalls, chargé des routes de LafargeHolcim à Paris (France).

Poursuivant, il a ajouté que la solution Oris se veut un outil d’aide pour la construction de routes durables. Selon M. Miravalls, cette offre commerciale a déjà été appliquée à plusieurs pays en Europe, en Amérique du Nord et même en Afrique avec l’Ouganda.

«  Oris possède une base de données  globale avec des matériaux. Cette solution est adaptable au besoin de chaque pays », a-t-il assuré.

Cette conférence par visioconférence a enregistré la présence de Serge Gbotta, le directeur général de LafargeHolcim Côte d’Ivoire et des représentants de plusieurs institutions ivoiriennes.

LafargeHolcim Côte d’Ivoire, filiale du groupe LafargeHolcim, leader mondial des matériaux de construction, est le producteur du Ciment Bélier.

 Avec plus de 200 points de vente, cette société assure la distribution du ciment bélier et de 400 autres références produits à travers son réseau de franchises Binastore.