Annulation de la réquisition des équipements de Douala International Terminal

Le Tribunal Administratif du Littoral a annulé la réquisition des équipements de Douala International Terminal (DIT) par le Port Autonome de Douala (PAD).Par jugement rendu le 03 juin 2021 à Douala, les juges du littoral ont déclaré la nullité de l’acte de réquisition des équipements de DIT pris par le Directeur général du PAD pris en décembre 2019, rapporte un communiqué de Bolloré.

Selon le texte, dans la continuité des décisions déjà rendues par les juridictions judiciaires et arbitrales nationales, régionales et internationales, cette décision du Tribunal Administratif confirme l’illégalité des actions entreprises par le PAD dans le cadre de la fin de la concession exploitée par DIT jusque fin décembre 2019 relativement au Terminal à conteneurs du Port de Douala.

« Il s’agit notamment de la sentence du tribunal arbitral de la Cour de commerce internationale qui condamne le PAD à verser à DIT des dommages intérêts », poursuit le communiqué.

Il souligne que les sociétés Bolloré et APMT, actionnaires de référence de DIT et qui avaient présenté une candidature en groupement dans le cadre de l’appel d’offres pour la mise en concession du Terminal à conteneurs, dont le résultat a d’ailleurs déjà été annulé par la justice camerounaise, se félicitent de cette décision. Celle-ci marque une nouvelle étape dans les efforts visant à préserver les droits de DIT et de ses actionnaires face aux agissements illégaux du PAD dans le cadre de cette affaire.

« Cette décision du Tribunal Administratif du Littoral, tout en confirmant l’illégalité des décisions prises par les autorités portuaires de Douala, rassure encore une fois les investisseurs privés du Cameroun sur la sécurité juridique de leurs investissements. Cette décision met en évidence le rôle indispensable de la justice pour le développement économique et social du  pays », a indiqué Ségolène Droggy, Directrice générale de DIT.

Pour rappel, DIT était parvenu à tripler entre 2005 et 2019 les volumes du terminal à conteneurs, et à développer un savoir-faire portuaire au bénéfice l’écosystème économique national et sous-régional, avant d’être exclu illégalement de l’appel d’offres.

Investissements: 250 filiales françaises installées en Côte d’Ivoire

Deux cent cinquante (250) filiales françaises sont installées en Côte d’Ivoire et 600 entreprises dirigées par des Français, a indiqué vendredi à Abidjan, le ministre français délégué au Commerce extérieur et à l’attractivité, Franck Riester.

A l’occasion d’un mini Forum économique ivoiro-français, tenu au siège du Patronat ivoirien à Abidjan, M. Riester a dans un discours, déclaré que « 250 filiales françaises sont installées en Côte d’Ivoire et 600 sont entreprises dirigées par des Français ».  

En dépit d’un partenariat commercial « très important » avec le pays « il faut qu’on aille plus loin, avec davantage d’échanges commerciaux, à commencer par davantage d’exportations ivoiriennes vers la France », a affirmé M. Riester.

Pour le ministre français délégué au Commerce extérieur et à l’attractivité, « ces échanges doivent être aussi nourris par davantage de valeurs ajoutées ici en Côte d’Ivoire ». La vision de Paris étant de continuer avec les chefs d’entreprises français de « bâtir » un tissu économique durable.

M. Riester, accompagné par une délégation de chefs d’entreprises françaises, a rappelé le Sommet France-Afrique de Montpellier, prévu du 7 au 9 octobre 2021, qui reposera sur la société civile avec une participation d’hommes d’Affaires importants.

Paris veut « bâtir cette refondation de notre relation, et bien sûr, qu’il y aura la volonté d’avoir un new deal financier pour que la gestion de la dette soit plus résiliente » avec davantage de financements pour les pays africains», a-t-il ajouté.

Le secteur privé ivoirien, dira le président du Patronat Jean-Marie Ackah, « est déjà en mouvement, depuis quelque temps, pour suggérer de nouveaux instruments et de nouveaux formats susceptibles d’augmenter substantiellement les flux de financement privé et les investissements français vers la Côte d’Ivoire et de soutenir le secteur privé ivoirien, moteur de la croissance du pays ».

« La France demeure un partenaire privilégié de la Côte d’Ivoire, le deuxième client de la France en Afrique Subsaharienne et le troisième fournisseur en Afrique Subsaharienne », a fait observer le ministre ivoirien du Commerce et de l’industrie, Souleymane Diarrassouba.

Les échanges commerciaux entre ces deux pays, en 2020, se sont établis à « 1.200 milliards Fcfa, soit environ 8
% du volume d’échanges avec le reste du monde », a relevé M. Souleymane Diarrassouba, évoquant plusieurs axes d’amélioration possibles à l’effet d’augmenter ce volume d’échanges.

« La Côte d’Ivoire offre beaucoup d’opportunités d’investissements (…) au niveau des industries, des infrastructures socio-économiques et je pense qu’aujourd’hui, l’heure est de passer à l’action à l’effet qu’il y ait des exportations à valeurs ajoutées vers la France», a-t-il lancé.

Le ministre de la Promotion de l’Investissement et du développement du secteur privé, Emmanuel Esmel Essis, a relevé que les réformes entreprises en Côte d’Ivoire ont permis de bâtir une économie inclusive, créatrice de richesses et d’emplois pour les femmes et les jeunes.

Il a mentionné qu’elles ont eu un « impact significatif sur le niveau de vie des populations, corroboré par le revenu national par habitant qui a plus que doublé, passant, selon la Banque mondiale, de 1 120 dollars en 2011 à 2 290 dollars en 2019 ».

« Sur la même période, le taux de pauvreté a reculé, passant de 57% en 2011 à 35% en 2020 », a-t-il poursuivi, faisant remarquer « le signe de l’attractivité retrouvée de l’économie nationale avec une contribution des investissements au PIB qui est passée de 8,9% en 2016 à 20,5% en 2019 ».

Le CEPICI, le Guichet unique de l’investissement, porte d’entrée de l’investisseur en Côte d’Ivoire a agréé de « 2013 à 2019, plus de 7, 3 milliards d’euros d’investissements, soit 20% des investissements des sociétés privées en Côte d’Ivoire ».  

Pour l’année 2020, et malgré le ralentissement de l’économie mondiale du fait de la pandémie à Covid-19, le Fonds monétaire international situe le taux de croissance du PIB du pays à environ 1,8%. Pour l’année 2021, ce taux est projeté par la Banque Mondiale à 6,5%.

Près de 48 milliards FCFA de l’Allemagne à la Côte d’Ivoire en 2021

La République fédérale d’Allemagne annonce 72 910 000 d’euros, soit environ 48 milliards FCFA à la Côte d’Ivoire en 2021, rapporte un communiqué transmis à APA, jeudi.

Cette annonce, a été faite pendant les négociations intergouvernementales sur la coopération au développement entre le gouvernement de la Côte d’Ivoire et celui de la République fédérale d’Allemagne qui se sont déroulées les 1er et 2 juin 2021 à Abidjan, Berlin et Bonn en format semi-virtuel.

Elle vient renforcer le partenariat pour encourager les réformes avec la Côte d’Ivoire et la coopération bilatérale de l’Allemagne dans le cadre de l’initiative du G20 « Compact with Africa ».

Selon le communiqué transmis à APA, avec ce montant, l’Allemagne contribue au Plan national du développement (PND) 2021-2025 pour une «Côte d’Ivoire solidaire». Ces fonds sont attribués en fonction des thèmes qui sous-tendront la Coopération allemande à partir de 2021.

Il s’agit notamment la  «formation et croissance durable pour des emplois de qualité », de la «responsabilité pour notre planète : climat et énergie» et de la «protection de nos bases existentielles : environnement et ressources naturelles ».

 De façon transversale, les questions de la «bonne gouvernance » ainsi que l’«évolution démographique et le planning familial » seront également abordées dans cette coopération.

Selon le communiqué, trois nouveaux projets sont concernés. Il s’agit de «énergie pour le développement durable de l’Est de la Côte d’Ivoire » à hauteur de 50 910 000,00 d’euros.

Ce projet prend en compte la construction de la centrale solaire de Sérébou, la modernisation de la téléconduite du réseau HTA, de l’extension et du renforcement des réseaux dans 15 villes des régions du Iffou (Daoukro), du Moronou (Bongouanou), de la Mé (Adzopé) et de l’Indénié-Djuablin (Abengourou).

Le deuxième projet est relatif à la formation professionnelle pour les secteurs des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique  (ProFERE) avec un apport supplémentaire de 2.000.000,00 euros. Il mettra un focus sur l’apprentissage en ligne concernant la formation professionnelle et l’enseignement supérieur, et le conseil en matière de politique climatique dans le secteur de l’énergie.

Enfin, le Programme de renforcement des structures centrales de gouvernance sera financé à hauteur de 20.000.000,00 d’euros.

La délégation de la Côte d’Ivoire était conduite par l’Ambassadeur Daouda Diabaté, Secrétaire général du ministère d’État, ministère des affaires étrangères, de l’intégration africaine et de la diaspora, tandis que celle de l’Allemagne était conduite par M. Lars Wilke, Directeur Afrique de l’Ouest du Ministère fédéral de la Coopération économique et du développement (BMZ), l’interlocuteur politique du gouvernement allemand pour tous les projets de Coopération financière et technique.

Maroc : le port Tanger Med réalise un chiffre d’affaires de près de 84 millions de dollars au 1er trimestre de 2021

Le port Tanger Med a réalisé un chiffre d’affaires (CA) de 83,7 millions de dollars au 1er trimestre de 2021 en hausse de 18% par rapport à la même période en 2020, indique un communiqué du groupe Tanger Med.Une croissance a été également enregistrée sur les principaux indicateurs de l’activité portuaire en 2021, avec une hausse de 35% pour les conteneurs et +5% pour les camions TIR à fin mars 2021 en glissement annuel.

A fin mars, les investissements engagés s’élèvent à 387 millions DH (1 dollar = 8,82 DH), ajoute la même source, notant que ces investissements sont relatifs aux projets d’infrastructures, voiries, réseaux divers et infrastructures IT.

S’agissant du chiffre d’affaires du port Tanger Med 1 et port passagers et rouliers, il a atteint 500 millions DH au 1er trimestre de 2021, contre 488 millions DH, au 1er trimestre de 2020, soit une hausse de 3%.

Pour le port Tanger Med 2, son CA a grimpé à 239 millions DH au 1er trimestre de 2021, contre 139 millions DH à fin mars 2020, soit une hausse de 72%.

Sénégal : levée d’un eurobond de 508 milliards FCFA

Cette levée de fonds consacre un retour gagnant du Sénégal dans le marché financier international.Les créanciers ont en effet répondu favorablement à la nouvelle émission d’eurobonds (obligations souveraines) portant sur 775 millions d’euros, soit 508 milliards de FCFA, avec un taux d’intérêt fixe de 5,375 % sur une maturité finale de 16 ans.

« Cette opération a connu un succès éclatant en terme de niveau de mobilisation des investisseurs internationaux, avec un taux de sursouscription égal à près de six fois le montant recherché par le Sénégal, et en terme de qualité du livre d’ordres, avec les investisseurs institutionnels de référence dans ce domaine », lit-on dans le communiqué parvenu à APA.

Le document précise que « face à l’intérêt élevé après trois années d’absence sur les marchés, le Sénégal s’est limité à ses besoins de financements arrêtés en rapport avec ses partenaires ».

Les fonds obtenus seront exclusivement utilisés pour le rachat d’environ 70 % de l’eurobond expirant en 2024 et libellé en dollars par de nouveaux titres en euros, ainsi que le financement de la participation du Sénégal dans le développement des projets pétroliers et gaziers, souligne le communiqué.

Plus de 200 investisseurs issus des marchés financiers internationaux ont participé à l’émission d’obligations. La délégation sénégalaise, qui a travaillé par visioconférence du 27 mai au 2 juin, était conduite par le Ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, informe la note.

Côte d’Ivoire: des managers créent un réseau de partage d’opportunités

Des chefs d’entreprises, cadres et managers ayant suivi des programmes de formation de haut niveau au Cabinet Ethsun Institute, viennent de créer un réseau Alumni afin de partager dans cette communauté, leurs expériences et leurs opportunités.

Le lancement de cette plateforme a été l’objet d’une cérémonie organisée le 29 mai 2021, dans un hôtel de la place au Plateau, le centre des Affaires d’Abidjan. Avec cette communauté, le Cabinet se positionne comme l’université des entreprises performantes.

Les Alumni, réunis en nombre important, ont échangé autour du thème « les aptitudes du manager performant » avec pour speaker M. Didier Kla, directeur d’Orange Business et Brandboard, qui a partagé de riches expériences.  

Situant le contexte et l’intérêt de l’institution du réseau Alumni, le directeur général du Cabinet de formation, M. Jean-Calvin Ethien, a fait observer qu’après avoir renforcé les capacités de plus de 500 cadres et dirigeants d’entreprise, il apparaissait opportun de réunir ces esprits brillants.

Cette communauté, dira-t-il, vise à consolider les liens familiaux en partageant les uns avec les autres, leurs expériences et surtout les opportunités professionnelles, ce qui devrait permettre de forger davantage les acquis managériaux de la communauté.

Une charte du réseau Ethsun Alumni a été approuvée par les membres pour marquer leur adhésion effective à cette initiative. En outre, un Comité ad’hoc a été mis en place pour engager les premières actions du réseau.

Ensuite, les Alumni et les instructeurs se sont « accordés sur la primordialité de la formation continue pour actualiser les connaissances afin d’être mieux outillés pour faire face aux défis quotidiens qui nécessitent des méthodes et techniques de travail appropriées ».

Les participants ont reçu une distinction, notamment ceux ayant suivi plus de trois formations avec le Cabinet, récompensant ainsi leur fidélité à cet institut, spécialisé dans le renforcement des capacités techniques, stratégiques et managériales des cadres, managers et des chefs d’entreprises ou d’organisations.

L’une des principales activités de l’Institut est l’organisation de l’«Université de l’Immobilier » dont la deuxième édition devrait se dérouler du 27 au 31 Juillet 2021 à l’amphithéâtre du Conseil national de l’Ordre des architectes, à Cocody, dans l’Est d’Abidjan.  

Entrepreneuriat: Bpifrance lance à Abidjan «Inspire & Connect Africa»

La banque publique d’investissement (Bpifrance) a lancé mercredi à Abidjan « Inspire & Connect Africa », une trilogie visant à renforcer les relations économiques entre l’Afrique et la France, et favoriser des partenariats fructueux et durables entre entrepreneurs.

L’événement, tenu à l’Institut français d’Abidjan, a réuni 500 participants (sur 1.000 inscrits) pour mettre en lumière et connecter la nouvelle génération d’entrepreneurs, autour du thème l’audace d’entreprendre « Inspire & Connect Africa ».

Il a été lancé en présence de M. Adama Coulibaly, ministre ivoirien de l’Economie et des finances, et de M. Franck Riester, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité de la France.

Selon M. Nicolas Dufourcq, le directeur général de Bpifrance, Inspire & Connect Africa se veut un accélérateur qui va « permettre à des individus, des femmes, des hommes de s’accomplir et de réaliser leur rêve ».  

La banque met à disposition des consultants, des financements en crédits en se glissant dans « le désir de la liberté de l’entrepreneur », a dit M. Nicolas Dufourcq, ajoutant « on souhaite que dans un monde incalculable de cas, des projets sortent, beaucoup plus qu’on pourrait le penser ».

Le ministre délégué au Commerce extérieur et à l’attractivité, Franck Riester, a fait savoir que « la France veut absolument mobiliser beaucoup d’énergies pour refonder sa relation avec l’Afrique en misant sur l’économie, l’éducation, sur la jeunesse et sur une relation gagnant-gagnant ».

Pour améliorer le climat des Affaires, il faut améliorer la compétitivité, a-t-il soutenu, estimant que cet outil va permettre une «accélération de la reprise économique en Afrique » mais aussi de la France qui veut se « déployer à l’international tout particulièrement en Afrique ».  

Il s’agit de mettre du financement et de l’accompagnement à l’accroissement des activités des chefs d’entreprises africains, de « soutenir l’augmentation des échanges, que ce soit des exportations de France de Côte d’Ivoire vers la France, vers des partenariats plus nombreux, plus nourris pour bâtir ici des chaînes de valeur qui permettent de créer de la richesse sur le temps long», a-t-il poursuivi.

Le ministre ivoirien de l’Economie et des finances, Adama Coulibaly, a fait observer que depuis 2013 jusqu’à maintenant, la Côte d’Ivoire a gagné 67 places dans le classement Doing Business de la Banque mondiale, ce qui traduit que le pays a un climat des affaires assez incitatif.

« L’un des défis majeurs que nous constatons aujourd’hui, c’est le financement des entreprises et dans ce cadre, des dispositions ont été prises, avec la mise en place d’un fonds de garantie des Petites et moyennes entreprises (PME) et des lignes de garanties de la Société financière internationale (SFI) auprès de banques locales», a-t-il relevé.

En outre, l’Etat de Côte d’Ivoire a structuré les dispositifs d’appui au niveau des PME avec la création de Côte d’Ivoire PME, une agence qui accompagne les entrepreneurs dans leur écosystème, a-t-il renchéri, invitant les entrepreneurs à l’audace, à oser et prendre des risques.

Inspire & Connect Africa  s’inscrit « dans un plan Afrique plus large, impliquant l’ensemble des opérateurs de Team France Export pour faire évoluer les montants de financements d’entreprises de 3 Mds d’euros injectés en 2020, à 10 Mds d’euros d’ici à 2024 ».

Ces financements concernent notamment l’ensemble du continuum de Bpifrance : le crédit, l’investissement, l’assurance et l’accompagnement des entrepreneurs. Entre 2014 et 2020, Bpifrance a produit 700 millions d’euros de crédit export sur le continent soit 116 millions d’euros par an en moyenne.

Pour les quatre prochaines années, l’objectif est porté à un doublement de ce rythme annuel, pour arriver, toutes solutions d’accompagnement confondues, à 1,5 milliard d’euros d’ici à 2024.

En investissement indirect, le véhicule en fonds Averroès Africa lancé en partenariat avec Proparco en 2003, a permis de drainer 1 milliard d’euros dans une vingtaine de fonds de capital investissement et plus de 150 entreprises réparties dans 40 pays africains.

Pour les quatre prochaines années, l’objectif est porté à 123 millions d’euros investis par Bpifrance pour permettre aux fonds partenaires de lever 1,5 milliard d’euros d’ici à 2024.

Afrique du Sud : le chômage atteint un niveau record

Au premier trimestre 2021, 32,6 % de la population active de la nation arc-en-ciel était au chômage selon les données publiées ce mardi par le Bureau sud-africain des statistiques (Stats SA).En Afrique du Sud, la courbe du chômage ne fléchit pas. Durant les trois premiers mois de cette année, ce pays émergent comptait 7,2 millions de demandeurs d’emploi. Soit 8000 de plus par rapport au précédent trimestre.

C’est le plus haut pourcentage depuis le début de l’évaluation trimestrielle du chômage en 2008. L’étude montre que des emplois ont principalement été perdus dans les secteurs de la construction et de l’agriculture.

Si l’on prend en compte les personnes sans travail mais qui ont cessé d’en chercher, on passe à 43,2 % de la population active d’après Risenga Maluleke, le Directeur Général de Stats SA. L’économie sud-africaine, déjà ébranlée par une récession, a été mise à mal par le nouveau coronavirus.

En effet, le pays de Cyril Ramaphosa est le plus touché sur le continent noir par la pandémie. A ce jour, le virus a causé la mort de 56.000 personnes sur plus d’1,6 million de contaminations.

Cour des comptes: 40 magistrats formés sur le budget-programme ivoirien

En vue de s’imprégner du budget-programme de l’Etat ivoirien, le Projet d’appui à la gestion économique et financière (PAGEF) a initié un séminaire au profit de magistrats issus de la Cour des comptes de Côte d’Ivoire, qui se déroule du 31 mai au 5 juin 2021 à Abidjan.

La session porte sur les techniques d’analyse, de diagnostic et d’évaluation des politiques publiques dans un contexte de budget-programme. 

Le coordonnateur du PAGEF, Bamba N’Galadjo, à l’entame du séminaire, lundi, a précisé l’objectif de cette formation qui vise à amener les magistrats de la Cour des comptes à s’approprier le budget-programme aux fins d’une exécution plus efficace des projets de l’Etat. 

Le président de la Cour des comptes, Kanvaly Diomandé, s’est félicité de cette session qui permet aux magistrats d’échanger avec des experts et praticiens de la gestion financière publique, ce qui devrait favoriser l’élaboration des rapports d’audit performants.   

Le ministre ivoirien de l’Economie et des finances, Adama Coulibaly, a fait observer que l’idée de cette session est de « familiariser » ces magistrats avec les concepts clés de la gestion macroéconomique, notamment ceux relatifs aux cadrages macroéconomique et budgétaire.

Dans le cadre d’une transparence de la gestion de son budget, l’Etat ivoirien a adopté le budget-programme. Ce budget, déjà entré en vigueur, permet de recueillir d’avance les projets pensés dans un ensemble de programmes en vue de son exécution de manière optimale.

Rwanda: la Bad booste l’accès à l’électricité

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé 84,22 millions de dollars en prêts et subventions pour électrifier près de 80 000 ménages ruraux dans le sud du Rwanda.Les fonds comprennent un prêt de 36,77 millions de dollars du Fonds africain de développement du Groupe de la Banque et un don du FAD de 47,45 millions de dollars, détaille le communiqué de la Bad parvenu ce mardi à APA.

Le projet de renforcement du système de transport et de connectivité du dernier kilomètre fournira un premier raccordement électrique à 77 470 foyers au réseau, ce qui implique la construction de 595 km de lignes de distribution moyenne tension et de 1 620 km de réseaux de distribution basse tension dans six districts du sud du Rwanda.

Le projet comprend également la modernisation, la réhabilitation et l’extension de 1 720 km de réseau basse tension et la distribution de transformateurs dans les villes secondaires à forte charge.

Il devrait améliorer la fiabilité et la stabilité de l’alimentation électrique dans tout le pays, élargir l’accès à l’électricité et contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre en permettant l’accès à une énergie propre.

Le projet devrait également renforcer l’éducation en élargissant l’accès des étudiants à la lumière pour étudier et profiter aux petites et moyennes entreprises tout en améliorant la création d’emplois pour les jeunes.

Le projet fait partie du Programme d’accès universel à l’énergie du Rwanda (RUEAP), qui vise, entre autres objectifs, à atteindre l’accès universel à l’électricité d’ici 2024. Il est également aligné sur le cadre de développement à long terme du pays, Vision 2050.

A terme, le projet fera progresser l’objectif du pays en matière d’électrification universelle et profitera aux petites entreprises et aux jeunes.

Maroc : la BAD et l’OIT tracent les perspectives d’une relance inclusive

La Banque africaine de développement (BAD) et l’Organisation internationale du Travail (OIT) appellent à donner une nouvelle impulsion à l’entreprenariat des jeunes et au développement des très petites et moyennes entreprises (TPME) afin de renforcer la résilience aux chocs – facilitée par les mesures de soutien – et créer des emplois de qualité au Maroc, selon une note d’orientation politique, publiée ce lundi.Fruit d’une collaboration entre les deux institutions, ce document intitulé « Impact de la crise Covid-19 sur l’emploi et les TPME au Maroc », décortique les répercussions de la pandémie de Covid-19 sur l’emploi et le développement des TPME marocaines, avec des recommandations à la clé.

Cette note a été initiée par la plateforme entrepreneuriale « Souk At-Tanmia », soutenue par la Banque africaine de développement, avec un financement du Programme de partenariat dano-arabe (DAPP). Elle s’appuie sur les résultats des outils de simulation macroéconomique et de données d’enquêtes portant sur 300 TPME du Maroc.

La note reprend les conclusions d’une consultation nationale organisée en distanciel à la fin de 2020. Cette rencontre a réuni près de 70 participants issus d’organismes nationaux et d’institutions de développement.

L’impact de la crise sur l’emploi et les TPME 

Le Maroc, comme le reste du monde, a été touché de plein fouet par la pandémie de Covid-19. En 2020, la crise a entraîné la perte de 432 000 emplois selon le Rapport du Haut-Commissariat au Plan sur l’emploi (janvier 2021), et provoqué une hausse de la précarité de l’emploi, en particulier chez les jeunes, les femmes et les populations les plus vulnérables. On note également une baisse de 26% du volume horaire travaillé par semaine, équivalant à près de deux millions d’emplois.

Les TPME, qui concentrent 73% des emplois, ont été particulièrement affectées par la crise. Près de 80% d’entre elles ont accusé une baisse de plus de 15% de leur chiffre d’affaires, conséquence du premier confinement. 

L’enquête réalisée a ainsi révélé un besoin d’accompagnement technique exprimé par plus de 77 % de ces entreprises.

Les décisions rapides des autorités marocaines ont atténué les conséquences économiques et sociales de la crise, relève le document.

Les résultats du modèle de simulation utilisé pour cette étude démontrent l’effet amortisseur du soutien public. Les mesures d’indemnisation des travailleurs prises par le gouvernement et les facilités accordées aux TPME ont contribué à préserver 71% des emplois menacés à la suite du premier confinement. Ces efforts ont aussi permis d’éviter une décélération plus importante de la croissance du PIB, avec une baisse supplémentaire d’environ six points de pourcentage.

Avant la crise, les TPME marocaines faisaient face à des difficultés d’accès au financement, ne recevant que 15,6% du total des crédits bancaires, selon la note. Ce tissu économique est aussi caractérisé par un faible niveau de qualification qui limite les gains de productivité. Le document révèle, par ailleurs, la prédominance du secteur informel qui concerne 81% des TPME et 60% des emplois du secteur privé. En outre, près de deux tiers des salariés ne disposent pas de couverture sociale.

Une relance davantage tirée par les TPME et créatrice d’emplois

La note relève les avancées réalisées dans le cadre du plan de relance économique pour faciliter notamment l’accès au financement des entreprises et renforcer le socle de protection sociale. Elle souligne les importants progrès du programme « Intelaka » relatif au déploiement d’instruments financiers adaptés aux besoins des TPME. Le document préconise, à cet effet, le renforcement, à court terme, des dispositifs d’accompagnement technique destinés aux entrepreneurs. Il appelle notamment à adopter une vision holistique et intégrée de la promotion de l’entreprenariat et des TPME afin de lever les contraintes structurelles.

Pour soutenir la reprise, le document propose d’inclure, dans chaque plan sectoriel de relance, des projets et programmes à fort potentiel d’impact sur la création d’emplois et de réaliser une revue à mi-parcours de la Stratégie nationale de l’emploi.

Penser l’après Covid-19 permet d’appréhender l’économie marocaine avec des fondations plus résilientes, plus inclusives et plus innovantes. Une croissance endogène créatrice d’emplois décents, davantage tirée par les TPME, s’avère ainsi fondamentale, recommandent les auteurs de cette note d’orientation.

Barrage : l’Ethiopie va utiliser l’ensemencement des nuages pour le remplissage

L’Ethiopie est prête à faire usage de la technologie d’ensemencement des nuages, pour renforcer les fortes pluies de juillet et d’août prochains, pour lancer le deuxième remplissage du Grand barrage de la renaissance éthiopienne (GERD).Le directeur adjoint de l’Agence nationale de la métrologie, Kinfe Hailemariam, a déclaré samedi qu’une dizaine d’institutions dans le pays avaient participé à l’utilisation de la technologie d’ensemencement des nuages qui a débuté récemment.

La technologie aide à amener la pluie là où elle est nécessaire, a déclaré le Dr Dinku Tufa, chercheur principal à l’Institut international de recherche sur le climat et la société (IRI).

L’Ethiopie s’est préparée à entreprendre le deuxième remplissage du GERD et à défricher la forêt voisine pour servir de réservoir du GERD qui devrait retenir 13,9 milliards de cubes métriques d’eau. En outre, l’Ethiopie a installé deux turbines cette semaine, dans le but de commencer à produire de l’électricité, après avoir rempli le barrage.

Avec le soutien tacite de l’Union européenne et des Etats-Unis, l’Egypte et le Soudan ont fait pression sur l’Ethiopie pour qu’elle ne lance pas l’opération de remplissage, sans un accord contraignant.

L’Ethiopie a rejeté leur position au motif qu’elle viole l’accord de déclaration de principe signé par ces trois pays riverains du Nil en 2015.

Le Maroc préside le Forum international des transports

Le Maroc a été désigné, vendredi, pour assurer la présidence du Forum international des transports (FIT) pour le mandat 2021-2022, succédant ainsi à l’Irlande.Il s’agit du premier pays arabe et africain à accéder à cette position, s’est réjoui le ministre de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau, Abdelkader Amara.

Selon le ministre, qui a participé à la clôture des travaux du Forum, tenu du 17 au 28 mai en format virtuel, le Maroc va œuvrer, au cours de sa présidence, à inscrire les questions intéressant l’Afrique dans ce domaine en tête de l’agenda et des décisions du FIT.

Il a souligné que le gouvernement marocain, conscient du rôle crucial des transports dans toute forme d’inclusion et de développement socio-économiques, ne ménage aucun effort dans ce domaine, à travers notamment la mise en place de stratégies et de programmes nationaux à même de réduire les disparités sociales et territoriales.

Le Maroc est animé de la volonté de jouer pleinement son rôle de leader africain pour promouvoir des transports innovants, durables, sûrs et surtout inclusifs, a-t-il poursuivi.

Dans ce sens, il œuvrera à sensibiliser d’autres pays africains aux opportunités qui s’offriront à eux en rejoignant le Forum, lui permettant ainsi d’être plus inclusif envers le continent africain, qui ambitionne d’améliorer ses moyens et ses systèmes de transport.

Enfin, il s’est dit rassuré quant à la coopération et l’appui de l’ensemble des pays membres afin que le Maroc puisse honorer son engagement à la tête de cette instance, avec l’espoir de tenir le prochain Sommet du FIT, prévu du 18 au 22 mai 2022 à Leipzig (Allemagne), dans des conditions habituelles et plus conviviales, comme à l’accoutumée.

Ghana: l’apport d’Ethiopian Airlines au développement magnifié

Ethiopian Airlines a été honorée pour « sa contribution exceptionnelle » au développement du Ghana dans le cadre de la coopération économique intra-africaine.La compagnie aérienne, qui dessert le marché ghanéen depuis des décennies, a remporté mercredi dernier le « Gold Award » dans la catégorie transport lors de la 15ème édition des « Ghana-Africa Business Awards ».

L’événement de cette année, organisé sous l’égide du ministère des Affaires étrangères et de l’Intégration régionale, marque la première édition des prix depuis l’entrée en vigueur de l’accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca).

Après des décennies de réflexions et des années de report, la Zleca est enfin opérationnelle, offrant à tous les pays africains, à l’exception de l’Erythrée, la possibilité d’avoir des échanges commerciaux dans le cadre d’un marché unique.

En tant que plus grande compagnie aérienne du continent, Ethiopian Airlines contribue à connecter les économies du continent et à faciliter le commerce et le tourisme.

Depuis le déclenchement de la pandémie de Covid-19, la compagnie a joué un rôle clé dans le transport de la logistique pour la santé et le fret alimentaire au Ghana.

Yemesrach Alemayehu, le Directeur régional de la compagnie aérienne éthiopienne pour le Ghana, le Libéria et la Sierra Leone, a déclaré : « Le prix démontre l’engagement continu de la compagnie aérienne envers le marché ghanéen. Nous sommes déterminés à faire de notre mieux chaque jour pour répondre aux attentes de nos clients ».

Climat des affaires : des partenaires appuient le Sénégal

Le Groupe Environnement des Affaires et Compétitivité (GEAC) des partenaires techniques et financiers donnent un coup de pouce au Sénégal pour l’amélioration de son environnement des affaires.Pour ce faire, ils se sont réunis avec le gouvernement le 27 mai dernier. Cette réunion, convoquée par le gouvernement du Sénégal, visait à lancer une discussion ouverte entre les partenaires techniques et financiers, le gouvernement et le secteur privé, sur des thématiques courantes relatives à l’emploi, à la formation professionnelle, aux initiatives de développement de l’entrepreneuriat, à l’engagement du secteur privé et à l’insertion professionnelle des jeunes.

« Le GEAC, présidé par le gouvernement des États-Unis, appuie les efforts du Sénégal pour renforcer l’environnement des affaires et la compétitivité économique du pays », rapporte un communiqué de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal.

Le ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Insertion, Dame Diop, a présidé la réunion aux côtés du directeur de l’USAID, Peter Trenchard, représentant le gouvernement américain.

« Cette réunion a été l’occasion d’identifier des points de convergence que le GEAC devra aborder dans son plan de travail annuel de 2021, notamment l’emploi des jeunes, l’entrepreneuriat et la formation professionnelle », poursuit le communiqué.

Il souligne que la rencontre a également été l’occasion, pour le gouvernement du Sénégal, de présenter son Programme d’Urgence pour l’Emploi des Jeunes et l’Intégration Socio-économique, récemment mis en place.

En avril dernier, le président Macky Sall avait procédé à une réorientation des allocations budgétaires, en vue de financer ce programme d’urgence dont le budget s’élève à 450 milliards FCFA pour les trois prochaines années (150 milliards pour cette année).

Cette réorientation budgétaire permettra de répondre aux besoins des jeunes en matière de développement de compétences et d’adéquation de l’emploi.

Banque Atlantique Côte d’Ivoire réalise un bénéfice net de 26 milliards FCFA en 2020

La Banque Atlantique Côte d’Ivoire a réalisé un bénéfice net de plus de 26 milliards FCFA au titre de l’exercice 2020.

Selon un communiqué transmis à APA, vendredi, les réalisations de la Banque au titre l’exercice 2020, ont été « marquées par un résultat bénéficiaire net de 26,189 363 milliards de FCFA ».

L’information a été donnée à l’issue d’une Assemblée générale ordinaire des actionnaires de la banque tenue le 25 mai dernier sous la présidence de M. Habib Koné, directeur général d’Atlantic Business International, représentant le président du Conseil d’administration.

« Les actionnaires ont approuvé l’ensemble des projets de résolutions qui leur ont été soumis », conclut le communiqué.

RSE : Bolloré a reversé plus de 2,7 millions d’euros en 2020

Le Groupe Bolloré présente le bilan annuel des actions de mécénat menées notamment dans le cadre de son programme « Earthtalent by Bolloré ».Au terme de l’année 2020, plus de 2,7 millions euros ont été collectés par les filiales du réseau et reversés à diverses associations de proximité. Au total, 369 projets à impact sociétal ont été réalisés dans 52 pays dont 76 % sur le continent africain et ont permis de toucher plus de 10.000 personnes.

En raison de la crise sanitaire du Covid-19, les entités du Groupe ont choisi en 2020 d’apporter leur aide financière, qui s’élève à plus d’un million d’euros, aux fonds d’urgence et aux communautés locales à travers des dons constitués principalement de masques de protection, d’équipements d’hygiène ainsi que de denrées alimentaires. Les projets en faveur de la jeunesse, placés au cœur du programme, ont reçu près de 545 000 euros de dons redistribués à 120 associations.

« Si la jeunesse reste l’axe prioritaire du programme Earthtalent by Bolloré, le Groupe a été amené à adapter ses priorités en 2020 pour venir en aide aux pays les plus vulnérables face à l’épidémie de Covid-19. Nous continuerons cette année de nous mobiliser pour maintenir nos engagements et mettre en place de nouveaux projets en synergie avec les différentes entités du Groupe », a déclaré Dorothée Van der Cruyssen, Directrice de l’Engagement solidaire international et Mécénat du Groupe Bolloré.

« Earthtalent By Bolloré » est le programme de solidarité du Groupe Bolloré en faveur de la jeunesse. Crée en 2010, il s’appuie sur son ancrage territorial développé à travers ses activités pour soutenir les projets d’associations de proximité principalement dans les domaines de l’éducation, la formation professionnelle et l’entrepreneuriat. En quatre ans, plus de neuf millions d’euros ont été reversés localement pour venir en aide chaque année à plus de 10.000 bénéficiaires.

Créé́ en 1822, le Groupe Bolloré figure parmi les 500 plus grandes compagnies mondiales, avec plus de 79 000 collaborateurs, répartis dans 130 pays et sur les 5 continents.

Grâce à sa stratégie de diversification basée sur l’innovation et sur le développement à l’international, il occupe aujourd’hui des positions fortes dans trois secteurs d’activité : le transport et la logistique, la communication, le stockage d’électricité et les systèmes.

Implanté dans de nombreux pays en transition, notamment en Afrique, le Groupe Bolloré participe à la croissance économique et au développement social des territoires sur lesquels il est présent.

Côte d’Ivoire: 20% des exportations de fèves de cacao et café attribué aux nationaux

Le gouvernement ivoirien a décidé d’attribuer 20% des exportations de fèves de café et de cacao aux exportateurs et transformateurs nationaux, qui connaissent de fortes difficultés économiques, dans l’optique de pérenniser leurs activités.

Le Conseil a adopté, mercredi, une communication relative aux difficultés rencontrées par les exportateurs et transformateurs ivoiriens de café et de cacao, qui sont éprouvés par d’énormes difficultés financières, selon le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly. 

« Face à cette situation, le Conseil a décidé de favoriser l’émergence de champions nationaux et de créer les conditions de la pérennisation de leur activité, et d’attribuer 20% des exportations de fèves aux exportateurs et transformateurs ivoiriens de café et de cacao », a dit M. Coulibaly. 

De ce fait, « les multinationales devront céder systématiquement 20% du volume de tout contrat de déblocage aux exportateurs et transformateurs nationaux sous forme de contrats internationaux », a-t-il ajouté.

Depuis la campagne de commercialisation 2016-2017, les opérateurs ivoiriens intervenant dans le négoce et la transformation du cacao, connaissent de fortes difficultés économiques et financières ayant provoqué la disparition d’environ 50% de ces opérateurs économiques.

Cette décision du gouvernement ivoirien intervient dans un contexte marqué par la pandémie de Covid-19 qui a affecté le secteur en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao avec 2,2 millions de tonnes.

Grande distribution: un groupe marocain veut faire de la Côte d’Ivoire un hub régional

Retail Holding, un groupe marocain qui a racheté à 100% la Compagnie de distribution de Côte d’Ivoire (CDCI), vient d’acquérir une plateforme logistique d’un coût de près de 762 millions Fcfa et ambitionne de s’étendre dans la région ouest-africaine à partir de la Côte d’Ivoire.

« Nous sommes un groupe extrêmement ambitieux et dynamique et nous voulons faire de la Côte d’Ivoire un hub de développement régional » a dit mercredi à Abidjan, Riad Laissaoui, le directeur général de Retail Holding, lors d’une conférence de presse.  

M. Riad Laissaoui a soutenu que la Côte d’Ivoire, première puissance économique de l’Uemoa, est pour le groupe « le bateau amiral de la région » et à partir du pays, il envisage le développement sur toute la région.

Depuis 2019, le groupe est actionnaire unique de CDCI et détient 100% du capital. Et « ce qu’on souhaite faire, c’est d’abord asseoir les fondamentaux, c’est-à-dire l’informatique, la logistique et les concepts, aux standards internationaux », a souligné M. Riad Laissaoui.

A partir de là, « nous comptons amorcer un développement ambitieux d’une vingtaine de magasins par an, d’abord sur la Côte d’Ivoire et puis sur les différents pays de la zone Uemoa (Union économique ouest et monétaire ouest-africaine», a-t-il poursuivi.

L’achèvement de la supply chain, sa plateforme logistique, située à PK 24, à 24 Km à l’Ouest d’Abidjan dans la zone industrielle agility, est « au cœur » de son fonctionnement. D’une superficie de 11.000 mètres carrés, elle est équipée selon les standards les plus modernes et internationaux.

« Cependant, elle ne nous appartient pas, nous sommes en location. Notre investissement est un investissement d’équipement de matériels de levage et de manutention ; et c’est à peu près 762 millions de Fcfa », a confié M. Laissaoui en marge de la conférence.  

Pour lui, « avoir le bon produit au bon moment, au bon endroit, c’est le cœur du business ». Parce que « historiquement », l’entreprise était dans un taux de service de 40% et, au lieu de 2500 références (articles) dans le magasin, il y a avait finalement que 800 références à chaque fois.  

«La supply chain est fondamentale, c’est le cœur de notre business. Donc, avoir une vraie plateforme aux standards internationaux, permet un approvisionnement aux standards internationaux et des volumes de sécurité pour servir nos magasins », a-t-il dit.  

« Aujourd’hui, nous sommes en train de vivre une révolution à travers cette plateforme » avec ce mode de fonctionnement logistique, le premier en Côte d’Ivoire dans le secteur de la grande distribution, a laissé entendre M. Laissaoui.

M. Rachid Doumal, le directeur général de la CDCI, qui a également animé la conférence de presse,  a noté que le rachat de cette chaîne de distribution de produits alimentaires et non-alimentaires« s’inscrit dans une perspective de développement ».  

« On compte d’abord stabiliser le concept en 2021 et fonctionner dans de meilleures conditions d’efficacité (et) à partir de 2022, on envisage d’ouvrir 20 magasins par an » jusqu’à l’horizon 2026 avec la création de 300 emplois par an, a-t-il mentionné.

Créée en 1989 par Unilever, la CDCI sera cédée à des actionnaires ivoiriens et libanais en 2002. Retail Holding et Amethis y injectent en 2014 des fonds à hauteur de 35% du capital, puis acquièrent 60% en 2017 avant de racheter la société à 100% en 2019.

Le groupe Retail Holding, fondé en 1985, est coté à la bourse de Casablanca à travers ses filiales LabelVie et Aradei Capital. Acteur économique majeur de référence et parmi les premiers employeurs en Côte d’Ivoire avec 1200 salariés, il a maintenu ses agents en dépit de la Covid-19.  

Namibie : du pétrole exploré dans le désert du Kalahari

Une entreprise canadienne a commencé ses activités de forage sur ce qu’on qualifie d’une découverte énorme de pétrole dans le désert du Kalahari, en Namibie, a appris APA mercredi.Le fondateur de ReconAfrica, Craig Steinke, a déclaré que la société basée à Vancouver forait une série de puits d’essai stratigraphiques pour prouver qu’il existe un système pétrolier actif dans la région qui s’étend du nord-est de la Namibie au nord-ouest du Botswana.

« Nous pensons réellement qu’il s’agit d’une ressource potentiellement très importante qui aidera à industrialiser le pays », a ajouté Steinke.

La société a estimé que les premières données indiquaient l’existence de plus de 100 milliards de barils de pétrole et de gaz dans la région, des ressources qui ont un rapport favorable, comparées aux réserves avérées de pétrole d’autres grands acteurs mondiaux.

Toutefois, cette importante découverte devrait provoquer un tollé parmi les organisations environnementales et culturelles car, la zone ciblée abrite deux sites du patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unie pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) et trois parcs nationaux.

Parmi ces sites figurent le delta de l’Okavango et les collines de Tsodilo.

Harare reprend des concessions minières inexploitées

Le gouvernement zimbabwéen a repris plus de 80 concessions minières à des entreprises qui n’ont pas utilisé leurs licences.Ces entreprises détentrices de licences minières utilisent leurs actifs à des fins spéculatives, a déclaré mercredi le ministre des Mines, Winston Chitando.

M. Chitando a confié au quotidien national « The Chronicle » que les concessions avaient été reprises dans le cadre de la politique du gouvernement dénommée « Utilise-le ou Tu le perdras ».

« Cette politique a été mise en œuvre. Nous aurons des annonces formelles en temps voulu », a ajouté Chitando, avertissant que les récupérations de poursuivaient contre ceux qui n’utilisent pas leurs concessions minières.

Il a révélé que les concessions reprises portaient sur les sous-secteurs de l’or, du charbon et du chrome. Les concessions minières reprises devraient être attribuées à d’autres entreprises désireuses de les exploiter immédiatement.

« Le Zimbabwe a précisé que ces actifs repris seraient affectés à des investisseurs potentiels qui veulent vraiment les utiliser à des fins productives », a poursuivi le ministre.

Les autorités zimbabwéennes ont annoncé l’année dernière qu’elles envisageaient également de redimensionner certaines des concessions ayant une base de ressources énormes et une durée de vie très longue, afin de les attribuer à d’autres investisseurs potentiels.

Afrique : des experts africains lancent le rapport alternatif sur l’Afrique (Rasa)

Cette nouvelle publication vise le renversement idéologique et épistémologique des analyses sur le continent, l’approfondissement et la diversification des enjeux et domaines adressés, et des indicateurs de mesure des progrès et de la souveraineté ́ des africains.Fini le kaléidoscope de rapports sur l’Afrique classant les pays du continent selon des critères et indicateurs exogènes et néo libéraux. Le Rasa est un rapport pour l’Afrique et par l’Afrique. Porté par des personnalités et scientifiques africains de haut niveau, cette initiative élabore des études « qui reflètent réellement la sensibilité ́et le vécu des africains dans les différents milieux où ils se trouvent ».

Selon ses initiateurs, l’objectif du Rasa est de contribuer, de manière décisive, à la consolidation des transformations à l’œuvre dans les sociétés et institutions africaines vers l’autonomie et la souveraineté. Il s’agit, précisent-ils, de rendre visible les dynamiques et mutations à l’œuvre sur le continent, notamment celles qui sont portées par les africains dans leur majorité et leur diversité.

Rasa veut par ce biais aussi rendre visible et renforcer les véritables transformations sociétales qui sont irriguées par un esprit décomplexé, et des capacités d’innovation et de conquête de leur autonomie dont rendent compte trop peu les rapports sur l’Afrique et leurs instruments.

Ainsi, les débats et espaces de définition de stratégie ou de politiques seront alimentés et enrichis par des connaissances endogènes et qui font sens pour les africains. Ces dernières seront produites sur une base crédible et valorisant les innovations propres aux africains et renforçant leur autonomisation.

Le Rasa est également une réponse aux insuffisances des capacités prospectives des institutions africaines et des acteurs qui sont les moteurs des dynamiques du continent. Il va informer les projections africaines sur le futur dans un contexte de retour à la planification à long terme aux échelles nationales et continentales.

Le Rasa sera un instrument de mesure des progrès des plans à long terme et des insuffisances dans le sens de la souveraineté ́ de ces projections vers le futur.

Le Rapport alternatif sur l’Afrique (RASA) Numéro Un interroge la situation et les évolutions souhaitables du continent africain sous le prisme de la souveraineté. Sa publication survient dans un contexte marqué par une lourde crise sanitaire et économique, la confirmation de notre dépendance intellectuelle et stratégique comme le dernier sommet de Paris sur les économies africaines vient de le démontrer.

Le Rapport alternatif sur l’Afrique (Rasa) est une nouvelle initiative essentielle d’institutions africaines et internationales de renom (Enda Tiers Monde, Forum du Tiers Monde, CODESRIA, TRUSTAFRICA, Institut International pour la Démocratie et l’Assistance Electorale (IDEA), l’AFARD (Réseau des femmes africaines pour la recherche et le développement), l’Institut des Futurs Africains (IFA), Fondation Rosa Luxembourg, LEGS AFRICA, l’Alliance pour la Refondation de la Gouvernance en Afrique (ARGA), West Africa Think tank (WATHI), Institut Africain de la Gouvernance (IAG), Institut de Prospective Agricole et Rurale (IPAR), etc.).

Sénégal : la Banque mondiale au chevet des chaînes de valeur

L’institution financière internationale vient d’allouer un financement de 125 millions de dollars, soit 80 milliards de FCFA, pour aider le Sénégal à améliorer la compétitivité de certaines chaînes de valeur, les capacités des micros, petites et moyennes entreprises (MPME) et les investissements du secteur privé dans le pays.Ce financement est destiné au programme gouvernemental « Accélérer la compétitivité et la création d’emploi », informe le communiqué de la Banque mondiale parvenue ce mardi à APA.

Le programme soutiendra à la fois les petites entreprises informelles et les PME plus formelles à travers des canaux dédiés tels que le système de garantie partielle de crédit, l’accès au financement à long terme et les subventions de contrepartie pour l’adoption de technologies et l’amélioration de la productivité, précise la note.

Par ailleurs, poursuit le document, il s’agira de renforcer la compétitivité au niveau des chaînes de valeur incluant tous les types et toutes les tailles d’entreprises participant aux chaînes de valeur.

L’économie sénégalaise a été impactée par la Covid-19 à plusieurs niveaux. « Pour stimuler la reprise économique et mieux la rebâtir, il sera important de renforcer la compétitivité des secteurs clés en mettant l’accent sur les exportations, d’améliorer la productivité des MPME et l’adoption des technologies, et d’introduire des mécanismes de financement performants tels que des garanties partielles de crédit et des fonds de participation public-privé », ont-ils indiqué les chefs de l’équipe du projet de la Banque mondiale, Meriem Ait Ali Slimane et Laurent Gonnet, cités par le communiqué.

Dans ce contexte où le Sénégal fait face à plusieurs défis dus à la pandémie de la Covid-19, « ce projet soutient la création d’emplois plus nombreux et de meilleure qualité en améliorant la compétitivité et la productivité du secteur privé, l’accès au financement et à l’investissement à long terme, et des infrastructures plus durables », a déclaré le Directeur des opérations de la Banque mondiale au Sénégal, Nathan Belete.

La présidente de la BERD en visite au Maroc en mode virtuel les 24 et 25 mai

La présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), Odile Renaud-Basso, entamera sa première visite officielle au Maroc les 24 et 25 mai en format virtuel, annonce vendredi un communiqué de la BERD.Lors de cette visite, la patronne de la BERD aura des entretiens avec plusieurs membres du gouvernement, des opérateurs du secteur privé et des acteurs de la société civile, précise la même source.

« La BERD s’est engagée à soutenir la reprise économique, l’intégration régionale et le potentiel d’économie verte du Maroc et à promouvoir l’égalité des chances, en particulier pour lutter contre le chômage des jeunes et traiter les questions de genre », a affirmé la présidente de la BERD citée dans le communiqué.

Et d’ajouter : « nous sommes impatients de continuer à renforcer notre partenariat dans le cadre d’une nouvelle stratégie, qui complétera le plan de relance économique post-Covid-19, ainsi que le nouveau modèle de développement économique sur lequel le Maroc travaille ».

En 2020, la BERD a apporté son soutien au Maroc en injectant 750 millions d’euros en termes d’investissement, rappelle la même source.

Kagamé, Mactar Diop et la Dg de l’OMC à un panel sur l’Afrique

Le panel virtuel est prévu le 25 mai à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique.La rencontre réunira, entre autres panélistes, le président rwandais, Paul Kagamé, le Directeur général de la Société financière internationale (IFC), Mactar Diop, la Directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Ngozi Okonjo-Iweala, le Président du groupe United Bank for Africa (Uba), Tony O. Elumelu.

Le panel sera axé sur le thème « L’Afrique vers le monde » et tenu dans le cadre de l’édition 2021 de « Uba Conversations ».

« À une époque où le leadership africain dans les organisations internationales est sans précédent, les +UBA’s Africa Conversations+ offrent l’opportunité à un public africain et mondial d’écouter directement nos éminents panelistes aborder la relation de l’Afrique avec le monde, les opportunités et des défis », rapporte un communiqué de presse.

Il souligne qu’ayant comme modérateur Tony O. Elumelu, Président du groupe UBA et fondateur de la Fondation Tony Elumelu, les discussions porteront sur le développement de l’Afrique dans les domaines de l’économie et de la finance, du commerce, de la santé et sur l’unité du continent.

La Journée mondiale de l’Afrique est célébrée depuis 1963 tous les 25 mai sur le continent africain et dans le monde entier. Cette journée a été instituée par l’Organisation de l’unité africaine (OUA) devenue l’Union africaine (UA) pour promouvoir l’unité, la diversité et la beauté de l’Afrique et de ses habitants.

Services financiers: le Burkina à l’école sénégalaise

Une délégation burkinabè est en séjour à Dakar pour s’inspirer de l’expérience sénégalaise en vue de mener à bien son projet de mise en place d’un Observatoire de la qualité des services financiers (OQSF).Le Sénégal dispose d’une longue expérience de médiation dans les litiges opposant les citoyens et les promoteurs des services financiers.

Selon le Directeur exécutif de l’OQSF Sénégal, Habib Ndao, grâce au « travail important » abattu par son organisation, « les banques et les assurances ont fait des efforts importants et sont devenues plus réceptives qu’auparavant. Une clientèle exigeante et des produits nouveaux ont vu le jour. Nous avons réussi à dénouer des litiges financiers qui auraient pu atterrir devant les tribunaux. Donc l’expertise est là. »

Cela justifie l’intérêt du Burkina Faso dont une délégation d’une dizaine de personnes a rencontré, jeudi soir, les associations des consommateurs sénégalais et l’OQSF pour échanger sur les modalités de l’installation d’un Observateur de la qualité des services financiers, l’identification et l’exploration des pistes de collaboration.

La rencontre d’hier a également servi de cadre d’identification des goulots d’étranglement, tels que l’asymétrie d’informations entre les clients et les banques, l’indisponibilité des informations sur les comptes, les tarifications bancaires et les coûts de crédits.

Pour la cheffe du Département des politiques des partenariats et de la Coordination des interventions au Secrétariat permanent de la promotion de l’inclusion financière, Nikima Corine, à la tête de la délégation burkinabè, son pays ne pouvait pas choisir meilleur partenaire que le Sénégal.

« Dans le cadre la stratégie nationale de l’inclusion financière, nous allons vers la mise en place d’un observatoire de la qualité des services financiers. C’est pour cela que nous sommes venus profiter de l’expérience sénégalaise. C’est le précurseur dans la sous-région. Nous avons également le même environnement. Donc, exemple ne pouvait être plus pertinent », a souligné Mme Corine.

La Côte d’Ivoire est le deuxième pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) à se doter d’un OQSF. L’objectif final est d’en disposer un dans chacun des pays qui composent la zone Uemoa.

L’Observatoire de la Qualité des Services Financiers (OQSF) est un organisme public qui trois fonctions essentielles: promouvoir la qualité des services financiers ; favoriser l’amélioration de la qualité de la relation entre opérateurs de services financiers et usagers et assurer la mission de médiation.

La labellisation en Genre et compétitivité des entreprises expliquée à Abidjan

La conseillère spéciale du chef de l’Etat ivoirien, en charge du Genre, Euphrasie Yao, a expliqué jeudi à Abidjan, l’importance de la labellisation en Genre et compétitivité des entreprises publiques, privées et des institutions.

Lancé depuis le 18 février 2021, le Label du Genre et de la compétitivité en vue de la qualité, a été expliqué au cours d’un atelier impliquant des entreprises et des instituions.

En marge de cet atelier, Mme Euphrasie Yao a indiqué à la presse que les ONG sont concernées par cette labellisation, avant d’ajouter « on va tester avec plusieurs structures de différentes catégories comme on a fait pour l’ingénierie du Genre ».

« On a déjà une vingtaine de demandes », a indiqué Mme Euphrasie Yao,  seule femme titulaire de la Chaire Unesco  appelée « Eau, femmes et pouvoir de décisions », mentionnant que la phase pilote sera engagée selon la disponibilité des experts. 

« Il y a 60% des entreprises qui nous ont dit qu’elles voulaient mieux comprendre et surtout le système, il y a 20% qui se sont engagées et il fallait qu’on les suive », a-t-elle expliqué, notant qu' »il y a encore 20% qui sont restées sans décision ».

Cette rencontre est la première dans le cadre du suivi-évaluation du projet, a-t-elle poursuivi, faisant observer qu’il s’agit d' »un dispositif très autonome parce que c’est un label qui se veut mondial compte tenu de la position de la Chaire Unesco +Eau, femmes et pouvoir de décisions+ ».

Elle a soutenu qu’il y a un « organe de gestion qui va contrôler tout ce qui est de la gestion pour ne pas que l’écosystème nous échappe, parce que c’est une science » qui admet inéluctablement une stratégie. 

Il y a aussi un organe d’accompagnement comprenant « des entreprises, des experts que nous allons agréer selon le cœur de notre label et qui vont aller vers les entreprises et les institutions pour les accompagner dans leur labellisation », a ajouté Mme Euphrasie Yao.

Ensuite, dira-t-elle, « il y a l’organe de certification qui va venir certifier l’entreprise et ce, sur une période, soit de six mois ou 18 mois, selon les acquis de l’entreprise qui veut se faire labéliser ». Et, toutes les entreprises sont concernées quelle que soit leur taille.

À ce jour, « il y a de plus  de grandes entreprises que de plus petites qui ont fait la demande et  (ici) dans la salle, il y a une vingtaine d’entreprises qui veulent se labéliser, soit pour se faire connaitre ou pour gagner en notoriété, soit pour la rentabilité », a-t-elle révélé.

« Après cette rencontre, il faut qu’on commence à labéliser au moins deux à quatre entreprises », a-t-elle lancé, tout en se félicitant de que la Côte d’Ivoire n’a « pas copié » sur un autre État ce modèle de certification.

« On l’a inventé, on l’a créé et il faut des entreprises pilotes pour montrer les résultats aux autres, car la finalité est que ces entreprises soient fortes et performantes pour que les économies de tous nos Etats deviennent performantes », a-t-elle avancé.

Mme Euphrasie Yao,  ex-ministre de la Femme, est la coordonnatrice du Compendium et des compétences féminines de Côte d’Ivoire.

Dakar candidate à l’organisation du Forum Mondial de l’Economie Sociale

Soham El Wardini, la maire de Dakar, a officialisé ce jeudi la candidature de la capitale sénégalaise pour abriter la 6e édition du Forum Mondial de l’Economie Sociale et Solidaire prévue en 2023.Avec l’ensemble du Conseil municipal, le successeur de Khalifa Ababacar Sall souhaite « faire de cette candidature de Dakar, celle de l’espoir, de l’écologie et de l’économie verte, de l’humanisme et de l’innovation sociale ».

La ville de Mexico, au Mexique, accueille 4 au 8 octobre 2021 la cinquième édition du Forum Mondial de l’Economie Sociale et Solidaire. Le thème retenu est « Gouvernements locaux et économie sociale : co-création de voies pour une économie verte et inclusive ».

Sur son site visité à APA, le Forum Mondial de l’Economie Sociale (GSEF) se présente comme une association internationale de gouvernements locaux et de réseaux de la société civile engagés dans la promotion de l’économie sociale et solidaire (ESS) en tant que moyen de parvenir à un développement local inclusif et durable.

Energie : la Cedeao en conclave au Ghana

Les institutions énergétiques de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (EDEAO) se réunissent à Accra.La réunion de coordination de deux jours s’est ouverte ce jeudi 20 mai dans la capitale ghanéenne pour passer en revue l’état de la fourniture d’énergie en Afrique de l’ouest.

Selon une déclaration publiée par le Département de la communication de l’Autorité régionale de régulation de l’électricité de la Cedeao, la réunion recevra entre autres des mises à jour spécifiques sur l’état du marché régional de l’électricité de la CEDEAO sur lequel il y a eu des activités accrues, pour préparer le lancement de la seconde phase.

« En outre, la réunion discutera de l’état de mise en œuvre des projets prioritaires du plan directeur de la CEDEAO 2019 à 2033, le programme d’alimentation électrique de secours, ainsi que la construction du projet du WAPP-ICC (Centre d’information et de coordination du pool énergétique ouest-africain) qui est basé à Calavi près de Cotonou en République du Bénin », explique un communiqué.

Il ajoute que les participants seront également informés des progrès relatifs aux opérations de gazoduc en Afrique de l’Ouest, de l’interconnexion Est au niveau du Ghana, à la nouvelle méthodologie de tarification et aux questions relatives au renforcement de l’approvisionnement en gaz.

Parmi les autres questions à examiner lors de la réunion, selon le communiqué, figurent l’amélioration du paiement des livraisons d’approvisionnement en gaz, le renforcement des ressources humaines de l’ARREC et la résolution du problème du siège de l’Autorité régionale de régulation de l’électricité de la CEDEAO (ERERA) basée à Accra, ainsi que les activités liées au développement des infrastructures physiques d’énergie renouvelable dans les Etats membres.

« Les institutions énergétiques de la CEDEAO fourniront chacune des mises à jour sur la mise en œuvre des recommandations de leur dernière réunion qui s’est tenue en novembre 2018 à Cotonou. L’une de ces recommandations sur une synergie accrue entre les agences concernant la mise en œuvre du programme de gouvernance de l’énergie en Afrique de l’Ouest (AGoSE-AO), qui a été lancé en mai 2018 et est financé par le Fonds européen de développement à hauteur de 32 millions d’euros », note le communiqué.

Le programme AGoSE-AO devrait contribuer à améliorer la gouvernance du secteur de l’énergie dans les Etats membres de la Cedeao et assurer la mise en place d’un cadre institutionnel et réglementaire favorable à la promotion des investissements dans le secteur.

Une partie du mandat de l’ARREC est de promouvoir un environnement propice à attirer les investisseurs dans la région de la Cedeao.

Côte d’Ivoire: déclaration « obligatoire en ligne » du rapatriement des recettes d’exportation

La déclaration de rapatriement des recettes d’exportation en Côte d’Ivoire s’effectuera de façon obligatoire en ligne dès le 1er juillet 2021, selon une note du Trésor.

« Cette nouvelle disposition, obligatoire, s’appliquera notamment à toutes les banques ainsi qu’a tous les exportateurs, transitaires ou commissionnaires agréés en douanes », précise la note. 

La Côte d’Ivoire qui veut se conformer aux normes de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) qui est de 80% en la matière, a décidé de la dématérialisation complète de la procédure de déclaration de rapatriement des recettes d’exportation à compter du 1er juillet 2021.

Pour faciliter cette dématérialisation,  le Comité national de suivi du rapatriement des recettes d’exportation (CNSSRE) et le Guichet unique du commerce extérieur (GUCE) ont développé un module en ligne de suivi du rapatriement des recettes d’exportation.

Dans cette optique, le  directeur général du Trésor et de la Comptabilité Publique, Jacques Konan Assahoré, président dudit Comité, a instruit les exportateurs, les banques et les transitaires ou commissionnaires agréés en Douanes, qu’à compter du 1er juillet 2021, « tous les rapatriements des recettes d’exportation devront être obligatoirement déclarés en ligne, via la plateforme du Guichet Unique du Commerce Extérieur ».

Cette dématérialisation devrait permettre d’une part d’assurer l’adéquation des données fournies par les banques et celles émanant des exportateurs et d’autre part, un meilleur suivi du rapatriement des recettes d’exportation par les autorités monétaires et de contrôle (Douanes, Trésor Public, Banque Centrale).

Les efforts d’un pays en vue de l’amélioration du taux de rapatriement des recettes ont déjà permis la mise en place du CNSSRE en 2014, avant l’adoption, en 2018, par le Comité du module de suivi en ligne du rapatriement des recettes d’exportation.

 Le rapatriement des recettes d’exportation, qui joue un rôle clé  dans les échanges avec l’extérieur, alimente les réserves de change de la BCEAO.

Ces réserves sont indispensables à tout État, car elles permettent au pays d’honorer ses engagements avec l’extérieur et d’assurer le règlement des factures d’importation, le service de la dette extérieure et le paiement des dividendes aux non-résidents.