Assemblée nationale ivoirienne: 4 candidats briguent la présidence

Quatre candidats sont en lice pour la présidence de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, dont le président sortant de l’institution, Amadou Soumahoro (Rhdp, pouvoir), selon une note de l’institution transmise lundi à APA.

M. Amadou Soumahoro, cadre du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) a déposé son dossier de candidature, ainsi que deux autres membres du parti au pouvoir, Konaté Vassiriki et Mme Mariam Traoré.

L’opposition a, elle, présenté un seul candidat pour la présidence de l’Assemblée nationale ivoirienne, Mme Eliane Nzi Nda Affoué, issue du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci). L’on note cependant aucun candidat indépendant en lice. 

L’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale ivoirienne pour la législature 2021-2025 est fixée à mardi suivie de l’ouverture solennelle de la première session ordinaire le 1er avril 2021. 

Sur 255 députés que compte l’Assemblée nationale ivoirienne, 249 participeront à la séance inaugurale le 30 mars 2021 et à l’ouverture solennelle de la première session ordinaire, du fait que six sièges ne sont pas encore pourvus.

Le président sortant, Amadou Soumahoro, a remplacé en mars 2019 Guillaume Soro, à la suite de sa démission le 8 février. M. Soro avait rendu le tablier après avoir refusé d’intégrer le Rhdp, coalition au pouvoir, lors de sa constitution.  

Côte d’Ivoire: Abdourahmane Cissé nommé secrétaire général de la présidence (officiel)

Le ministre ivoirien du Pétrole, de l’Énergie et des énergies renouvelables, Abdourahmane Cissé, a été nommé lundi secrétaire général de la présidence de la République, selon un décret lu par le directeur de Cabinet du chef de l’Etat, Fidèle Sarassoro.

Le président de la République a procédé ce lundi 29 mars 2021 à la signature d’un décret portant nomination de M. Abdourahmane Cissé en qualité de ministre, secrétaire général de la présidence de la République », a déclaré M. Fidèle Sarassoro, devant la presse.

Il remplace M. Patrick Achi, précédemment ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République de Côte d’Ivoire, nommé Premier ministre vendredi, à la suite du décès du Premier ministre Hamed Bakayoko, le 10 mars 2021.

Ingénieur de formation, Abdourahmane Cissé est diplômé de l’École polytechnique de France et de l’Institut français du Pétrole. Cet trader, dans la banque d’Affaires Goldman Sachs International, a été nommé en novembre 2013 ministre auprès du Premier ministre chargé du Budget. Il devient à 32 ans le plus jeune ministre du gouvernement ivoirien. 

RD Congo : Félix Tshisekedi en visite au Qatar

Le chef de l’Etat congolais a été reçu, ce lundi 29 mars, au palais princier de Doha par l’Emir du Qatar Tamin Bin Hamad.Historique. Félix Tshisekedi est le tout premier président de la République démocratique du Congo à « être reçu par l’Emir du Qatar ». En effet, le successeur de Joseph Kabila a eu « un tête-à-tête » avec Tamin Bin Hamad suivi d’ « une séance de travail élargie aux experts des deux pays ».

Au terme de cette rencontre, annonce la Présidence de la RDC, « de nombreux accords et protocoles d’entente ont été signés (entre autres) dans le domaine de la coopération économique, commerciale et technique ainsi que dans celui de la coopération aéronautique et maritime ».

Les accords entre ce pays de l’Afrique centrale et le Qatar « portent notamment sur la protection des investissements massifs, la modernisation et le développement des infrastructures aéroportuaires, portuaires ainsi que le renforcement des capacités des experts sectoriels congolais ».

Côte d’Ivoire: élection du nouveau président de l’Assemblée nationale mardi

L’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire pour la législature 2021-2025 est fixée mardi suivie de l’ouverture solennelle de la première session ordinaire le 1er avril 2021, a annoncé lundi à la presse le secrétaire général de l’institution, Alain Acakpo-Addra.Sur 255 députés que compte l’Assemblée nationale ivoirienne, 249 participeront à la séance inaugurale le 30 mars 2021 et à l’ouverture solennelle de la première session ordinaire, du fait que six sièges ne sont pas encore pourvus, a fait savoir M. Alain Acakpo-Addra.  

Au cours de la séance inaugurale, aura lieu l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale. Le président de l’Assemblée nationale est élu pour la durée de la législature au scrutin uninominal secret à la majorité absolue des députés présents, au premier tour.

Si cette majorité absolue n’est pas obtenue au premier tour, seuls les deux candidats ayant obtenu le plus de voix se présentent à un deuxième tour qui a lieu au plus tard dans les 15 jours suivant le premier tour.

Une fois terminée, cette élection marque la constitution de la nouvelle Assemblée nationale. Ensuite, le nouveau président convoque la cérémonie solennelle d’ouverture de la session ordinaire qui se déroulera du 1er avril au 31 décembre 2021.

A l’occasion de l’ouverture solennelle de la session ordinaire, le nouveau président élu délivrera un important discours de sa politique d’orientation à la tête de l’Assemblée nationale. L’élection des députés de la législature 2021-2025 a eu lieu le 6 mars 2021. 

Sahara marocain: Comment le Kenya s’est fait avoir au sein de l’UA

L’ambassadeur marocain au Kenya explique en exclusivité pour APAnews comment la représentante du Kenya a cédé aux pressions algériennes lors d’une réunion récente de l’Union africaine au sujet du Sahara marocain.  Propos recueillis par Hicham Alaoui

Lors de la réunion de Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), tenue le 9 mars 2021, la Représentante permanente du Kenya auprès de l’organisation panafricaine « avait totalement manqué le rendez-vous ». « Soumise aux pressions algériennes, elle n’a pas pu envisager que la majorité des membres du CPS voteraient contre son communiqué anti-marocain. Alors, elle a fini par compromettre son président dans des situations aux conséquences graves dans le futur », a révélé, dans une déclaration exclusive à APA, l’ambassadeur du Maroc au Kenya et au Burundi, El Mokhtar Ghambou.

Ce texte est sans valeur juridique, car la majorité des Etats membres du CPS n’ont pas validé son contenu, et ont soumis des amendements de fond et des remarques substantielles marquant l’existence d’un désaccord patent à son sujet, a-t-on appris de source diplomatique marocaine. 

Selon le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, « ce communiqué est le fruit de manœuvres et d’irrégularités qui ont entaché la procédure d’adoption » surtout que la réunion du CPS a eu lieu le 9 mars, alors que le document est sorti le 18 du même mois, soit une dizaine de jours plus tard. 
« Pendant tous ces 10 jours, la majorité du Conseil avait rejeté par écrit ses conclusions. Il se peut que de force ou par le fait accompli, le texte a été modifié », a-t-il dit. Cette réunion du CPS « a été déjà entachée de plusieurs irrégularités et suscite beaucoup d’interrogations sur son contexte, ses visées et ses arrière-pensées », a-t-il noté, soulignant que les débats ont montré que « l’Afrique a une position claire, qui est celle de soutenir les efforts des Nations Unies pour trouver une solution à la question du Sahara ». 

Le ministre a d’ailleurs affirmé que « le Maroc ne se sent ni concerné ni intéressé par le communiqué qui a sanctionné la réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, tenue le 9 mars 2021 sur la question du Sahara marocain ». 

Il s’agit d’un « non-événement » pour le Maroc, qui continue à travailler au sein de l’UA dans le cadre de la décision 693 de l’Union », selon le ministre marocain qui rappelle que « le dossier du Sahara marocain est soumis aux Nations-Unies, et que la Troïka est la seule habilitée à suivre la question du Sahara ».

M. Bourita n’a pas manqué de souligner la satisfaction du Maroc sur le fait que la majorité des Etats membres du CPS, ainsi que la Commission de l’UA soient restés fidèles à la légalité et à la légitimité, en défendant lors de la réunion du CPS du 9 mars la validité et la pertinence de la décision 693 de l’Union en tant que seul cadre de l’UA pour suivre la question du Sahara marocain.

La solution doit refléter « la position nationale des deux tiers des pays africains qui ne reconnaissent pas l’entité fantoche autoproclamée par les séparatistes du polisario », a dit le ministre, rappelant que la plupart des pays africains soutiennent la marocanité du Sahara. « Donc pour nous c’est un non-événement », a-t-il martelé.

Côte d’Ivoire: Patrick Achi nommé Premier ministre

Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, a confirmé vendredi, au poste de Premier ministre, Patrick Achi, ministre d’Etat et secrétaire général de la présidence, qui assurait l’intérim de Hamed Bakayoko, décédé le 10 mars 2021.

« Le président de la République, Alassane Ouattara a procédé ce vendredi 26 mars 2021 à la signature du décret portant nomination de Patrick Jérôme Achi en qualité de Premier ministre, chef du gouvernement », a déclaré Fidèle Sarassoro, directeur de Cabinet du président ivoirien. 

Suite à cette nomination, « le président de la République demande au Premier ministre de lui proposer un nouveau gouvernement dans les meilleurs délais », a ajouté M Fidèle Sarassoro, dans une déclaration. 

Le nouveau Premier ministre ivoirien Patrick Achi a été été nommé Premier ministre par intérim le 8 mars 2021. 

Divergence de vues entre Nicéphore Soglo et Talon, deux modèles socio-politiques

L’ancien chef d’Etat béninois, Nicéphore Soglo, a récemment défrayé la chronique via des attaques répétées contre le président Patrice Talon, faisant sienne la position de l’opposition qui considère que le pays fait face à une dérive autocrate.

Une accusation qui résume la fracture entre les « anciens » et les « modernes » dans l’appréhension de la démocratie béninoise. Les enjeux démocratiques, aujourd’hui, intègrent plusieurs paramètres en raison de nouvelles contraintes socio-politiques.     

Nicéphore Soglo, adossé à sa famille, est une personnalité importante et populaire au Bénin. En tant que premier président du Bénin démocratique au sortir de la dictature, en 1991, sa voix bénéficie d’une aura particulière. 

Il était jusqu’en 2017 l’un des principaux soutiens de Patrice Talon, jusqu’à leur rupture après les poursuites engagées contre son fils Léhady Soglo, alors maire de Cotonou, pour abus de fonction. Ces poursuites aboutirent à sa révocation de la mairie et à des poursuites judiciaires. 

Peu de temps avant, Léhady Soglo avait été évincé de son propre parti, fondé par ses parents, du fait d’une gestion jugée solitaire et peu efficiente. Un double affront que n’a jamais pardonné le clan Soglo à Patrice Talon, jugé être l’architecte de cette disgrâce. 

Inflation des partis politiques

On peut croire Nicéphore Soglo quand il déclare dans la presse ne rien avoir de personnel contre Patrice Talon. Car en réalité, les épisodes d’affrontements passés et actuels sont l’épiphénomène d’une divergence de vues fondamentale, non pas entre deux hommes mais entre deux modèles sociaux-politiques. 

De fait, l’ex-président béninois pourrait être vu comme le parangon (modèle) de la « première République » du Bénin, une démocratie nouvelle fondée sur une inclusivité ethnique et régionale, formellement niée sous le régime précédent. 

Cette volonté d’inclusivité démocratique s’est traduite dans les modes de scrutin et le découpage des circonscriptions électorales; ces dernières favorisant clairement des élections sur une base locale, ethnique puis régionale. 

Dans un pays marqué par un passif ethno-régional fait de rivalités parfois conflictuelles mais aujourd’hui relativement apaisées, la mathématique ethnique électorale ne comportait pas de danger réel en termes de stabilité ; elle permettait au contraire une participation forte à la vie politique béninoise pour l’ensemble des communautés. 

Ce choix primordial d’une construction démocratique sur une base communautaire a fini par montrer ses limites. En effet, l’inflation de partis politiques (près de 200), construits sur des bases ethno-régionales voire hyper-localistes, a fini par brouiller la vie politique. 

Il en résultait une diversité telle à l’Assemblée nationale que les gouvernements étaient issus de grandes coalitions particulièrement fluctuantes… d’où une forte instabilité. 

Nécessaire modernisation

Ce climat peu propice à des politiques de long terme prêtait largement le flanc au clientélisme et à la corruption. De facto dans les années 2000, le Bénin était considéré comme l’un des pays les plus « corrompus » d’Afrique. 

Ceci explique les réformes constitutionnelles, votées en 2019, prévoyant des restrictions (budgétaires et humaines) dans les conditions d’obtention du statut de parti politique et mettant également en place un système de parrainage d’élus.

Le président Patrice Talon s’est clairement employé à professionnaliser la vie politique autour des quelques formations incitées à s’organiser sur une base nationale intercommunautaire et non plus régionale ou inter-communale. 

Cependant, M. Talon ne semble pas nier le fait ethnique et localiste :  les découpages électoraux locaux, notamment communaux, n’ont en effet pas vraiment changé. L’objectif semble donc de concilier identités régionales ancestrales et concept de Nation au sens contemporain.

C’est bien deux visions politiques, voire deux visions du monde, qui s’affrontent, l’une clanique et reposant sur des équilibres communautaires fluctuants ; et l’autre transversale, avec un référentiel national primant sur les identités locales, sans pour autant les nier. 

Le modèle de Patrice Talon sera-t-il plus probant ? S’il est trop tôt pour le dire, il est certain qu’une partie de l’opposition refuse catégoriquement ce constat, quitte à tout mettre en œuvre pour l’en empêcher. 

Comme porter des accusations de dérive autocratique, voire de tentatives criminelles à l’encontre du président en exercice. Ce qui, en contexte électoral, ne peut qu’exacerber les tensions internes du pays. 

Côte d’Ivoire: le scrutin législatif sera repris dans 4 circonscriptions électorales

Le scrutin législatif ivoirien du 6 mars 2021 sera repris dans quatre circonscriptions électorales suite à une décision du Conseil constitutionnel, a annoncé jeudi la Commission électorale indépendante (CEI).

« Suite aux contestations dont le Conseil constitutionnel a été saisi, dans le cadre du contentieux électoral, les résultats des élections ont été annulés dans quatre circonscriptions électorales », indique un communiqué de la CEI. 

Il s’agit de la circonscription n°011, Gbelo, Gouekan, Koonan, Ouaninou, Saboudougou et Santa communes et sous-préfectures; la circonscription n°085 concernant Atoutou et Jacqueville communes et sous-préfectures.

La circonscription n°148, à savoir Dabouyo et Gueto communes et sous-préfectures a été également annulée ainsi que la circonscription n°174, Dogbo et Grang-Bereby commune et sous-préfecture.

Le scrutin à Dabou, à l’Ouest d’Abidjan, une commune réputée comme le fief du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), a été remporté par Emmanuel Esis Esmel, candidat du Rhdp (pouvoir). Suite à une plainte, le Conseil constitutionnel a confirmé sa victoire. 

En attendant la reprise des élections dans ces quatre circonscriptions électorales, « les résultats provisoires précédemment proclamés le 09 mars 2021, sont devenus définitifs » pour les autres localités, déclare la CEI. 

Par conséquent, « sont déclarés définitivement élus, les candidats dont l’élection n’a pas été annulée par le Conseil constitutionnel », précise la CEI, annonçant que la liste nominative des députés élus pour la législature 2021-2025 sera transmise à l’Assemblée nationale.

De nouvelles élections seront organisées à une date ultérieurement dans ces quatre circonscriptions électorales où les résultats du scrutin initial ont été annulés, ainsi que dans les circonscriptions n°203 Séguéla commune, dont le siège est vacant suite au décès du Premier ministre Hamed Bakayoko. 

 Par ailleurs,  la CEI annonce qu’un scrutin sera organisé dans la circonscription n°097 Arikokaha, Niakaramandougou et Tortiya communes et sous-préfectures où il avait été sursis à la tenue du scrutin. 

La CEI a proclamé solennellement le 09 mars 2021, les résultats provisoires des élections des députés à l’Assemblée nationale du 06 mars 2021. Selon le dispositif légal, le Conseil constitutionnel valide définitivement les résultats après examens. 

Tchad : Saleh Kebzabo, figure de proue de la résistance

Le leader de l’opposition, du haut de ses 73 ans, se démultiplie pour barrer la route à Idriss Déby Itno qui brigue un 6e mandat présidentiel le 11 avril prochain.Faire tomber le maréchal du Tchad de son piédestal. C’est le rêve fou de Saleh Kebzabo. Au pouvoir depuis 31 ans, Idriss Déby Itno sera finalement confronté après plusieurs désistements à six adversaires. Il s’agit de Romadoungar Nialbé Félix, de Brice Mbaimon, de Pahimi Padacket Albert, de Lydie Beassemda, de Yombombé Théophile et d’Alladoum Baltazar.

Candidat malheureux à quatre reprises, Saleh Kebzabo s’est résigné à retirer de la course au Palais rose suite aux évènements tragiques du 28 février 2021. Pour autant, le chef de file de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Renouveau (UNDR) ne rend pas les armes : « Aujourd’hui, je ferai un direct sur ma page pour lancer un appel à la marche pacifique le samedi 27 mars et donner quelques indications pratiques. Avec courage et détermination, la lutte continue », a-t-il posté sur le réseau social Twitter.

Plus que jamais, M. Kebzabo veut assumer ses responsabilités car « dans la situation que (le Tchad) traverse en ce moment, l’opposition démocratique a besoin d’un guide pour rassembler et traverser le chemin d’avenir ».

L’opposant historique à Idriss Déby est persuadé que ce dernier « n’acceptera jamais de quitter le pouvoir s’il n’y est pas contraint ». C’est pourquoi il envisage de rendre le Tchad ingouvernable en amplifiant « les tensions qui sont déjà en cours dans le pays ».

Et pour l’élection présidentielle prévue dans dix-sept jours, son objectif est d’empêcher purement et simplement sa tenue.  « Nous restons mobilisés sur notre objectif de faire de 2021 une année de changement. C’est possible avec le soutien de tous les enfants du Tchad victimes de l’oppression de Déby », a expliqué l’ancien journaliste.

Toujours introuvable, l’opposant Yaya Dillo a également juré de tout mettre en œuvre pour que le scrutin ne se tienne pas à date échue. Le samedi 20 mars 2021, une marche pacifique de l’opposition a été dispersée par les forces de l’ordre.  

Contre vents et marées, le président sortant poursuit sa campagne électorale lancée le 13 mars dernier. Le maréchal Idriss Déby affiche « sérénité et confiance » avant le vote qui se soldera, selon lui, par « une victoire au premier tour ».

Au sortir de son entretien avec l’opposant recalé Succès Masra (38 ans), le chef de l’Etat tchadien a déclaré que « l’intérêt supérieur de la nation doit transcender toute autre considération ».

Corruption : Ramaphosa devant une commission d’enquête

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa va comparaitre devant la Commission d’enquête en avril pour corruption.Dans une note publiée mercredi, la présidence sud-africaine a indiqué que M. Ramaphosa témoignerait en sa qualité de dirigeant du Congrès national africain au pouvoir les 22 et 23 avril, et en tant que président de la république les 28 et 29 avril.

« Cette décision s’inscrit dans le droit fil des nombreuses déclarations publiques du président dans lesquelles il a exprimé sa volonté de témoigner devant la commission », a déclaré la présidence.

Au cours des deux dernières années, le président de la commission d’enquête, le juge en chef adjoint Raymond Zondo, a tenu des audiences sur la captation de l’État (corruption) pendant le règne de dix ans de l’ancien président Jacob Zuma, qui a pris fin en 2018.

Vers l’emprisonnement de Zuma ?

Au cours de cette période, M. Ramaphosa était à la fois le vice-président de l’État et du parti de M. Zuma, qui a été contraint de quitter ses fonctions par son parti à la suite d’allégations de corruption en février 2018.

Zuma, qui a autorisé la formation de la commission d’enquête lorsqu’il était encore en fonction, a comparu devant la commission l’année dernière, mais a depuis boycotté les audiences, affirmant que Zondo était partial à son égard.

Sa demande de dispense de participation à l’enquête n’a pas été prise en compte par la Cour constitutionnelle du pays, qui a ordonné à l’ancien président d’assister aux audiences. Cependant, l’ancien président a défié la décision de la Cour, ce qui a conduit la commission Zondo à recommander que Zuma soit enfermé pendant deux ans pour outrage à la Cour.

L’audience sur la recommandation de la commission d’emprisonner Zuma se tiendra jeudi devant la Cour constitutionnelle, a annoncé la Cour mercredi.

Libye : Benghazi se soumet au nouveau régime

La Libye semble se rapprocher de la normalité politique après que les rebelles basés dans l’est du pays ont remis mardi le pouvoir à la nouvelle administration basée dans la capitale Tripoli.Lors d’une cérémonie solennelle, Benghazi, qui était le quartier général de ceux qui combattent le gouvernement soutenu par l’Organisation des Nations unies (Onu) à Tripoli, a été officiellement remis au nouveau régime dirigé par Abdul Hamid Dbeibah.

La Libye a été secouée par une violente guerre civile après le renversement par un soulèvement armé de l’homme fort Mouammar Kadhafi en octobre 2011.

Ce pays d’Afrique du Nord a été divisé alors que des gouvernements rivaux basés à Tripoli et Benghazi se disputaient le contrôle du territoire, avec des conséquences sociales et politiques dévastatrices.

Toutefois, après la prestation de serment d’un nouveau gouvernement la semaine dernière, l’optimisme commence à renaître dans les différents camps antagonistes.

Sahara : Le vice-président kényan soutient le plan marocain d’autonomie

Le vice-président kényan, William Ruto a exprimé son soutien au plan marocain d’autonomie pour le Sahara, affirmant qu’il constitue « la meilleure solution à la question du Sahara ».M. William Ruto, qui a été reçu mardi par l’ambassadeur du Maroc au Kenya, El Mokhtar Ghambou, a également estimé que « la représentation du polisario à Nairobi n’a aucun sens ».

« Le conflit autour du Sahara n’est qu’une excuse pour permettre à l’Algérie de continuer de dilapider les richesses de son peuple sur des causes perdues », a-t-il encore dit.

Selon lui, « la création d’un Etat séparatiste au Sud du Maroc n’est qu’un fantasme nourrit par ceux qui n’aiment ni la paix, ni l’unité, ni la prospérité pour les pays africains ».

Et de trancher que le Kenya « ne doit jamais se défaire de sa neutralité et doit, au contraire, travailler directement avec l’ONU pour appuyer le processus de paix concernant la question du Sahara ».

Evoquant le rôle du Conseil de paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), le vice-président a indiqué qu’ « au lieu de provoquer des conflits et divisions inutiles au sein de l’UA, cette instance panafricaine doit veiller à ce que l’intégrité territoriale des 54 membres soit respectée selon la charte de l’UA qui interdit l’ingérence dans les affaires internes des pays souverains ».

Le Maroc « est un modèle économique en Afrique et que tous les pays africains

sont appelés à s’en inspirer », a-t-il mis en avant, appelant les investisseurs et hommes d’affaires du Maroc à venir investir au Kenya.

Législatives ivoiriennes: la victoire de Bictogo confirmée à Agboville

Le Conseil constitutionnel ivoirien a rejeté la requête en appel de la candidate de Ensemble pour la souveraineté et la démocratie (EDS, opposition) à Agboville (Sud ivoirien), Esther Fleur Aké M’bo qui dénonçait une fraude électorale dans cette circonscription pendant le scrutin législatif ivoirien confirmant ainsi la victoire de son adversaire Adama Bictogo issu du Rassemblement des Houphoüetistes pour la démocratie et la paix ( RHDP).

Selon une source proche de M. Bictogo contactée mercredi par APA, la victoire de ce dernier a été confirmée par le Conseil constitutionnel conformément aux résultats de ce scrutin donnée auparavant par la Commission électorale indépendante (CEI, organe électoral).

A Port-Bouët, commune située dans le sud d’Abidjan, la victoire de Dr Sylvestre Emmou du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, opposition) a été entérinée par le juge constitutionnel ivoirien rejetant la requête en appel de  Siandou Fofana, son adversaire du RHDP (pouvoir).

Le  RHDP, le parti présidentiel ivoirien a remporté la majorité des sièges à l’issue des élections législatives du 06 mars dernier avec 137 élus, devant l’opposition qui recueille 91 sièges et les candidats indépendants 26 sièges, selon les résultats de la CEI.

Côte d’Ivoire: un nouveau Premier ministre connu en avril 2021 (Officiel)

Le porte-parole du gouvernement ivoirien, Sidi Touré, a annoncé mercredi qu’un nouveau Premier ministre sera connu probablement après le 1er avril 2021, à l’issue d’un Conseil des ministres.

« Dans le calendrier institutionnel à partir du mois d’avril, a lieu la première session du Parlement et une grande majorité des membres du gouvernement a été élue en tant que député, ils ont obligation déjà de siéger une première fois avant de vaquer à d’autres occupations », a indiqué M. Sidi Touré.  

De ce fait, expliquera-t-il, « il faut qu’ils soient libres de tout engagement au niveau de l’exécutif, ce qui permet déjà de mettre en congé les membres du gouvernement, donc probablement après le 1er avril le Premier ministre sera connu s’il n’est pas déjà désigné ». 

Le chef de l’Etat Alassane Ouattara a annoncé ce mercredi « le dernier Conseil des ministres Hamed Bakayoko ». Selon M. Sidi Touré, après le décès du Premier ministre Hamed Bakayoko, « le gouvernement était plus ou moins en suspend ».

« Je procéderai dans les prochains jours à la nomination d’un nouveau Premier Ministre qui sera chargé de me proposer un nouveau Gouvernement », a déclaré sur son compte tweeter, le président ivoirien Alassane Ouattara. 

Ouattara veut la poursuite du dialogue politique afin d' »honorer » la mémoire de Hamed Bakayoko

Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, a invité mercredi le gouvernement à poursuivre le dialogue politique afin d' »honorer » la mémoire du Premier ministre défunt Hamed Bakayoko, à l’entame d’un Conseil des ministres à Abidjan.

« Afin d’honorer sa mémoire, nous devons poursuivre le dialogue politique, le développement de notre pays avec engagement et détermination dans une Côte d’Ivoire apaisée et ouverte à tous », a déclaré M. Alassane Ouattara, dans un discours.  

Le gouvernement a « repris le travail pour nos concitoyens et je sais que chacun de nous fera l’effort nécessaire pour retrouver le rythme qui a été le nôtre au cours de ces dernières années », a ajouté le président ivoirien. 

« Pendant les années qu’il a passé au gouvernement, Hamed a travaillé avec abnégation (pour) la consolidation de la paix, du dialogue politique, de la sécurité ainsi que de l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens », a-t-il témoigné.  

Pour M. Ouattara « Hamed était un fils » ainsi que pour la Première dame. Il perd un proche collaborateur et un grand serviteur de l’Etat. Souffrant, il s’est rendu en France le 18 février, mais sa santé se dégradant, il sera évacué à Fribourg, en Allemagne, où il succombera d’un cancer le 10 mars.

L’intérimaire du Premier ministre défunt, Patrick Achi, a dit prendre la parole avec une vive émotion à ce Conseil des ministres, qui intervient après l’inhumation tenue le vendredi 19 mars 2021 à Séguéla, dans le nord-Ouest du pays. 

« Nous savons combien la perte cruelle et brutale de votre proche, fidèle et loyale collaborateur, de votre fils, le Premier ministre Hamed Bakayoko vous afflige », a affirmé M. Patrick Achi, pour qui se souvenir de Hamed, c’est se souvenir de tous ses combats pour rétablir le pays et sa marche vers le progrès.

Il a assuré que les Ivoiriens sont avec le chef de l’exécutif dans cette douloureuse épreuve et « les membres du gouvernement entendent rester debout et déterminés » à poursuivre sur sa haute égide la grande oeuvre de construction du pays, ce qui serait le plus bel hommage à Hamed Bakayoko.  

Des témoignages émus ont été rendus au Premier ministre défunt Hamed Bakayoko (56 ans) à l’occasion de ses obsèques. M. Ouattara perd en moins de huit mois un autre fils politique, attachant, après le décès du Premier ministre précédent Amadou Gon Coulibaly.

Congo : l’opposition conteste la victoire de Denis Sassou Nguesso

Au Congo, des candidats de l’opposition annoncent un recours contre la réélection pour un quatrième mandat du président sortant.Réélu avec un score soviétique de 88,57 %, Denis Sassou Nguesso n’est pas applaudi par tout le monde au Congo. Car les opposants dénoncent un scrutin « calamiteux » avec comme point d’orgue la rapide publication des résultats provisoires intervenue hier mardi.

« Ce n’est pas en un jour qu’on peut compiler les résultats venus de tout le Congo. Il y a quelque chose qui étonne : dans la plupart des résultats, on suit l’ordre de présentation des candidats sur le bulletin de vote. Donc, c’est quelque chose de préconçu », a noté Mathias Dzon, classé troisième avec 1,90 % des suffrages, derrière le défunt Guy-Brice Parfait Kolélas.

Ce dernier, décédé dimanche des suites de la Covid-19, occupe la deuxième place avec 7,84 % des voix. Son allié Jean-Jacques Yhombi-Opango dénonce aussi la « précipitation » dans la publication des résultats.

« J’aimerais bien voir avec quel matériel ils ont pu faire. Je veux bien qu’on évolue. On nous dit ici qu’il n’y a pas de biométrie, qu’il n’y a pas toute cette technologie. Le faire aussi vite ? Je suis assez surpris. Ce n’est pas normal. Toutes les compilations ne sont pas encore arrivées à Brazzaville. C’est vraiment très sale », a-t-il dit sur RFI.

En revanche, le porte-parole de la campagne de Sassou Nguesso, Anatole Collinet Makosso, a pris le contre-pied des candidats de l’opposition.

Logistique

« L’État a ses canaux de transmission de l’information. Cela ne doit quand même pas être comparé à l’individu qui ne sait même pas par quel moyen il peut faire parvenir les résultats ici. S’ils étaient mieux organisés, ils pouvaient les avoir. L’État ne doit quand même pas subordonner son fonctionnement à la dextérité, à la diligence ou à la non-diligence des particuliers. Ce n’est pas possible », a expliqué M. Makosso.

En plus du grief de la « précipitation » évoqué plus haut, les opposants comptent corser leur recours en invoquant l’article 70 de la Constitution congolaise. Il prévoit, selon eux, le report ou l’annulation de l’élection présidentielle en cas de décès d’un candidat.

Cependant, le camp du pouvoir s’appuie sur « les dispositions de l’article 36 » de la loi fondamentale. A ce niveau, Anatole Collinet Makosso note qu’il « n’y a aucun problème ».  Lundi dernier, le président de la Commission électorale, Henri Bouka, avait estimé que le scrutin était valide, puisque le candidat Kolélas est mort après la tenue du vote.

Quelques heures avant son décès et le début du scrutin, l’opposant Guy-Brice Parfait Kolélas, 61 ans, avait publié une vidéo dans laquelle il affirmait « se battre contre la mort ». « Cependant, je vous demande de vous lever. Allez voter », avait-il déclaré, alité, affaibli, avec un masque d’assistance respiratoire sur la main. Il a succombé dans la nuit du dimanche au lundi dans l’avion qui l’acheminait en France pour des soins.

Au pouvoir depuis 36 ans, Denis Sassou Nguesso, 77 ans, surnommé « empereur » par ses pairs ivoirien et guinéen, avait face à lui six candidats pour l’élection du 21 mars. Sur son compte Twitter, il n’a publié que le mot « MERCI » depuis la publication des résultats provisoires.

Congo : Denis Sassou Nguesso réélu avec 88,57 % des voix

Deux jours après la mort de son principal opposant, Guy-Brice Parfait Kolélas, le président sortant est déclaré vainqueur de la présidentielle selon les résultats provisoires de la Commission électorale.« L’empereur », surnom de Denis Sassou Nguesso, a obtenu sans surprise un cinquième mandat de 5 ans à la tête du Congo. Décédé dimanche dernier à Paris (France), après avoir été diagnostiqué positif à la Covid-19, Guy-Brice Parfait Kolélas arrive en deuxième position avec  7,84 % des suffrages valablement exprimés.

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A en croire le ministre de l’Intérieur, le chef de file du Parti congolais du Travail (PCT, au pouvoir) a largement dominé ses adversaires dans la quasi totalité des 108 sous-préfectures du pays. Sassou Nguesso n’a perdu qu’à Kinkala et Louingui dans la région du Pool et dans l’arrondissement de Makélékélé situé dans la capitale Brazzaville.

Le taux de participation à l’élection présidentielle du 21 mars s’établit à 67,55 %.

Législatives: le Conseil constitutionnel ivoirien rejette l’appel de « KKP »

Le Conseil constitutionnel ivoirien a rejeté la requête en appel du député sortant de Yamoussoukro Kouassi Kouamé Patrice dit « KKP », qui accuse le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), le parti au pouvoir de « fraudes » lors des élections législatives du 6 mars 2021, selon une source proche de son parti.

M. Kouassi Kouamé Patrice était candidat du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, opposition) pour les législatives du 6 mars 2021 à Yamoussoukro. Il avait dénoncé face à la presse, avec son colistier, Baba Sylla, « 14.000 voix frauduleuses sur 20.000 votants ».

« Oui, ils (les membres du Conseil constitutionnel, chargés de trancher les contentieux des élections législatives) ont rejeté l’appel », a déclaré une source au sein du Pdci, ex-allié du Rhdp.  

Yamoussoukro, ville natale de Félix Houphouët-Boigny, fief du Pdci, comprend deux sièges de députés. Le Conseil constitutionnel vient via son verdict de confirmer la victoire du Rhdp devant le Parti démocratique de Côte d’Ivoire. 

Le Rhdp, parti au pouvoir, dirigé par Alassane Ouattara, a remporté la majorité des sièges avec 137 élus, devant l’opposition qui recueille 91 sièges et les candidats indépendants 26 sièges, selon les résultats provisoires de la Commission électorale indépendante (CEI).

Côte d’Ivoire: prières et bénédictions pour Hamed Bakayoko à Abobo

La cérémonie du septième jour de feu Hamed Bakayoko, le premier ministre ivoirien, a été organisée dimanche à la mairie d’Abobo au Nord d’Abidjan en présence du couple présidentiel ivoirien et de plusieurs personnalités.

Le septième jour est un rituel traditionnel musulman où des prières et des bénédictions sont dites pour un défunt.

A cette occasion où la lecture intégrale du Saint coran a été faite trois fois,  des bénédictions, des prières et des invocations ont été faites par les guides religieux pour le repos de l’âme de feu Hamed Bakayoko.

Des témoignages et des dons en numéraire ont été également faits à la famille de l’illustre disparu  par les institutions de la République et par des personnalités. Dans une adresse au nom du sénat ivoirien, le sénateur Silué Kagnon Augustin, a soutenu que « restons forts et unis pour poursuivre la gigantesque œuvre» d’Hamed Bakayoko.

M. Bakayoko, le premier ministre ivoirien, par ailleurs maire d’Abobo (Nord d’Abidjan), qui est décédé le 10 mars dernier en Allemagne des suites d’un cancer fulgurant à l’âge de 56 ans, a été inhumé vendredi dernier sur la terre de ses ancêtres à Séguéla dans le nord-ouest ivoirien.

Feu Hamed Bakayoko dit Hambak ou encore le Golden Boy, qui était considéré comme  « l’ami des pauvres et des orphelins» était pressenti pour succéder au président ivoirien Alassane Ouattara dont il est l’un des fidèles depuis une trentaine d’années.

Congo: le principal opposant de Sassou Nguesso « se bat contre la mort »

Guy-Brice Parfait Kolelas a été testé positif à la Covid-19 et soutient dans un message vidéo diffusé samedi, « se battre contre la mort. »Dans son message, l’opposant de 60 ans, a invité ses partisans à se rendre massivement aux urnes. « Mes chers compatriotes, je me bats contre la mort, mais cependant, je vous demande de vous lever. Allez voter pour le changement. Je ne me serais pas battu pour rien » affirme l’opposant, arrivé deuxième du dernier scrutin présidentiel de 2016.

Sous assistance respiratoire, le rival de Sassou Nguesso poursuit son combat sur « son lit de mort ». Testé positif vendredi, il avait mis fin prématurément à sa campagne électorale. Son évacuation vers Paris devrait intervenir ce dimanche matin selon son entourage.

Malgré la réception de 100 000 de doses de vaccin Sinopharm, le Congo n’a pas encore démarré sa campagne de vaccination. Le pays a enregistré à ce jour 9564 cas positifs pour 7514 guérisons et 134 morts.

Présidentielle congolaise : internet coupé avant le vote

Au Congo, 2,5 millions d’électeurs sont appelés aux urnes ce dimanche pour départager les 7 candidats en lice.Le taux de participation et la transparence sont les deux enjeux du scrutin. Ce dimanche, l’accès à internet et aux réseaux sociaux a été coupé a quelques heures de l’ouverture des bureaux de vote. « Les données du réseau montrent un effondrement presque total de la connectivité nationale à partir de minuit heure locale »  , constatait l’ONG de surveillance d’Internet, NetBlocks.

L’église catholique s’est vu interdire aussi la supervision du déroulement du scrutin par les autorités. La conférence épiscopale du Congo a déjà émis des « sérieuses réserves » concernant la crédibilité de cette élection.

Pour beaucoup de Congolais, l’issue de cette présidentielle ne fait guère de doute. Dénis Sassou Nguessou, 77 ans dont 36 passés au pouvoir, sera réélu pour un sixième mandat de 5 ans.

Denis Sassou Nguesso, l’insubmersible

En République du Congo où l’âge moyen est de 19 ans, une bonne frange de la population n’a connu que Denis Sassou Nguesso au pouvoir.Du haut de ses 77 ans, Denis Sassou Nguesso a déjà passé 36 années à la tête du Congo. Le président sortant que l’on surnomme « empereur » sur le continent n’a visiblement pas étanché sa soif de pouvoir puisqu’il brigue un quatrième mandat.

Six candidats se dressent sur son chemin pour l’élection de ce dimanche 21 mars. Il s’agit de Guy-Brice Parfait Kolélas, Mathias Dzon, Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, Albert Oniangué, Anguios Nganguia Engambé et Dave Uphrem Mafoula.

Grâce à une modification de la Constitution intervenue en 2015, Sassou Nguesso pourrait encore diriger jusqu’en 2031 cette ancienne colonie française. Dans une vidéo postée sur sa page Facebook, l’écrivain à succès, Alain Mabanckou, dresse un réquisitoire : « Le constat que j’ai fait de la politique de mon pays est malheureusement triste. Les mêmes personnes, les mêmes histoires, la jeunesse verrouillée, la liberté de presse inexistante… Ces grands chantiers n’ont jamais été entamés ».

Toutefois, l’auteur de « Lumières de Pointe-Noire » ou encore de « Petit piment » a exhorté ses concitoyens à exercer leur devoir civique en allant « voter dans le calme et la dignité parce que le Congo est plus fort que les personnes recherchant le pouvoir. Le Congo restera, les hommes passeront. La postérité reconnaîtra votre geste démocratique et se souviendra de ceux qui l’ont corrompu ».

En 2016, la réélection dès le premier tour du candidat du Parti congolais du Travail (PCT) a fait l’objet de contestations. En tout cas, les évêques du Congo ont fraîchement plaidé en faveur de « l’alternance au pouvoir (pour qu’elle) devienne une règle intangible et immuable ». En outre, les religieux ont appelé de leurs vœux l’instauration d’« un mandat renouvelable une seule fois ».

Le paradoxe congolais

Large de 342.000 km², le Congo est peuplé par 5 millions d’habitants. Le pétrole, première ressource naturelle de ce pays, représente 55 % du Produit Intérieur Brut (PIB), 85 % des exportations et 80 % des recettes budgétaires de l’Etat. Mais depuis 2014, cette nation est confrontée à une sévère crise économique ayant nécessité l’aide du Fonds Monétaire International (FMI).

Appelé « otchouembé », lutteur traditionnel musclé en langue mbochi, l’ethnie de Sassou Nguesso, l’ancien militaire, né en 1943 à Edou (Nord), doit une fière chandelle à l’institution de Bretton Woods qui a injecté dans son pays des centaines de millions de dollars au titre de la Facilité élargie de crédit (Fec).

L’objectif, à en croire le FMI, est d’aider le Congo à « relancer son économie ». En 2019, la dette de ce petit pays de l’Afrique centrale était estimée à 120 % de son PIB. Selon un récent rapport de l’African Economic Outlook, « la situation sociale (au Congo) est marquée par une pauvreté persistante (40,9 %) et des inégalités de revenu (avec un coefficient de Gini de 0,46 en 2011). De plus, la main d’œuvre locale est caractérisée par une inadéquation entre la formation et les besoins du marché de l’emploi, qui s’explique par la faiblesse de l’offre de l’enseignement technique et professionnel ».

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Malgré son bilan désastreux aux yeux de certains acteurs politiques, l’homme fort de Brazzaville ne supporte aucune voix discordante. Le général Jean-Marie Mokoko, ex-conseiller du tout-puissant président ainsi que André Okombi Salissa, ancien ministre et candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2016 l’ont appris à leurs dépens.

En effet, les deux opposants ont été condamnés à 20 ans de prison pour « atteinte à la sûreté de l’État ». Le premier nommé, dont l’état de santé s’était dégradé en cachot, a été évacué fin juillet 2020 dans un hôpital militaire à Ankara, la capitale de la Turquie.

Rabat et Conakry déterminés à concrétiser leurs accords bilatéraux

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita a reçu, vendredi à Rabat, son homologue guinéen Ibrahima Khalil Kaba, en visite au Maroc et porteur d’un message du président guinéen Alpha Condé au Roi Mohamed VI.Lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue marocain, le chef de la diplomatie guinéenne a souligné l’excellence des relations historiques qui réunissent le Maroc et la Guinée, rappelant que le Royaume a toujours été aux côtés de la Guinée même durant les pires moments de la pandémie du Covid-19.

« Le Maroc était toujours là pour nous », a-t-il confié, exprimant les remerciements de son pays au Souverain marocain pour avoir maintenu l’ouverture des frontières pour le cheminement des aides humanitaires destinées à la lutte contre la Covid-19 ».

De son côté, le ministre marocain s’est félicité du niveau de la coopération entre les deux pays, précisant que les deux visites royales en 2014 et en 2017 ont créé une dynamique nouvelle dans les relations bilatérales, renforcée par les six visites du président de la Guinée au Maroc.

Lors de leur rencontre, les deux responsables ont convenu de travailler davantage pour la concrétisation d’un ensemble d’accords signés lors des visites royales en Guinée.

Ils ont également convenu d’accélérer le partenariat dans le domaine de la formation. Une volonté concrétisée par la signature d’un accord entre le Centre de formation diplomatique de Guinée et l’Académie Marocaine des études diplomatique (AMED). A cet égard, M. Bourita a rappelé qu’environ 5000 étudiants guinéens sont formés au Maroc, grâce aux bourses d’étude dont le nombre a augmenté à 270 bourses par an.

D’autres questions régionales ont été examinées par les deux ministres notamment la situation au Sahel, en Afrique de l’Ouest et au Sahara.

UA : Le Maroc « ne se sent ni concerné ni intéressé » par le communiqué du CPS sur la question du Sahara

Le Maroc « ne se sent ni concerné ni intéressé » par le communiqué qui a sanctionné la réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union Africaine (UA), tenue le 9 mars 2021 sur la question du Sahara, a affirmé, vendredi à Rabat, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita.Il s’agit d’un « non-événement» pour le Maroc, qui continue à travailler au sein de l’UA dans le cadre de la décision 693 de l’Union, a précisé M. Bourita, lors d’un point de presse à l’issue d’entretiens avec son homologue guinéen, M. Ibrahim Khalil Kaba.

«Ce communiqué est le fruit de manœuvres et d’irrégularités qui ont entaché la procédure d’adoption», a souligné M. Bourita, qui a rappelé dans ce contexte que la réunion du CPS a eu lieu le 9 mars, alors que le document est sorti le 19 du mois.

« Pendant tous ces 10 jours, la majorité du Conseil avait rejeté par écrit ses conclusions. Il se peut que de force ou de fait accompli, le texte a été modifié », a-t-il dit.

Cette réunion du CPS a été déjà entachée de plusieurs irrégularités et suscite beaucoup d’interrogations sur son contexte, ses visées et ses arrière-pensées, a-t-il noté, soulignant que les débats ont montré que l’Afrique a une position claire, qui est celle de soutenir les efforts des Nations Unies pour trouver une solution à la question du Sahara.

Le ministre marocain a saisi cette occasion pour rappeler que le dossier du Sahara est soumis aux Nations-Unies, et que la Troïka est la seule habilitée à suivre la question du Sahara.

M. Bourita n’a pas manqué de souligner la satisfaction du Maroc que la majorité des Etats membres du CPS, ainsi que la Commission de l’UA soient restés fidèles à la légalité et à la légitimité, en défendant lors du Sommet du CPS du 9 mars la validité et la pertinence de la décision 693 de l’Union, en tant que seul cadre de l’UA pour suivre la question du Sahara.

La solution doit refléter la position nationale des deux tiers des pays africains qui ne reconnaissent pas l’entité fantoche autoproclamée par les séparatistes du polisario, a dit le ministre, rappelant que la plupart des pays africains soutiennent la marocanité du Sahara. « Donc pour nous c’est un non-événement », a-t-il martelé.

Pour rappel, la décision 693 du Sommet africain, tenu en juillet 2018 à Nouakchott, en Mauritanie, consacre l’exclusivité de l’ONU en tant que cadre pour la recherche d’une solution au conflit régional créé autour de la question du Sahara, tout en établissant le mécanisme de la Troïka pour appuyer les efforts des Nations unies pour le règlement de ce différend.

Côte d’Ivoire: Hamed Bakayoko inhumé dans l’intimité familiale à Séguéla

Le premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko dit Hambak qui est décédé le 10 mars dernier en Allemagne, a été inhumé vendredi après-midi dans la stricte intimité familiale à Séguéla dans le Nord-ouest ivoirien, sur la terre de ses ancêtres.

Auparavant, une prière mortuaire a été faite à la grande mosquée de Séguéla pour le repos de l’âme de l’ancien chef du gouvernement ivoirien en présence du couple présidentiel ivoirien, de plusieurs membres du gouvernement, des cadres de cette région, des parents, amis et connaissances de l’illustre disparu.

Plus tôt dans la matinée de ce vendredi, les différentes régions et district de la Côte d’Ivoire ont rendu un vibrant hommage à feu Hamed Bakayoko lors d’une cérémonie au stade Losseni Soumahoro de Séguéla. Ces différentes délégations ont salué unanimement un homme généreux, loyal, humble et affable.

 « Dans sa vie de tous les jours, il a conquis beaucoup de cœurs dans nos régions. Il était un homme affable, intelligent et disponible », a témoigné le ministre-gouverneur du district d’Abidjan, Robert Beugré Mambé.

Dans un cercueil paré des couleurs nationales, la dépouille de feu Hamed Bakayoko transportée dans un command-car de l’armée ivoirienne, a fait une procession dans des rues de Séguéla, à son arrivée dans la ville, jeudi en fin de soirée.   

 Mercredi dernier, la Côte d’Ivoire a rendu à feu Hamed Bakayoko, un hommage national au cours duquel il a été élevé à titre posthume à la Dignité de Grand-Croix de l’Ordre national. Dans la nuit de mercredi à jeudi, un hommage artistique lui a été également rendu par des stars de la musique ivoirienne et africaine  lors d’un concert au stade olympique Alassane Ouattara d’Ebimpé d’Anyama, au nord d’Abidjan.

Hamed Bakayoko appelé affectueusement par ses admirateurs Hambak, le Golden Boy, le grand Chegué, l’Etoile d’Etat ou encore demi-Dieu, avait été évacué en France le 18 février dernier avant d’être transféré en Allemagne dans un centre oncologique pour recevoir des soins.

 Il a finalement succombé le 10 mars dernier des suites d’un cancer fulgurant à l’âge de 56 ans. Considéré comme  « l’ami des pauvres et des orphelins » à cause de sa grande générosité, l’annonce du décès du Golden Boy a créé une onde de choc en Côte d’Ivoire.

Présidentielle congolaise : six prétendants face à Denis Sassou Nguesso

Au Congo, six candidats de l’opposition veulent déboulonner l’inamovible président pour l’élection du dimanche 21 mars prochain.A première vue, le rapport de force est déséquilibré. La balance semble pencher du côté de Denis Sassou Nguesso. Le 17 février dernier, la Cour constitutionnelle du Congo a validé sept candidatures dont celle du chef de l’Etat sortant.

A 77 ans, l’ancien officier parachutiste brigue un quatrième mandat après avoir cumulé 36 ans à la tête de ce pays de l’Afrique centrale. Surnommé « l’empereur » par certains de ses pairs en Afrique, notamment l’Ivoirien Alassane Ouattara et le Guinéen Alpha Condé, il est donné vainqueur par plusieurs observateurs.

Déjà président de la République populaire de 1979 à 1992, Sassou Nguesso avait perdu la première élection pluraliste organisée au Congo en 1992. Celle-ci  a été gagnée par Pascal Lissouba mais il a ensuite été évincé au terme d’une sanglante guerre civile en 1997.

Depuis 2002, l’actuel locataire du Palais du peuple a remporté toutes les élections même si le scrutin présidentiel de 2016 a été le plus contesté. L’épiscopat s’est récemment dit « inquiet » de la transparence de la présidentielle du 21 mars. Cependant, certains opposants continuent de croire en l’alternance.

Parmi ceux-ci, il y a Guy-Brice Parfait Kolélas âgé de 61 ans. Classé deuxième à la présidentielle de 2016, cet économiste et haut fonctionnaire à la retraite est considéré comme le principal opposant du pays. Au début de ce mois, il a accusé le pouvoir de l’empêcher de battre campagne.

Des retours

Denis Sassou Nguesso aura également devant lui son ancien ministre des Finances (1997-2002), Mathias Dzon, 74 ans. Investi par l’Alliance pour la République et la Démocratie (ARD), il est le premier candidat à se présenter officiellement à cette élection présidentielle après avoir boycotté celle de 2016.

Candidat pour la première fois en 2009, il a invoqué « l’intérêt supérieur de la patrie en danger » pour expliquer son come-back. « L’économie, les finances publiques et  les relations avec les créanciers sont mal gérées », dénonçait-il devant ses partisans.

Le chef de file du Parti congolais du Travail (PCT, mouvance présidentielle) sera également opposé au député Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, 68 ans, qui retente sa chance pour la quatrième fois, non sans craindre des élections « biaisées ».

L’ancien officier de l’armée Albert Oniangué, 66 ans, sera aussi de ceux qui brigueront les suffrages des Congolais. Ce pasteur évangélique fut aide de camp de Sassou Nguesso. Aujourd’hui, il veut sauver un pays qui vit « un naufrage collectif ». Candidat indépendant, M. Oniangué a constaté « la pauvreté » de ses concitoyens qui mènent « une vie de misère ».

Après son échec de 2009, Anguios Nganguia Engambé sera de la partie. L’ex-inspecteur des Douanes se proclame « candidat des idées neuves » et promet, s’il est élu, de nommer une femme au poste de Premier ministre. Après 32 ans passés dans l’administration publique, il s’est tourné vers les affaires avant d’atterrir en politique. Chef de file du Parti pour l’action de la République (Par), il est réputé proche du pouvoir.

Le benjamin des candidats pour la présidentielle de dimanche est Dave Uphrem Mafoula. A tout juste 39 ans, il a été investi par le parti Les Souverainistes. A ses compatriotes, ce novice propose un programme intitulé « Contrat présidentiel ». L’objectif est de « rompre avec les vieilles pratiques de gestion ». Dave Uphrem Mafoula envisage de le mettre en œuvre dans les 180 jours si les Congolais portent leur choix sur lui.

Ce dimanche 21 mars, environ 2,5 millions d’électeurs sont appelés aux urnes. Le taux de participation sera le grand défi de ce scrutin après que les populations ont été durement touchées par le nouveau coronavirus et la crise économique consécutive à la chute des cours du pétrole, principale source de revenus du Congo.

Af’Sud: l’ancien président Willem souffre d’un cancer

L’ancien président sud-africain, Frederik Willem de Klerk, souffre d’un cancer du poumon, a confirmé vendredi sa fondation.Agé de 85 ans, le président de Klerk a été diagnostiqué d’un mésothéliome, un type de cancer qui a affecté la paroi de ses poumons, a déclaré la Fondation FW de Klerk.

Cependant, « il n’y a pas de menace immédiate et nous sommes confiants dans la réussite du traitement », a ajouté la fondation, soulignant que l’ancien dirigeant devait commencer l’immunothérapie la semaine prochaine.

Willem, son fils, est décédé d’un cancer à l’âge de 53 ans en octobre 2020, rappelle la fondation.

De Klerk a été le dernier président du gouvernement d’apartheid de l’Afrique du Sud et a servi entre 1989 et 1994, lorsque le pays est passé d’un régime de minorité blanche à un régime de majorité noire à la suite d’élections démocratiques nationales.

Il a toutefois servi pendant deux années supplémentaires en tant que vice-président de Nelson Mandela dans le cadre du programme de réconciliation du pays.

M. De Klerk et M. Mandela ont reçu le prix Nobel de la paix 1993 « pour leur action en faveur de la fin pacifique du régime d’apartheid et pour avoir jeté les bases d’une nouvelle Afrique du Sud démocratique », avait déclaré à l’époque le comité norvégien du prix Nobel.

Tanzanie : la nouvelle présidente a prêté serment

Samia Suluhu Hassan, 61 ans, a prêté serment ce vendredi dans la capitale économique Dar es Salam, en tant que première femme présidente de la Tanzanie.Le successeur du défunt président John Magufili, décédé mercredi des suites d’une crise cardiaque, s’est engagée à respecter la Constitution lors d’une brève prestation de serment devant des dignitaires religieux.

« Moi, Samia Suluhu Hassan, promets d’être honnête et d’obéir et de protéger la Constitution tanzanienne », a juré celle qui va devenir l’une des deux femmes au pouvoir avec l’Éthiopienne Sahle-Work Zewde, dont les fonctions sont honorifiques.

Selon la Constitution tanzanienne, la nouvelle présidente va continuer le mandat en cours de son prédécesseur jusqu’en 2025.

Cette musulmane, qui fût la colistière de Magufuli lors des élections de 2015 et 2020, devra à son tour choisir un vice-président qui doit être approuvé lors d’un vote par le Parlement.

Arrivée du corps d’Hamed Bakayoko à Séguéla, dans le Nord-ouest ivoirien

La dépouille mortelle du Premier ministre ivoirien, Hamed Bakayoko, a été transférée jeudi en début de soirée à Séguéla, sa ville d’origine, située dans le Nord-ouest du pays, où il devrait être inhumé vendredi.

Dans la matinée, a eu lieu la levée de corps du Premier ministre défunt, en présence du couple présidentiel,  des membres du gouvernement, des présidents d’institutions, des diplomates, des autorités administratives, politiques et coutumières.

Sa dépouille a été ensuite conduite au Gatl, la base militaire aérienne d’Abidjan dans l’après-midi avant le transfert de la dépouille mortelle à Séguéla. Le corps a été accueilli par les siens à l’aérodrome de cette ville.

La cérémonie d’inhumation aura lieu vendredi sur la terre de ses ancêtres. Avant cela, Hamed Bakayoko, de confession musulmane, aura droit à une levée du corps à la Mosquée de Séguéla suivie de la prière mortuaire puis l’enterrement.

L’inhumation est prévue dans l’intimité familiale. Hamed Bakayoko s’était rendu le 18 février en France, avant d’être évacué dans un centre oncologique en Allemagne pour des soins, mais il succombera des suites d’un cancer fulgurant le 10 mars 2021.

Un hommage national lui été rendu mercredi sur l’esplanade du palais présidentiel de la République à Abidjan. Dans la soirée, ce grand mécène a été loué par des artistes locaux et africains, parmi lesquels Alpha Blondy et Kofi Olomidé stade Alassane Ouattara d’Ebimpé d’Anyama, dans le nord-ouest d’Abidjan. 

Arrivée du corps d’Hamed Bakayoko à Séguéla, dans le Nord-ouest ivoirien

La dépouille mortelle du Premier ministre ivoirien, Hamed Bakayoko, a été transférée jeudi en début de soirée à Séguéla, sa ville d’origine, située dans le Nord-ouest du pays, où il devrait être inhumé vendredi.

Dans la matinée, a eu lieu la levée de corps du Premier ministre défunt, en présence du couple présidentiel,  des membres du gouvernement, des présidents d’institutions, des diplomates, des autorités administratives, politiques et coutumières.

Sa dépouille a été ensuite conduite au Gatl, la base militaire aérienne d’Abidjan dans l’après-midi avant le transfert de la dépouille mortelle à Séguéla. Le corps a été accueilli par les siens à l’aérodrome de cette ville.

La cérémonie d’inhumation aura lieu vendredi sur la terre de ses ancêtres. Avant cela, Hamed Bakayoko, de confession musulmane, aura droit à une levée du corps à la Mosquée de Séguéla suivie de la prière mortuaire puis l’enterrement.

L’inhumation est prévue dans l’intimité familiale. Hamed Bakayoko s’était rendu le 18 février en France, avant d’être évacué dans un centre oncologique en Allemagne pour des soins, mais il succombera des suites d’un cancer fulgurant le 10 mars 2021.

Un hommage national lui été rendu mercredi sur l’esplanade du palais présidentiel de la République à Abidjan. Dans la soirée, ce grand mécène a été loué par des artistes locaux et africains, parmi lesquels Alpha Blondy et Kofi Olomidé stade Alassane Ouattara d’Ebimpé d’Anyama, dans le nord-ouest d’Abidjan.