Les autorités ivoiriennes ont de « bonnes dispositions » pour le retour de Gbagbo

Léon Monnet, le coordonnateur général chargé des activités liées à l’organisation de l’accueil de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, a fait observer jeudi que les autorités ivoiriennes ont de « bonnes dispositions » pour le retour de l’ex-président dans son pays.

« Les échanges (avec les autorités) ont porté sur la plateforme consensuelle de collaboration; et partout nous avons trouvé que de bonnes dispositions et un enthousiasme gratifiant », a déclaré à la presse M. Léon Monnet.

Cadre du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), rentré d’exil il y a quelques mois, en provenance du Ghana, M. Léon Monnet, un s’est félicité d’avoir été désigné par M. Laurent Gbagbo afin d’assurer là coordination quant à l’organisation de son accueil au pays.

Il a indiqué que d’autres audiences sont en vue, car bientôt son staff rencontrera des responsables d’institutions de la République, des chancelleries et même des organisations de la société civile ivoirienne.

Le coordonnateur général chargé des activités liées à l’organisation de l’accueil concernant le retour de Gbagbo en Côte d’Ivoire, a avec d’autres cadres du FPI,  parti fondé par l’ex-président ivoirien, échangé avec le Premier ministre sur cette question. 

M. Gbagbo, lui-même, décidera de la date à laquelle il rentrera en Côte d’Ivoire, a laissé entendre M. Léon Monnet, qui a affirmé qu’ il souhaite que son retour soit au-delà des clivages politiques et marque la réconciliation dans le pays.

Des commissions et comités pour l’accueil de M. Gbagbo ont été mis en place, a fait observer M. Léon Monnet, ancien ministre des Mines. Michel Gbagbo, fils de l’ancien président ivoirien a été intégré dans la Commission accueil. 

L’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, actuellement à Bruxelles, a été acquitté définitivement le 31 mars 2021 avec Charles Blé Goudé, par la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) dans l’affaire de crimes contre l’humanité perpétrés lors des violences post-électorales ivoiriennes, de 2010-2011.

Le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara a déclaré que M. Gbagbo pouvait rentrer en Côte d’Ivoire quand il le souhaitait. D’ailleurs, l’Etat prendrait en charges ses frais de voyage y compris les membres de sa famille. 

Le Maroc appelle l’Espagne à reconnaitre et à assumer « ses graves attitudes» et à éviter « le double langage » (ministre des AE)

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita a appelé l’Espagne à reconnaitre et à assumer « ses graves attitudes » et à éviter «le double langage». « Le Maroc ne procède pas au chantage, le Maroc est clair par rapport à ses positions, ses actions et son attitude », a-t-il expliqué dans une déclaration accordée jeudi à l’agence de presse marocaine.Le ministre a condamné « l’hostilité médiatique inédite » lancée en Espagne contre le Maroc. « On assiste à une instrumentalisation et une mobilisation de tous les médias avec des termes choquants et inacceptables venant parfois de hauts responsables », a-t-il noté. Les termes utilisés dans cette campagne, comme « chantage », « agression » ou encore « pays sous-développé », montrent que « certains milieux en Espagne doivent mettre à jour leurs connaissances sur le Maroc», a-t-il relevé.

« Le Maroc d’aujourd’hui n’est pas le Maroc d’hier. Le Maroc n’a pas de complexe », a dit le ministre, précisant que l’agressivité médiatique de ces derniers jours montre que c’est en Espagne qu’il y a un complexe à l’égard du Maroc.

Fier de ses réalisations, le Maroc est un pays en voie d’émergence et l’Espagne le sait, a-t-il poursuivi, précisant que ce sont « ces réflexes du passé qui se révèlent aujourd’hui et qui montrent ce décalage entre le Maroc dans l’imaginaire espagnol et le Maroc réel ».

Certains en Espagne, a-t-il dit, n’arrivent pas à admettre que le Royaume a préservé sa stabilité et a assuré son progrès économique et son développement social par les réformes menées sous la conduite du Roi Mohammed VI.

« Il est temps de clarifier tout cela et que l’Espagne définisse ce qu’elle veut de ce partenariat », a-f-il encore lancé.

Selon lui, l’Espagne a tenté ces derniers jours de détourner l’attention de l’opinion publique et s’est engagée dans des manœuvres visant à occulter la véritable origine de la crise maroco-espagnole, qui réside dans le fait que Madrid a préféré manigancer avec les adversaires du Maroc par rapport à une question fondamentale pour le Royaume et les Marocains.

Les manœuvres espagnoles visent à faire des responsables de cette crise des victimes, a-t-il précisé, rappelant que s’il y a crise entre le Maroc et l’Espagne, c’est parce que Madrid a jugé, de manière souveraine, de manœuvrer avec les ennemis du Royaume et d’accueillir sur son territoire quelqu’un qui « fait la guerre au quotidien au Maroc ».

L’Espagne a agi à cet égard d’une manière qui suscite beaucoup d’interrogations vis-à-vis d’un État voisin respectable, en acceptant d’entrer dans toutes ces manigances, a-t-il poursuivi, ajoutant que le début de la crise remonte au 17 avril et que depuis, l’Espagne et sa justice ont préféré regarder ailleurs par rapport à la présence sur le territoire espagnol de quelqu’un accusé de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de crimes de viol et de violations graves des droits de l’homme allant jusqu’à lui fournir une fausse identité.

Toutes les manœuvres espagnoles pour détourner l’attention des véritables origines de cette crise «ne trompent personne, en tout cas ne trompent pas et n’impressionnent pas le Maroc », a indiqué le ministre.

M. Bourita a indiqué, dans ce cadre, que les autorités espagnoles « doivent d’abord être transparentes avec leur propre opinion publique et avec leurs propres forces vives », soulignant que ce n’est pas à coup de reportages et d’insultes et de bombardement médiatique qu’on occultera cette réalité.

« Le Maroc continuera à demander des clarifications et continuera à considérer que c’est le fond de la crise », a-t-il insisté, notant que la logique de l’humanitaire ne trompe plus personne.

Israël et Hamas conviennent d’un cessez-le-feu ce vendredi

Mohamed Fayed — Israël et le mouvement palestinien Hamas ont convenu jeudi soir d’observer un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, entré en vigueur à 2h heure locale du vendredi.Cet accord, parvenu grâce à une médiation de l’Egypte, puissance régionale entretenant à la fois des relations avec l’Etat hébreu et le mouvement Hamas, mettra fin à dix jours d’affrontements ayant ait au moins 232 morts côté palestinien et 12 morts en Israël.

« Nous avons été informés par les frères égyptiens qu’un accord avait été conclu pour un cessez-le-feu bilatéral et simultané dans la bande de Gaza, à partir de 2 heures du matin », a déclaré le bureau politique du Hamas dans un communiqué.

« La résistance palestinienne respectera cet accord aussi longtemps que l’occupation (Israël) le respectera », a-t-il poursuivi.

L’Egypte va envoyer deux délégations à Tel-Aviv et dans les Territoires palestiniens pour veiller au respect du cessez-le-feu, selon des sources diplomatiques égyptiennes.

Dès l’entrée en vigueur de la trêve, des Palestiniens ont célébré l’événement dans les rues du centre de Gaza, mais aussi de villes de la Cisjordanie occupée, tandis que l’armée israélienne ne faisait mention d’aucune nouvelle alerte à la roquette.

UA : Le succès de la réforme repose sur la présence de profils excellents et performants (ministre marocain AE)

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, s’est entretenu, jeudi par visioconférence, avec la vice-présidente de la Commission de l’Union Africaine (UA), Mme Monique Nsanzabaganwa.Cette réunion, qui s’inscrit dans le cadre de la consolidation du dialogue continu et de l’interaction constructive du Maroc avec les hauts responsables de l’Union Africaine, a été l’occasion de réaffirmer l’engagement du Maroc à appuyer les efforts de l’UA pour la concrétisation de l’Agenda 2063 « L’Afrique que nous voulons », dans une démarche basée sur l’appropriation, l’inclusivité et la transparence.

Lors de cet entretien, M. Bourita a tenu à rappeler le soutien ferme du Maroc à la réforme institutionnelle de l’UA ayant pour base un processus intergouvernemental crédible, une Commission panafricaine efficiente, une interaction constructive avec les diverses parties prenantes et la mise en place d’un mécanisme de suivi et d’évaluation des politiques et programmes de l’UA.

Il a par ailleurs souligné que le succès de cette réforme reposait sur la présence, au sein des ressources humaines de l’UA, de profils excellents, compétitifs et performants et dont le recrutement devrait se faire sur la base du mérite, de l’équité, de la transparence et du professionnalisme.

Mme Nsanzabaganwa a saisi cette occasion pour saluer les actions et initiatives du Maroc au sein de l’UA, tout en soulignant sa disponibilité à travailler de concert avec le Royaume au profit d’une Union performante, et à la faveur de « l’Afrique que nous voulons ».

Les deux responsables ont mis en relief le rôle positif, constructif et créatif du citoyen africain, en particulier les femmes et les jeunes, dans l’accomplissement de l’objectif stratégique d’une Afrique intégrée et prospère.

Les deux parties ont convenu de maintenir les consultations et les contacts à la faveur d’un travail conjoint et concerté afin de permettre au continent d’être au diapason du développement durable et de la prospérité.

Enfin, M. Bourita a invité Mme Nsanzabaganwa à effectuer une visite de travail au Maroc dès que la situation sanitaire le permettra.

Mali : fin des consultations du Premier ministre

Moctar Ouane a, deux jours durant, rencontré différentes composantes de la société malienne en vue de former un nouveau gouvernement.Le vendredi 14 mai dernier, l’équipe dirigée depuis le 5 octobre 2020 par Moctar Ouane a été dissoute afin de mettre sur pied un « gouvernement d’ouverture et de mission » selon les vœux du président de transition, Bah N’Daw.

A cet effet, le Premier ministre a « achevé mercredi soir les discussions directes avec la classe politique et les forces vives de la nation commencées la veille ». Objectif, intégrer dans le nouvel attelage gouvernemental les meilleurs profils « pour relever les multiples défis auxquels (le Mali) est confronté ».

Dans les échanges avec des personnalités du pays, M. Ouane s’est félicité de « leur volonté de se tenir aux côtés du gouvernement de transition ». Aussitôt après sa reconduction, le Pm a souligné que « les défis à venir seront relevés par une équipe qui aura comme leviers l’engagement patriotique, la compétence et le sens du devoir national accompli ».

Poursuivant, Moctar Ouane a appelé ses compatriotes « au travail pour une transition réussie au bénéfice du vaisseau amiral commun, le Mali ». Sensible à la confiance que lui a renouvelée Bah N’Daw, le Premier ministre a notamment reçu des partis politiques, le Mouvement du 5 juin – Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP), le Conseil National de la Société civile, le Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur, les représentants du Patronat, des travailleurs, les chambres consulaires, les religieux, la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 d’Alger.

Zambie : duel de poids lourds à la présidentielle

En Zambie, le principal opposant a officialisé sa candidature à la prochaine élection présidentielle prévue le 12 août prochain.Comme en 2016, Edgar Lungu (64 ans) affrontera son principal opposant Hakainde Hichilema (59 ans) pour la présidentielle. Un duel qui s’annonce incertain pour le président sortant qui doit gérer une crise économique sans précédent.

Plongée dans une situation économique difficile et officiellement à défaut de paiement, la Zambie se dirige vers un scrutin sous haute tension. Exsangue, le pays traîne une dette extérieure de 10 milliards d’euros dont la moitié est détenue par des créanciers privés.

Edgar Lungu dont le pouvoir est de plus en plus critiqué par une bonne partie de l’opinion, doit affronter celui qui est surnommé « HH » et dont la coalition baptisée « l’alliance UPND pour la Zambie que nous voulons » réunit plusieurs formations de l’opposition.

La dette sera l’un des principaux thèmes de campagne des deux candidats dans ce pays pauvre et enclavé d’Afrique australe de 17 millions d’habitants.

« Nous ferons en sorte que vous n’ayez plus faim et que vos enfants puissent aller à l’école », a promis Hakainde Hichilema à la foule à la foule, après le dépôt de sa candidature.

Éminence grise du régime Michael Sata élu en 2011, Lungu est nommé successivement ministre des Affaires étrangères puis ministre de la Justice et la Défense.

En vertu de la constitution, il avait assuré l’intérim de Sata lors de son hospitalisation puis après l’annonce de son décès le 28 octobre 2014 à Londres.

Au cœur de l’appareil étatique, il se prépare à la présidentielle de 2016 qu’il remporte avec un score serré de 50,35% pendant que son rival Hakainde Hichilema qui dénonçait un scrutin truqué, glanait 47,63% des suffrages

Le juge rejette la demande de liberté provisoire des pro-Soro

Le procès de l’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro et 19 de ses proches accusés de « complot et atteinte à l’autorité de l’Etat et à l’intégrité du territoire national » s’est ouvert, mercredi, devant le Tribunal criminel d’Abidjan.

Lors de cette première journée d’audience, la défense a sollicité une  « liberté provisoire immédiate» de certains accusés qui a été rejetée par le Tribunal.

 En effet, le président du Tribunal criminel, le juge Charles Biny a rejeté l’ouverture d’une nouvelle information judiciaire et cette demande de liberté provisoire formulée par  la défense, estimant que celle-ci est  «mal fondée ».

 Cependant, le président du Tribunal a accédé à la communication des pièces exigées par les avocats de la défense et a renvoyé l’audience au 26 mai prochain. 

« Nous sollicitons, qu’il vous plaise monsieur le président, une demande de liberté provisoire pour nos clients Alain Lobognon, Soul To Soul, Rigobert Soro, Félicien Sékongo et Simon Soro conformément à un arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples  datant d’avril 2020», avait plaidé  auparavant, Me Souleymane Diallo, l’un des  avocats de la défense.

Par ailleurs, il avait soulevé dès l’entame de l’audience, une série de préalables dont le contre interrogatoire de Sinaly Silué, le directeur général de l’autorité nationale de l’aviation civile (Anac) qui est l’un des témoins principaux de cette affaire.

 Dans la même veine que son confrère, Me Raoul Gohi Bi, un autre avocat de la défense, a dénoncé un  « procès biaisé».

« Déjà nous avons l’impression exacte de ce que ce procès est biaisé. Dans un procès pénal c’est la défense seule qui a  plus de droit que l’accusation. Ici c’est le contraire. C’est un procès politique », a-t-il critiqué.

Quant au procureur de la République Adou Richard Christophe et Me Abdoulaye Ben Méité, l’un des avocats de l’Etat de Côte d’Ivoire, ils se sont farouchement opposés à ce plaidoyer de la défense, estimant  « qu’aucun élément ne justifie cette demande de liberté provisoire ».

 « Comment pouvez-vous imaginer que dès l’entame du procès, on fait valoir des exceptions comme c’est le cas ?  », s’est interrogé Me Méité, estimant que l’attitude de la défense est une  « fuite en avant  ».  Quatorze prévenus sur vingt comparaissent dans ce procès qui s’est ouvert devant une salle comble du Tribunal criminel d’Abidjan.

  Les accusés de ce procès sont Guillaume Soro, ex-président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Alain Lobognon, Affoussiata Bamba Lamine, Koné Kamaraté Souleymane, Kassi Kouamé Jean-Baptiste, Zebret Souleymane, Kamagaté Adama, Silué Neguerdjomon Emmanuel, Bamba Souleymane, Dosso Seydou, Koné Ardjouma, Traoré Lamine, Fofana Kouakou, Soro Yedjossigué Simon, Sékongo Kouleyeri Simon, Traoré Babou, Sess Soukou Mohamed, Touré Moussa, Issiaka Fofana et Soro Porlo Rigobert.

Guillaume Soro, l’ancien patron de l’hémicycle ivoirien et d’autres accusés absents à ce procès, dont l’ex-ministre Affoussiata Bamba Lamine, seront jugés par contumace.

 La plupart des personnalités poursuivies dans cette affaire, a été arrêtée depuis le 23 décembre 2019, date du retour avorté de M. Soro à Abidjan.

Rabat et Washington expriment leur « préoccupation » des violences aux territoires palestiniens et Israël

Le Secrétaire d’État américain, Antony Blinken s’est entretenu, mardi, avec le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita.Lors de cet entretien, les deux responsables ont discuté de leur préoccupation commune concernant la violence en Israël, en Cisjordanie et à Gaza, qui a coûté la vie à des civils israéliens et palestiniens, y compris des enfants, indique le secrétaire d’Etat américain sur son compte tweeter.

Le Secrétaire d’Etat américain a mis l’accent sur « l’importance d’un partenariat bilatéral solide » et souligné le rôle « clé du Maroc dans la promotion de la stabilité dans la région », précise la même source.

Une nouvelle réunion en urgence et à huis clos du Conseil de sécurité de l’ONU sur le conflit israélo-palestinien se tiendra ce mardi. Les Etats-Unis se sont opposés lundi, pour la troisième fois en une semaine, à l’adoption d’une déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU appelant à « une cessation des violences » entre Israéliens et Palestiniens, poussant à la convocation de cette nouvelle réunion d’urgence.

Début de ce nouvel épisode de violences entre Israéliens et Palestiniens, 208 personnes ont été tuées, dont 198 Palestiniens, et plus de 1.300 blessés. Côté israélien, 10 personnes ont été tuées, dont un enfant, et 294 blessées après des tirs de groupes armés palestiniens depuis Gaza.

Affaire Soro et ses proches: un « simulacre » de procès, selon le collectif des avocats

Le collectif des avocats de Guillaume Soro et ses proches a dénoncé mardi un « simulacre » de procès visant leurs clients, dans l’affaire de « complot contre la sûreté de l’Etat » de Côte d’Ivoire, dans une note.

« Suivant son ordonnance de renvoi rendu dans l’affaire concernant M. Guillaume Kigbafori Soro et ses proches, le doyen des juges d’instruction du Tribunal de Première Instance d’Abidjan, Victor Ousmane Coulibaly » a démontré « son mépris des règles élémentaires de la procédure pénale, et de manière générale, pour les textes de loi », selon  la note signée de Me Robin Binsard et Me Affoussy Balba, tous deux avocats au barreau de Paris.

« Chacune des quarante-neuf pages de cette ordonnance recèle d’incohérences, d’inexactitude, d’approximation et de méconnaissance des textes de loi, ce qui est d’une particulière gravité pour un magistrat, et démontre l’immixtion faite par le pouvoir exécutif dans les affaires judiciaires en Côte d’Ivoire », écrit le collectif.

De ce fait, « nous déplorons notamment, parmi les plus grossières violations du droit : le fait que cette ordonnance a méconnue les décisions de la Cour Africaine des Droits de l’Homme : à deux reprises », souligne le texte.

La Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples a « ordonné le gel des procédures contre M. Guillaume K. Soro et ses proches, faute pour celles-ci d’avoir respecté les droits fondamentaux des intéressés », a martelé le collectif. 

Pour les avocats « le renvoi de M. Guillaume K. Soro du chef de complot est une aberration juridique :  il s’agit d’une violation pure et simple de l’article 163 du Code pénal, qui exige la démonstration d’un commencement d’exécution, ainsi que la réunion d’actes matériels précis en vue d’un projet déterminé ». 

« Le renvoi de Me Affoussy Bamba devant le Tribunal criminel manque de base légale, d’autant qu’elle n’est ni visée par le réquisitoire introductif rendu public lors  de la conférence de presse du Procureur de la République Adou Richard en décembre  2019, et elle n’a jamais été entendue ni inculpée pour les faits visés au réquisitoire ou pour  d’autres faits découverts en lien avec eux », mentionnent les avocats.

« Le même raisonnement se tient en ce qui concerne MM. Issiaka Fofana, Sess  Soukou Mohamed et Moussa Touré, lesquels n’ont jamais été également  entendus, ni inculpés pour les faits visés au réquisitoire », renchérissent les avocats.

Selon le collectif des avocats de Soro et ses proches, « la justice ivoirienne s’est rendue complice d’un règlement de compte politique, visant à écarter M. Guillaume K. Soro et les cadres de son mouvement des affaires publiques du pays ».

« Cette manœuvre d’éviction est faite au prix de l’Etat de droit, puisque le Doyen des juges d’instruction n’a eu d’autres choix que de violer un l’ensemble des textes de loi régissant la procédure pénale pour accomplir une telle forfaiture », poursuit le texte. 

Le collectif des avocats tient à dénoncer un « simulacre de procès résultant de l’ordonnance de renvoi en cause, et a d’ores et déjà saisi les juridictions internationales afin de contester ces atteintes graves aux droits fondamentaux de M. Guillaume Soro et de ses proches », affirment les avocats. 

« Il est désormais certain que seul les instances internationales sont les garantes du droit en Côte d’Ivoire, puisque les juges nationaux ne sont plus que les plumes serviles du pouvoir exécutif », conclut la note.

Le procès visant Guillaume Soro, ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne et ses proches s’ouvre mercredi au tribunal criminel d’Abidjan-Plateau, le centre des Affaires d’Abidjan.

Un procès visant Soro et 19 de ses proches s’ouvre à Abidjan mercredi

Un procès visant Guillaume Soro et 19 de ses proches, accusés de « complot contre la sûreté de l’État », s’ouvre mercredi au tribunal criminel d’Abidjan-Plateau.

Il est reproché à ces personnes dont certaines sont incarcérées et d’autres actuellement hors du pays, d’avoir fomenté un « complot contre la sûreté de l’État ».

Le parquet les poursuit en outre pour « participation à une bande armée sans y exercer aucun commandement, détention sans autorisation d’armes à feu de la première catégorie et d’actes de manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique ».

Les accusés sont Guillaume Soro, ex-président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Alain Lobognon, Affoussiata Bamba Lamine, Koné Kamaraté Souleymane, Kassi Kouamé Jean-Baptiste, Zebret Souleymane, Kamagaté Adama, Silué Neguerdjomon Emmanuel.

Au banc des accusés, l’on a également Bamba Souleymane, Dosso Seydou, Koné Ardjouma, Traoré Lamine, Fofana Kouakou, Soro Yedjossigue Simon, Sekongo Kouleyeri Simon, Traoré Babou, Sess Soukou Mohamed, Touré Moussa, Issiaka Fofana et Soro Porlo Rogobert.      

L’avocat et conseil de ces accusés est maître Calixte Esmel. Les personnalités poursuivies ont été arrêtées à Abidjan, pour la plupart, le 23 décembre 2019.

Sommet sur la dette africaine : « Une grand raout pour rien? » (Decryptage)

Le président français convie ce mardi après-midi, à Paris, une trentaine de chefs d’Etat et des leaders étrangers sur la dette africaine. Enseignant à l’institut d’études politiques de Paris (Sciences Pô) et journaliste, l’ancien rédacteur en chef de Jeune Afrique, Français Kpatindé, décrypte pour Apa News les enjeux de ce sommet.Le président français, Emmanuel Macron,, organise ce mardi 18 mai 2021 une nouvelle réunion internationale sur la dette africaine. Quels pourraient en être les résultats? 

L’objectif du président français Emmanuel Macron en réunissant un aréopage de chefs d’Etat et de personnalités internationales c’est de trouver, ensemble, des solutions inédites à la crise du financement en Afrique. L’intention est louable, mais il faut sans doute plus qu’une demi-journée pour trouver une issue géniale, consensuelle, tenable et pérenne aux problématiques de la dette et du développement. Même s’il faut saluer l’initiative, j’ai bien peur que ce ne soit un grand raout international de plus d’autant plus que – c’est la loi du genre – les différents acteurs auront à cœur d’éluder les questions qui fâchent : Comment peut-on organiser une telle conférence sans le secteur privé africain et international tout comme less fonds de pension africains qui animent la vie économique du continent et détiennent une bonne partie de ladite dette ? Pourquoi cette dette estimée à près de 2000 milliards de dollars tue-t-elle à petits feux l’économie continentale et, au-delà, les Africains, surtout les plus jeunes ? Qui profite de cette situation de prédation ? Et comment l’atténuer dans le court terme, à défaut d’y mettre un terme ? 

La présence d’un pays comme la Chine peut-elle être perçue comme le signe d’un début de la refondation souvent annoncée par la France de ses relations avec ses anciennes colonies?

 La présence de la Chine à la conférence de Paris se justifie à plusieurs titres. Ce pays, appelé à devenir la première puissance mondiale, est aujourd’hui le principal partenaire commercial de l’Afrique. Près de 200 milliards de dollars de la dette globale africaine sont détenus par la Chine. Elle a donc son mot à dire autour de la table. C’est ce que devait faire le Premier vice-Premier ministre chinois, Han Zheng, qui interviendra en visioconférence depuis Pékin. L’idée sous-jacente du président français est d’amener la Chine, sur ce sujet comme d’autres, à se concerter plus étroitement avec les Européens et les institutions internationales dans ses deals commerciaux, industriels et financiers en Afrique. Reste à savoir si la Chine, tout comme les pays africains, trouve un quelconque intérêt à un tel partenariat à trois. 

La veille de cette rencontre de mardi, les nouvelles autorités de transition au Soudan devaient se réunir avec les bailleurs de fonds étrangers. Pourquoi ce brusque intérêt pour un pays considéré jusqu’il y a peu comme un indésirable au sein de la communauté internationale ?

Le Soudan renaît de ses cendres après trente ans de régime autoritaire d’Omar el-Béchir. Ce pays essaie difficilement de retrouver son lustre d’antan, lorsque Khartoum était une capitale foisonnante qui attirait aussi bien les intellectuels et militants africains que du reste de ce qu’on appelait le Tiers-Monde. La France a été parmi les premiers pays à encourager la transition soudanaise, à plaider sa cause à l’international. Cela dit, ne soyons pas naïfs ! Paris a trouvé là une nouvelle opportunité de mettre les pieds dans une zone anciennement contrôlée par les Britanniques et de prendre ainsi une petite revanche sur sa cuisante défaite à Fachoda. A l’époque, ce modeste village où les troupes françaises et britanniques ont failli en découdre en 1898 se trouvait au Soudan. Il est aujourd’hui sur le territoire de la République du Sud Soudan. Emmanuel Macron, plus que ses prédécesseurs, ne cache pas qu’il a des vues sur des pays non francophones aussi importants que le Nigeria, le Kenya, l’Afrique du Sud et l’Ethiopie. 

Afrique du Sud : L’ex président Zuma face aux juges

L’ancien chef d’Etat sud-africain, Jacob Zuma, est convoqué par la justice pour des soupçons de corruption.Les ennuis judiciaires se poursuivent pour Jacob Zuma. Il doit à nouveau se présenter ce lundi, 17 mai 2021, devant la justice sud-africaine pour une affaire de corruption qui remonte à 1999. Dans ce dossier, l’ancien président sud-africain est accusé d’avoir touché des pots-de-vin dans un contrat de 3,4 milliards de marché d’armes avec le géant français de la défense et de l’aérospatiale, Thales.

Inculpé en 2006, Zuma est soupçonné d’avoir empoché des commissions sous la forme de 787 versements, pour favoriser les intérêts de l’entreprise française.

Comme lors des précédentes convocations, il n’est pas certain que l’ancien patron du Congrès National Africain (ANC) y défère pour se défendre des nombreux chefs d’accusations notamment de fraude, de corruption et de racket qui pèsent sur lui.

Depuis son départ forcé du pouvoir il y a trois ans, il a toujours refusé de répondre aux multiples convocations de la commission anticorruption qu’il a lui-même mise en place début 2018.

Gupta, le scandale de trop

Ce nouveau dossier vient s’ajouter à la farandole de dossiers que l’ancien président sud-africain traîne ces dernières années. Avant son accession au pouvoir, il avait été accusé de viol en 2006 par une jeune femme séropositive, fille de l’un de ses meilleurs amis. Finalement blanchi dans cette histoire de mœurs, il avait choqué l’opinion sud-africaine en affirmant qu’il prenait toujours « une douche » après un rapport non protégé pour éviter toute transmission du VIH.

Une fois au pouvoir, ce polygame, père d’une vingtaine d’enfants, issu de l’ethnie Zoulou, est accusé d’avoir dilapidé l’argent public en rénovant à hauteur de 20 millions d’euros sa villa de Nkandla, dans son fief du Kwazulu-Natal.

S’il réussit à sortir indemne de cette affaire, il reste confronté à l’affaire dite des « frères Gupta », cette sulfureuse famille d’origine indienne d’hommes d’affaires citée dans diverses affaires de corruption présumée dans plusieurs pays dont les Etats-Unis et le Royaume Uni. En 2013, la presse sud-africaine avait révélé l’existence de liens corruption qui impliquent les proches de Zuma et la famille Gupta.

Véritables fossoyeurs de l’ancien président, les frères Gupta actuellement en exil à Dubaï, vont pousser le bouchon bien trop loin lorsqu’un avion transportant 200 convives lors d’un mariage familial atterrit sur la base militaire de Waterkloof sans que personne ne sache qui en a donné l’autorisation.

La presse sud-africaine s’empare de l’affaire et met à nu les liens sulfureux entre l’empire des Gupta et le clan Zuma qui se résumeraient à népotisme, marchés publics truqués, et pots-de-vin qui se chiffrent à des centaines de millions de dollars. Les Gupta sont même accusés d’avoir « capturé » l’État sud-africain au sens propre.

Un dossier accablant pour l’homme politique de 79 ans, qui sera poussé à la démission en 2018 par son propre parti l’ANC de la présidence, après une série d’abus de pouvoirs présumés.

Il ne pourra pas compter sur le soutien de son successeur Cyril Ramaphosa. Ce dernier s’est lancé en août 2020 dans une campagne anti-corruption au sein même de l’ANC.

Le Caire et Washington conviennent d’œuvrer pour instaurer la paix et stabilité au PO

Le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Shoukry s’est entretenu, dimanche, au téléphone avec le secrétaire d’État américain Anthony Blinken, de l’évolution de la situation dans les territoires palestiniens.Lors de cet appel, le secrétaire américain a apprécié les efforts de l’Égypte et les contacts qu’elle entretient avec les deux parties au conflit pour « tenter de parvenir à une cessation des hostilités ».

Les deux ministres sont convenus de l’importance de travailler dans un cadre de coopération et de coordination pour « instaurer la paix et la stabilité dans la région ».

Antony Blinken a réitéré son appel « à toutes les parties pour faire baisser les tensions et mettre un terme aux violences ».

L’appel est intervenu alors que le Conseil de sécurité de l’ONU, n’ait pas pu, pour la troisième fois consécutive, d’adopter une résolution sur le conflit entre les Palestiniens et Israël, malgré l’avertissement des Nations Unies sur l’escalade des tensions.

L’Organisation de la coopération islamique (OCI), qui a convoqué dimanche une réunion d’urgence virtuelle de ses ministres des Affaires étrangères, a condamné les attaques israéliennes contre les Palestiniens, et a exhorté la communauté internationale à agir immédiatement pour faire cesser les opérations militaires d’Israël.

Les Israéliens et les Palestiniens sont engagés depuis début mai dans l’une des plus importantes escalades de violences de ces dernières années.

Israël et le mouvement Hamas échangent depuis lundi 10 mai des tirs meurtriers depuis et vers l’enclave palestinienne, alors que les premiers heurts avaient éclaté le 3 mai. 

Depuis le début ce nouveau cycle de violences, près de 200 personnes, majoritairement des Palestiniens, ont été tuées. Le dernier bilan palestinien fait état de 192 morts, dont au moins 58 enfants, et plus de 1200 blessés, à Gaza depuis le 10 mai.

Interdiction meeting du FPI: Damana Pickass dénonce une « machination »

Damana Pickass, vice-président du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), a dénoncé samedi une « machination » à la suite de l’interdiction par le préfet d’Abidjan du meeting du parti à Port-Bouët relatif au retour de Laurent Gbagbo.

« A l’analyse des faits, tout ceci relève d’une machination savamment orchestrée à l’effet d’empêcher la tenue du meeting de la paix et de la réconciliation nationale », a déclaré M. Damana Pickass, lors d’un point de presse. 

Ce meeting, en faveur de la paix et de la réconciliation nationale était prévu se tenir le samedi 15 mai 2021 au stade de Gonzagueville, à Port-Bouët, cité balnéaire dans le Sud d’Abidjan. Et ce, dans l’optique du retour de Laurent Gbagbo. 

M. Damana Pickass, rentré récemment d’exil du Ghana, après 10 ans, est le président de la Commission mobilisation du Grand-Abidjan pour le retour de l’ex-président Laurent Gbagbo.  

Selon M. Damana, le maire de Port-Bouët, a autorisé le meeting, mais « contre toute attente, le préfet du Département d’Abidjan a interdit le meeting » de la paix et de la réconciliation nationale pour le retour de Gbagbo par arrêté le 14 mai 2021. 

« Cette interdiction a été notifiée au Secrétaire général de la Fédération FPI de Port-Bouët, le vendredi 14 mai 2021 à 23 heures 48 minutes par Whatsap », a fait observer M. Damana.

Citant le texte d’interdiction, il a dit que « cette décision prise dans l’urgence, selon l’arrêté (du préfet du Département d’Abidjan) serait dans le but d’éviter des risques d’affrontements et de troubles à l’ordre public ».

« Dans les préparatifs de ce meeting, des individus se réclamant d’une association de victimes et prétextant détenir une autorisation d’occupation du même site à la même date et à la même heure, se sont présentés sur les lieux de la manifestation, dans la nuit du vendredi 14 mai 2021 aux environs de 20 heures », a-t-il ajouté.

 Poursuivant, il a déclaré qu’ils avaient « des intentions manifestes de saccager les installations en cours ». En outre, « invités par la police, à présenter ladite autorisation, ces derniers ont été incapables de le faire. Ils ont donc été évacués des lieux par les forces de l’ordre ». 

« Nous tenons à rappeler à toutes fins utiles que l’association, dont l’arrêté préfectoral fait allusion, a eu à manifester publiquement au Plateau, devant le Palais de Justice le lundi 10 mai 2021, en toute quiétude », a-t-il laissé entendre. 

Deux meetings de mobilisation, pour la paix et la réconciliation nationale, ont été programmés le 15 mai 2021 à 14 heures au stade de Gonzagueville et le dimanche 16 mai 2021 à 14 heures à la place Kadjo Amangoua de Bonoua. 

« Dans le même élan de décrispation de l’atmosphère sociale », M. Damana annonce avoir décidé, « malgré toutes les autorisations administratives obtenues par le Fédéral FPI de Bonoua, de reporter, à une date ultérieure, le meeting prévu le dimanche 16 mai 2021 à la place Kadjo Amangoua de Bonoua ».

Le 31 mars 2021, l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo a été acquitté définitivement par la Cour Pénale Internationale avec son co-accusé Charles Blé Goudé. Dans le cadre de son retour en Côte d’Ivoire, des structures d’accueil ont été mises en place.

Ouattara à Paris pour le sommet sur le financement des économies africaines

Le président ivoirien Alassane Ouattara a quitté Abidjan, samedi, pour Paris (France) où il prendra part au sommet sur le financement des économies africaines.

Selon la présidence ivoirienne, ce sommet vise à mettre en place un soutien financier massif aux économies africaines durement éprouvées par la pandémie de Covid-19, et à poser les bases d’un nouveau cycle de croissance sur le continent.

La question de la restructuration des dettes des pays africains sera également abordée au cours de cette rencontre.

En marge de ce sommet, le chef de l’Etat ivoirien aura des entretiens avec ses homologues et plusieurs personnalités.

Le Maroc envoie une aide d’urgence au profit des Palestiniens

Le Roi Mohammed VI, président du Comité Al-Qods, a donné, vendredi, ses instructions pour l’envoi d’une aide humanitaire d’urgence au profit de la population palestinienne en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.Constituée de 40 tonnes, cette aide humanitaire est composée de produits alimentaires de première nécessité, de médicaments de soins d’urgence et de couvertures. L’aide humanitaire sera cheminée par des avions des Forces Armées Royales.

Cette décision royale s’inscrit dans le cadre du « soutien continu du Royaume à la cause palestinienne juste et sa solidarité permanente avec le peuple palestinien.

Le Maroc avait dénoncé, dans les termes les plus fermes, les violences perpétrées dans les territoires palestiniens occupés, et dont la poursuite ne mène qu’à creuser le fossé, renforcer les rancœurs et éloigner d’autant les chances de paix dans la région.

Le Royaume, qui place la cause palestinienne au sommet de ses préoccupations, reste fidèle à son attachement à la réalisation de la solution des deux Etats, vivant côte-à-côte dans la paix et la sécurité, passant par la création d’un Etat palestinien dans les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem Est pour capitale.

Côte d’Ivoire: Alain Lobognon démissionne du parti MVCI à l’approche de son procès

L’ancien ministre ivoirien des Sports, Alain Lobognon, a démissionné du Mouvement pour la promotion des valeurs nouvelles en Côte d’Ivoire (MVCI), un parti proche de Guillaume Soro, à l’approche de son procès pour atteinte à la sûreté de l’Etat, a rapporté vendredi son porte-parole Jean Paul Beugrefoh.

« Par courrier en date du 13 mai 2021, adressé au Dr Louis Ouattara, secrétaire général du MVCI, l’ex-ministre des Sports, Alain Lobognon a rendu sa démission de toutes les instances de ce parti auquel il était lié politiquement », écrit M. Jean Paul Beugrefoh.

Selon M. Beugrefoh, porte-parole de Alain Lobognon, « prisonnier politique », il a « décidé de mettre fin à son engagement au sein du MVCI pour une volonté personnelle de disposer de sa totale liberté, au moment où va s’ouvrir le procès devant le tribunal criminel d’Abidjan ». 

M. Lobognon, ex-député de Fresco (Sud- Ouest), « comparaîtra en compagnie des autres prévenus arrêtés le 23 décembre 2019″, mentionne le communiqué qui ajoute qu' »il entend ainsi comparaître en homme politique affublé d’aucune appartenance politique ». 

L’ex-ministre qui a « partagé joie et plaisir de militer aux côtés de plusieurs amis, frères et camarades pour l’engagement commun en faveur de valeurs nouvelles en Côte d’Ivoire quitte le MVCI le cœur léger, sans regret, ni rancœurs », conclut le communiqué.

La Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples avait ordonné le 22 avril 2020 à l’Etat de Côte d’Ivoire de surseoir à l’exécution du mandat de dépôt contre Guillaume Soro et ceux décernés à ses proches ainsi que leur mise en liberté provisoire, dans un arrêt.

Dans l’arrêt, la Cour demandait à l’Etat de Côte d’Ivoire de « surseoir à l’exécution des mandats de dépôts » décernés contre des pro-Soro comprenant des parlementaires: Alain Lobognon, Camara Loukimane, Kanigui Soro, Yao Soumaila, Soumahoro Kando, Kamaraté Souleymane.

Pour les avocats de la Cote d’Ivoire, les mesures provisoires sollicitées par la Cour excèdent largement le champ des mesures provisoires et sont de nature à « entraver le fonctionnement normal de la justice nationale ». 

Un mandat d’arrêt a été émis à l’encontre de M. Guillaume Soro en décembre 2019. Le 23 et le 24 décembre de cette même année, ses proches ont été arrêtés et placés en détention préventive dans différents centres de détention à Abidjan et d’autres villes du pays.

 

Une ONG invite Ouattara et Bédié au « dialogue » pour une « stabilité » du pays

La Plate-forme pour l’engagement citoyen de Côte d’Ivoire (PEC-CI) a invité jeudi au « dialogue » le chef de l’Etat Aĺassane Ouattara et Henri Konan Bédié en vue d’une « stabilité » du pays, dans une déclaration.

La PEC-CI demande à M. Ouattara « d’accepter la main tendue du doyen d’âge de la politique ivoirienne, Henri Konan Bédié à travers le dialogue national inclusif, seul gage d’une paix durable et pour la stabilité » du pays, indique la déclaration.

Cette plateforme qui regroupe 35 organisations de la société civile appelle à « la libération sans condition de tous les prisonniers politiques, militaires et de la société civile depuis la crise post-électorale de 2010 jusqu’à nos jours ».

Elle demande en outre au chef de l’Etat de « mettre tout en œuvre » afin que Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, qui ont été définitivement acquittés de tous les crimes par la Cour pénale internationale (CPI) puissent rentrer en Côte d’Ivoire. 

Pour la Plate-forme pour l’engagement citoyen de Côte d’Ivoire, ils constituent « la clé essentielle de la réconciliation nationale tant recherchée » de même « le retour effectif de toutes les filles et de tous les fils encore en exil sans exception ».

Le Comité exécutif de la PEC-CI et ses 35 organisations de la société civile demande à M. Ouattara « d’associer toutes les forces de la Nation à la gestion du pays à travers la mise en place d’un Gouvernement de large ouverture ».

Selon le Comité exécutif et ces organisations de la société civile ivoirienne, cela devrait permettre de « trouver ensemble des solutions idoines aux nombreux problèmes qui minent notre société ces dernières années ». 

« Nous invitons M. Ouattara à privilégier la voie du dialogue, du pardon en mettant tout en œuvre au nom du père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne, feu Félix Houphouët-Boigny afin de reprendre sans délais le dialogue direct et franc entamé » avec M. Bédié, poursuit le texte.

 Et ce, « en associant tous les partis politiques y compris la société civile significative, afin de préserver l’unité Nationale garant d’une paix durable, car tous les regards sont tournés vers eux ».  

Le Plateforme invite « tous les acteurs politiques ivoiriens sans exceptions à éviter les prises de positions de va-t’en guerre, afin de garantir l’avenir de la jeunesse ivoirienne, dont plus de 80% croupissent sous le poids de la misère », note la déclaration. 

La PEC-CI demande au chef de l’Etat « d’accepter de faire le sacrifice suprême en signant un décret pour une loi d’amnistie pour libérer tous les prisonniers politiques », mentionne la déclaration. 

L’organisation estime que cet acte pourrait « atténuer le climat socio-politique » qui de son point de vue « reste non favorable à la réconciliation de toutes les filles et de tous les fils » de la Côte Ivoire.

Le Maroc s’engage à soutenir le renforcement et le développement des capacités humaines du Libéria

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a renouvelé l’engagement du Maroc à soutenir le renforcement et le développement des capacités humaines du Libéria par l’octroi de bourses d’études et autres formations professionnelles.Lors d’un entretien, mercredi en mode visioconférence, avec son homologue libérien, Dee-Maxwell Saah Kemayah Sr., le ministre marocain a ajouté que le Royaume envisage ainsi d’approfondir cette relation d’exception dans le cadre du programme de relance « Liberia Vision 2030 ».

Il a, en outre, indiqué qu’il s’est mis d’accord avec son homologue libérien pour développer davantage les relations bilatérales, notamment à travers une mission pour la coopération sectorielle qui se rendra à Monrovia, dès que les conditions sanitaires le permettraient, afin de préparer la prochaine session de la Commission Mixte.

Par ailleurs, M. Bourita a réitéré les remerciements du Maroc au Libéria pour son appui constant et ferme à l’intégrité territoriale du Maroc, notamment, par ses positions claires en faveur du Sahara marocain, dans les instances régionales et internationales et par ses actions sur le terrain, concrétisées par l’ouverture d’un Consulat Général du Libéria, à Dakhla en mars 2020, et le soutien exprimé à l’action du Maroc après la libération du passage au poste frontière d’El Guergarat entre le Maroc et la Mauritanie.

M. Dee-Maxwell Saah Kemayah Sr. n’a pas manqué à cet effet, de renouveler le soutien de son pays à une solution politique négociée, consensuelle et définitive du différend autour du Sahara marocain, réitérant ainsi la nécessité de respecter la décision 693, adoptée au niveau des Chefs d’Etat africains, au Sommet de l’Union africaine de Nouakchott, en juillet 2018, qui a réaffirmé l’exclusivité des Nations Unies en tant que cadre de recherche d’une solution politique, mutuellement acceptable, réaliste, pragmatique et durable à la question du Sahara.

Les deux ministres se sont, par ailleurs, engagés à une meilleure coordination de leurs actions et à un soutien mutuel constant dans les instances régionales et internationales, pour la défense de leurs intérêts respectifs et pour œuvrer ensemble en faveur du développement, de la paix et de la stabilité du continent africain.

Sur cette base, les deux parties ont convenu d’appuyer, de manière concertée et mutuelle, les candidatures marocaines et libériennes au niveau des instances régionales et internationales, et d’instruire leurs Représentants Permanents à New York, Genève et l’Union Africaine afin de coordonner leurs actions et décisions concernant les sujets d’intérêt commun.

A ce titre, M. Dee-Maxwell Saah Kemayah Sr. a exprimé le soutien inconditionnel du Libéria à la candidature du Maroc au poste de Commissaire de la Commission de l’Union Africaine dans les domaines de l’Education, de la Science, la Technologie et l’Innovation.

Af’Sud : le Sg de l’ANC invité à présenter des excuses

Ace Magashule, Secrétaire général du Congrès national africain (ANC, au pouvoir), doit s’excuser pour avoir « suspendu » le président Cyril Ramaphosa du parti, a déclaré ce mercredi le Secrétaire général adjoint de l’ANC, Jesse Duarte.Magashule a reçu l’ordre de présenter des excuses au parti et au public pour avoir écrit la semaine dernière une lettre dans laquelle il aurait avoué avoir suspendu Ramaphosa car, ce dernier l’avait suspendu du parti quelques heures plus tôt.

La suspension du haut responsable de l’ANC fait suite à son refus de se retirer de son poste, en attendant l’issue de son procès pour corruption présumée pendant qu’il était Premier ministre de la province de Free State.

Il n’y a eu aucune réaction de la part de Magashule, au sujet de la demande d’excuses.

Ouganda : Yoweri Museveni prête serment

Le président ougandais a été investi, ce mercredi 12 mars, pour un sixième mandat de suite.Au pouvoir depuis 35 ans, Yoweri Museveni a été réélu, en janvier dernier, avec plus de 58% des suffrages valablement exprimés. Mais sa victoire est toujours contestée par son principal opposant, Bobi Wine.

Devant 4000 invités massés au parc de l’Indépendance de Kampala, le chef de l’Etat de 76 ans a notamment promis de préserver la Constitution et de travailler pour la prospérité de son pays. Dix présidents africains, dont Uhuru Kenyatta du Kenya et Félix Tshisekedi de la République démocratique du Congo, ont assisté à la cérémonie d’investiture.

Bédié reconduit Guikahué à la tête du secrétariat exécutif du Pdci

Le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, opposition) Henri Konan Bédié a reconduit à la tête du secrétariat exécutif de la formation politique, Kakou Guikahué, qui est désormais coiffé par un Comité politique.

Dans le cadre de la « modernisation » du Pdci annoncée le 10 avril 2021 visant à « Impliquer et responsabiliser davantage l’important vivier de cadres compétents et des jeunes dynamiques dans toutes les Instances de décisions du Parti », M. Bédié a réorganisé le parti.

De ce fait, le président du Pdci a procédé à « la restructuration du Secrétariat exécutif du parti », nommant M. Maurice Kakou en qualité de secrétaire exécutif en chef du Pdci. 

Cette restructuration du Secrétariat Exécutif est principalement caractérisée par l’entrée de sept (7) personnalités: Junior GOUALI DODO; Raoul ABY AKROBOU; Jacques Gabriel EHOUO; Jean Michel AMONKOU; Seraphin YAO KOUAME; Euphrasie Chantal NGUESSAN; Jean Baptiste KOUAME. 

Dans le cadre de la réforme du Pdci, M. Bédié a créé un Comité politique, un Comité de gestion et de suivi des élections et un Comité de mobilisation et du développement des ressources. 

Voici la liste du nouveau secrétariat exécutif du Pdci 

1-Secrétaire Exécutif du Parti, Chef du Secrétariat Exécutif :

Maurice KAKOU GUIKAHUE

2-Secrétaire Exécutif Chargé de l’Organisation et de la Mobilisation :

Noel AKOSSI BENDJO

3-Secrétaire Exécutif Chargé des Sections, des Délégations Départementales et Communales 

Privat SERI BI NGUESSAN

4-Secrétaire Exécutif Chargé de la formation 

Robert NIAMKEY Koffi

5-Secrétaire Exécutif Chargé des Élections 

François Roland ADIKO

6-Secrétaire Exécutif Chargé des Commissions Techniques Nationales :

Narcisse Pierre KOUADIO NDRI

7-Secrétaire Exécutif Chargé des Finances

Thierry TANOH

8-Secrétaire Exécutif Chargé des Affaires Juridiques

Me Emile Gohoré SUY BI

9-Secrétaire Exécutif Chargé de la Communication et de la propagande :

Jean Louis Eugene BILLON

10-Secrétaire Exécutif Chargé des Relations Extérieures

Joseph Youssouf BAMBA

11-Secrétaire Exécutif Chargé des Délégations Générales

Bernard EHOUMAN

12-Secrétaire Exécutif chargé du Patrimoine

Barthelemy NDRI NGUESSAN

13-Secrétaire Exécutif Chargé de la Sécurité et du Service d’Ordre

Emmanuel KOUASSI LENOIR

14-Secrétaire Exécutif Chargé des Affaires Sociales

Louise Aminata DIOP(Mme)

15-Secrétaire Exécutif Chargé des études et de la Prospective-  Porte-parole 

Séraphin YAO KOUAME

16-Secrétaire Exécutif chargé des Relations avec les structures du Parti 

Theodore KOUASSI BODI

17-Secrétaire Exécutif chargé de l’Innovation, des réformes et de la vie du Parti 

GBA Daouda

18-Secrétaire Exécutif chargé de l’Information et de l’Economie Numérique- 

Porte-parole Adjoint 

Dénis KAH ZION

19-Secrétaire Exécutif Chargé des Relations avec les Partis Politiques Nationaux :

Georges Philippe EZALEY

20-Secrétaire Exécutif Chargé des Femmes 

Adèle AMON Epse N’DABIAN (Mme)

21-Secrétaire Exécutif Chargé des Jeunes 

Brahima KAMAGATE

22-Secrétaire Exécutif chargé du Bulletin de liaison du PDCI-RDA.

Adèle Aya NDIORE(Mme)

23-Secrétaire Exécutif Chargé des Nouvelles Adhésions et du Recrutement

Ange Isaac APPIA AKA

24-Secrétaire Exécutif Chargé des Relations avec les Groupes Parlementaires du PDCI-RDA

Raoul ABY AKROBOU

25-Secrétaire Exécutif Chargé des Relations avec les Elus locaux du Parti

Jacques Gabriel OHOUO

26-Secrétaire Exécutif Chargé des Relations avec les Enseignants militants du PDCI-RDA- Porte-parole Adjoint

Junior GOUALI DODO

27-Secrétaire Exécutif Chargé des Relations avec les Syndicats et les Organisations Non Gouvernementales 

Aminata NDIAYE(Mme)

28-Secrétaire Exécutif chargé des Relations avec les Communautés

Racine MBENGUE ABDOULAYE

29-Secrétaire Exécutif chargé de la Culture et de la Francophonie

Valérie YAPO ADAI(Mme)

30-Secrétaire Exécutif Chargé de l’Insertion Professionnelle des Jeunes

DOULAYE COULIBALY

31-Secrétaire Exécutif chargé des groupes socioprofessionnels et des Mouvements Associatifs

Jean Michel AMONKOU

32-Secrétaire Exécutif Chargé du suivi de l’Action Gouvernementale

COULIBALY Lazeni

33-Secrétaire Exécutif chargé de la Famille et de la Promotion du Genre- porte-parole Adjointe 

NGUESSAN Euphrasie Liliane Chantal(Mme)

34-Secrétaire Exécutif Chargé des Relations avec le Secteur Privé

Jean Paul AMETHIER

35-Secrétaire Exécutif Chargé du Monde Rural

Soumahila KOUASSI BREDOUMY TRAORE

36-Secrétaire Exécutif Chargé des changements climatiques et du développement durable

Ahmadou OUATTARA

37-Secrétaire Exécutif Chargé des grands travaux et de l’Aménagement du Territoire

Lancina KOUAME KOUAKOU

38-Secrétaire Exécutif, Secrétaire des séances

Jean Baptiste KOUAME

Palestine : Les pays arabes décident de constituer un comité ministériel

Les ministres arabes des Affaires étrangères ont décidé de former un comité ministériel comprenant le Maroc, la Palestine, la Jordanie, l’Égypte, l’Arabie saoudite et le Qatar, pour communiquer avec les membres permanents du Conseil de sécurité et d’autres pays influents, pour les exhorter à prendre des mesures concrètes pratiques vidant à mettre fin aux politiques et mesures illégales menées par Israël dans la ville occupée d’Al-Qods. Le comité, qui comprend également la présidence du sommet arabe, le membre arabe du Conseil de sécurité et le secrétaire général de la Ligue arabe, va soumettre un rapport sur les résultats de ses démarches à une session extraordinaire du Conseil de la Ligue dédiée à cette question.

Réunis, mardi en visioconférence, les ministres arabes des Affaires étrangères ont appelé la Cour pénale internationale à ouvrir une enquête pénale sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par Israël contre le peuple palestinien désarmé, y compris le déplacement des Palestiniens de leurs foyers dans le quartier de Cheikh Jarrah et le reste des territoires et quartiers palestiniens occupés.

Ils ont également demandé à la Cour de fournir toutes les ressources matérielles et humaines pour cette enquête et de lui accorder une attention particulière.

Les ministres arabes ont affirmé leur détermination à prendre les mesures nécessaires à tous les niveaux, y compris le lancement d’un mouvement diplomatique intense, par le biais de lettres, de contacts et de réunions bilatérales, afin de protéger la ville de Jérusalem, de défendre ses saintes chrétiennes et soutiennent les droits politiques, sociaux, économiques et humanitaires du peuple palestinien.

Le Parlement arabe a appelé à une action urgente avec les parlements des pays influents pour atteindre les objectifs de cette initiative.

Il a également chargé les missions de la Ligue des États arabes et les conseils des ambassadeurs arabes de lancer un intense effort diplomatique pour transmettre le contenu de cette résolution aux capitales des pays influents du monde entier, ainsi que de charger le groupe arabe à l’ONU à New York pour engager des consultations et des procédures avec le Président du Conseil de sécurité et le Président de l’Assemblée générale, y compris l’examen de l’option de tenir la dixième session extraordinaire d’urgence sur les actions illégales israéliennes à Al-Qods Est occupée et dans le reste de la territoires palestiniens occupés.

La réunion a également décidé de charger le groupe arabe de Genève et de Paris d’engager les consultations et procédures nécessaires au Conseil des droits de l’Homme et à l’UNESCO en vue de faire cesser les agressions israéliennes systématiques dans la ville occupée d’Al Qods.

La Gambie réaffirme son soutien « indéfectible » et « constant » à l’intégrité territoriale du Maroc

La Gambie par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Mamadou Tangara a réitéré son soutien « indéfectible » et « constant » à l’intégrité territoriale du Maroc et a salué les efforts entrepris par le Maroc pour trouver une solution politique au différend régional sur le Sahara marocain, indique un communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères.Lors de ses entretiens, mardi, par visioconférence avec son homologue marocain, Nasser Bourita, le chef de la diplomatie gambienne a salué la crédibilité et la primauté de l’Initiative marocaine d’Autonomie comme base pour régler cette question, tout en réitérant le plein soutien de son pays au rôle joué par l’ONU en tant que cadre exclusif et consensuel pour parvenir à une solution durable à ce différend régional et à la Décision 693 de l’Union africaine adoptée par le 31è Sommet tenu en juillet 2018, soutenant officiellement le processus onusien à cet égard.

Les deux parties se sont félicitées de l’ouverture par la Gambie de son Consulat Général à Dakhla le 07 janvier 2020, tandis que M. Bourita a assuré M. Tangara de la volonté du Maroc de mettre à profit son expérience et son expertise dans les domaines du développement économique et social à la disposition de la République de Gambie pour la réalisation de son plan de développement 2018-2021, indique un communiqué du ministère.

Les deux ministres ont exprimé le souhait de développer davantage la coopération bilatérale entre les deux pays dans plusieurs domaines tels que l’énergie et les énergies renouvelables, l’agriculture, les infrastructures, la formation, l’eau, l’éducation et l’échange d’expériences dans le domaine de la gestion de l’eau et la construction de barrages.

A ce titre, M. Bourita et Tangara ont exprimé leur volonté de programmer la 3ème session de la Commission mixte de coopération et d’organiser un forum économique à Banjul, poursuit la même source, précisant que les deux ministres ont évoqué dans ce cadre plusieurs projets d’accords de coopération qui sont en cours de finalisation, couvrant les domaines de l’énergie, le commerce, l’industrie, la double imposition, l’agriculture, la jeunesse et les sports, les affaires religieuses, la promotion des investissements, le tourisme et les affaires culturelles.

 M. Tangara a remercié son homologue marocain pour l’octroi par le Maroc de bourses aux étudiants gambiens, contribuant ainsi au développement de leurs capacités, exprimant le souhait d’augmenter le quota et de l’élargir aux futurs techniciens d’entre eux.

MM. Bourita et Tangara se sont engagés à se soutenir mutuellement sur les questions liées aux intérêts fondamentaux des deux pays, note le communiqué. 

Lors de cet entretien, les deux ministres ont également exprimé leur volonté de renforcer davantage la communication stratégique et la coordination entre les deux pays dans le cadre des différents foras régionaux et multilatéraux, tels que l’UA et l’ONU, convenant ainsi de coordonner, à travers leurs représentants permanents à New York, Genève et à l’UA, leurs actions et décisions concernant les questions d’intérêt commun.

Ils ont également discuté de la nécessité de se soutenir mutuellement s’agissant des candidatures en lice pour divers postes au sein des institutions continentales et internationales, conclut la même source.

Bédié remet les feuilles de route aux nouvelles instances du Pdci

Le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, opposition), Henri Konan Bédié a remis lundi les feuilles de route des coordonnateurs généraux des trois nouvelles instances du parti, créées dans le cadre de la modernisation de la formation politique.

Ces comités ont été mis en place pour « une gestion plus efficiente et efficace de notre grand parti », a déclaré Henri Konan Bédié, qui recevait les différents membres à son domicile, à Cocody, dans l’Est d’Abidjan. 

Il a créé un Comité politique dont le coordonnateur général est Rémi Allah Kouadio, un Comité de gestion et de suivi des élections, dont le coordonnateur général est Niamkey Koffi et un Comité de la mobilisation et du développement des ressources, dirigé par Bernard Ehouman. 

« Je vous ai choisi, car j’ai la ferme conviction que vous serez à la hauteur (…) », a affirmé M. Bédié.

L’objectif selon M. Bédié est de « remobiliser toutes les composantes du parti pour relever les grands défis » à venir, « impliquer et responsabiliser davantage l’important viviers de cadres compétents et dynamiques dans toutes les instances de décision du parti ». 

M. Bédié a noté que le Comité politique aura la « responsabilité de la conception et de la définition des stratégies de développement du parti, pendant que le secrétariat exécutif se chargera de la mise en oeuvre du cahier de charges soumis par le Comité politique et validé » par lui-même.

Quant au Comité de gestion et de suivi des élections, il devra « affiner une expertise en matière électorale pour permettre au Pdci d’améliorer ses résultats au cours des échéances électorales à venir », a-t -il ajouté.  

Le Comité de mobilisation et de développement des ressources sera « le maître d’oeuvre en matière financière en vue de faciliter le financement de toutes les activités du parti », a poursuivi le président du Pdci.  

Cette réforme vise en outre à « améliorer la démocratie interne, mettre en place les dispositifs stratégiques et novateurs en vue d’anticiper sur les événements et enjeux du futurs, capitaliser et valoriser les ressources et moyens dont dispose le parti pour assurer son autonomie financière ». 

Prenant la parole, Rémi Allah Kouadio a exprimé la reconnaissance des coordonnateurs nommés au président du Pdci, tout en assurant travailler avec M. Kakou Guikahué, secrétaire exécutif en chef du Pdci, qui coiffait précédemment toutes instances du parti.

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M. Rémi Allah qui a révélé connaître M. Guikahué depuis son enfance, s’est réjoui que ce dernier lui ai décerné ses félicitations. Après une rencontre avec le secrétaire exécutif en chef, il a lancé : « nous avons convenu de travailler main dans la main » pour que le Pdci revienne aux affaires. 

Le Comité politique comprend le richissime homme d’Affaires, Jean-Louis Billon, coordonnateur général délégué chargé des régions du Grand Nord. Ce dernier a été élu député de la circonscription de Dabakala. 

M. Thierry Tanoh, un autre cadre du Pdci, est membre d’un Comité. Ce brillant économiste est coordonnateur général délégué chargé des cadres et secteurs de l’économie. 

M. Bédié avait annoncé à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du 75e anniversaire du Pdci, « la nécessité de procéder à la modernisation continue du parti pour le mettre au standard des grands partis politiques d’Afrique et du monde ».  

Les députés du Pdci demandent un débat parlementaire sur le déficit d’électricité

Le Groupe parlementaire du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Parti ) a indiqué lundi avoir demandé au président de l’Assemblée nationale une session « questions orales avec débat » sur le déficit d’énergie impliquant le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie.

« Au nom du Groupe parlementaire Pdci, une question orale avec débat est proposée au gouvernement à l’occasion des travaux de la présente session ordinaire », a dit Yasmina Ouégnin, vice-présidente, lors d’un point de presse.  

Cette requête adressée au président de l’Assemblée nationale, Amadou Soumahoro, demande l’intervention du ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’énergie, Thomas Camara, afin d’apporter un « éclairage » sur la situation de déficit de l’électricité en Côte d’Ivoire.

Les députés du Pdci exigent notamment un éclairage « sur les causes réelles des perturbations actuelles que connaît le réseau électrique; quel est l’impact de ces perturbations sur l’économie nationale » et les « mesures prises pour atténuer les souffrances des usagers », a-t-il dit. 

Dans cette optique, le député de Bouaflé sous-préfecture, Richmond Abi Koffi, a au nom du Groupe parlementaire Pdci écrit au ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, lui demandant d’instruire le peuple sur les dispositions pour résoudre et prévenir des crises similaires.

La Côte d’Ivoire fait face à une grave crise énergétique depuis le début du mois d’avril 2021, caractérisées notamment par des coupures d’électricité de longue durée, affectant les ménages, les entreprises et le fonctionnement des administrations. 

Le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Thomas Camara a expliqué que ce déficit d’électricité a lieu à la suite d’une insuffisance d’eau dans les barrages hydroélectriques du pays due à la sécheresse et des pannes survenues dans une centrale thermique. 

Il a annoncé que l’électricité sera « rationnée » dans les ménages et dans les entreprises. Cependant, avec les investissements engagés d’urgence, la situation devrait se stabiliser dans deux mois, soit en juillet 2021. 

Boycott électoral: « 50 millions Fcfa en espèces et en nature » pour les « martyrs » du Pdci

Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, opposition), a annoncé dimanche avoir collecté « 50 millions Fcfa à peu près en espèces et en nature » au profit de ses « martyrs » à la suite du boycott de la présidentielle du 31 octobre 2020.

Ce bilan qui selon Aby Raoul, vice-président du Pdci, qui a fait un point aux journalistes, est « partiel » et l’opération lancée officiellement le 5 mai 2021 par le chef du parti, Henri Konan Bédié, a permis de mobiliser « 50 millions Fcfa à peu près en espèces et en nature ».

M. Aby Raoul a indiqué que cet apport en numéraire et en nature vise à nous « occuper de nos prisonniers et tous ceux qui sont morts ou qui ont subi des dégâts » à l’issue de la « désobéissance civile » lancée par les partis de l’opposition lors de la présidentielle du 31 octobre 2021.

« La semaine prochaine, nous allons commencer à faire la répartition de ce que nous avons reçu, mais l’opération en elle-même va continuer encore pendant quelques semaines pour permettre à tous ceux qui n’ont pas encore réagi de réagir » au niveau du parti, a-t-il ajouté.

Le chef du Pdci a marqué de sa présence la cérémonie de lancement de la « campagne solidarité et recueillement » en hommage aux martyrs du parti, un moment au cours duquel il a exprimé sa libéralité et  offert la somme de 1 million de Fcfa pour soutenir les parents et les victimes.

Cette solidarité, avait-il déclaré, est adressée « à nos frères qui ont été violemment arrachés à notre affection, grièvement atteints dans leurs chairs ou qui ont perdu tous leurs biens à cause de leur combat pour la démocratie et pour la liberté d’expression ».

M. Bédié avait exhorté les militants à continuer à manifester leur « amour pour leur sacrifice pour la Nation », tout en se félicitant de « l’engagement pour le non à la violation de notre constitution par un 3e mandat présidentiel anticonstitutionnel en octobre dernier ».

Les violences liées à l’élection présidentielle précédente ont « couté la vie à plus d’une centaine de nos frères et sœurs ou les a privés de leurs capacités physiques », avait laissé entendre le président du Pdci, Henri Konan Bédié.

Brahim Ghali en Espagne: Les raisons de la colère marocaine

Chercheur senior au think tank marocain à vocation panafricaine, The Policy Center of the New South, Abdelhak Bassou décrypte pour Apa news la crise actuelle entre le Maroc et l’Espagne suite à la présence du chef du Polisario dans une clinique espagnole. Entretien.L’admission il y a quelques jours dans une clinique espagnole du chef du Polisario, Brahim Ghali, sous une fausse identité algérienne semble-t-il, a provoqué la colère des Marocains. Pourquoi?

Au lieu de colère, il s’agit  plutôt d’une réaction d’indignation, doublée  d’un sentiment d’étonnement et de déception. L’Espagne est un pays réputé comme étant un Etat de droit qui respecte ses lois et ses engagements internationaux. Le chef du Polisario, mouvement séparatiste créé, financé et soutenu par l’Algérie pour empêcher le Maroc d’exercer sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire, y a été admis dans un hôpital avec des procédés manifestement illégaux: falsification et d’usurpation d’identité.

Brahmi Ghali est arrivé en Espgane avec de faux documents et une identité qui n’est pas la sienne pendant qu’il fait l’objet de plaintes pour torture auprès de la justice ibérique. Les autorités espagnoles ne pouvaient pas ignorer que derrière la fausse identité avec laquelle il est arrivé dans le pays se cachait une personne qui était l’objet de poursuite devant la justice espagnole. 

A ce stade de l’affaire, on n’est pas catégoriquement sûr que la justice espagnole le savait, mais les autorités politiques étaient certainement au courant. Le Maroc s’indigne donc de voir les responsables d’un Etat cacher une identité d’une personne objet de plainte de marocains auprès de la justice espagnole pour le soustraire aux procédures d’usage dans pareilles affaires.

Les Marocains sont étonnés et déçus du fait que l’Espagne, un voisin, un partenaire et ami important, connu en plus d’être un Etat de droit et dont la justice est généralement réputée pour son impartialité, cache l’identité d’un homme accusé par des citoyens marocains de crimes graves de tortures. 

En accueillant le chef du Polisario sous une fausse identité, l’Espagne donne l’impression au Maroc de mépriser les victimes et de se montrer complice des crimes de tortures dont est accusé le chef du Polisario.  Jamais au Maroc on aurait pensé que l’Espagne, un pays avec qui Rabat coopère de manière très étroite et sincère sur bien de dossiers sensibles, puisse agir de la sorte. 

Mieux, les Marocains, n’auraient jamais cru que l’Espagne se fasse ainsi piéger par l’Algérie, qui a fourni la fausse identité à Brahim Ghali. 

D’ailleurs, les autorités algériennes ne pouvaient ignorer que cette affaire allait sortir au grand jour et que Ghali finira par se faire interpeller, voire arrêter, vu les charges et preuves sérieuses qui pèsent sur lui. L’envoyer en Espagne, et pas dans un autre pays, visait très probablement à le faire arrêter, pour pouvoir s’en débarrasser, puisque manifestement sa présence à la tête du Polisario n’arrange plus leurs plans à l’égard du Maroc. Les militaires algériens, qui sont les vrais maîtres du pays en dépit d’un gouvernement civil de façade, sont aujourd’hui conscients que l’opération va-t-en-guerre dans laquelle ils ont récemment utilisé Brahim Ghali a échoué. Le Maroc a été ferme et dur dans sa réponse aux manœuvres des algériens et du Polisario à l’est du Mur de défenses qui protège les provinces sahariennes marocaines. Rabat a fait payer très cher aux ennemis de son intégrité territoriale les gesticulations qu’ils ont enclenchées, l’année dernière notamment, dans cette zone. L’Algérie est aujourd’hui obligée de changer de tactique et donc vraisemblablement de changer la direction du Polisario. C’est pour cela sans doute que Brahim Ghali a été envoyé en Espagne, où il y a de forte chance qu’il finisse par être arrêté pour les crimes qui lui sont reprochés devant la justice espagnole.

L’Espagne qui est l’ancienne puissance coloniale au Sahara connaît la “sacralité” de ce territoire au Maroc. Comment Madrid n’a-t-il pas pu anticiper sur la réaction d’indignation de son voisin marocain? 

Les relations entre le Maroc et l’Espagne sont globalement bonnes. Mais elles connaissent de temps en temps des froids qui n’atteignent pas le gel ; des disputent qui n’arrivent jamais à la rupture.

Il y a dans les relations hispano- marocaines un tiraillement entre la politique et l’histoire: la politique des temps modernes, qui dicte la coopération et l’amitié dignes du bon voisinage et de la sauvegarde des intérêts communs et certaines réminiscences de l’Histoire qui resurgissent psychologiquement. Il y a d’une part la période Youssef Ibn Tachfin le chef conquérant des Almoravides et l’Andalousie et d’autre part la colonisation du Nord du Maroc et du Sahara marocain par l’Espagne. Cet actif historique revient parfois pour instaurer des méfiances et brouiller les pistes devant les décideurs politiques. Je crois que Madrid savait que le Maroc n’apprécierait pas ses agissements dans cette affaire. Il a voulu peut-être satisfaire l’Algérie qui lui fournit du gaz, mais est allé un peu loin et de mauvaise manière. Il a peut-être voulu sanctionner le Maroc pour les mesures de sauvegarde de son économie en mettant fin à la contrebande qui sévissait à Ceuta, l’enclave située dans le nord du Maroc marocaine encore occupée par l’Espagne avec celle de Melilla. L’Espagne a aussi probablement voulu intimider le Maroc dans la délimitation du plateau continental du côté des îles espagnoles des Canaries qui se trouvent en face des côtes atlantiques du Maroc, mais s’en est mal prise. Ce sont des questions qui peuvent se régler  diplomatiquement, juridiquement, dans la sérénité et l’amitié.

Quels sont les risques que pourrait faire peser cette affaire dans les relations entre Rabat et Madrid? Quelles sont les mesures de rétorsions éventuelles que pourrait prendre le Maroc?

Les relations entre le Maroc et l’Espagne sont fortes et solides. Leur nature est dictée par le voisinage et le destin commun. Les considérations géopolitiques dictent aux deux pays de bien se comporter l’un vis-à-vis de l’autre. Ils sont géopolitiquement condamnés à vivre ensemble. Tous les deux sont les portes de leurs continents. L’Afrique bénéficie des bons rapports du Maroc avec l’Espagne et l’Europe bénéficie des bons rapports de l’Espagne avec le Maroc. L’enjeu dépasse les deux pays pour se répercuter sur leurs continents. Quand le Maroc prend toutes les mesures pour lutter contre le terrorisme et coopère sincèrement avec l’Espagne, ce n’est pas seulement l’Espagne qu’il défend mais toute l’Europe. Quand il régule la migration illégale vers l’Europe, il aide toute l’Europe à régler une question qui préoccupe toute l’Union Européenne. Le Maroc veut que ses relations avec l’Espagne soient au beau fixe et qu’elles soient les meilleures qu’on puisse établir, mais l’Espagne doit également respecter au moins la neutralité dans les affaires marocaines et surtout celle de son intégrité territoriale incarnée par la question du Sahara. 

Cette affaire du chef du Polisario va sans doute bientôt être résolue par une interpellation de Brahim Ghali et les suites judiciaires qui vont résulter de l’instruction du dossier. S’il est arrêté cela servirait les plaignants marocains qui verraient enfin justice faite. Cela permettrait aussi à l’Algérie de se débarrasser d’un proxy vieillissant et trouver parmi les autres membres du Polisario nouvelles chaussures à ses nouveaux pieds. Après l’échec de la politique de retour à la guerre, l’Algérie prépare certainement une autre stratégie à laquelle il lui faudra un autre chef pour le Polisario.  

 

Le Maroc suit avec une profonde inquiétude les violents incidents à Al-Qods

Le Maroc suit avec une profonde inquiétude les violents incidents survenus à Al-Qods et dans la mosquée Al Aqsa, indique dimanche un communiqué du ministère des Affaires étrangères.Le Royaume, dont le Roi Mohammed VI, préside le Comité Al Qods, considère ces violations comme un acte « inadmissible et susceptible d’attiser les tensions », ajoute la même source.

Le Maroc considère que « les mesures unilatérales ne sont guère la solution, de même qu’il appelle à favoriser le dialogue et le respect des droits, réaffirmant la nécessité de préserver le statut spécial de la ville d’Al Qods et de protéger le cachet islamique de la ville sainte et la sacralité de la Mosquée Al Aqsa, conclut le communiqué.

Samedi, des heurts ont eu lieu dans différents quartiers de Jérusalem-Est entre policiers israéliens et Palestiniens, faisant une centaine de blessés

Dans la foulée de ces violences, une roquette a été tirée depuis la bande de Gaza vers Israël qui a annoncé avoir frappé des positions du mouvement islamiste Hamas dans cette enclave palestinienne de deux millions d’habitants.

Maroc : l’accueil par l’Espagne du chef du polisario, un acte « inacceptable et condamnable » (partis politiques)

Les partis politiques marocains représentés au Parlement ont affirmé, samedi, que l’accueil par l’Espagne du chef du polisario, Brahim Ghali, est un acte « inacceptable » et « condamnable » et s’inscrit en flagrante contradiction avec la qualité des relations entre le Maroc et l’Espagne.Dans un communiqué conjoint publié à l’issue d’une réunion avec le chef du gouvernement, Saad Eddine El Othmani, en présence du ministre des Affaires étrangères, , Nasser Bourita, ces partis politiques qualifie l’accueil de Ghali d’ « acte inacceptable et de condamnable et une provocation explicite du Maroc, en flagrante contradiction avec la qualité des relations bilatérales entre les deux peuples, les deux pays et le bon voisinage, surtout que cet individu traine des accusations graves portant sur la violation des droits humains, des crimes contre l’humanité et des violations graves des droits des séquestrés aux camps de Tindouf ».

Indiquant avoir appris avec fortes réprobation et indignation l’accueil du chef du front polisario, sous fausse identité, « ce qui traduit une attitude propre aux milices et bandes criminelles », les partis politiques signataires du communiqué appellent le gouvernement espagnol à préciser clairement sa position sur cette flagrante violation et à entreprendre immédiatement tout ce qui est de nature à corriger cette situation.

Ils ont également déploré « l’attitude d’indulgence et de complaisance » dont ont fait preuve les autorités espagnoles en accueillant un ennemi du Royaume, en violation flagrante de la loi et en faisant fi des intérêts vitaux d’un pays voisin et partenaire.

A cet égard, ils ont rejeté les « justifications et prétextes de certains responsables espagnols », considérant que « le partenariat et le bon voisinage requièrent de respecter la souveraineté du Maroc et d’arrêter de traiter avec ses ennemis ».

Ces partis politiques se sont dits, en outre, convaincus que l’Espagne a « souffert et souffre toujours du séparatisme et ses répercussions néfastes sur sa stabilité et son unité, mais à aucun moment un parti marocain n’a pris position ou entrepris un acte soutenant la thèse séparatiste chez le voisin espagnol », réaffirmant leur conviction profonde que les actes criminels commis par le dénommé Brahim Ghali impliquent sa poursuite devant la justice espagnole, suite aux plaintes déposées à son encontre et pour rendre justice aux victimes de ses multiples crimes.

Ils ont appelé, dans ce sens, les différentes forces vives en Espagne à agir rapidement et à faire valoir la voix de la sagesse et de la logique des intérêts supérieurs communs entre les deux pays, en vue de corriger immédiatement cette grave violation à l’encontre du Maroc et réparer les dégâts subis par les relations ancestrales entre les deux peuples et les deux pays.