Un astronaute français met en lumière l’éclairage public à Abidjan depuis l’espace

L’astronaute français Thomas Pesquet, pilote de vaisseau spatial ISS a posté une image d’Abidjan vue de l’espace, montrant des points lumineux magnifiques et un éclairage public dense.

« #Abidjan, the most populous French-speaking city in Africa shines distinctively at night# (Abidjan, la ville francophone la plus peuplée d’Afrique, brille distinctement la nuit) », déclare l’astronaute Thomas Pesquet.

Cette image spatiale d’Abidjan capturée par l’astronaute français le 7 août 2021, jour du 61e anniversaire du pays, met en valeur les actions de la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) qui assure l’éclairage public en Côte d’Ivoire. 

A chaque survol de nuit de la ville au départ ou à l’arrivée en Côte d‘Ivoire, c’est une fierté pour chaque ivoirien de voir l’éclat dans les yeux des touristes. L’Eclairage Public est en effet un signe de développement, de dynamisme des activités économiques et de sécurité dans le pays.

C’est « l’un des plus beaux cadeaux aux Ivoiriens en ce jour commémorant les 61 ans d’indépendance de leur pays », commente sur le compte Twitter de l’astronaute français Thomas Pesquet, un internaute.

La photo, shootée de nuit et diffusée en temps réel, affiche Abidjan comme la Perle des lagunes et la perle des lumières. « Bonsoir Abidjan ! Au nord de Yopougon, c’est le parc national, que de nuit on prendrait presque pour un bout de lagune », s’exclame l’astronaute.

L’État de Côte d’Ivoire, à travers une convention, a confié la distribution du courant électrique à la CIE, aujourd’hui managée par Ahmadou Bakayoko, un polytechnicien, qui en est le directeur général.  

L’objectif de la compagnie, c’est de s’efforcer à respecter son cahier de charges aux fins de fournir une électricité de qualité et durable aux ménages et aux entreprises. Elle innove dans l’exploitation de ce réseau d’éclairage public en y intégrant la télégestion qui permet une meilleure supervision à distance et une optimisation de la maintenance de ces réseaux.La CIE est encadrée dans cette mission d’éclairage public par CI Energies et l’ANARE CI

Avec plus de 700 000 foyers lumineux maintenus par la CIE sur tout le territoire national, le taux d’efficacité de l’éclairage public en Côte d’Ivoire est estimé à 96% à fin 2020,ce qui transparaît dans la forte luminosité de cette capture de l’astronaute Thomas Pasquet.

Afrique : des acteurs de l’éducation initiés au digital

Les responsables et décideurs politiques en charge des programmes éducatifs ont été formés à l’élaboration, à la mise à jour et à la mise en œuvre de politiques et de stratégies de transformations digitales.Au total, 45 leaders anglophones et 59 francophones venus de sept pays ont suivi, au bout de deux mois, sept modules de cours portant essentiellement sur la promotion de l’Education et de la Formation Techniques et Professionnelles (EFTP) et des TIC.

Grâce à celle-ci, les responsables et décideurs politiques de l’EFTP sont mieux outillés pour coordonner les travaux d’élaboration des politiques et stratégies intégrant l’enseignement et l’apprentissage par les TIC et le digital dans le secteur de l’EFTP au niveau national et régional.

« Cette formation dont la mise en œuvre est planifiée sur une dizaine d’années avec l’actualisation permanente des contenus, vise à doter l’Afrique d’un nombre critique de responsables et décideurs politiques en EFTP capable de soutenir et mettre en œuvre la vision de l’initiative dans leurs pays respectifs » a déclaré, Mme. Mona Laroussi, directrice de l’Institut de la Francophonie pour l’Education et la Formation (IFEF), représentant le directeur de l’Unesco à la cérémonie de graduation.

L’initiative s’est par ailleurs fixée comme objectif majeur l’atteinte de dix cibles, à travers la mise en œuvre d’un programme conjoint structuré en trois composantes, dont la première est relative à l’implémentation d’une série de formations panafricaines.

Ces cibles comprennent, entre autres, la formation d’un million de jeunes en dehors de l’école et dans le secteur informel à l’horizon 2030, la mise sur pied d’un regroupement de près de 1000 experts/maîtres formateurs capables de répondre aux besoins d’appui technique des pays africains dans le domaine…

Elle vise également à contribuer à la réalisation de l’atteinte de l’Agenda 2063 de l’Union africaine (UA) : « Une Afrique prospère basée sur une croissance inclusive et un développement durable ».

« La formation nous a permis de comprendre les enjeux du numérique dans l’EFTP. L’objectif a été atteint pour la formation en ligne et nous espérons que la séance pratique sera de meilleure qualité. Le contenu était adapté à nos activités professionnelles et nous sommes aujourd’hui bien outillés pour accompagner nos pays et créer un réseau de diplômés apte à porter le plaidoyer de la transformation digitale de l’EFTP et du développement des systèmes de compétences du continent », s’est réjoui M. Bazelel, participant du Ghana.

Cette initiative panafricaine est une partie intégrante du plan de travail du groupe CESA EFTP institutionnalisé par l’Union africaine avec l’Unesco en tant que co-chef de file et d’autres partenaires.

Le Mali candidat pour un siège au Conseil d’administration de l’UPU

Le Premier ministre malien, Choguel Maïga, a appelé mardi à Abidjan, à un soutien de la candidature de son pays pour siéger au Conseil d’administration de l’Union postale universelle (UPU).

« Afin de permettre à mon pays de mettre en œuvre, dans toute sa plénitude, l’ambition de l’Union postale universelle, j’ai l’honneur de solliciter votre soutient à la candidature du Mali pour siéger au Conseil d’administration de l’UPU », a déclaré M. Choguel Maïga.

Le Premier ministre malien Choguel Maïga s’exprimait à l’ouverture d’une conférence ministérielle. Présent depuis lundi au 27ème Congrès de l’UPU, il représente le président de la transition, le colonel Assimi Goïta.  

Le Mali est Invité par l’Etat de Côte d’Ivoire, pays hôte du 27e Congrès de l’UPU, prévu à Abidjan du 9 au 27 août 2021. M. Choguel Maïga a dit que « l’invitation adressée par le président ivoirien à Assimi Goita a été appréciée à sa juste valeur ». 

Son pays, ajoutera-t-il, est « fier et reconnaissant des efforts inlassables que le président Alassane Ouattara ne cesse de fournir quotidiennement pour que le Mali retrouve pleinement et entièrement sa place dans le concert des Nations ».  

« Malgré les défis sécuritaires et politiques auxquels est confronté mon pays, le Mali demeure fortement attaché à l’Union postale internationale et aux idéaux qu’il promeut dans le domaine de la coopération », a-t-il poursuivi.  

Il a assuré que l’action de son pays sera « maintenue et renforcée en faveur du renforcement du secteur postal afin d’apporter plus de solutions postales et des services de qualité au niveau mondial ». 

Les congressistes adopteront une nouvelle stratégie de la poste au plan mondial sur la période 2021-2024. M. Maïga souhaite que la stratégie d’Abidjan soit « globale, bénéfique à tous les Etats et porteuse de développement du secteur postal ». 

Ce 27e Congrès postal universel définira en outre les nouvelles règles sur les politiques d’envois postaux et des services financiers. Il se veut un espace de réflexion sur des modèles économiques liés à l’e-commerce et la logistique. 

Le thème de cette conférence ministérielle est « Covid-19 et secteur postal: Ce qui a changé, ce qui n’a pas changé et Ce qui doit changer ». Il appelle à un état des lieux de l’activité postale et une projection vers le futur. 

Côte d’Ivoire: Affi indexe Gbagbo d’avoir choisi « la rupture »

Le président du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), Affi Nguessan, reproche à Laurent Gbagbo d’avoir face à sa volonté de dialogue en vue de l’unité du parti, choisi « la rupture et la division », dans un note.

« A l’issue d’une rencontre avec ses sympathisants ce lundi 9 août 2021, M. Laurent Gbagbo vient d’annoncer qu’il abandonne la bataille inopportune et destructrice qu’il mène depuis 7 ans contre le Fpi et qu’il « va créer un autre parti avec le même contenu » », a a réagi M. Affi. 

« En réponse à ma demande d’audience, à ma volonté de dialogue en vue de l’unité du Fpi, Laurent Gbagbo a choisi la rupture et la division »,  a ajouté le président statutaire du FPI, parti fondé par M. Gbagbo. 

Pour lui, M. Gbagbo « enterre l’espoir » qu’avaient leurs militants, leurs électeurs, leurs sympathisants, en l’unité de la gauche et en la réconciliation de leur famille politique. 

De ce fait, « il endosse de manière assumée devant nos compatriotes et devant l’histoire la responsabilité du schisme qui marque désormais l’épopée du Fpi », a-t-il martelé. 

Et pourtant, rapportera-t-il, « ses visites et ses embrassades avec ses tourmenteurs d’hier avaient laissé penser qu’il était véritablement le chaînon manquant de la réconciliation nationale et qu’il aurait à cœur d’œuvrer à l’unité de notre parti ». 

« Cette décision, dictée essentiellement par la soif de pouvoir et la volonté de revanche, constitue un défi à notre force de caractère, à nos convictions idéologiques et à notre maturité politique », a-t-il estimé.  

« Pour ma part, j’assure les militants et sympathisants du Fpi, l’opinion nationale et internationale de ma ferme volonté de poursuivre ma mission pour la renaissance du parti en vue de la reconquête du pouvoir en 2025 », a fait savoir M. Affi.  

Le président du FPI a assuré qu’il continuerai de se battre pour les valeurs de démocratie et de progrès qu’ils ont autrefois partagées, concluant ses propos par le slogan « hauts les Cœurs, la lutte continue ! ».

M. Gbagbo et des membres du FPI dont Simone Ehivet ont décidé lundi de créer « un nouveau instrument de lutte » politique à l’issue d’un Comité central, au palais de la culture d’Abidjan. 

Selon des militants ayant pris part à ce Comité central, cette décision intervient parce que M. Affi s »agrippe » au FPI. 

Sénégal : décès du khalife des Layènes et celui de Thiénaba

Seydina Abdoulahi Thiaw Lahi (95 ans), khalife des Layènes et Serigne Abdou Rahim Seck (81 ans) khalife Thiénaba, ont tiré leur révérence dans la soirée du lundi 9 août 2021.Au Sénégal, le 1er jour de l’année 1443 de l’hégire marquant le début du nouvel an musulman, a été endeuillé par le rappel à Dieu de deux grandes figures religieuses.

En effet, le Khalife des Layènes intronisé en 2001, s’est éteint dans la nuit du lundi 9 août vers 21 heures. Il a passé 20 ans à la tête du khalifat après avoir succédé à Mame Alassane Thiaw Lahi.

Le défunt khalife, dont les apparitions publiques étaient devenues très rares, a été inhumé dans l’intimité familiale la nuit dernière à Cambérène, aux côtés de son père Seydina Issa Rouhou Laye (1876-1949), premier khalife du fondateur de la confrérie des Layènes, Seydina Limamou Laye (1843-1909).

Mamadou Makhtar Laye, fils de Seydina Mandione Laye, deuxième khalife de Seydina Limamou Laye, est intronisé nouveau khalife de cette confrérie dont les principales capitales spirituelles se trouvent dans la capitale sénégalaise, Dakar, notamment dans les communes de Yoff, Cambéréne et Ngor, considérées comme des villages lébous (ethnie constituée de pêcheurs).

Dans la foulée de cette grande perte, on apprend le décès du khalife de Thiénaba, Serigne Abdou Rahim Seck au Maroc.

Le 8ème Khalife de Amary Ndack Seck, intronisé en juin 2020, suite au rappel à Dieu de Serigne Cheikh Ahmad Tidiane Seck, n’a passé que quatorze mois à la tête du khalifat. Serigne Assane Seck (78 ans), frère cadet du défunt, a été désigné comme le nouveau khalife de Thiénaba, un arrondissement situé dans la région de Thiès (70 kilomètres de la capitale) et connu comme étant un haut lieu de la confrérie tidjane.

Nigeria : arrivée d’un navire américain pour une opération anti-piraterie

L’USS Herschel Woody Williams, le premier navire de guerre affecté en permanence à l’Afrique, est arrivé à Lagos samedi dans le cadre du soutien du gouvernement américain à la lutte contre la piraterie dans le golfe de Guinée.La Consule générale des Etats-Unis à Lagos, Claire Pierangelo, a confié aux journalistes à Lagos que « les visites de navires comme celles-ci démontrent clairement le dévouement continu des Etats-Unis envers nos partenaires du golfe de Guinée qui s’efforcent d’assurer la sécurité de leurs ressources, de leur économie et de leur population ».

Selon un responsable américain, le Nigeria et d’autres pays d’Afrique de l’ouest perdent environ 800.000 tonnes de poissons par an, ce qui représente un revenu brut d’environ deux milliards de dollars, en raison des activités illégales des navires tant étrangers que nationaux.

« Cela prive la région de vastes protéines de fruits de mer. Les eaux nigérianes se trouvent au centre du golfe de Guinée, une vaste étendue de l’océan Atlantique qui s’étend du Sénégal à l’Angola », a déclaré Pierangelo samedi, selon le journal local nigérian Ships and Ports.

« Nous sommes ici pour former et travailler avec la marine nigériane sur la lutte contre la piraterie, les tactiques, les techniques et les procédures », a déclaré le capitaine Chad Graham du Herschel Woody Williams.

Les investissements et les dons des Etats-Unis à l’armée nigériane s’élèvent à plus de 559 millions de dollars, dont une partie concerne les transferts de garde-côtes rebaptisés NNS Okpabana et NNS Thunder.

L’épidémie de la Covid-19 et les restrictions ont entraîné une flambée des niveaux de piraterie, bien que cela ait ralenti cette année et devrait s’atténuer davantage avec la reprise des économies, a déclaré M. Graham.

Le golfe de Guinée est considéré comme la région du monde la plus dangereuse pour les marins, puisqu’il a été le théâtre de presque tous les enlèvements en mer ces dernières années.

Sénégal: Covid-19 et nécrologie font la Une des quotidiens

Les quotidiens sénégalais, parvenus ce mardi à APA, alerte sur le ravage du variant Delta chez les enfants et le rappel à Dieu des khalifes généraux de deux confréries islamiques soufies.« Quatre enfants emportés par la Covid-19, un bébé de 8 mois infecté », barre à sa Une Les Echos, soulignant que « l’une des révélations de cette 3ème vague, c’est que le variant Delta s’attaque à toutes les catégories d’âge, mais semble avoir un penchant pour les jeunes. […] Le virus mutant n’épargne pas non plus les enfants ». 

Selon nos confrères, sur les 15 cas graves hospitalisés à l’hôpital Albert Royer, 4 décès dus au Covid-19 ont déjà été enregistrés. Cela pousse L’AS à arborer ce titre : « Le Delta décime la population infantile. » « Attention ! Delta tue des enfants », renchérit Tribune.

Après les jeunes qui sont les plus touchés par le variant Delta, la pédiatrie enregistre également une augmentation très importante des cas de Covid-19, note Lii Quotidien. 

Face à cette flambée des cas chez les enfants, Vox Populi relaie « les inquiétudes » du Pr Ousmane Ndiaye, chef de service pédiatrie à Albert Royer qui suggère ceci : « Puisqu’il n’y a pas encore de vaccins pour les moins de 18 ans, il faudra renforcer les mesures barrières pour les enfants. »

Les différents journaux annoncent par ailleurs l’autorisation de vaccination pour les femmes enceintes et celles allaitantes. Toutefois, précise Le Quotidien citant l’Association des gynécologues-obstétriciens, il faut « éviter autant que possible le premier trimestre » de la grossesse. 

Dans la même veine, poursuit le journal, l’Association sénégalaise des gynécologues-obstétriciens préconise de privilégier, « compte tenu de leur mode d’action, les vaccins à Arnm ou ceux utilisant des vecteurs viraux. »

Sous le titre « Le Sénégal pleure Serigne Abdoulaye Thiaw Laye et Serigne Abdou Rahim Seck », Tribune annonce les disparitions de ces deux leaders religieux dans la nuit d’hier. Selon Vox Populi, le premier a passé 20 ans à la tête de la communauté layène là où le second n’aura fait que 14 mois à la tête de la famille religieuse de Thiénaba. 

Sur un tout autre sujet, WalfQuotidien fait état d’une « pénurie de sucre dans la capitale » et soutient que « les acteurs se renvoient la balle ». Dans les colonnes du journal, Oumar Diallo, le directeur du commerce intérieur rassure : « Le sucre est disponible, mais on constate des lenteurs dans la livraison. »

La présence à la fois de la Covid-19, de la grippe et du paludisme a mis « les pharmacies sous haute tension » selon Le Soleil qui note que « la forte demande a créé une pénurie de certains médicaments, selon un pharmacien. »

Guinée : premier cas du virus de Marburg en Afrique de l’Ouest

La Guinée a enregistré le tout premier cas de virus de Marburg, une maladie hautement dangereuse qui provoque une fièvre hémorragique.La Guinée qui vient de vaincre Ebola, doit désormais faire face à un autre virus bien plus dangereux. En effet, les autorités sanitaires guinéennes ont confirmé lundi un cas de maladie à virus Marburg dans la préfecture de Guéckédou (sud).

C’est la première fois que Marburg ou marburgvirus (en référence à la ville allemande où il est apparu pour la première fois en Europe), est identifiée dans le pays, et en Afrique de l’Ouest, souligne l’Organisation mondiale de la Santé (Oms).

Des échantillons prélevés sur un patient décédé et testés par un laboratoire de terrain à Guéckédou ainsi que par le laboratoire national de la fièvre hémorragique de Guinée, se sont révélés positifs pour le virus de Marburg. Une analyse plus poussée par l’Institut Pasteur du Sénégal a confirmé le résultat.

Le patient avait cherché à se faire soigner dans une clinique locale de la localité de Koundou à Guéckédou, où une équipe d’enquête médicale avait été dépêchée pour sonder l’aggravation de ses symptômes.

« Nous applaudissons la vigilance et l’action d’enquête rapide des agents de santé guinéens. Le potentiel de propagation du virus de Marburg signifie que nous devons l’arrêter net », a déclaré le Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) pour l’Afrique.

« Nous travaillons avec les autorités sanitaires pour mettre en œuvre une réponse rapide qui s’appuie sur l’expérience et l’expertise passées de la Guinée dans la gestion d’Ebola, qui se transmet de manière similaire », a fait savoir Mme Moeti.

Marburg appartient en effet à la même famille du virus qui cause Ebola. Et Marburg a été détecté moins de deux mois après que la Guinée a déclaré la fin d’une épidémie d’Ebola qui a éclaté plus tôt cette année.

Selon l’Oms, des efforts sont en cours pour retrouver les personnes qui auraient pu être en contact avec le patient. Une première équipe de 10 experts de l’Oms, comprenant des épidémiologistes et des socio-anthropologues, est sur le terrain pour aider à enquêter sur le cas et aider les autorités sanitaires nationales à intensifier rapidement la réponse d’urgence, y compris l’évaluation des risques, la surveillance des maladies, la mobilisation communautaire, les tests, les soins cliniques, la prévention des infections ainsi que le soutien logistique.

La surveillance transfrontalière est également renforcée pour détecter rapidement tout cas, les pays voisins étant en alerte. Les systèmes de contrôle d’Ebola en place en Guinée et dans les pays voisins s’avèrent essentiels à la réponse d’urgence au virus de Marburg.

Marburg est transmis aux humains par les chauves-souris frugivores et se propage parmi les humains par contact direct avec les fluides corporels des personnes, des surfaces et des matériaux infectés.

La maladie débute brutalement, avec une forte fièvre, des maux de tête sévères et un malaise. De nombreux patients développent des signes hémorragiques sévères dans les sept jours. Les taux de létalité ont varié de 24 % à 88 % lors des épidémies passées, en fonction de la souche virale et de la prise en charge des cas.

Bien qu’il n’y ait pas de vaccins ou de traitements antiviraux approuvés pour traiter le virus, les soins de soutien – réhydratation avec des fluides oraux ou intraveineux – et le traitement de symptômes spécifiques améliorent la survie. Une gamme de traitements potentiels, y compris les produits sanguins, les thérapies immunitaires et les thérapies médicamenteuses, sont en cours d’évaluation.

En Afrique, des flambées épidémiques et des cas sporadiques ont été signalés en Angola, en République démocratique du Congo, au Kenya, en Afrique du Sud et en Ouganda.

Côte d’Ivoire: le coût des accidents de la route estimés à 3% du PIB

Le coût économique des accidents de la circulation en Côte d’Ivoire est estimé à 3% du Produit intérieur brut (PIB) sur les cinq dernières années, selon le ministre ivoirien des Transports, Amadou Koné.

« Au cours des 5 dernières années, on a pu dénombrer en moyenne par an, plus de 12 000 accidents corporels, 1200 tués et plus de 21 000 blessés pour un coût économique estimé à 3% du PIB », a indiqué M. Amadou Koné, à l’ouverture d’un atelier sur la sécurité routière.

Cet atelier impliquant les acteurs du secteur des transports, intervient à la veille d’une grande campagne de sensibilisation sur la sécurité routière, qui devrait être lancée officiellement mardi par le Premier ministre ivoirien Patrick Achi.

Sur la période allant de 2013 à 2019, l’on observe un accroissement de 21% pour les accidents ; 37% pour les blessés et 79% pour les tués, a fait observer M. Amadou Koné, mentionnant que les piétons et les usagers des motos et tricycles représentent 60% des tués contre 40% pour les passagers des autres véhicules.

Concernant les causes, il a relevé faut que trois types de véhicules totalisent 72 % des décès. Les 2 et 3 roues sont responsables de 25% des tués, les véhicules particuliers 24% des tués, les minicars et autocars 23% des tués.

L’analyse des causes des accidents récents fait ressortir les zones les plus accidentogènes. Elles concernent quatre principaux tronçons, notamment les axes Abidjan-Ouangolodougou, Abidjan–Abengourou, Abidjan–Bonoua–Noé, Daloa-Bouaflé-Yamoussoukro.

Pour apporter une solution globale à toutes ces problématiques, le gouvernement ivoirien a mis en place un Plan stratégique élaboré pour 2021-2025, avec comme axes prioritaires l’amélioration du cadre institutionnel de gestion et de coordination de la sécurité routière.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’on enregistre chaque année dans le monde près 1,3 million de morts dans les accidents de la circulation routière et plus de 50 millions de blessés ou invalides en sus des pertes économiques.

La région africaine, avec seulement 2% du parc automobile mondial, enregistre un taux de décès de 26,6 pour 100 000 habitants alors que la moyenne mondiale se situe autour de 17,4%.

La Côte d’Ivoire, toujours selon l’OMS, enregistre chaque année un taux de 24 décès pour 100 000 habitants. Même si ce chiffre est en dessous de la moyenne africaine, la situation de la sécurité routière y demeure préoccupante.

Côte d’Ivoire: une réforme du BTS pour identifier les filières porteuses d’emploi

Une réforme du Brevet de technicien supérieur (BTS) est annoncée en Côte d’Ivoire pour identifier les filières porteuses d’emploi au niveau de ce diplôme.

L’information a été donnée, lundi, à Abidjan par le ministre ivoirien de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Adama Diawara à la faveur du lancement des épreuves écrites de la session 2021 du BTS.

Selon le ministre Adama Diawara, cette réforme du BTS sera possible grâce à un financement de la Banque mondiale.

Cette réforme, a-t-il expliqué, «consistera à regarder le bassin de l’emploi pour savoir quelles sont les filières porteuses d’emploi au niveau du BTS ».  « Les filières qui ne sont pas porteuses d’emploi seront supprimées », a annoncé professeur Diawara.

« Nous sommes dans un processus d’adéquation formation-emploi pour faire en sorte que les diplômés puissent s’insérer facilement au niveau du marché de l’emploi », a poursuivi Adama Diawara, concluant que « dans ce cas, dans les filières porteuses d’emploi, nous allons revoir les curricula de commun accord avec le secteur privé ».

Quelque 56 750 candidats inscrits pour la session 2021 du Brevet de technicien supérieur (BTS) en Côte d’Ivoire ont débuté, lundi, les épreuves écrites de cet examen de l’enseignement supérieur dans 125 centres de composition à Abidjan et à l’intérieur du pays.

Selon les statistiques, cette session 2021 du BTS compte 41 239 candidats pour les dix filières tertiaires, soit 73% et 15 511 candidats pour les vingt-trois filières industrielles, soit 27%.

Ces épreuves écrites du BTS 2021 qui se déroulent dans 95 centres à Abidjan  contre 30 à l’intérieur du pays s’achèveront le jeudi 12 août prochain. Elles feront place aux épreuves pratiques prévues du lundi 16 au samedi 21 août prochain. Les premiers résultats d’admissibilité sont attendus le 23 septembre prochain.

En 2020, quelque 51 650 candidats inscrits ont pris part aux épreuves de cet examen qui a  enregistré un taux de réussite de 52,30% contre 58,69% en 2019, soit une régression de 6,39%.

Gbagbo décide de créer « un nouvel instrument de lutte » politique

L’ex-président Laurent Gbagbo et des membres de son parti, le Front populaire ivoirien (FPI, opposition), ont décidé lundi de créer « un nouvel instrument de lutte » politique, au palais de la culture de Treichville.

M. Gbagbo avait à ses côtés des membres du FPI dont Simone Ehivet. Ils ont débattu de l’avenir de la formation politique, créée il y a des décennies, lors d’un Comité central extraordinaire au palais de la culture à Treichville, dans le Sud d’Abidjan.

Dans un communiqué final, le Comité central a annoncé « la création d’un nouvel instrument de lutte » politique et « la mise en place d’un comité de préparation du Congrès Constitutif ».

Interrogé en marge de la réunion du Comité central, Baudelaire Madou, secrétaire national chargé de la mobilisation des structures du FPI, dit que M. Gbagbo « en tant qu’ un visionnaire, a proposé de créer un nouvel instrument de combat ».

« Je pense que ça vient à point nommé parce que je pense que notre ancien camarade Affi Nguessan s’agrippe sur le Front populaire ivoirien pour nous créer tous les problèmes, or nous avons pour ambition de conquérir le pouvoir », a-t-il ajouté.

Le Comité Central exhorte les militants et sympathisants du parti et de M. Gbagbo « à s’inspirer de ce dépassement afin d’œuvrer à l’édification, dans la paix, d’une Côte d’Ivoire stable et prospère ».

Cette réunion du Comité central intervient suite à une convocation du secrétariat général, le Comité Central du Front Populaire Ivoirien (FPI), notamment en sa deuxième session extraordinaire de l’année 2021.

Le FPI connaît une dissension avec une frange dirigée par l’ancien Premier ministre Pascal Affi Nguessan en tant que président statutaire et une autre conduite par Assoa Adou qui considère M. Gbagbo comme le président du parti.

M. Affi a produit un communiqué à la suite de la convocation de ce Comité central pour insinuer qu’il est le président du FPI et que sa frange, seule, avait le droit de permettre une session du Comité central.

L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo est le père du Front populaire ivoirien qu’il a créé avec des camarades de lutte politique. Son retrait de ce parti vise à isoler M. Affi, soulignent plusieurs observateurs.

Ouverture officielle du 27e Congrès de l’UPU à Abidjan

Le Premier ministre ivoirien, Patrick Achi, a procédé lundi à l’ouverture des travaux du 27e Congrès de l’Union postale universelle (UPU), qui devrait consacrer « la Stratégie d’Abidjan » et le renouvellement des instances dirigeantes de l’organisation.

Cette « Stratégie d’Abidjan » doit tirer les leçons de la crise sanitaire de Covid-19 qui a impacté le secteur postal et plombé les économies à travers le monde, a dit M. Patrick Achi, relevant que cela exige « un réajustement » des services aux citoyens, aux administrations et aux entreprises.

Le secteur postal ne saurait se concevoir à l’ère du numérique sans une digitalisation des services, a-t-il ajouté, soutenant que le digital sera le moyen de réduire la fracture postale et de garantir la pérennité du secteur dans un monde où le digital est devenu le mode de vie permanent.

Le directeur général du Bureau international de l’UPU, Bishar Hussein Abdirahman, qui achève son second mandat à la tête de l’organisation, s’est félicité de ce que des changements notables ont lieu dans les services postaux via le digital dans l’ensemble des pays membres.

Selon le président du 27e Congrès de l’UPU, l’Ivoirien Coty Diakité, cette session qui se déroulera sur trois semaines, verra le renouvellement des équipes dirigeantes de l’Union, la réforme applicable aux pays membres et l’intégration de nouveaux produits. 

M. Coty Diakité a exhorté les membres à privilégier le consensus afin que les résolutions soient faciles à adopter. Cette session se tient dans un contexte marqué par la pandémie de Covid-19, qui a conduit à la tenue du congrès dans un format hybride, en présidentiel et par visioconférence.

L’Union postale universelle, basée à Berne, en Suisse, a été créée en 1874. Elle a tenu sa première session en Afrique en 1934 en Égypte. La Côte d’Ivoire est le deuxième pays à abriter ce congrès sur le continent. La stratégie d’Abidjan va gouverner l’Union postale universelle durant les quatre prochaines années. 

Guinée : grève des chauffeurs du transport en commun

Les conducteurs de taxis et de minibus protestent contre le maintien du coût du transport, malgré la hausse du prix du carburant.Difficile de trouver un moyen de transport en commun aujourd’hui à Conakry. Et pour cause, les conducteurs de taxis de la capitale guinéenne, ont entamé ce lundi une grève de 24 heures pour protester contre le maintien des tarifs de transport, malgré une hausse de 22% des prix du carburant.

« Les conducteurs de taxis et de minibus ont appelé à cette grève de 24 heures afin de faire plier le gouvernement et le syndicat des transports sur leurs mesures de maintien du transport à son prix initial, malgré l’augmentation du prix du carburant de 2000 francs guinéens », a indiqué Moussa Camara, un conducteur de taxi interrogé par « aconakry.com ».

Le 3 août, le gouvernement avait procédé à un réajustement du prix du carburant passant de 9000 francs guinéens (0,92 dollar US) le litre à la pompe à 11 000 (1,2 dollars US). Dans la foulée, un accord avait été scellé entre le gouvernement et le syndicat des transports pour le maintien des tarifs.

Ainsi, à la faveur de la suppression des barrages non conventionnels et de la suspension des tracasseries policières sur la route, les syndicats de transporteurs avaient convenu du maintien des tarifs.

Cette mesure est en vigueur dans les gares routières que les conducteurs de taxis ont toutefois déserté depuis lors pour les artères principales de la ville avec des tarifs revus à la hausse. Le tarif pour un tronçon est alors passé de 1500 francs (0,15 dollar US) à 2000 francs guinéens (0,20 dollar US) par passager.

Les injonctions des syndicats de transports n’ont donc été d’aucun effet sur les conducteurs de taxis qui exigent l’augmentation des tarifs.

« Les routes sont mauvaises, les policiers nous fatiguent, nous perdons aussi trop de carburant dans les embouteillages. Comment alors nous demander de ne pas augmenter le transport alors que tout a augmenté sur le marché », a argué le conducteur Moussa Camara, assurant qu’un plan d’action est en cours pour contraindre les autorités à revoir la mesure.

Guinée : l’opposant Abdoulaye Bah renvoyé en prison

L’administration pénitentiaire accuse l’opposant d’avoir violé « les termes et conditions » de sa liberté conditionnelle pour des raisons de santé.La liberté n’aura été que de courte durée pour Abdoulaye Bah. En effet, trois semaines après avoir bénéficié d’une liberté conditionnelle pour des raisons de santé, l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia (ouest) vient à nouveau de rejoindre ce lundi la prison centrale de Conakry, la capitale.

Le responsable national chargé du marketing politique et de l’animation de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) « s’est livré à des appels à la désobéissance civile et des atteintes aux Institutions de la République », lit-on dans le communiqué signé du directeur national l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, Charles Victor Maka.

Selon certains médias, Abdoulaye Bah aurait rappelé dans cette vidéo que Cellou Dalein Diallo, leader de l’UFDG, a bel et bien été élu président de la Guinée lors de la présidentielle du 21 octobre 2020 et que ce dernier ne peut pas reconnaître Alpha Condé comme chef de l’État.

Pour l’UFDG, le retour en prison d’un « cadre indomptable et incorruptible » de ce parti ne vise qu’à « affaiblir » cette formation politique. Car Abdoulaye Bah « n’a violé aucune mesure » qui lui était imposée par les autorités.

Dans une vidéo postée dimanche sur Facebook, « il (Abdoulaye Bah) a réitéré sa détermination à défendre les valeurs pour lesquelles se bat l’UFDG », a indiqué le responsable de la cellule de communication du parti, Joachim Baba Millimouno, réfutant en bloc les raisons de cette nouvelle incarcération du natif de Kindia (centre).

Arrêté en début novembre de l’année dernière, Abdoulaye Bah avait bénéficié, le 16 juillet dernier, avec certains cadres de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), d’une liberté semi-surveillée pour des raisons de santé.

Mali : nouvelle attaque meurtrière au nord

Plus de cinquante civils ont été tués dimanche dans de présumées attaques jihadistes dans le nord du pays.Selon des sources locales, les assaillants sont arrivés par moto et s’en sont pris aux populations des villages de Karou, Ouatagouna, et Daoutegeft. Ils ont brûlé des maisons et emporté du bétail.

Vingt civils ont été tués à Karou, quatorze à Ouatagouna, plusieurs personnes dans le hameau de Daoutegeft dans la région de Gao, selon une source sécuritaire.

Ce bilan provisoire pourrait s’alourdir puisque l’attaque menée dans cette zone frontalière avec le Niger, a fait aussi plusieurs blessés.

Ces nouvelles violences viennent porter un coup dur au combat contre le terrorisme mené par la Force conjointe du G5 Sahel composé du Mali, du Niger, du Burkina Faso, du Tchad et de la Mauritanie.

Pays enclavé de l’Afrique de l’Ouest, le Mali tente de sortir de la crise politique depuis le coup d’Etat perpétré par l’armée le 18 août 2020 contre le président Ibrahima Boubacar Keïta.

Les militaires qui reprochaient au régime d’IBK son inaction face aux attaques jihadistes, se retrouvent à leur tour englués dans une tourmente sécuritaire depuis la prise du pouvoir.

Les insurrections indépendantistes de 2012 ont cédé la place ces dernières années à des attaques jihadistes souvent attribuées aux groupes comme Al-Qaida et à l’Etat islamique.

Covid au Sénégal : la vaccination des femmes enceintes autorisée

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a levé, ce lundi, les précautions jusque-là préconisées pour la vaccination de cette couche vulnérable.La virulence du variant Delta a pesé dans cette décision. Dans une note d’information, Dr El Hadj Mamadou Ndiaye, Directeur de la Prévention, a fait savoir que « la vaccination contre la Covid-19 est désormais indiquée chez les femmes enceintes ».

L’Hôpital Dalal Jaam de Guédiawaye, en banlieue dakaroise, accueille de nombreuses femmes en état de grossesse ayant contracté le virus, a récemment informé son Directeur, Moussa Sam Daff. Cette structure sanitaire a déjà enregistré le décès d’une femme et d’un bébé lors de césariennes.

Outre les femmes enceintes, le Directeur de la Prévention a rappelé que  « les guéris de la Covid-19 et les femmes allaitantes faisaient et font toujours partie de la cible à vacciner ».

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale, pour l’ensemble de ces personnes, prévoit d’administrer « les vaccins conformément au calendrier préconisé dans le guide opérationnel du programme pour chacun des antigènes ».

Sénégal : « rythme satisfaisant » des projets pétrolier et gazier (ITIE)

L’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives du Sénégal (ITIE), en vue de la production de gaz et pétrole en 2023, se félicite des avancées dans le développement des projets Sangomar et Grande Tortue Ahmeyim (GTA).Au Sénégal, les perspectives d’exploitation pétrolières et gazières ont fait naître beaucoup d’espoir. D’ici deux ans, le pays peut entrer dans une nouvelle ère. Les réserves récupérables du gisement de Sangomar (ex-SNE), découvert en 2014, sont estimées à près de 630 millions de barils de pétrole. Le site renferme aussi du gaz naturel associé et non associé de l’ordre de 113 milliards de Normo mètres cubes.

Selon un communiqué de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives du Sénégal (ITIE), « la campagne de forage des puits de développement du champ Sangomar a débuté le mercredi 14 juillet 2021 ».

Dans la phase 1 du projet, 21 puits seront creusés par deux navires de forage : l’Ocean BlackRhino de Diamond Offshore et l’Ocean BlackHawk. Le premier est dans les eaux sénégalaises depuis le 8 juillet 2021. Le second arrivera mi-2022.

« Une flotte de trois navires de ravitaillement et trois hélicoptères soutiendra les navires de forage, transportant les matériaux, l’équipement et le personnel nécessaires à la campagne. Les navires opéreront à partir de la base de ravitaillement du Sénégal située au Mole 1 dans le Port de Dakar », indique la source. A terme, ces puits devraient permettre au Sénégal de produire près de 100.000 barils de pétrole par jour à compter du quatrième trimestre 2023.

Tout comme le projet Sangomar, Grande Tortue Ahmeyim (GTA) « se déroule également selon le calendrier des travaux », à en croire l’ITIE. À cheval entre le Sénégal et la Mauritanie, à 125 kilomètres au large des deux côtes, ce gisement contiendrait environ 450 milliards de mètres cubes de gaz.

Pour sécuriser le terminal offshore, un brise-lames sera construit avec 21 caissons. Ces structures en béton mesurent 55 mètres de long, 28 mètres de large et 33 mètres de hauteur. Chaque caisson vide pèse 16.000 tonnes, mais une fois rempli de sable, le poids devrait atteindre 74.525 tonnes.

D’après le document, « trois caissons, qui étaient en mouillage dans les eaux de Ndiago (Mauritanie), ont été installés au courant du mois de juillet 2021 ». Eiffage marine fabrique les caissons au môle 8 du Port de Dakar. Actuellement, le treizième est en cours de construction dans ce chantier où interviennent plus de 1500 Sénégalais. En mer, les caissons vont reposer sur 2,5 millions de tonnes de roches extraites en Mauritanie.

Sénégal : Covid-19 et Locales à la Une des journaux

La Covid-19 et les élections locales sont les deux sujets phares traités par les journaux sénégalais, parvenus à APA ce lundi.« Un million de personnes vaccinées ». Le chiffre est à la Une du journal Vox Populi qui soutient que le Sénégal franchit enfin cette barre.

L’AS souligne que face à la « furie de la pandémie », les populations continuent à se rendre dans les lieux dédiés à la vaccination.

« Course contre la montre » titre EnQuête qui parle de la prise en charge des malades. Dans le journal, la directrice générale des Établissements de santé (DGES), Fatou Mbaye Sylla, révèle que les « tous les cas sévères viennent avec un taux d’atteinte de poumons supérieur à 50% ».

Pour Sud Quotidien, le variant « Delta embrase la sphère politique ». L’arrivée de ce variant plus « contagieux » et plus « dangereux » a brisé le « pacte social » après les révélations du Docteur Babacar Niang, Médecin-chef de Suma Assistance, sur la « vente du matériel des Centres de traitement des épidémies (Cte) ».

Le Quotidien consacre un reportage sur le Cte de l’hôpital Dalaal Jamm, situé à Guédiawaye, dans le département de Dakar. Le journal constate qu’en plus de l’explosion des cas, des problèmes de lits et d’oxygène exacerbent le combat du personnel de santé, qui tente de maintenir en vie des patients sous assistance respiratoire et d’autres dans le coma en réanimation.

L’Observateur de son côté, souligne que « le coronavirus renverse le plan de travail de Macky Sall ». Conséquence ajoute le journal, Il n’y aura pas de vacances gouvernementales cette année pour le président de la République et ses ministres, obligés d’assurer « la continuité du service ».

Malgré le contexte sanitaire, les responsables politiques du pouvoir comme de l’opposition sont déjà en campagne électorale pour les élections locales du 23 janvier 2022. Dans L’AS, « Macky Sall recadre les membres de Benno Bokk Yakaar » (coalition présidentielle) et leur demande d’être à l’écoute de la Conférence des leaders de la coalition.

Pour Walf Quotidien, « l’opposition (est) à quitte ou double » dans ces locales. Elle est dans l’obligation de « s’unir ou périr ». Pour éviter un revers contre la majorité présidentielle, elle devra miser sur des listes communes en misant sur des leaders au charisme avéré, capables de mobiliser.

Le Soleil dans sa parution, rend hommage au lutteur Mbaye Guèye, premier Tigre de Fass, rappelé à Dieu samedi à l’âge de 75 ans. « Il était une fois le  Tigre de Fass » raconte le quotidien national qui révèle l’origine de son surnom (Tigre Fass) devenu culte, après son combat héroïque du 14 juillet 1968 contre Sa Ndiambour.

En Sport, Me Augustin Senghor rempile pour 4 ans à la tête de la Fédération sénégalaise de football (FSF) informe Stades. Le journal revient sur les nouveaux défis qui attendent le président réélu, au sein d’une fédération dont la gestation gagnerait à être modernisée.

Le journal revient aussi sur les « adieux de Messi » après son départ de Barcelone. « Beaucoup de clubs m’ont appelé » informe l’Argentin ému, dont l’avenir devrait s’écrire au club français du Paris Saint-Germain.

Simone Gbagbo appelle à une amnistie pour les détenus politiques

L’ex-Premier dame de Côte d’Ivoire, Simone Ehivet Gbagbo, a appelé dimanche le président Alassane Ouattara à prendre une amnistie pour la libération des détenus de la crise postélectorale de 2010-2011, lors d’une cérémonie en son honneur à Bonoua, localité dont elle est originaire.

 « Je voudrais encore appeler le président Alassane Ouattara, appeler le gouvernement de Côte d’Ivoire pour qu’ils fassent le pas qui va permettre d’apporter l’apaisement total dans tous les coeurs des Ivoiriens, en libérant les prisonniers », a lancé Mme Simone Gbagbo.

Les prisonniers sont « encore nombreux dans nos prisons. Je parle de nos prisonniers politiques, mon souhait est que ces hommes qui y sont encore depuis 10 ans, entre autre, le général Dogbo Blé, qu’on puisse les retrouver en liberté comme moi j’ai pu bénéficier d’une ordonnance d’amnistie », a soutenu l’ex-Première dame. 

« Que pour eux, également, il soit pris une amnistie qui permettra de les mettre en liberté, non pas dans dix ans, mais maintenant », a dit Mme Simone Gbagbo, souhaitant que ceux qui sont en exil puissent aussi regagner leur pays « en toute tranquillité maintenant ».

Pour elle, la réconciliation nationale est la première actualité à traiter aujourd’hui. Elle s’est dite encore engagée pour le bonheur de la Côte d’Ivoire, partageant sa foi d’un pays réconcilié devant des centaines de personnes.

L’ex-Première dame était célébrée sur la terre des siens à l’occasion d’une journée dénommée « Simone day », un concept créé par ses fans, visant à distinguer chaque 8 août une femme leader engagée en politique.

Mme Simone Gbagbo, détenue à l’issue de la crise postélectorale de 2011, avait été libérée le 8 août 2018 à la suite d’une amnistie prise par le chef de l’Etat Alassane Ouattara, alors qu’ elle était sous un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI).

Suite à l’acquittement de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et son co-accusé Charles Blé Goudé par la CPI, la juridiction pénale internationale a abandonné les charges contre l’ex-Première date de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo.

Elle a avoué qu’ elle voulait effectuer des déplacements à l’extérieur de la Côte d’Ivoire, mais était empêchée par ce mandat d’arrêt de la CPI. Dans son pays, comme en Afrique, en Europe ou encore aux États-Unis, des sections « Ehivet capable » sont installées.  

La cérémonie vise à commémorer le 3e anniversaire de sa sortie de prison après la crise postélectorale de 2011 et baptiser chaque 8 août « Simone day », aux fins de célébrer la femme leader engagée en politique. 

« J’approuve cette idée et je souscris à cette initiative », a déclaré Mme Simone Ehivet Gbagbo, qui estime que la femme en Afrique et particulièrement en Côte d’Ivoire « se trouve dans un complexe d’infériorité à cause des pesanteurs socio-culturelles ». 

La cérémonie s’est tenue à la place Kadjo Amangoua de Bonoua. A cette occasion, elle a remercié ses parents pour leur soutien lors de son incarcération ainsi que la diaspora. « Ehivet capable » est présente au Canada, Niger, aux USA, au Congo et en Côte d’Ivoire. 

Côte d’Ivoire: 56 750 candidats affrontent les épreuves écrites du BTS

Quelque 56 750 candidats inscrits pour la session 2021 du Brevet de technicien supérieur (BTS) en Côte d’Ivoire ont débuté, lundi, les épreuves écrites de cet examen de l’enseignement supérieur dans 125 centres de composition à Abidjan et à l’intérieur du pays.Ces épreuves ont été lancées, tôt lundi, au Lycée classique d’Abidjan dans la commune de Cocody (Est d’Abidjan) par le ministre ivoirien de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Adama Diawara.

« Evitez toute tentative de fraude », a lancé le ministre aux candidats dans les salles de composition qu’il a visitées, ajoutant, «ne soyez pas stressés car vous êtes évalués sur ce que vous avez vu pendant l’année scolaire».

« Cette année nous avons une augmentation du nombre de candidats par rapport à l’année dernière », a déclaré le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique,  s’adressant à la presse.

Selon les statistiques, cette session 2021 du BTS compte 41 239 candidats pour les dix filières tertiaires, soit 73% et 15 511 candidats pour les vingt-trois filières industrielles, soit 27%. 

Après la commune de Cocody, le ministre s’est rendu à l’école William Pointy de Yopougon dans l’ouest de la capitale économique ivoirienne pour s’assurer également du bon déroulement de cet examen.

« Cette année, j’ose espérer que les choses iront mieux. Ca devrait être le cas pour la simple raison que l’année dernière, la chute (des résultats) était due notamment à l’impact négatif de la Covid-19 sur les apprentissages. Cette année l’impact de la Covid-19 sur les apprentissages a été beaucoup amoindri », a expliqué le ministre Adama Diawara.

« L’année dernière nous avons procédé à une lutte acharnée contre la fraude. Cette année ça sera encore le cas. Il faut faire en sorte que les résultats qui sont affichés soient en co-relation avec le niveau d’apprentissage de nos apprenants », a poursuivi le professeur Adama Diawara.

Ces épreuves écrites du BTS 2021 qui se déroulent dans 95 centres à Abidjan  contre 30 à l’intérieur du pays s’achèveront le jeudi 12 août prochain. Elles feront place aux épreuves pratiques prévues du lundi 16 au samedi 21 août prochain. Les premiers résultats d’admissibilité sont attendus le 23 septembre prochain.

Dans la foulée de cette visite dans des centres de composition, le ministre a annoncé une prochaine réforme du BTS grâce à un financement de la Banque mondiale. Des innovations sont attendues à l’issue de cette réforme.

« Cela consistera à regarder le bassin de l’emploi pour savoir quelles sont les filières porteuses d’emploi au niveau du BTS. Les filières qui ne sont pas porteuses d’emploi seront supprimées », a-t-il expliqué.

« Nous sommes dans un processus d’adéquation formation-emploi pour faire en sorte que les diplômés puissent s’insérer facilement au niveau du marché de l’emploi », a poursuivi Adama Diawara, concluant que « dans ce cas, dans les filières porteuses d’emploi, nous allons revoir les curricula de commun accord avec le secteur privé ». 

En 2020, quelque 51 650 candidats inscrits ont pris part aux épreuves de cet examen qui a  enregistré un taux de réussite de 52,30% contre 58,69% en 2019, soit une régression de 6,39%.

Métro d’Abidjan: début de l’indemnisation des personnes impactées, mardi

Le Comité de suivi du Plan d’action de réinstallation (CS-PAR) lance officiellement le 10 août 2021 la remise de chèques aux Personnes affectées par le projet (PAP) de la ligne 1 du Métro d’Abidjan, à la mairie d’Abobo (nord Abidjan).

Cette cérémonie, placée sous la présidence du Premier ministre ivoirien et sous la tutelle du ministère des Transports, fait suite aux séances de consultations publiques, à la gestion des plaintes, aux négociations individuelles et signatures des certificats de compensation.

Selon le Comité de suivi du Plan d’action de réinstallation (CS-PAR), cette phase a pour objectif principal de procéder au paiement des premières personnes impactées par le projet, notamment la ligne 1 du Métro d’Abidjan.

Ce processus d’indemnisation débutera par la Zone Nord, à savoir les communes d’Anyama (711), d’Abobo (2472), d’Adjamé (4544) et Plateau (342). Elle se terminera par la Zone Sud, notamment les communes de Treichville (546), de Marcory (459) et de Port-Bouët (445).

Le Comité mentionne toutefois que le paiement se fera au siège de la Cellule d’Exécution du Plan d’Action de Réinstallation (CE-PAR) situé au Plateau (rue du chemin de fer, bâtiment mitoyen à la SICTA).

L’opération d’indemnisation concerne une centaine de personnes impactées dont des propriétaires non-résidents, les hébergés gratuits, les ménages locataires et des opérateurs économiques. 

Après cette étape qui est la quatrième du Plan d’action de réinstallation (PAR), la prochaine phase concernera la libération des emprises selon les besoins de l’entreprise en charge des travaux de réalisation du Métro d’Abidjan.

La ligne 1 du Métro d’Abidjan est longue de 37,4 Km du Nord au Sud. Elle comprend deux voies, 18 stations, 21 ponts rails et routes, 1 pont viaduc sur la lagune Ebrié. Le trafic attendu à terme est de 540 000 passagers par jour.

Abidjan: « test Covid-19 gratuit » pour les passagers de Dakar et de Tunis

Tous les voyageurs en provenance de Dakar et de Tunis, deux pays touchés par le virus Delta, feront l’objet d’un « test Covid-19 gratuit à compter du 6 août 2021 » à l’aéroport d’Abidjan, selon une note officielle.

« Tous les voyageurs en provenance de ces pays feront l’objet d’un test Covid-19 gratuit à compter du 6 août 2021 », indique une note conjointe du ministère ivoirien des Transports et du ministère ivoirien de la Santé, de l’hygiène publique et de la Couverture maladie universelle. 

La note mentionne que les voyageurs testés négatifs poursuivront normalement les formalités de police, mais ceux testés positifs seront pris en charge conformément aux procédures de prise en charge des patients Covid-19 en Côte d’Ivoire. 

Ce dispositif intervient suite à la recrudescence des cas de Covid-19 en rapport avec le virus Delta dans certains pays africains notamment au Sénégal et en Tunisie. La Côte d’Ivoire se veut vigilante face au risque de propagation du variant Delta. 

En vue de réduire ce risque, l’Etat ivoirien a pris cette mesure qui s’inscrit dans le cadre du renforcement du contrôle sanitaire au niveau de l’aéroport Félix Houphouët-Boigny, et qui vise les passagers en provenance de Dakar et de Tunis.  

Le 8 août 2021, 182 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés en Côte d’Ivoire sur 4 397 échantillons prélevés soit  4,1 % de cas positifs. Le pays compte 51 380 cas confirmés dont 50 069 personnes guéries, 341 décès et 970 cas actifs.

L’Unjci veut une « subvention directe » au profit des médias ivoiriens

Le président de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci), la faîtière de la presse ivoirienne, Jean-Claude Coulibaly, défend une « subvention directe » au profit des médias locaux.

« Le modèle que nous proposons (à l’Etat pour soutenir la presse), c’est la subvention directe », a dit samedi le président de l’Unjci, lors d’un déjeuner confraternel organisé par le Réseau des professionnels de la presse en ligne de Côte d’Ivoire (Repprelci), à l’occasion de l’an 61 de l’indépendance.

En France, dira-il, les entreprises de presse bénéficient de quatre subventions pour accompagner la pluralité et la liberté de l’expression. De ce fait, l’Etat joue son rôle de favoriser un accès à une information plurielle.

M. Jean-Claude Coulibaly a fait observer que les partis politiques sont subventionnés, souhaitant qu’un budget soit arrêté pour la presse et inscrit dans la loi des finances.

« La subvention directe peut sauver nos entreprises », a déclaré le président de l’Unjci,  qui a toutefois fait remarquer que cet argent public n’ira pas enrichir des individus, mais est sous le contrôle de la Cour des comptes.

Pour ce faire, les journalistes et les professionnels des médias doivent se mettre ensemble pour faire aboutir cette cause. M. Coulibaly a d’ailleurs rappelé que l’Unjci repose sur trois paliers, « la confraternité, la solidarité et la formation ».

Le président du Repprelci, Lassina Sermé, dont l’organisation a offert ce déjeuner dans un cadre en bordure de lagune, a indiqué que ce moment visait à créer davantage de confraternité entre les journalistes.

Guillaume Gbato, le Secrétaire général du Syndicat national des professionnels de la presse en Côte d’Ivoire (Synappci), a illustré que le secteur des médias est dans un seul bateau, c’est pourquoi les acteurs devraient être soudés.

Il a révélé que le secteur des médias en Côte d’Ivoire est sinistré et la moyenne des arriérés de salaires est de 10 mois avec des pics allant au-delà de 30 mois d’arriérés de salaires.

« Tant que les journalistes ne sont pas bien traités, on aura pas des journalistes de qualité », a martelé M. Guillaume Gbato, qui invite les professionnels des médias à accroître leur valeur sur le marché par la formation.

M. Jean-Claude Coulibaly a évoqué le modèle d’aide de la presse au Sénégalais, qu’il souhaitait pour la Côte d’Ivoire, selon le contexte du pays. Pour bénéficier de l’aide de l’Etat à la presse au Sénégal, des critères sont fixés.

Pour la presse écrite, il est requis au média de tirer au moins 2000 exemplaires et employer un minimum de cinq journalistes, techniciens de la communication sociale à plein temps ; consacrer au moins 75% de sa surface à l’information politique, économique, sociale, culturelle ou sportive.

En outre,  le média devra tirer au moins un tiers de ses ressources de la vente, de la publicité, des abonnements et des souscriptions ou collecte. Ces dispositions ne s’appliquent pas à la presse locale (régionale ou départementale).

Quant au secteur audiovisuel, les conditions d’accès à l’aide de l’Etat indiquent qu’il faut être diffusé sur au moins l’étendue d’une région administrative ; employer au moins cinq journalistes ou techniciens de la communication sociale à plein temps et respecter les cahiers de charges

« Ces dispositions font référence aux obligations techniques, à celles relatives aux contrôles, aux finances,  aux programmes, à la publicité et au parrainage, à la sauvegarde du pluralisme et au droit de réponse, etc », mentionnent la réglementation.

Créé en 2006, le Repprelci regroupe les acteurs de la presse numérique en Côte d’Ivoire. Cette faîtière des médias numériques ivoiriens s’est donnée pour mission d’organiser, structurer et promouvoir la presse numérique en Côte d’Ivoire.

Covid-19 : 170 cas et 3 décès dénombrés en Côte d’Ivoire samedi

Quelques 170 nouveaux cas de covid-19 et 3 décès ont été dénombrés, samedi, en Côte d’Ivoire où un regain de cette pandémie est constaté ces derniers jours.

Dans un communiqué transmis à APA, le ministère de la Santé, de l’hygiène publique et de la Couverture maladie universelle annonce avoir « enregistré ce samedi 7 août 2021, 170 nouveaux cas de Covid-19 sur 3 849 échantillons prélevés soit  4,4 % de cas positifs, 128 guéris et 3 décès ».

A la date du 7 août 2021, la Côte d’Ivoire compte 51 198 cas confirmés dont 49 917 personnes guéries, 341 décès et 940 cas actifs. Le nombre total d’échantillons est de 809 144.

Le 6 août, 16 104 doses de vaccins contre la Covid-19 ont été administrées soit un total de 1 138 231 doses administrées avec l’ajout des 1 183 doses administrées non comptabilisées le 5 août.

« Le ministre de la Santé, de l’hygiène publique et de la Couverture maladie universelle invite toutes les personnes de plus de 18 ans à se faire vacciner dans les centres de vaccination », ajoute le texte, concluant que « la vaccination contre la Covid-19 est gratuite et volontaire ».

Affi salue « les actes de décrispation » de Ouattara en Côte d’Ivoire

Le président du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), Affi N’Guessan salue « les actes de décrispation » de Alassane Ouattara afin d’apaiser le climat politique en Côte d’Ivoire, invitant l’opposition à « accompagner cette démarche ».

« Je me réjouis des mesures de clémence prises à l’occasion de cette journée envers 78 personnes arrêtées lors de la crise électorale de 2020 », a dit M. Affi dans un message à l’occasion de la commémoration du 61e anniversaire de la Côte d’Ivoire. 

 Pour lui, la classe politique doit faire en sorte que cette crise soit la dernière. Dans cet élan, il a salué « les actes de décrispation que le président de la République pose depuis plusieurs mois afin d’apaiser le climat politique » dans le pays. 

« Il appartient à chacun d’entre nous, dans l’opposition, de savoir accompagner cette démarche. Cela exige de privilégier dans chacun de nos actes, chacun de nos mots, l’esprit de responsabilité et la volonté de paix », a-t-il ajouté.  

« Pour ma part, je m’y emploierai, (car) la paix est la condition de notre développement », a assuré le président du FPI, souhaitant qu’ensemble dans l’avenir, les politiques soient capables de bâtir une Côte d’Ivoire encore plus confiante, unie et réconciliée. 

La fête de l’indépendance est « pour tous les enfants de ce pays un jour de fierté,  de célébration et de joie (qui) doit devenir un moment fort d’unité autour de valeurs partagées, celles de notre jeune République », a-t-il soutenu.  

A l’occasion du 61e anniversaire de l’indépendance du pays, le chef de l’Etat Alassane Ouattara, a gracié plus de 3.000 prisonniers dont des détenus de la crise électorale survenue lors de la présidentielle d’octobre 2020.

Covid-19: sobre célébration de l’an 61 de l’indépendance en Côte d’Ivoire

La cérémonie commémorative du 61e anniversaire de l’Indépendance de la Côte d’Ivoire s’est tenue samedi sur l’esplanade de la présidence de la République à travers une prise d’armes, en raison de la résurgence des cas de Covid-19.

Le Premier ministre Patrick Achi représentait le chef de l’Etat Alassane Ouattara, absent pour cause de confinement suite à un contact avec un sujet déclaré positif au Covid-19, lors de cette prise d’armes symbolique qui a marqué les festivités de l’indépendance. 

Le ministre d’Etat, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, était également absent. Suite à un contact avec un cas positif à la Covid-19, il s’est également mis en confinement selon les recommandations sanitaires en vigueur.  

La cérémonie de prise d’armes’d’armes opérée sur l’esplanade de la présidence de la République au Plateau, le quartier des Affaires d’Abidjan, s’est déroulée environ 15 minutes, en présence de présidents d’institutions et d’officiers généraux. 

Abidjan: Kandia Camara « déterminée » à développer la cité d’Abobo

Élue le 12 juillet 2021 première femme maire d’Abobo (Nord d’Abidjan), Kandia Camara a traduit vendredi sa reconnaissance aux conseillers municipaux, se disant « déterminée » à développer la cité. »Vous avez désigné Kandia Camara, elle est pleine de bonne volonté, déterminée, elle aime se battre mais, elle seule, ne peut pas relever les défis d’Abobo et développer Abobo, elle a besoin du soutien de toute la population », a-t-elle dit.

Devant les populations, elle a assure qu’elle ferait sa part, mais voudrais compter sur toutes les couches de la commune, se confiant entre autres aux chefs de communauté, aux guides religieux, aux organisations des femmes et des jeunes.  

« Je suis déterminée à faire en sorte que vous puissiez vivre dans de meilleures conditions », a-t-elle insisté, ajoutant avoir « beaucoup d’espoirs parce qu’ à Abobo, nous avons un homme qui est prêt à tout pour Abobo ». 

Cet homme, dira-t-elle, est le président Alassane Ouattara, qui l’a désigné pour être candidate au poste de maire d’Abobo. Il lui a d’ailleurs affirmé qu’ elle peut dire aux Abobolais qu’ ils peuvent compter sur lui.  

Le 12 juillet 2021, l’ensemble des membres du Conseil municipal s’est réuni et a unanimement porté son choix sur elle, tous les conseillers de toutes les tendances politiques.

La cheffe de la diplomatie ivoirienne, Kandia Camara, a exprimé sa reconnaissance et sa gratitude à tous les conseillers et toutes les conseillères, tout en faisant observer qu' »ici, le plus important, c’est la commune d’Abobo ».  

Mme Kandia Camara a rendu un hommage à feu le Premier ministre Hamed Bakayoko, le précédent maire d’Abobo qui a fait beaucoup de réalisations en si peu de temps. 

L’on pouvait entendre dans la foule « le golden boy », comme on le surnommait, alors qu’ elle témoignait de ses oeuvres. Le nouveau maire a rappelé qu’il a été mis en place un plan d’urgence pour Abobo, qui a commencé sous Hamed Bakayoko. 

Ce plan devrait permettre de doter la commune d’Abobo de routes, d’eau potable, d’électricité, de lycées, de centres de santé et de formation professionnelle ainsi que d’autres infrastructures d’intérêt public.   

« Nous demandons aux jeunes d’avoir des projets » ainsi qu’ aux femmes, se disant prête à les accompagner, avant de souhaiter aux populations une bonne fête de l’indépendance. 

Daouda Sidibé, président du Comité d’organisation, a renchéri en disant merci aux populations pour leur engagement et leur dévouement lors des élections législatives de mars 2021 qui ont vues le liste du Rhdp (pouvoir) remporter ces joutes électorales.  

Si cette liste conduite par Mme Kandia Camara, le maire, a « triomphé de façon brillante, c’est parce qu’elle était défendue par un directeur de campagne exceptionnel, un grand monsieur, un leader généreux, Hamed Bakayoko », a-t-il déclaré. 

Mme Kandia Camara a annoncé le concerto de l’indépendance à la place de la maire d’Abobo, où plus d’une cinquantaine d’artistes locaux et d’ailleurs presteront. Le pays célèbre ce samedi le 61e anniversaire de son indépendance. 

Covid-19 et fédération sénégalaise de foot au menu des quotidiens

La presse sénégalaise reçue, ce samedi à APA, met l’accent sur le bilan de la pandémie de coronavirus, fait hier par le ministère de la Santé et de l’Action sociale, et sur l’élection du président de la Fédération sénégalais de football (FSF) devant opposer le sortant, Me Augustin Senghor, à Mady Touré, dirigeant de Génération Foot.« Covid-19-Evolution inquiétante de la pandémie : Effets secondaires de la Tabaski », titre Le Quotidien, dénombrant un cumul de 99 morts en une semaine.

Dans ce journal, Dr Alioune Badara Ly, Directeur du Centre des opérations d’urgence sanitaire (COUS) affirme : « Le nombre de cas a été multiplié par 9. On tourne autour de 90 à 100 lits par semaine ».

« Effets de la Tabaski : La santé sous haute tension », constate Walf Quotidien, à côté du quotidien national Le Soleil qui, parlant de l’évolution de l’épidémie de Covid-19 au Sénégal entre juin et juillet, révèle : « Les contaminations sont passées de 1.830 à 17.982 ».

Selon nos confrères, il y a aussi une hausse de 68% des décès, poussant l’Etat à commander 35 centrales d’oxygène à grande puissance.

« Le Sénégal face à la troisième vague du coronavirus : La barre des 15.000 cas actifs franchis », renchérit Libération.

Ce qui fait dire à L’As que « le virus poursuit son carnage » au Sénégal en tuant 60 personnes en trois jours.

« Hausse alarmante des cas graves, du nombre de morts, de contaminations, de lits occupés…Très cauchemardesque », poursuit Source A.

Pour Sud Quotidien, « l’Etat relooke sa stratégie » de gestion du Covid-19 en faisant revenir le point quotidien sur l’évolution de la pandémie, en rendant gratuit l’oxygène dans les structures privées…

Traitant de l’élection du président de la Fédération sénégalaise de football ce samedi 7 août 2021, Sud Quotidien écrit que « le Mahdy défie l’Auguste ».

« Me Senghor-Mady Touré : Balle de match ? », s’interroge Vox Populi, à côté du quotidien EnQuête qui écrit : « Augustin Senghor face à Mady Touré : A la croisée des ambitions ».

De son côté, Stades parle de « jour de verdict » entre Augustin Senghor et Mady Touré.

Ouattara salue la rencontre Gbagbo-Bédié à Daoukro

Le président ivoirien Alassane Ouattara a salué vendredi la rencontre entre les anciens chefs d’Etat Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié à Daoukro, dans le centre-est du pays, laissant entendre que cela participe à la cohésion nationale.

« Je salue la rencontre de mes deux frères à Daoukro », ville natale de Henri Konan Bédié, a dit M. Alassane Ouattara, dans une adresse à la Nation, à la veille de l’an 61 de l’indépendance de la Côte d’Ivoire.  

M. Ouattara a dit avoir dans le cadre du raffermissement de la réconciliation, poursuivi le dialogue, lui-même avec son aîné Henri Konan Bédié le 11 novembre 2020 et plus récemment avec M. Laurent Gbagbo le 27 juillet 2021. 

« C’est le lieu de réaffirmer mon attachement au dialogue constructif qui permet d’apaiser davantage notre pays et d’aller de l’avant pour son développement dans un souci de paix et de cohésion nationale », a-t-il déclaré.  

Il a soutenu avoir d’ailleurs instruit le gouvernement de poursuivre le dialogue politique pour créer les conditions d’une participation beaucoup plus importante dans la vie politique nationale dans le respect des institutions de la République.  

Faisant un état de la nation, il a mentionné qu’au plan politique, la Côte d’Ivoire sort d’un cycle électoral complet avec l’organisation de l’élection présidentielle d’octobre 2020 et des législatives de mars 2021.  

Ce processus électoral, insistera-t-il, a fait l’objet d’un dialogue inclusif avec l’ensemble des acteurs politiques et ceux de la société civile, ayant abouti à un « consensus national autour des conditions d’élections justes, transparentes et démocratique ».  

Mais, en  dépit des efforts déployés par les différentes parties prenantes au dialogue, l’élection présidentielle à malheureusement été entachée d’incidents suite à l’appel de certainses responsables de l’opposition à la désobéissance civile.  

A la veille du 61e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, M. Ouattara a gracié plus de 3.000 détenus dont neuf personnes condamnées pour des infractions lors de l’élection présidentielle d’octobre 2020.  

Côte d’Ivoire: réaménagements dans des directions de sociétés publiques

Des réaménagements ont été opérés dans plusieurs directions de sociétés d’Etat, où l’on enregistre des départs de directeurs généraux et de nouvelles nominations.Suite à un Conseil d’administration extraordinaire, vendredi, les membres ont désigné M. Vamissa Bamba en qualité de directeur général la structure pétrolière Petroci-Holding, en remplacement de Ibrahima Diaby.

M. Vamissa Bamba était précédemment directeur général par intérim à CI-11. Il aura à ses côtés M. Georges Kam Sié, le directeur de l’ingénierie et de la logistique, nommé directeur général adjoint en charge de l’exploration, de la production et des opérations techniques.

Selon une note d’information signée par le président du Conseil d’administration, Joachim Beugré, les différentes passation de charges se feront le lundi 9 août 2021. 

Au Port autonome d’Abidjan, le Conseil d’administration a procédé en sa session de jeudi à la nomination de Mme Coulibaly épouse Okou Djénéba Gon au poste de directeur général adjoint. Elle occupait le poste de directeur commercial, marketing et de la communication.