Microfinance: Didier Logon élu président de l’APSFD de Côte d’Ivoire

L’Association professionnelle des Systèmes financiers décentralisé de Côte d’Ivoire (APSFD) a renouvelé début août le Conseil d’administration de l’organisation avec l’élection de Didier Logon en qualité de président, à l’issue d’une Assemblée générale ordinaire, succédant au défunt président de l’association Georges Kouassi Yao, décédé le 20 avril 2020.Au cours de cette Assemblée générale ordinaire, les dirigeants de l’association ont fait un bilan de l’exercice 2019 qui montre des indicateurs de performance probants dans le secteur de la microfinance en Côte d’Ivoire.

Les données ressortent une bonne croissance entre 2018 et 2019, indique un rapport de l’Association professionnelle des Systèmes financiers décentralisés de Côte d’Ivoire (APSFD-CI), à l’issue de son Assemblée générale du 5 août 2020.   

Avec 403 points de service repartis sur l’ensemble du  territoire national, les 48 Systèmes financiers décentralisés (SFD) agréés comptent au 31 décembre 2019, un peu plus de 1,888 million de bénéficiaires contre 1,714 million en 2018, souligne le rapport. 

L’encours d’épargne à cette même période, se situe à 349,7 milliards de FCFA contre 292,8 milliards l’année précédente. Quant à l’encours de crédit, lui, il s’établi à 341 milliards de FCFA contre 284,9 milliards en 2018.

L’Assemblée générale a noté en outre que les activités et les actions menées en 2019 ont permis de relever le dynamisme du secteur de la microfinance en Côte d’Ivoire et le professionnalisme de l’APSFD-CI.

Dans cet élan, les activités de l’APSFD-CI se sont déclinées autour d’un certain nombre d’objectifs stratégiques dont le renforcement des capacités, la représentation et le plaidoyer des membres de l’association.

L’on peut également relever la promotion de la finance responsable et inclusive auprès des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) et la transparence du secteur de la microfinance par l’information chiffrée.

Le nouveau président de l’APSFD-CI, Didier Logon, a tenu dans un discours, à féliciter Mme Hélène Diarra et les anciens membres du Conseil d’administration pour leur contribution au renforcement de l’Association.

M. Logon a pris l’engagement, au nom de tous les nouveaux administrateurs, d’inscrire résolument les actions du Conseil dans la vision et la mission du développement de l’APSFD-CI.

La vice-présidente Hélène Diarra, a pour sa part, au nom des membres du Conseil sortant, remercié le directeur exécutif ainsi que les administrateurs pour la qualité du travail abattu au cours de cet exercice.

Mme Diarra s’est félicitée des actions en matière de défense des intérêts des membres et la promotion de l’inclusion financière des populations. Elle a rendu hommage au défunt président de l’association Georges Kouassi Yao, qui a quitté les siens le 20 avril 2020.

Côte d’Ivoire: la lutte contre les discours de haine en période électorale au menu d’une rencontre à Abidjan.

Un atelier sur la lutte contre les discours de haine et la promotion de la cohésion sociale pendant la période électorale en Côte d’Ivoire, s’est tenu, mercredi, à Abidjan en présence des représentants du système des Nations-Unies en Côte d’Ivoire, des organisations de la société civile ivoirienne, des journalistes, des blogueurs et des forces de l’ordre.«  Par la résurgence de la violence verbale et de la violence physique, nous sommes en train de perdre tous les acquis, fruits de concessions réciproques et sacrifices individuels et collectifs qui ont permis de réussir l’élection présidentielle de 2015 », a fait remarquer  à l’ouverture de ces assises, Pr Mariatou Koné, la ministre ivoirienne de la solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté.  

Poursuivant, elle s’est inquiétée du retour des «  vilains sentiments » sur la scène politique ivoirienne qui créent des angoisses chez les populations à quelques mois de l’élection présidentielle du 31 octobre prochain.  

«  Nous devons changer notre rapport à la politique. Nous devons changer notre rapport à l’adversaire qui n’est pas un ennemi, mais un citoyen qui veut apporter par sa différence sa vision du développement de son pays », a encouragé Pr Koné appelant les uns et les autres à « épouser la culture de la paix ». 

Par ailleurs, elle a interpellé les acteurs politiques ivoiriens sur leurs responsabilités à maintenir un climat de paix. «  La violence n’est pas un programme de société. Chaque mort est une mort de trop », s’est-elle offusquée estimant que «  nous pouvons exprimer nos droits sans détruire notre pays ».

«Pour la paix et la stabilité dans notre pays, nous devons tous être des pro-Côte d’Ivoire, mais pas des pro-ethnies, des pro-religions», a conseillé Pr Mariatou Koné insistant que «l’élection n’est pas la guerre».

Auparavant, la Représentante résidente du Programme des Nations Unies en Côte d’Ivoire (PNUD), Carol Flore-Smereczniak, a constaté que « la perspective de la prochaine élection présidentielle du 31 octobre 2020 attise les tensions ».

«Les signes d’une radicalisation des messages notamment politiques ont malheureusement été notés. Des messages parfois emprunts de stigmatisation et de haine, qui attisent les tensions socio-politiques et qui pourraient fragiliser la cohésion sociale et affecter les importants acquis en matière de consolidation de la paix», a-t-elle expliqué. L’élection présidentielle ivoirienne est prévue le 31 octobre prochain.

La Côte d’Ivoire ferme ses frontières terrestres et aériennes avec le Mali (officiel)

L’Etat de Côte d’Ivoire a décidé mercredi de la fermeture de ses frontières terrestres et aériennes avec le Mali à la suite de la chute du président Ibrahim Boubacar Kéïta dit « IBK ».« Le gouvernement ivoirien décide de la fermeture de ses frontières terrestres et aériennes avec le Mali, à compter de ce mercredi 18 août 2020, jusqu’à nouvel ordre », indique un communiqué signé du ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, Sidiki Diakité.

Cette mesure intervient après une décision de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), ce même jour, de la fermeture de toutes les frontières terrestres, aériennes et maritimes de ses pays membres avec le Mali.

Dans cet élan, la Cedeao a également décidé de la suspension de toutes les relations économiques, financières et commerciales avec le Mali. En exécution de cette mesure, le ministère ivoirien de l’Économie et des finances à instruit toutes les banques et établissements financiers à l’effet de suspendre tout flux financier en direction du territoire malien jusqu’à nouvel ordre.  

De même, toutes les sociétés de Gestion et d’intermédiation (SGI), les sociétés de gestion d’organisme de placement collectif en valeur mobilière  (SGO), et les institutions financières  et acteurs du marché financier ont été sommés de suspendre toute relation économique, financière et tout flux financier avec le Mali.

Une mutinerie déclenchée au sein de l’armée, le mardi 18 août 2020, et ayant impacté les institutions de la République du Mali ont occasionné la chute de IBK. Et ce, à la suite de plusieurs manifestations de rue à l’appel de l’imam Dicko.

Lancement à Abidjan du mouvement politique « Agir pour la Nation »

Agir pour la Nation, un mouvement politique ivoirien dont l’objectif est de promouvoir la paix, la concorde et l’unité, a lancé officiellement mercredi ses activités, lors d’une conférence à la Maison de la presse d’Abidjan.Agir pour la Nation, selon son président Serge Kakou Sanogo, est une plateforme qui « fédère toutes les sensibilités politiques, ethniques et sociales qui doivent pouvoir se retrouver pour parler d’une seule voix » et préserver la paix.

La Côte d’Ivoire, dira-t-il, traverse une période électorale et « il faudrait qu’on ait des structures qui soient le creuset de sensibilisation pour que la paix, la stabilité et la quiétude soient le partage de tous »; et que tout le monde épouse un esprit qui consacre la paix.

Suite aux dernières manifestations de populations pour, disent-ils protester contre un « troisième mandat » du chef de l’Etat sortant, Alassane Ouattara, M. Sanogo a appelé à plus de responsabilité dans le jeu politique et le respect des voies légales.

Noël Douré, président des artistes proches du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp, pouvoir), présent à la conférence, a réagi sur la situation politique en Côte d’Ivoire, à l’orée de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020.

Il a déploré que des populations soient « instrumentalisées » et mises à la rue pour manifester. Il a martelé que l’opposition qu’ il juge comme commanditaire de ces heurts, « n’avance même pas » dans cet élan.  

Autrefois, pourfendeur de M. Ouattara, l’artiste ivoirien Noël Douré, estime que l’actuel chef d’Etat a mis la Côte d’Ivoire en chantier avec pour seule motivation le travail, souhaitant qu’ il fasse un autre mandat et remporte dès le premier tour. 

« Il est malheureux de constater que dans un village puisqu’on aime pas le chef ou ses méthodes  qui sont la rigueur, le travail, le développement, on est fâché et on montre le village avec la main gauche», a-t-il caricaturé.  

« Avant, on disait y a rien en face, mais aujourd’hui moi je peux vous dire que l’opposition nous fait la passe», a dit Noël Douré en allusion au pouvoir qui, selon lui, peut exploiter ces situations en sa faveur pour gagner l’élection présidentielle à venir.

Agir pour la Nation se veut un catalyseur des idéaux de paix et envisage de recueillir les préoccupations des acteurs politiques et de la société civile en vue de créer une synergie autour des intérêts communs, seuls gages du développement.

Calme plat à l’ambassade du Mali en Côte d’Ivoire 24h après le coup d’état militaire contre IBK

Un calme plat a régné mercredi dans la matinée à la « Maison du Mali» à Abidjan, l’immeuble abritant l’ambassade du Mali en Côte d’Ivoire au lendemain du coup d’État militaire contre le régime du président Ibrahim Boubacar Kéïta ( IBK), a constaté APA sur place.Sur cet immeuble qui abrite en plus de la représentation diplomatique malienne en Côte d’Ivoire, plusieurs entreprises privées, au rez-de chaussé, d’habitude bruyant,  ce n’était pas l’ambiance des jours ordinaires. L’entrée de l’ambassade proprement dite est restée fermée aux visiteurs et autres usagers. Ceux-ci ont été éconduits pour la plupart,  par les agents de sécurité de service. 

« A cause de la situation au Mali, nous avons fermé », a expliqué à APA brièvement l’agent de sécurité posté devant le portail de l’ambassade.  Dans le hall, des travailleurs de l’immeuble, par petits groupes et de nationalité malienne pour la plupart, commentent,  dans la discrétion,  l’actualité politique de leur pays. 

Depuis quelques mois, le Mali est secoué par une crise politique avec des manifestations de rue réclamant  le départ du pouvoir du président Ibrahim Boubacar Keita ( IBK). Mardi, des soldats  maliens se sont ainsi mutinés et ont arrêté le président Ibrahim Boubacar Keita et  son premier ministre Boubou Cissé.

 Par la suite, le chef de l’État malien a annoncé  dans une brève allocution télévisée, sa démission ainsi que la dissolution du gouvernement et de l’Assemblée nationale. 

Présidentielle ivoirienne 2020: la campagne électorale fixée du 15 octobre au 29 octobre

La campagne pour l’élection présidentielle ivoirienne du 31 octobre 2020 sera ouverte du 15 octobre au 29 octobre 2020, a annoncé mercredi le porte-parole du gouvernement Sidi Touré, à l’issue d’un Conseil des ministres.« La campagne électorale est ouverte du jeudi 15 octobre du 00 heure et close le jeudi 29 octobre 2020 à minuit, soit une durée de 15 jours », a indiqué le porte-parole du gouvernement ivoirien, Sidi Touré,  à l’issue d’un Conseil des ministres.

   En vue de la tenue de l’élection présidentielle, le chef de l’Etat Alassane Ouattara a pris un décret pour convoquer le collège électoral de la République de Côte d’Ivoire « le samedi 31 octobre 2020 de 8 heures à 18 heures ».  

Dans le cadre de cette campagne, M. Sidi Touré a souligné qu’il est d’ailleurs ordonné aux organes de régulation de veiller à un « égal accès aux organes officiels de presse et de production d’informations numériques ainsi qu’aux médias de services publics de communication audiovisuelle ».  

Pour aider au succès de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 et sur proposition de la Commission électorale indépendante (CEI), un décret a été également pris en vue de la participation des fonctionnaires et assimilés dans l’exécution des opérations électorales.   

L’éligibilité de M. Ouattara alimente le débat politique ces dernières semaines. Alors que le camp présidentiel soutient que la Constitution de 2016 institue une 3e République et remet le compteur à zéro, l’opposition estime qu’il ne peut briguer un troisième mandat,  évoquant une continuité législative.    

Côte d’Ivoire: suspension des manifestations sur la voie publique jusqu’au 15 septembre

Le gouvernement ivoirien a décidé mercredi de la suspension des manifestations sur la voie publique, mais autorise seulement les rassemblements dans les enceintes closes jusqu’au 15 septembre 2020.Tirant les conséquences du bilan humain et matériel des dernières manifestations politiques dans le pays et des risques d’ouverture de poches de conflits communautaires, le Conseil a décidé de « la suspension des manifestations sur la voie publique », a dit Sidi Touré, porte-parole du gouvernement. 

Toutefois, soulignera-t-il, que sont autorisées seulement les rassemblements des les enceintes closes ou des espaces dédiés sécurisés. Et, « cette mesure prise dans le cadre de l’état d’urgence en cours est effectif ce jour jusqu’au 15 septembre 2020 ». 

Le porte-parole du gouvernement ivoirien a ajouté que cette mesure s’exécutera dans le strict respect des mesures barrières liées à la pandémie de la Covid-19 et « bien-sûr après autorisation des autorités compétentes ».  

Le bilan provisoire au plan national des récentes manifestations fait état de « six décès, 173 blessés environ 1500 déplacés internes, 69 personnes interpellées ainsi que de nombreux dégâts matériels », a fait savoir M. Sidi Touré. 

 Il a assuré qu’ à ce jour, les actions des forces de sécurité pour rétablir l’ordre ont abouti à une baisse de la tension après les heurts enregistrés à travers une série de manifestations caractérisées par plusieurs incidents et débordements.  

Ces heurts, déplorera-t-il, ont occasionné des « affrontements intercommunautaires d’une grande ampleur à Daoukro et dans une moindre mesure à Gagnoa », ainsi que des atteintes aux symboles de l’Etat avec l’incendie d’un commissariat à Bonoua et des destructions de biens publics et privés.  

Ces derniers jours, plusieurs individus se réclamant de l’opposition sont descendus dans les rues, à travers le pays, pour protester, selon eux, contre un « troisième mandat » de Alassane Ouattara à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020.

L’éligibilité du chef de l’Etat sortant, Alassane Ouattara, alimente le débat politique ces dernières semaines. Alors que le camp présidentiel soutient que la Constitution de 2016 institue une IIIe République et remet le compteur à zéro, l’opposition évoque une continuité législative.    

Télécommunication: seulement 40% des ivoiriens possèdent un smartphone

En Côte d’Ivoire, seulement 40% de la population possède un smartphone ( téléphone intelligent) et 80% des ivoiriens sont couverts par la 3G (Générations de normes de téléphonie mobile), a appris APA mercredi à Abidjan, la capitale économique ivoirienne. « (…) Il n’y a que 40% des ivoiriens qui ont un smartphone et 80% des ivoiriens sont couverts par la 3G. Or 51% de notre data est en 4G», a expliqué Djibril Ouattara, le directeur général de la compagnie de téléphonie mobile MTN Côte d’Ivoire qui s’exprimait dans une conférence de presse pour faire le bilan et les perspectives de son entreprise moins d’un an après sa prise de fonction.

« Le groupe  continue d’avoir une forte croissance tant sur le plan des abonnés que de sa profitabilité. Cette année, nous allons connaître une croissance de 5 à 10% de notre chiffre d’affaires. On capitalisera cette année entre 35 et 40 milliards FCFA.  », a-t-il indiqué, révélant que sa compagnie compte 12,5 millions d’abonnés en Côte d’Ivoire dont 4 millions d’abonnés actifs tous les mois.

« Sur notre offre de mobile money, nous avons renforcé le service de prêt. Nous continuons de mettre une mention spéciale sur le renforcement de notre réseau. Nous avons une excellente qualité de réseau», s’est par ailleurs félicité M. Ouattara.

Parlant de l’incidence de la crise sanitaire de la Covid-19, M. Ouattara a noté une bonne résilience de l’économie ivoirienne énumérant des actions sociales menées par son entreprise pendant cette pandémie.

« En Côte d’Ivoire, nous avons commencé une phase de restructuration de l’entreprise», a poursuivi M. Ouattara déclinant les perspectives de sa compagnie dans le pays.

« L’an prochain, nous allons construire notre nouveau siège à Port-Bouët sur la route de l’aéroport d’Abidjan. Nos perspectives sont bonnes. Notre marque est la première africaine et nous allons continuer à investir dans ce pays », a-t-il assuré.

M. Ouattara a conclu en insistant sur l’engagement de sa compagnie à multiplier ses investissements en Côte d’Ivoire dans les années à venir, estimant que le pays fait partie des six marchés les plus importants de son groupe.

Présidentielle 2020 : les campagnes électorales débutent le 15 octobre 2020

Les campagnes électorales pour la présidentielle 2020 débuteront le 15 octobre 2020 à 00h. Cette information a été annoncée à l’issue du conseil des ministres de ce mercredi 19 août 2020.

En effet, selon Sidy Touré, porte-parole du gouvernement, les campagnes débuteront le 15 octobre 2020. Aussi, il a annoncé qu’elle prendra fin le jeudi 29 octobre 2020 à minuit.

Par ailleurs, notons qu’à environ trois mois de la présidentielle, plusieurs candidatures ont été déclarées. Il s’agit notamment d’Alassane Ouattara, Marcel Amon-Tanoh, Henri Konan Bédié. Ainsi que de Pascal Affi N’Guessan.

Cependant, à l’approche de la présidentielle en Côte d’ivoire, le climat politique ivoirien semble être tendu suite à la candidature d’Alassane Ouattara. Cette candidature a provoqué des manifestations dans certaines villes et communes du pays.

La chute du régime d’IBK au Mali fait la Une des journaux ivoiriens

Les quotidiens ivoiriens abordent abondamment le coup d’Etat militaire survenu, mardi, au Mali ayant provoqué la chute du régime du président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta dit IBK.L’Intelligent d’Abidjan, affiche, le Mali à nouveau dans la tourmente d’un coup d’Etat et barre à sa Une « Dicko et ses alliés poussent à l’action », tout en évoquant un malheureux épisode et « une armée pas capable de neutraliser les djihadistes ayant conduit à la chute de ATT » en 2012.

Selon Fraternité Matin, l’Union africaine « condamne » ce coup d’Etat au Mali. « La rue fait tomber le président IBK », renchérit le quotidien Le Nouveau Réveil. « Le président IBK et son premier ministre arrêtés hier », titre Notre Voie.

Sur cette situation au Mali, Le Quotidien d’Abidjan écrit « comment la dictature et le mépris du peuple ont emporté IBK ». Il rapporte tout sur la journée chaude d’hier à Bamako, où des soldats mutins ont arrêté IBK et son Premier ministre.

Le Temps, également raconte le film de la chute de IBK. Quant à L’Inter,  il note « IBK et son Premier ministre enlevés par les mutins », alors  que le journal Aujourd’hui mentionne « IBK arrêté, le feu se rapproche de nos frontières ».

Médias ivoiriens: des monitorings dévoilent des fautes d’éthiques et de déontologie

Deux monitorings de l’Observatoire de la liberté de la presse, l’éthique et de la déontologie (OLPED) en Côte d’Ivoire, à paraître le 1er septembre 2020, révèlent des fautes d’éthiques et de déontologie dans des publications de la presse écrite et audiovisuelle, a annoncé mardi le président de l’organisation, Zio Moussa, face à des journalistes.« Ces deux monitorings montrent bien que les fautes d’éthiques et déontologiques continuent encore à essaimer dans les pages des journaux en Côte d’Ivoire, mais aussi sur les antennes de l’audiovisuelle de service public », a dit M. Zio Moussa, le président de l’OLPED. 

Le résultat de ces monitorings « sera présenté à travers un journal dont le premier numéro va paraître le 1er septembre 2020 », a annoncé M. Zio Moussa, faisant remarquer que « le contenu des médias ivoiriens s’est amélioré, mais les fautes lourdent continuent encore ».

Ces fautes ont notamment « les injures à la puissance publique, les irrévérences, les incitations à la révolte, à la violence, parfois même l’appel au meurtre ou l’apologie de la guerre », s’est-il offusqué, face des journalistes à Abidjan. 

Toutes ces fautes lourdes reviennent mais sur le plan quantitatif, a-t-il souligné,  avant d’ajouter que « si ces fautes lourdes persistent, nous ne pouvons pas dire que la presse ivoirienne s’est totalement améliorée, mais nous pouvons constater qu’il y a eu une juste petite amélioration ». 

« Nous pensons que cette presse peut se professionnaliser » avec ces genres de monitorings qui apportent une « sanction morale », qui recadre parfois plus relativement aux jugements des tribunaux, a estimé M. Zio Moussa, un éminent journaliste.

Il a indiqué que ces deux analyses de contenus ont été effectués grâce au soutien de l’Académie Deutsche Welle qui a financé le monitoring de sept journaux et des journaux télévisés de la Rti 1 (télévision publique) et à l’appui financier du Fonds de soutien et de développement de la presse (FSDP) qui a permis de faire le monitoring des Unes de 10 journaux ivoiriens.

« Nous avons presque fini ces deux travaux de monitoring », a fait observer le président de l’OLPED qui souhaite « négocier avec l’audiovisuelle de service public mais aussi avec les journaux ivoiriens et certainement l’audiovisuelle privée des espaces pour présenter les résultats du travail « .

Pour lui, l’OLPED devra prendre sa place d’instance d’autorégulation qui en appelle à la liberté des journalistes et des medias mais aussi et surtout à leur responsabilité. L’organisation a produit plusieurs monitorings grâce à l’appui de partenaires avec pour objectif d’interpeller les médias sur les fautes déontologiques.

L’OLPED fête ses 25 ans le 24 septembre 2020. Cette entité d’autorégulation veut amener les journalistes à plus de professionnalisme et assainir le secteur sur le plan éthique et déontologique en vue de la publication d’offres éditoriales et des contenus de qualité.

La Côte d’Ivoire compte deux instances d’autorégulation de la presse. Il s’agit de l’OLPED pour la presse imprimée et audiovisuelle, et de l’Observatoire des médias numériques de Côte d’Ivoire (OMENCI) mise en place par le Réseau des professionnels de la presse en ligne de Côte d’Ivoire (REPPRELCI) pour autoréguler la presse numérique.

Création à Abidjan de l’Union des journalistes de la presse libre africaine

L’Union des journalistes de la presse libre africaine (UJPLA) a été portée mardi, à Abidjan, sur les fonts baptismaux, à l’issue d’une Assemblée générale constitutive, à la Maison de la presse et par visioconférence qui a réuni plusieurs journalistes notamment de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, de l’Angola, de la RDC , du Cameroun, du Burkina Faso, de la Tanzanie, de la Zambie, du Benin, de la Sierra Leone et du Nigeria.Les membres ont adopté à l’unanimité les statuts de l’association, régie par la loi (N° 60-315 du 21 septembre 1960) du droit ivoirien, et fixé le siège social à Cotonou, au Benin. Ce siège peut être transféré en cas de besoin en tout autre lieu du continent africain par décision de l’Assemblée générale.

Le journaliste ivoirien, Noël Yao, a été élu président de l’UJPLA pour un mandat de six ans à la tête de l’association dont l’objet est de « défendre la liberté et la sécurité physique, morale, matérielle, sociale, économique, culturelle, politique, démocratique et les intérêts des journalistes ».

Et ce, « en tout lieu et en toutes circonstances, partout sur le continent  africain, et hors d’Afrique lorsque le sort des journalistes africains y est en jeu,  concerné et mêlé ou lié », indiquent les statuts de l’UJPLA. 

Interrogé en marge de l’Assemblée générale constitutive, M. Noël Yao qui a été le premier président de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) a souligné que la prochaine étape est l’installation du siège de l’association à Cotonou,  où il sera procédé au lancement des activités de l’organisation.

« En pourparlers avec les autorités du Bénin, nous allons installer l’union et procéder au lancement de ses activités», a relevé M. Yao avant d’ajouter qu’ à Cotonou, l’UJPLA va « lancer un vibrant appel à tous pays africains pour la sécurité des journalistes en Afrique ». 

L’association est notamment composée de « journalistes, membres actifs, tous ayant pour activité principale, régulière, la collecte, le traitement et la diffusion de l’information, et qui y tirent l’essentiel de leurs revenus  ou qui en ont fait leur métier et carrière ».

Elle est dotée de trois organes, à savoir l’Assemblée Générale (AG), l’organe suprême de décision de l’organisation (composée des membres du bureau exécutif, des commissaires aux comptes et des membres actifs), le Bureau exécutif et le Commissariat aux comptes. 

L’Assemblée générale se réunit une fois par an en session ordinaire. Elle se réunit extraordinairement à la demande des 2/3 de ses membres ou du Bureau exécutif pour délibérer sur un ordre du jour bien précis, rapportent les statuts de l’association. 

Le président de l’association est élu pour un mandat de six ans, renouvelable une seule fois. Il dirige le Bureau exécutif qui comprend 5 vice-présidents sur la base des zones géographiques du continent, un secrétaire général ; un secrétaire général adjoint ; un trésorier général, un porte-parole et un secrétariat permanent.

Selon les statuts, les ressources de l’association proviennent essentiellement des droits d’adhésion fixés à 50 000 Fcfa ; des cotisations annuelles qui sont fixées à 25 000 fcfa ; des subventions, aides et des dons et des produits des autres activités.

Un règlement intérieur fixant les modalités d’application des présents statuts a été adopté à l’unanimité par les membres de l’Assemblée générale constitutive. L’association se compose de membres actifs (qui ont adhéré aux statuts et à jour de leur cotisation) et de membres d’honneur.

Election / FIF : Le staff de Didier Drogba demande l’intervention de la FIFA

Après la décision du président de la FIF de suspendre la Commission électorale, le camp de Didier Drogba souhaite une intervention de la FIFA.

En effet, le coordonnateur de campagne de Drogba, Eugène Diomandé, n’entend pas participer à la nouvelle AG convoquée le 29 août prochain. Notamment par le président de la FIF, Sidy Diallo. « Nous déclarons que cette AGE convoquée pour le 29 août est une AG nulle, non avenue et réputée inexistante ». A-t-il déclaré.

À en croire Eugène Diomandé, il estime que les mesures proposées par le communiqué de la FIF doivent être considérées comme inexistantes. Pour ce faire, il aurait proposé un arbitrage de l’instance mondiale, la FIFA. « Si on estime que le processus électoral est en péril, il faut alors saisir la FIFA comme le prévoit les dispositions finales du code électoral. » A indiqué M.Diomandé.

Selon lui, elle seule peut suspendre ou annuler la procédure électorale. Elle peut aussi désigner une administration provisoire.

Par ailleurs, rappelons que le 11 août, Sidy Diallo, président sortant de la FIF, annonçait la suspension de la Commission électorale en charge de l’organisation de l’élection présidentielle. Il aurait pris cette décision face aux manquements qu’il dit avoir observé au cours du processus. Il s’agirait précisément, de la candidature de Didier Drogba.

À cet effet, il aurait convoqué une nouvelle AG le 29 août.  Cette AG devrait installer une nouvelle Commission.

Covid-19 : le ministère de la santé annonce 1021 nouvelles guérisons sur la période du 10 au 16 août

À l’occasion du point-presse hebdomadaire du gouvernement sur la Covid-19, le conseiller du ministre de la Santé, Dr Edith Clarisse Kouassy, a annoncé que 1 021 personnes ont été déclarées guéri du Coronavirus sur la période du 10 au 16 août 2020.

« Nous enregistrons sur la période du 10 au 16 août 2020, 1 021 nouvelles guérisons. Elles portent le nombre total de personnes déclarées guéries à 13 947, soit 82,07% des cas de Covid-19 enregistrés depuis lors », a-t-elle déclaré.

Selon elle, le pays a enregistré, sur la même période, 253 nouveaux cas de Covid-19. Et ce, sur 4 526 prélèvements analysés. Notamment, 5,58% d’échantillon et un taux de positivité de 6,87%.

Elle a également relevé une baisse significative du taux de positivité. Aussi, une augmentation appréciable du nombre total de personnes déclarées guéries et une diminution du nombre cas actifs.

Par ailleurs, ces résultats soulignés sont le reflet de la qualité de la prise en charge, par les professionnels de la santé.

Le conseiller du ministre de la Santé a, toutefois, mis les populations en garde contre le risque de développement de nouveaux foyers. Tels quels dans les régions des Grands-Ponts, la Nawa, le Poro, le Bélier, le Goh, le Guémon, la Marahoué, l’Indénié-Djuablin et l’Agnéby-Tiassa. Le Dr Édith a aussi, exhortée les populations à observer les gestes barrières.

Cependant, notons qu’à la date du 17 août 2020, la Côte d’ivoire a enregistré 17 107 cas confirmés dont 13 990 personnes guéries et 110 décès.

Coronavirus en Côte d’ivoire : 47 personnes refoulées aux frontières de Ouangolo et Niablé

Le porte-parole de la police nationale, le commissaire principal, Charlemagne Bleu, a annoncé que 47 personnes ont été refoulées aux frontières de Ouangolo et de Niablé. Cette information a été donnée le lundi 17 août à Abidjan. Et ce, à l’occasion du point-presse hebdomadaire relatif au coronavirus.

Selon le commissaire Charlemagne Bleu, le commissariat mixte de Ouangolo a procédé au refoulement de 40 individus. Quant à celui de Niablé, il aurait refoulé 7 individus.

Par ailleurs, il a précisé que tous ces individus étaient tous de diverses nationalités. Ces interventions des forces de défense et de sécurité, interviennent dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus. Elles font suite à la fermeture des frontières décidée par le Conseil national de sécurité (CNS).

Toutefois, il a indiqué que les forces de sécurité restent toujours vigilantes et poursuivent les opérations de contrôle, dans les lieux publics. Malgré, les progrès observés dans cette lutte contre la pandémie.

Ce dernier a également ajouté que 136 maquis, 593 bars, et 49 hôtels ont été contrôlés. Soit un total de 821 établissements visités sur la période du 10 au 16 août 2020.

Election présidentielle 2020 : Mamadou Koulibaly débute sa collecte de parrainages.

Le président de Liberté et démocratie pour la République (Lider), Mamadou Koulibaly, a débuté sa collecte de parrainages pour l’élection présidentielle du 31 octobre 2020. Cette collecte lui permettra, de constituer son dossier de candidature.

En effet, dans une vidéo postée sur Facebook, il aurait joint au téléphone quelques électeurs pour leur exprimer sa joie. Et ce après lui avoir accordé leurs parrainages pour ces joutes électorales, une condition d’éligibilité pour tout candidat à l’élection présidentielle 2020.

Selon Mamadou Koulibaly, l’acte posé par ses partisans est un cadeau. Pour ce faire, cette action l’a motivé à contacter certains pour témoigner de son enthousiasme. « Nous sommes nombreux, c’est parce qu’on ne se connaît pas tous (…) cette élection, à chacun sortir de là où il est, de nous rassembler, de serrer les coudes et puis de mettre un peu d’ordre dans notre pays », a dit M. Koulibaly.

Cependant, soulignons que plusieurs personnalités politiques ont déclaré leur candidature. Il s’agit notamment d’Alassane Ouattara, Marcel Amon-Tanoh, Henri Konan Bédié, et Pascal Affi N’Guessan.

Par ailleurs, notons que la candidature du chef d’Etat Alassane Ouattara, n’est pas acceptée par l’opposition. Celle-ci lui demande de respecter sa parole donnée devant le congrès le 5 mars 2020 à Yamoussoukro. Rappelons que ce dernier avait annoncé ne pas être candidat pour un troisième mandat.

Présidentielle 2020: Mamadou Koulibaly engagé dans la collecte des parrainages

L’opposant ivoirien, Mamadou Koulibaly, président de Liberté et démocratie pour la République (Lider), est engagé à fond dans la collecte de parrainages en vue de constituer son dossier de candidature pour l’élection présidentielle du 31 octobre 2020.Dans une vidéo postée sur Facebook, M. Mamadou Koulibaly a joint au téléphone quelques électeurs pour leur exprimer sa joie après lui avoir accordé leurs parrainages pour ces joutes électorales, une condition d’éligibilité pour tout candidat à l’élection du président de la République.  

Après un premier appel lancé à l’un de ses admirateurs, se trouvant notamment à Duekoué, dans l’Ouest ivoirien, M. Mamadou Koulibaly, vêtu d’une chemise blanche assortie d’une cravate, s’est dit  « honoré » de recevoir son parrainage, depuis son quartier général.   

Eliane, un autre partisan, joint a laissé entendre des éclats de joies, affirmant être « très contente » de cet appel inopinée.  « J’ai vu votre fiche de parrainage et j’appelais pour vous dire merci », a déclaré l’opposant ivoirien.  

« Nous sommes nombreux, c’est parce qu’on ne se connaît pas tous et l’occasion est donnée maintenant avec ce parrainage et cette élection, à chacun sortir de là où il est, de nous rassembler, de serrer les coudes et puis de mettre un peu d’ordre dans notre pays », a dit M. Koulibaly.  

A l’endroit d’un infirmier diplômé d’Etat qui l’a parrainé et qui rapporte être présentement à Issia (Ouest), le fondateur de Lider, Mamadou Koulibaly, a dit « merci pour la confiance », promettant s’il était élu, de « modifier pas mal de choses dans le système de la santé » du pays.  

Pour M. Mamadou Koulibaly, cet acte de ses partisans est un « cadeau ». Toute chose qui l’a motivé à contacter certains pour témoigner de son enthousiasme. Selon une autre partisane résident à Yopougon, dans l’Ouest d’Abidjan, c’est un «honneur » d’entendre sa voix. 

Plusieurs personnalités politiques ont déclaré leur candidature dont le chef de l’Etat sortant, Alassane Ouattara, l’ex-chef de la diplomatie Marcel Amon-Tanoh, l’ancien président Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, ex-allié au pouvoir) et l’ex-premier ministre Pascal Affi N’guessan du Front populaire ivoirien (FPI).

La candidature de M. Ouattara, elle, n’est pas acceptée par l’opposition qui demande au président sortant de « respecter sa parole » donnée devant le congrès le 5 mars 2020 à Yamoussoukro, de ne pas être candidat pour un troisième mandat, que lui interdit la Constitution.  

L’éligibilité du chef de l’Etat sortant, Alassane Ouattara, alimente le débat politique ces dernières semaines. Alors que le camp présidentiel soutient que la Constitution de 2016 institue une IIIe République et remet le compteur à zéro, l’opposition évoque une continuité législative.   

Le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp, pouvoir) soutient que M. Ouattara, président de ce parti,  est éligible au regard de la Constitution de la Côte d’Ivoire promulguée le 8 novembre 2016, et qui institue la troisième République et notre pays.     

Après l’annonce de M. Ouattara de se porter candidat à la présidentielle du 31 octobre 2020, des manifestants se réclamant de l’opposition, ont clamé leur désapprobation, protestant à Abidjan et dans quelques villes de l’intérieur du pays. Les heurts ont fait officiellement 5 morts et plus de 100 blessés.  

Le processus électoral est engagé depuis le 16 juillet 2020 avec l’ouverture de la phase de dépôt des dossiers de candidature comprenant le parrainage, qui prend fin le 31 août 2020. Pour le parrainage citoyen, le candidat doit avoir 1% de l’électorat local dans 17 régions du pays.   

Police ivoirienne: candidat au poste de DG du FPPN, Dr Koffi Brou promet le «changement»

Candidat au poste de directeur général du Fonds de prévoyance de la police nationale (FPPN) de Côte d’Ivoire, Dr Jean Claude Koffi Brou, médecin commissaire divisionnaire, promet le «changement» et doter la mutuelle d’un nouveau modèle économique et social à l’orée 2023.Pour déployer sa vision si ses confrères lui accordait leur confiance, à l’issue de l’Assemblée générale élective du jeudi 27 août 2020, Dr Jean Claude Koffi Brou, médecin commissaire divisionnaire de police, propose un ambitieux projet de management du FPPN. 

Manager chevronné, avec une vingtaine d’années d’expérience dans les domaines de la médecine et du management des organisations, Dr Jean Claude Koffi Brou, offre un Plan d’actions triennal 2020-2023, visant à « doter le FPPN d’un nouveau modèle économique et social à l’orée 2023 ». 

Dans une déclaration de candidature, il fait observer que « le FPPN traverse actuellement une période difficile symbolisée par une trésorerie en berne et le non-paiement des fins de contrats, allocations décès et Plan-Epargne Plus depuis quelques années », toute chose qu’ il veut améliorer.

« Aujourd’hui, notre fonds n’a pas une image reluisante auprès de nos dirigeants et des adhérents (…) notre fonds est devenu infréquentable ; c’est pour cette raison que je  propose plus qu’un projet de société, un plan d’actions triennal, un contrat social et économique pour redonner vie à notre mutuelle afin de garantir sa continuité d’exploitation », soutient-il.

Toutefois, ce contrat social et économique, « je le propose à tous les policiers de grades confondus », car « le FPPN a besoin à cet instant précis de son histoire d’un manager chevronné qui a fait ses preuves en santé publique et en management des organisations », promet-il.  

« Je suis le candidat de tous les policiers, le candidat de la justice sociale, le candidat d’une espérance nouvelle, le candidat d’une ambition collective de réussite sociale. Le candidat du changement », a-t-il ajouté. 

Sa seule boussole dans cette campagne, dira-t-il, est d’améliorer la vie sociale et économique des policiers de Côte d’Ivoire, tout en contribuant de façon efficace et efficiente à l’amélioration du cadre de vie des mutualistes. 

« Si je suis désigné Directeur Général du FPPN, je m’attacherai sous la responsabilité du Conseil d’administration à développer une politique originale en direction des mutualistes afin de changer le présent et construire le futur  », a-t-il poursuivi. 

Changer le présent, explique-t-il, signifie la mise en place dans la transparence et la confiance d’un comité composé de tous les acteurs pour le remboursement immédiat à partir de septembre 2020, des restes à payer concernant les produits facultatifs PEP / EFC et Allocation – décès de 2014 à août 2020. Et ce, avec un compte bancaire dédié qui sera crédité de 70 millions FCFA par mois par le FPPN. 

Dr Koffi Brou promet en outre le plafonnement des délais pour le paiement des factures des prestataires et fournisseurs ; et pour le remboursement des adhérents -souscripteurs aux produits facultatifs PEP/EFC et allocation décès (60 jours à compter de la date de réception des documents justificatifs) à compter du mois de septembre 2020. 

Il veut aussi impulser une nouvelle gestion du portefeuille « maladie-invalidité» par l’application effective du ticket modérateur (Tiers payant), ainsi que l’internalisation du portefeuille allocation de décès-Invalidité en vue de générer une valeur ajouté pour le FPPN d’un montant de 400 000 000 Fcfa par an.

À travers ce changement, il veut promouvoir une organisation périodique de Workshop et de formations à destination des policiers dans les préfecture ; Districts ;Commissariats de police pour mieux leur expliquer les mécanismes de gestion de leurs cotisations, les nouvelles modalités de paiements des EFC, PEP et autres allocations décès. 

« Changer le présent  veut dire l’application immédiate du caractère obligatoire de l’Epargne-Retraite dénommée « Entraide de Fins de Carrière » (EFC) pour tous les policiers en activité ; en vue de permettra au FPPN de générer plus de cent millions FCFA par mois et de respecter l’orthodoxie financière du FPPN », souligne Dr Koffi Brou. 

En tant que manager, Dr Koffi Brou veut la « réduction du train de vie du FPPN par la mise en place d’une nouvelle organisation structurelle et administrative grâce à l’adoption d’un nouvel organigramme et une forte implication du Conseil d’administration dans la gestion administrative et financière du fonds ».

Pour une administration de meilleurs soins aux policiers, il envisage de faire la réhabilitation médicale et psycho sociale du policier, de réorganiser et promouvoir des produits facultatifs du FPPN par la mise en application d’amendements prévus par la réforme des produits EFC, PEP et allocation – décès et des amendements prévus par la réforme des prestations médicales et sociales. 

Médecin commissaire divisionnaire de police, Dr Jean Claude Koffi Brou est titulaire d’un doctorat d’État en médecine de l’Université de Cocody (Abidjan), d’un Diplôme Universitaire en Maladies parasitaires et tropicales de l’Université Pitié Salpêtrière de Paris en France.

Il jouit également d’une double diplomation Universitaire Française & Américaine en Addictologie obtenue à l’Université Paris Sud-France et en Californie aux États-Unis d’Amérique.  

Baccalauréat 2020 : accusés de fraude, plusieurs candidats manifestent au Plateau

Ce lundi 17 août 2020, plusieurs candidats accusés de fraude au Baccalauréat 2020 ont manifestés au Plateau.

En effet, suite à la proclamation des résultats, du vendredi 14 août 2020, plusieurs candidats ont vu signer sur leur collante le mot FRAUDE. Suite à cela, plusieurs candidats accusés de fraude auraient manifesté en ce jour pour attirer l’attention des responsables de la DECO.

À en croire la DECO, de nombreux cas de fraude ont été découverts cette année. Ainsi que, des manquements professionnels constatés.

Par ailleurs, elle a indiqué que ces cas de fraudes seront transmis à la Commission Nationale de Discipline. Celle-ci, appliquera les textes réglementaires prévus.

Cependant, notons que les fraudeurs risquent une interdiction de concourir au même examen. Et ce, allant d’une peine d’un an à cinq ans maximum.

Rappelons également que le taux de réussite au BAC cette année est de 40,08 % au plan national.

Affectation en sixième : l’opération des affectations en ligne débute ce vendredi 21 août 2020

Le ministère de l’Education nationale, a annoncé que le déroulement de l’opération des affectations en ligne, des élèves en classe de 6ème,  débutera le vendredi 21 août 2020. L’information a été donnée ce lundi 17 août 2020 par le dudit ministère.

À en croire le communiqué, le processus démarrera le vendredi 21 août à 23h 59 min. Ainsi, cela prendra fin, le samedi 5 septembre à minuit. Et ce, sur l’étendue du territoire ivoirien.

Pour ce faire, le ministère invite les parents à procéder eux-mêmes à l’affectation de leurs enfants. Notamment, dans les établissements de leur choix. Il a précisé également, que ce processus se fera à partir de leur téléphone en envoyant par message DOB au 999, en suivant les instructions.

Rappelons que cette opération aurait dû se dérouler du 24 juillet au 22 août 2020. Mais celle-ci, a été reportée.

Côte d’ivoire : des employés du Golf Hôtel manifestent pour réclamer des mois de salaire

Ce lundi 17 août 2020, des employés du Golf Hôtel manifestent aux alentours du site pour réclamer 6 mois de salaire.

En effet, munis de pancartes ces employés du prestigieux centre hôtelier ont envahi depuis ce matin les alentours de l’hôtel. À en croire les cris bruyants de ces derniers, ils réclament à leur direction 6 mois de salaire.

Selon certains médias, ils n’auraient pas perçu leur salaire depuis le début de la crise sanitaire. Plus précisément depuis le mois de février.

Par ailleurs, face à cette situation ces derniers ont décidé de se faire entendre ce 17 août 2020. Et ce auprès de leur administrations, mais aussi du président de la République, Alassane Ouattara.

Rappelons que ce sont près 250 employés qui réclament leur arriérés de salaire. La dernière paie, du mois de février 2020 remonte au 18 mars 2020 pour les employés de la 8e catégorie.

Covid-19 : le ministère de la santé reçoit des équipements de prévention contre la pandémie de l’UNICEF

Dans le cadre de la lutte contre la covid-19, le ministère ivoirien de la santé, a reçu un important lot d’équipements de prévention anti-covid-19 de l’UNICEF.

En effet, ce don a été réceptionné par le directeur de cabinet du ministère de la Santé, Pr Joseph Acka. Et ce, au cabinet du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, le vendredi 14 août au Plateau.

Par ailleurs, notons que ce don d’une valeur de 80 millions de FCfa, est destiné à 22 structures sanitaires du ministère en charge de la Santé. Selon M. Adama Diallo Coordonnateur administratif et financier de l’UNICEF, ces dons renforceront la capacité de ces centres de santé. Plus précisément, en cette période de lutte contre la covid-19.

Il a également salué l’effort fourni par le gouvernement ivoirien pour sa stratégie de riposte contre la covid-19.

À en croire le directeur de cabinet du ministre Aka Aouélé, ce geste permettra d’amplifier les efforts. Notamment, en matière de sensibilisation et d’éducation aux gestes barrières. Ce dernier a aussi pris l’engagement de veiller à une meilleure répartition de ces dons.

Côte d’ivoire : cérémonie du 40e jour du décès d’Amadou Gon Coulibaly

La cérémonie de 40e jour de feu Amadou Gon Coulibaly a eu lieu ce dimanche 16 août, à la Grande Mosquée de la Riviera Golf à Abidjan. Cette cérémonie marque le 40e jour du décès du Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly.

À cet effet, plusieurs personnalités ont été présentes pour cette cérémonie. Il s’agissait notamment, du Président de la République Alassane Ouattara et son épouse. Aux côtés du couple Ouattara, étaient présents de la première Dame de la Mali, Mme Keïta Aminata Maïga. Ainsi que M. Boubou Cissé, Premier ministre malien arrivés la veille à Abidjan.

Après une lecture intégrale du Saint Coran, des bénédictions ont été faites pour le repos de l’âme de l’illustre disparu. Au cours de cette cérémonie, le Premier Ministre malien a rappelé le souvenir de Gon qui œuvrait pour la coopération et l’intégration sous-régionale.

Le porte-parole de la famille Gon Coulibaly, Dramane Gon Coulibaly, a traduit toute sa reconnaissance au Président Alassane Ouattara et à son épouse. Aussi, qu’à toutes les institutions, membres du gouvernement et à toutes les populations.

Rappelons que Amadou Gon Coulibaly est décédé le 8 juillet dernier d’un malaise cardiaque à Abidjan. Ce dernier  a été inhumé sur ses terres natales, dans la ville de Korhogo, le 17 juillet dernier.

Cependant, la cérémonie de 40e jour devrait initialement se tenir à Korhogo, a été faite à Abidjan.

Enquête balance des paiements 2019: le Trésor ivoirien sensibilise et forme en ligne

La direction générale du Trésor et de la comptabilité publique de Côte d’Ivoire, qui a entamé depuis le mois de juillet 2019 l’enquête de la balance des paiements pour l’année 2019, sensibilise et forme en ligne les acteurs concernés, selon une note transmise lundi à APA.Pour le Trésor ivoirien, le contexte actuel de crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19 ne devrait pas empêcher cette année le déroulement de l’enquête de la balance des paiements 2019. Dans cette optique, il a déployé des moyens de communication pour toucher es acteurs. 

De ce fait, la direction générale du Trésor, en collaboration avec la direction nationale de la BCEAO, a décidé d’informer via différents canaux les acteurs sur l’importance de l’enquête de la balance des paiements qui a démarré en juillet 2020 et sur la nécessité de leur contribution sur sa réussite.

« Cette année, à défaut de pouvoir organiser la journée traditionnelle de lancement en présentiel, du fait de la crise sanitaire liée ) la Covid 19, nous avons mis en ligne un élément vidéo, à travers le site web du Trésor Public (www.tresor.gouv.ci) », a indiqué M. Savané Mory, directeur des établissements de crédit et des finances extérieures (DECFinEx). 

Selon M. Savané, cela vise « une meilleure compréhension, par les acteurs concernés, des questionnaires et de leur mode de renseignement ». En outre, des spots télé et radio, des articles via la presse nationale et les sites internet seront-ils nécessaires, à l’effet de véhiculer au mieux toutes les informations liées au bon déroulement de l’enquête. 

Il a fait observer que la sensibilisation des répondants qui est en cours, consiste à présenter aux différents acteurs intervenant directement ou indirectement dans les relations financières entre la Côte d’Ivoire et l’étranger, le contenu des questionnaires conçus suivant la typologie de l’activité des différents agents économiques et leur donner des explications sur la manière de les renseigner convenablement. 

Cette démarche vise également à présenter et à expliquer la notice technique à l’intention des déclarants. Sont concernées par cette enquête, les opérations effectuées au titre de l’exercice 2019 par les autorités institutionnelles, administratives et monétaires, les intermédiaires habilités.

Les intermédiaires financiers, les organisations professionnelles et autres acteurs du secteur privé notamment les importateurs et exportateurs de biens et services, les partenaires au développement, les représentations des organisations internationales et les ONG internationales sont aussi ciblés. 

Expliquant l’intérêt de cet outil, M. Jacques Konan Assahoré, directeur général du Trésor et de la Comptabilité Publique, par ailleurs président du Comité de la balance des paiements, a déclaré que cette « information statistique joue un rôle important dans le suivi et l’analyse de la situation socio-économique d’un pays car elle permet de cerner les réalités et les évolutions susceptibles de mieux orienter les mesures de politiques sociales et économiques ».  

La balance des paiements est un état statistique qui retrace, sous forme comptable, l’ensemble des flux d’actifs réels, financiers et monétaires entre les résidents d’une économie et les non-résidents, au cours d’une période donnée. 

Elle permet d’évaluer l’insertion de l’économie dans son environnement extérieur, d’identifier l’apparition de déséquilibres et de comprendre comment ces déséquilibres sont financés par le reste du monde. Elle constitue, en outre, une source contributive à l’élaboration de certains agrégats nationaux et apparaît ainsi comme un élément essentiel de la statistique nationale.

Après un taux de réponse de 89,9% enregistré en 2018, un record de 93% a été atteint en 2019 à l’issue de l’enquête de collecte des données nécessaires à l’établissement de la balance des paiements 2018, poursuit la note. 

Ce résultat a été notamment obtenu grâce à une combinaison d’actions dont un appui apporté au Secrétariat Technique du Comité de la balance des paiements (la BCEAO) et le renforcement de la sensibilisation des répondants. 

Les données collectées grâce à la collaboration des répondants ont permis d’élaborer, dans le délai réglementaire, la balance des paiements 2018. Le solde global de la balance des paiements 2018 est ressorti excédentaire à 284,6 milliards FCFA, contrairement au déficit de 3,6 milliards enregistré en 2017. 

Il est institué, de coutume, dans chaque Etat membre de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), un Comité de balance des paiements présidé par le ministre en charge des Finances ou son représentant. 

Ce comité a pour missions de rechercher les méthodes propres à améliorer la collecte des données nécessaires à l’établissement de la balance des paiements et de la position extérieure globale, de publier les statistiques sur la balance des paiements et la position extérieure globale de chaque l’Etat membre.

En Côte d’Ivoire, le Comité de la balance des paiements est présidé par le directeur général du Trésor et de la comptabilité publique et le Secrétariat technique est assuré par la direction nationale de la BCEAO. 

Côte d’Ivoire: des femmes entrepreneures formées sur la résilience face à la crise de Covid-19

La Fondation African Women Initiatives (AWI) a initié, en Côte d’Ivoire, à l’occasion de la Journée internationale de la femme africaine (JIFA) 2020, un panel sur la résilience face à la crise liée à la Covid-19, au profit de femmes entrepreneurs en vue de stabiliser leurs activités.Le panel, tenu dans la dynamique de la Journée Internationale de la Femme Africaine (JIFA) 2020, a porté sur la thématique de la résilience des femmes. En organisant cela dans un contexte marqué par la crise liée à la Covid-19, la Fondation AWI veut contrer les chocs pouvant effondrer les activités des femmes entrepreneures.   

Face à cette situation de fragilité, la Fondation AWI, dont la mission est d’accompagner les femmes africaines, veut également leur donner l’opportunité d’être autonomes et contribuer au développement de leur famille et de leur milieu social.

La fondation entend, de ce fait, promouvoir des stratégies de résilience pour atténuer les difficultés générées par la Covid-19 à l’effet de maintenir au mieux les activités de nos braves femmes entrepreneures. 

Dans cette optique, le mercredi 12 Août 2020, la Fondation AWI a organisé ce panel autour du thème : « la résilience des femmes face aux situations de crise : cas de la Covid-19», avec entre autres objectifs,  permettre aux femmes entrepreneures de partager leurs expériences respectives sur l’impact de la crise de la Covid-19 dans le cadre de leurs activités et les approches adoptées pour faire face à cette crise. 

Cette plateforme a par ailleurs permis aux femmes participantes de bénéficier des expertises des panélistes sur les meilleures expériences et stratégies de résiliences face à la crise, et de recueillir les attentes des femmes à l’attention des partenaires et des pouvoirs publics dans le cadre de la gestion de cette crise.

Les panélistes au nombre de quatre, ont traité des sous-thèmes pertinents dans le processus d’autonomisation de la femme. Ainsi, Mme Kadi Tanou, consultante Marketing et efficacité commerciale a sensibilisé l’assemblée sur le thème marketing et estime de soi.  

M. Samuel Mathey, président du FAFEDE, lui, est intervenu sur le thème entreprendre avec Zéro Franc. Un réel défi pour tout entrepreneur. Quant à Mme Apata Thérèse, chargée de Tourisme et d’hôtellerie à la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire, elle a débattu sur le thème : l’accès au marché. 

Dans le file des formations, Mme Kéita Korotoume, directrice de la mobilisation sociale et des ressources au ministère de la Solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté est intervenue sur les actions du gouvernement ivoirien dans la lutte contre la pauvreté.  

Au terme du panel, plusieurs recommandations ont été faites et des solutions proposées pour aider les femmes entrepreneures à maintenir et stabiliser leurs activités pendant les situations de crise en général et en particulièrement pendant celle de la Covid-19.  

La Journée Internationale de la Femme Africaine (JIFA) est célébrée chaque année le 31 juillet. Elle reste insuffisamment connue des populations africaines contrairement à la Journée Internationale de la Femme (JIF). 

Au travers de ce panel, la fondation veut marquer la JIFA qui mérite d’être davantage promue au regard des multiples défis qui restent encore à être relevés pour le respect des droits et du bien-être des femmes africaines. 

Plusieurs représentants du gouvernement étaient présents, Dr Binaté-Fofana Namizata pour le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant ; Mme Koutouan Félicité, représentant Mme le secrétaire d’Etat chargé de l’Autonomisation de la femme ainsi que des partenaires au développement.   

Côte d’Ivoire: 70% des fake news sur la Covid-19 ont été diffusés sur les réseaux sociaux (Rapport)

Quelque 30% des fake news (fausses informations) sur la Covid-19 en Côte d’Ivoire ont été diffusés dans les médias classiques contre 70% sur les réseaux sociaux pendant la période du 03 mai au 31 juillet 2020.L’information a été donnée, jeudi à Abidjan, par le Réseau des professionnels de la presse en ligne de  Côte d’Ivoire (REPPRELCI), la faîtière des médias numériques dans le pays, lors d’une cérémonie de remise au ministre de la Communication et des médias, du rapport final de son projet de fact checking dénommé « Ivoirecovid-19 check».

Ce projet qui a été mis en œuvre sur trois mois, de mai à juillet 2020 en Côte d’Ivoire avec l’appui financier de l’Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) Bureau d’Abidjan, avait pour objectif de lutter contre la propagation des fake news pendant la crise sanitaire de la Covid-19.

Présentant les résultats obtenus, le chef de projet, Anderson Diédri, a expliqué que 76 articles ont été publiés entre le 03 mai et le 31 juillet 2020 portant sur des faits vérifiés (fact checking), l’actualité et le suivi du respect des mesures barrières.

À ces articles, il faut ajouter la publication de 12 rapports hebdomadaires de monitoring, 90 infographies (résumant le bilan chiffré de la pandémie communiqué chaque jour par le ministère de la santé et de l’hygiène publique), 22 flash infos et 10 caricatures.

Trente-cinq articles de fact checking ont été publiés dont plus de 50% portent sur des propos faussement attribués à des personnalités et des affirmations inexactes ou des publications sans preuve. En plus, 30% des fake news ont été publiées par des médias traditionnels et 70% sur les réseaux sociaux.

« Ce projet a permis de toucher 2 millions de personnes sur tous nos supports », a précisé M. Diedri énumérant des recommandations faites au terme de ce projet. Au nombre de celles-ci, il a cité la promotion du fact checking et la collaboration entre les médias ainsi que la promotion de l’éducation aux médias.

« Il s’agissait pour nous de minimiser, voire enrayer l’impact négatif des fake news dans la lutte contre la Covid-19, en les corrigeant, rectifiant ou diffusant l’information vraie, juste et exacte », a expliqué pour sa part, Lassina Sermé, le président du REPPRELCI. Poursuivant, M. Sermé a plaidé pour le basculement de ce projet de fact checking de son organisation sur la période électorale en Côte d’Ivoire.

 « Déjà les tensions sont vives et malheureusement notre presse est à l’image des partis politiques», a-t-il fait remarquer. Dans la foulée, le président du REPPRELCI a annoncé que dans « quelques jours », son organisation présentera les résultats de la troisième opération de recensement des sites web et acteurs de la presse numérique dans le pays.

« Ce projet a permis de limiter la propagation des fake news et de sensibiliser les populations », a reconnu de son côté Sidi Tiémoko Touré, le ministre ivoirien de la Communication et des médias avant de féliciter le REPPRELCI pour son initiative.

 Par ailleurs, M. Touré, qui est également le porte-parole du gouvernement ivoirien a formulé le vœu de voir ce projet de fact checking s’étendre sur la période électorale,  appelant les médias à rester professionnels.

« Il est important de voir les médias jouer ce rôle de fact checker en cette période électorale. Nous espérons que les médias permettront de déceler le vrai du faux. Je nourris l’espoir de voir ce projet s’étendre sur la période électorale », a conclu M. Touré. Ce projet visait à accompagner les efforts des autorités ivoiriennes à juguler la crise de la maladie à Coronavirus (Covid-19).

Le REPPRELCI est une organisation créée en 2006, regroupant les acteurs de la presse numérique en Côte d’Ivoire. Cette faîtière des médias numériques ivoiriens s’est donnée pour mission d’organiser, structurer et promouvoir la presse numérique en Côte d’Ivoire.

La FAO appuie la Côte d’Ivoire pour contenir la peste porcine africaine

L’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), à travers un programme technique de coopération, appuie l’Etat de Côte d’Ivoire dans sa politique de contingence de la Peste porcine africaine, une menace pour le cheptel porcin dans le pays.Dans cet élan, la représentation de la FAO en Côte d’Ivoire, a financé du 12 au 14 août 2020 un atelier de sensibilisation et de formation des directeurs régionaux du ministère des Ressources animales et halieutiques sur la lutte contre la Peste porcine africaine (PPA), organisé à Dabou, à l’Ouest d’Abidjan.      

Cette plateforme a réuni notamment des cadres de la direction des services vétérinaires de Côte d’Ivoire et des acteurs de la filière porcine, pour échanger sur la reconnaissance de la Peste porcine africaine, les méthodes de gestion d’une suspicion et une confirmation de la maladie.    

La peste porcine africain (PPA), identifiée dans le pays en 1996, est malgré les efforts du gouvernement pour contenir la maladie, réapparue en 2015 à San-Pedro, dans le sud-Ouest du pays et en 2017 dans les départements de Ouangolodougou, dans l’extrême nord ivoirien.  

Suite à sa réapparition en juin 2017 dans les régions du Tchologo et du Poro, dans le Nord ivoirien, le gouvernement a pris des mesures, réussissant à endiguer la menace. Cependant, il existe encore des cas isolés de la maladie dans le nord et aujourd’hui dans l’Ouest du pays. 

Dr Kallo Vessany sous-directeur de la santé animale à la Direction des services vétérinaires (DSV) se félicite de cet appui technique de la FAO à la Côte d’Ivoire dont l’objectif est d’éradiquer cette peste porcine qui a touché la zone de San-Pedro (Sud-Ouest), mais aussi celle de Korhogo et l’Ouest du pays. 

Selon Dr Kallo, cet accompagnement de la FAO vise à appuyer le ministère en charge des Ressources animales à travers un programme technique de coopération pour renforcer les capacités tant au niveau technique, mais aussi au niveau des acteurs de la filière porcine.   

Dans un exposé, Dr Ouattara Douyéri a fait savoir que la situation actuelle en Côte d’Ivoire donne « aucun cas signalé après les mesures de contrôle de la maladie » dans les zones mises sous surveillance épidémiologique. 

Il a rappelé que la première introduction de la PPA à l’Ouest était à partir de Diéouzon dans la localité de Bangolo. En 2019, des alertes ont été confirmées à Bangolo, à Duekoué et à Kouibly, des zones d’élevage de porcs. 

Des cas isolés ont été par ailleurs notifiés à Guiglo, Danané, Bouaflé, à Niakaramadougou (nord) et à Toulepleu en 2019, a fait observer Dr Ouattara Douyéri, ajoutant que « 31 108 porcs ont été abattus chez 887 éleveurs ou propriétaires dans les régions du Poro et du Tchologo en 2017 pour une estimation initiale de 3 000 porcs ». 

Les acteurs de la filière porcine craignent toutefois une propagation de la PPA. Selon M. Tiémoko Karidioula, secrétaire exécutif de l’Interprofession porcine en Côte d’Ivoire (INTERPORCI), l’Etat devrait davantage injecter des ressources pour relancer la production locale. 

Pour M. Tiémoko, « le besoin en consommation de viande de porc en Côte d’Ivoire est estimé à pus de 60 000 tonnes (et) les importations varient entre 80 et 83%. Or, la Côte d’Ivoire produit autour de 17% pour le besoin en consommation des produits porcins».   

« Pour remédier à cela, il faut que l’Etat pense à inciter les structures bancaires pour que les éleveurs puissent avoir accès aux financements », suggère-t-il, évoquant que des acteurs de la filière porcine, aujourd’hui, ont une formation smart et des expériences avérées.   

En 2017, poursuit-il, « nous avons eu plus de 33 000 porcs morts du fait de la peste porcine dans le nord de la Côte d’Ivoire, dans le Tchologo, dans le Poro, jusqu’à Ouangolodougou. A l’Ouest, en 2019, cette même peste porcine a décimé plus de 10 000 porcs en trois mois ». 

Il craint que cette maladie évolue vers Abidjan, la plus grande zone de production du pays. Et Pour ce faire, les autorités devraient pouvoir faire l’abattage sanitaire tout en prévoyant une indemnisation conséquente au profit des éleveurs.  

La filière porcine occupe, ostensiblement, une place stratégique dans l’économie ivoirienne au regard de la problématique de la sécurité alimentaire. Porteuse de croissance, elle représente avec la filière avicole, deux filières qui ont les meilleures valeurs ajoutées dans le secteur de l’élevage.   

Elle génère, selon le secrétaire exécutif de l’Interporci, « 30 000 emplois dont 10 000 emplois directs et 20 000 emplois indirects pour un chiffre d’affaires de plus de 70 milliards Fcfa ». Cet atelier devrait permettre de relever les performances de la filière porcine en Côte d’Ivoire.

Cinq morts et 104 blessés après des manifestations politiques en Côte d’Ivoire (Officiel)

Les manifestations de rue de l’opposition ivoirienne débutées depuis lundi dernier, ont fait à ce jour sur l’ensemble du territoire national, un bilan de cinq morts, 104 blessés et d’importants dégâts matériels, a annoncé vendredi soir le ministère ivoirien de la sécurité et de la protection civile dans un communiqué.« Du lundi  10 août 2020 à ce jour, le bilan fait état de dégâts humains et matériels importants. Au plan humain, nous regrettons 05 morts et 104 blessés. Au titre des pertes en vie humaine, on dénombre 03 morts à Daoukro, 01 mort à Gagnoa et 01 mort à Bonoua. Au titre des blessés, on enregistre 104 blessés au total dont 10 policiers, 2 gendarmes et 92 civils», a précisé le commissaire Bleu Charlemagne, le porte-parole de la police nationale sur les antennes de la radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI, service public). 

Il a ajouté que des véhicules administratifs et de particuliers ainsi que cinq autobus de la Société des transports abidjanais (SOTRA) ont été incendiés ou vandalisés. 

Par ailleurs, le porte-parole de l’institution policière ivoirienne a fait savoir qu’au cours de ces manifestations, les forces de l’ordre ont interpellé 68 manifestants dont un préparateur mystique pour troubles à l’ordre public, incitation à la révolte, violence sur les forces de l’ordre et destruction de biens d’autrui.

 «Le gouvernement appelle l’ensemble des populations à la retenue, au civisme et à la responsabilité», a indiqué le commissaire Bleu, assurant que le calme est revenu sur l’ensemble du territoire ivoirien.

Depuis lundi dernier, des manifestants se réclamant de l’opposition ivoirienne protestent à Abidjan et dans plusieurs villes du pays contre la décision du président ivoirien Alassane Ouattara de se porter candidat à la présidentielle du 31 octobre prochain.

Baccalauréat 2020 : les résultats proclamés ce vendredi 14 août 2020

Ce vendredi 14 août 2020, a été proclamé les résultats du Baccalauréat 2020 en Côte d’ivoire. Le taux de réussite national enregistré cette année est de 40,08% contre 41,23% en 2019.

En effet, 124 728 candidats sur 311 224 candidats présents ont été déclarés admis.

Selon les chiffres donnés par Mariam Nimaga Dosso, directrice des examens et concours du ministère ivoirien de l’Éducation nationale, les filles auraient obtenu un taux de réussite plus élevé que les garçons. Notamment, 40,94% chez les filles et 39,39% chez les garçons.

Cependant, en raison de la crise sanitaire, les résultats du baccalauréat 2020 n’ont pas l’objet de proclamation solennelle en public.  À en croire les précisions de la directrice de la DECO, les candidats ont reçu individuellement et en main propre leur relevé de notes. Et ce, dès 14h (heure locale et GMT ce vendredi).

Par ailleurs, la mise en ligne des résultats a lieu également cet après-midi sur le site internet de la DECO. De ce fait, Mme Nimaga a indiqué le délai pour introduire d’éventuelles réclamations. En outre, ils se feront dans les centres de composition. A savoir, du samedi 15 au lundi 17 août 2020.

Un appel à témoins lancé pour retrouver un individu après la destruction de plusieurs autobus à Abidjan

La police nationale ivoirienne a lancé vendredi un appel à témoins pour rechercher un individu après la destruction de plusieurs autobus de la Société des transports abidjanais (SOTRA, service public) à Abidjan lors des manifestations politiques, a appris APA auprès de la direction générale de la police nationale ( DGPN).« Suite à la destruction des bus de la SOTRA lors des récents troubles à l’ordre public, la police nationale lance un appel à témoins à l’effet de rechercher l’individu sur la photo», a indiqué l’institution policière ivoirienne sur sa page officielle facebook.

Jeudi dernier, la SOTRA a annoncé dans un communiqué que des individus non  identifiés ont vandalisé trois de ses véhicules dont deux autobus et un véhicule utilitaire à Abidjan. 

 Ces actes de vandalisme sont intervenus suite à l’appel à manifester de certains partis et groupements politiques contre la décision du président ivoirien Alassane Ouattara de se porter candidat à la présidentielle d’octobre prochain.