Niger : l’incendie d’une école fait vingt victimes

Les écoliers décédés ont été pris au piège par un feu qui a ravagé une vingtaine de classes en paillote.Le drame a eu lieu hier mardi vers 15h (16 heures locales) dans un quartier périphérique situé près de l’aéroport de Niamey, la capitale du pays, selon Sidi Mohamed, commandant des sapeurs-pompiers nigériens.

S’exprimant à la télévision publique, il a expliqué que « les secours sont partis rapidement, le feu a été éteint ». « Mais, a-t-il déploré, le pouvoir calorifique du feu était énorme, ce qui a permis l’embrasement généralisé de ces classes et les enfants n’ont pas pu sortir ».

Après le drame, le Premier ministre du Niger, Ouhoumoudou Mahamadou, s’est rendu sur les lieux.

Canal de Suez : Evergreen « saisi » pour défaut de paiement

Le propriétaire du navire Ever Green, qui avait bloqué le canal de Suez pendant une semaine le mois dernier, a déclaré que le navire géant avait été saisi par les autorités égyptiennes pour un problème d’indemnisation, a rapporté APA mercredi.Selon une déclaration du propriétaire japonais du navire Shoei Kisen Kaisha Ltd, le gouvernement du Caire demande également une indemnisation d’un montant d’environ un milliard de dollars pour les dommages causés au canal et la perte d’activité.

A compter du 23 mars, il y a eu un embouteillage prolongé pour les navires sur le canal de Suez pendant plusieurs heures après que l’ultra grand porte-conteneurs de 400 m de long et 59 m de large s’est échoué, bloquant littéralement le très fréquenté détroit de navigation.

Il traversait le détroit, au nord du port de Suez, en route vers les Pays-Bas, en provenance de la Chine, lorsque des vents violents l’ont fait dévier de sa route. Plusieurs bateaux ont été transportés sur les lieux dans une tentative désespérée de tirer l’EverGreen hors du chemin.

Cependant, trois semaines plus tard, les discussions sur le montant que l’Egypte devrait recevoir en compensation des dommages causés au canal et ses activités semblent être au point mort.

Selon Shoei Kisen Kaisha Ltd., le directeur du canal de Suez avait obtenu une ordonnance du tribunal égyptien pour que le navire soit « saisi ». Le porte-parole de la société japonaise, Ryu Murakoshie, a déclaré que les négociations sur l’indemnisation étaient en cours, mais n’as pas mentionné les progrès des pourparlers pour s’entendre sur un montant.

En attendant, Osama Rabie, qui préside l’Autorité du canal de Suez, a affirmé que le propriétaire de l’EverGreen semble réticent à payer une compensation. Il a indiqué que l’Autorité n’était pas responsable de l’accident après que l’EverGreen s’est coincé dans la voie navigable, une voie cruciale pour le commerce mondial.

Le canal de Suez, voie navigable artificielle reliant la mer Méditerranée et la mer Rouge mais divisant l’Afrique et l’Asie, est l’une des voies de navigation les plus fréquentées au monde.

Rien qu’en 2012, plus de 17.000 navires l’avaient utilisé avec une moyenne de 47 navires par jour. Il a été officiellement inauguré le 17 novembre 1869.

Perturbation de la fourniture d’électricité en Côte d’Ivoire

La fourniture de l’électricité est perturbée depuis quelques jours dans certaines communes d’Abidjan et à l’intérieur de la Côte d’Ivoire suite à des incidents survenus sur le réseau haute tension interconnecté, explique la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) dans un communiqué transmis mercredi à APA.

« Dans les conditions climatiques actuelles de forte chaleur, ces perturbations sont notamment liées à des dysfonctionnements observés sur certaines lignes d’interconnexion avec les pays frontaliers », souligne  la compagnie dans ce communiqué.

La CIE qui dit avoir mobilisé ses équipes pour rétablir la situation  «dans les meilleurs délais », annonce qu’elle enverra également à partir de ce jour (mercredi), une  « première délégation  » dans la sous-région afin d’optimiser les réglages en vue d’éviter les perturbations des clients.

Concessionnaire d’un service public, la CIE est chargée de l’exploitation des ouvrages de production, de transport et de distribution, de commercialisation, d’importation et d’exportation d’énergie électrique.

Cameroun : le port de Kribi doté d’une grue mobile

Le concessionnaire du terminal à conteneurs du Port de Kribi renforce ainsi ses capacités de manutention à quai.Réceptionné, hier mardi par Kribi Conteneurs Terminal (KCT), l’appareil est destiné aux opérations de manutention des navires.

De marque « Gottwald 8412 » sur pneus et d’une capacité de levage de 100 tonnes, cette grue est capable de manutentionner 02 conteneurs 20 pieds à la fois. Elle a une capacité de projection à la 20ème rangée des conteneurs à bord des navires où elle peut soulever 41 tonnes, rapporte un communiqué de Bolloré Transport et Logistics.

Cette grue mobile offre une productivité de +/- 25 mouvements de conteneurs. Elle va permettre de réduire de 30 à 35% le temps d’escale des navires en améliorant la qualité du service rendu aux armateurs et aux opérateurs économiques du Cameroun, du Tchad et de la Centrafrique.

L’acquisition de cette grue mobile participe du plan d’investissement de Kribi Conteneurs Terminal qui prévoit en outre l’arrivée en 2021 de cinq nouveaux portiques de parc (RTG).

« Malgré le contexte de la pandémie de Covid-19, KCT poursuit son programme d’investissements et continue à œuvrer aux côtés de l’autorité portuaire pour renforcer la compétitivité du Port Autonome de Kribi. Grâce à ce nouvel investissement, nous allons renforcer notre contribution à la compétitivité de l’économie et au dynamisme des échanges régionaux dans la région », a indiqué Eric Lavenu, Directeur général de Kribi Conteneurs Terminal.

Kribi Conteneurs Terminal participe ainsi à la fluidité de la chaîne d’approvisionnement du Cameroun et des pays de la sous-région. Au-delà de ses activités portuaires, l’entreprise qui emploie 300 camerounais, réalise chaque année des actions solidaires dans des secteurs clés comme la santé, l’éducation et la protection de l’environnement.

Abidjan : Cheick Aïma Mamadou Traoré inhumé jeudi à Williamsville

Décédé hier mardi 13 avril 2021, le président du Conseil supérieur des imams, des mosquées et des affaires islamiques (COSIM), Cheick Aïma Mamadou Traoré sera inhumé jeudi prochain au cimetière de Williamsville.

Selon le programme donné par le COSIM, la présentation des condoléances se fera ce 14 au 17 avril 2021 à la grande mosquée de la Riviera Golf où il officiait en tant qu’imam principal.

Concernant à la cérémonie du septième jour, elle est prévue pour le lundi  19 avril dans l’enceinte de la même mosquée.

Agé de 77 ans, le Cheick Aïma Mamadou Traoré était le guide de la communauté musulmane en Côte d’Ivoire. Ce dernier avait succédé à feu Cheick Aïma Boikary Fofana, décédé le 29 mai 2020.

Toutefois, rappelons que son décès intervient au moment où la communauté musulmane débutait son premier jour du jeûne du mois de ramadan.

Covid-19 : Le ministère ivoirien de la santé invite la population à faire une double vaccination

A l’occasion du point de presse bimensuel du gouvernement sur la gestion de la pandémie de la Covid-19, la conseillère technique du ministre de la Santé, Dr Edith Clarisse Kouassy, a annoncé la procédure pour être immunisé contre la maladie la covid-19. 

Selon elle, deux doses du vaccin Astra Zeneca suffisent nécessairement pour être immunisé contre le virus. « Pour être immunisé, deux doses du vaccin Astra Zeneca sont nécessaires. Pour ceux qui ont déjà fait la première dose, ils doivent faire la deuxième un mois ou au plus trois mois après. »

Cette dernière a également ajouté qu’il faudrait deux doses pour les personnes n’ayant pas encore fait la maladie ou qui n’auraient pas encore été contaminées », a expliqué le Dr. Kouassy.

Toutefois, elle a précisé qu’une seule dose est nécessaire pour la protection des anciens malades de Covid-19. Et ce, six mois après la maladie. Pour ce faire, la conseillère technique du ministère de la santé a appelé les populations à respecter les mesures barrières et à adhérer à la vaccination en cours, dont la cible a été élargie aux 18 ans et plus.

Les Locales en taille patron à la Une des quotidiens sénégalais

Les quotidiens sénégalais, parvenus ce mercredi à APA, traitent d’une diversité de sujets en accordant la part belle aux élections locales à venir.« Des calculs qui plombent les Locales », titre Sud Quotidien qui renvoie dos à dos pouvoir et opposition. Dans ses colonnes, le journal informe que la réunion du jeudi 15 avril prochain sera « déterminante » pour aplanir  les divergences et fixer une date consensuelle pour ce rendez-vous électoral.

Car, souligne L’AS qui cite des acteurs de l’opposition, le fait d’organiser un tel scrutin en 2022 aurait des incidences sur le budget et par ricochet sur la tenue des législatives la même année. Selon nos confrères, une bonne partie des acteurs présents à la table du dialogue politique ont exprimé cette crainte, avant de demander de compresser les délais pour rendre possible la tenue du scrutin.

A défaut, poursuit le journal citant les mêmes sources, la société civile, les non-alignés et l’opposition ont demandé au gouvernement, au cas où les Locales seront organisées en 2022, de prendre des engagements fermes et irrévocables que les Législatives ne seront pas reportées.

Sous le titre « Les dangers d’une alliance », WalfQuotidien note que l’Alliance pour la République (parti au pouvoir) est « en danger à Thiès (ouest) » suite à l’alliance entre Macky et Idrissa Seck.

« L’arrivée de Idrissa Seck dans la mouvance présidentielle ne sera pas sans danger pour les apéristes de la région de Thiès. Tant que le leader de Rewmi était dans l’opposition, les partisans de Macky Sall pouvaient dérouler et afficher publiquement leurs ambitions. Mais la donne ayant changé, les apéristes devront s’attendre à jouer les seconds rôles aux prochaines élections locales dans la capitale du Rail », soutient WalfQuotidien.

Les quotidiens sénégalais sont par ailleurs revenus sur le saccage de l’Arène national par des amateurs de lutte. A ce propos, Vox Populi signale que « l’Etat menace de fermer l’arène… à 32 milliards ». Le journal relate « la folle colère de Matar Ba », le ministre du Sport qui déclare à la Une du quotidien : « Il n’est pas question qu’on se laisse faire. Les caméras de surveillance, tout doit être mis en œuvre et les fauteurs de troubles doivent être identifiés. »

« Ces actes sont choquants et inadmissibles », s’indignent Matar Bâ à la Une de L’AS.

Sur un tout autre sujet, Le Quotidien consacre un reportage à l’hôpital de Ninéfécha et titre : « Du rêve au cauchemar ». « En ruine, le bijou des Wade (a été) dégradé en poste de santé », révèle Le Quotidien.

Parlant de la production nationale de vaccins anti-Covid, Le Soleil annonce que Macky Sall a obtenu deux importants accords avec la Fédération Wallonie (Belgique). Ces accords signés avec l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (Iressef) et l’Institut Pasteur de Dakar « ouvrent de belles perspectives pour l’accélération de la fabrication des vaccins anti-Covid-19 connus et de nouveaux vaccins », se réjouissent nos confrères.

Ces derniers se félicitent d’ailleurs du fait que « le Sénégal va renforcer sa position dans la biotechnologie qui est l’avenir de la médecine. »

L’Observateur revient sur les dessous de la bataille de succession du doyen des juges et indique que « le poste naguère occupé par Samba Sall aiguise d’énormes appétits. »

Social et santé au menu des quotidiens marocains

Le lancement de la 22e édition de l’Opération de distribution alimentaire, l’importance de la généralisation de la protection sociale et le confinement nocturne durant le mois de Ramadan sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce mercredi.+L’Economiste+ rapporte que le Roi Mohammed VI a donné ses hautes instructions pour le lancement de la 22e édition de l’Opération de distribution alimentaire « Ramadan 1442 ». Cette année, cette action sociale bénéficiera à trois millions de personnes, soit 600.000 foyers, dont près de 460.000 issus des zones rurales, selon la Fondation Mohammed V pour la Solidarité.

Initiée depuis 1999, cette opération solidaire de grande envergure s’est inscrite dans la continuité malgré le contexte d’urgence sanitaire, ajoute la Fondation. Il s’agit de 10 kg de farine, 5 litres d’huile végétale, 4 kg de sucre, 1 kg de lentilles, 1 kg de vermicelle, 850 grammes de concentré de tomate et 250 grammes de thé. L’objectif est contribuer à alléger le poids des besoins alimentaires liés au mois sacré du Ramadan, souligne ladite Fondation, citée par le quotidien.

+Aujourd’hui Le Maroc+ constate que « bien que les programmes sociaux soient nombreux au Maroc, le fait est qu’il y a toujours des catégories et couches encore à la marge de la société même si elles sont de plus en plus minoritaires ».

Le mois de Ramadan est l’un des moments où s’exprime de la manière la plus apparente l’esprit de solidarité et d’entraide de la société marocaine, poursuit le journal, estimant impératif que les filets sociaux universels soient effectivement mis en place pour généraliser une prise en charge durable et plus structurée de la vulnérabilité. « La généralisation de la protection sociale est un chantier à conduire en urgence et, surtout, à préserver de toute tentative de récupération ou d’instrumentalisation… », préconise-t-il.

Abordant le confinement nocturne, +L’Opinion+ écrit que « c’est la seconde fois que le Ramadan est placé sous le joug des restrictions liées à la crise sanitaire », notant qu’une fois de plus, ce mois de jeûne, de prières et de partage sera marqué par les gestes barrières et la vigilance…

Bien que cette décision aille à l’encontre des aspirations d’une bonne partie de Marocains, les autorités sanitaires sont catégoriques, ajoute la publication, rappelant que le Maroc a choisi de jouer la carte « prudence » en vue d’éviter des cas de contamination au coronavirus. Si les Marocains devraient faire des sacrifices ce mois-ci pour franchir ce tournant décisif dans la situation épidémiologique, le gouvernement devrait à son tour respecter ses engagements et soutenir davantage les différentes strates de la société affectées par la pandémie, estime-t-il.

Différend frontalier : l’Ethiopie exclut la guerre contre le Soudan

L’Ethiopie et le Soudan sont à couteaux tirés pour le contrôle d’une zone frontalière.Lors d’un briefing mardi, le Lieutenant-Général a déclaré que l’Ethiopie n’entrerait jamais en guerre avec le Soudan et souhaitait résoudre leurs différends par la négociation. A ce titre, il a exclu la guerre comme option pour résoudre le différend frontalier contre le Soudan.

Un conflit avec le voisin soudanais serait destructeur pour les deux nations avertit le général. « Vous pouvez porter le différend frontalier avec le Soudan devant le tribunal international. Ce que vous ne pouvez pas résoudre par la loi, c’est le conflit avec la junte du TPLF », a-t-il déclaré.

En marge du conflit au Tigré éthiopien, l’armée soudanaise tente de reprendre la main sur le triangle d’Al-Fashaga, un territoire agricole disputé par ces deux pays de la Corne.  

Les spécificités de cette frontière ont longtemps été contestées, mais un compromis en 2008 avait permis d’avoir une « frontière calme » dans la région d’al-Fashaga, laissant les communautés agricoles éthiopiennes rester en place.

Les deux voisins ont des perspectives différentes sur le déclencheur des récentes tensions dans la zone contestée. Le triangle d’Al-Fashaga représente un enjeu économique et alimentaire crucial pour les populations locales.

Le Soudan a été accusé d’avoir déjà rassemblé des troupes le long de la frontière commune. Pour le Soudan, Al-Fashaga fait partie intégrante de son territoire, selon la démarcation établie sous la colonisation britannique.

Dominique Ouattara prie pour la paix en Côte d’Ivoire

La Première dame Dominique Ouattara, a prié mardi pour la paix en Côte d’Ivoire à la Paroisse Notre dame de la tendresse de Cocody (Est d’Abidjan), avec des fidèles chrétiens et des membres du gouvernement.

« Que Dieu jette un regard de miséricorde sur notre pays, la Côte d’Ivoire, qu’il éloigne le coronavirus de notre pays et qu’il apaise les cœurs des familles endeuillées », a déclaré Mme Dominique Ouattara à la presse.

Elle a fait observer que « malheureusement, ces derniers mois et semaines, nous avons perdu des personnalités politiques, administratives, religieuses » et ce jour, le guide spirituel des musulmans, Cheick Aïma Traoré Mamadou.  

« Vraiment, je souhaite que Dieu apporte du réconfort surtout pour les familles endeuillées », a ajouté la Première Dame de Côte d’Ivoire, venue prier avec une forte délégation. 

L’évêque émérite Marie-Daniel Dadiet, officiant la messe, a indiqué que l’initiative de la Première Dame est « louable ». Car, « prier pour les morts, est un devoir de justice et de charité. Notre prière pour eux constitue un puissant suffrage devant Dieu ». 

« Merci donc à la Première Dame qui a pensé aux victimes connues et inconnues de tous » et de la Covid-19 « en demandant toujours des messes pour les victimes. Nous demandons à Dieu d’éloigner de notre pays les fléaux de calamité », a-t-il dit. 

Mgr Dadiet a en outre supplié le Seigneur de repousser « les guerres, la famine et la pauvreté humiliante qui rabaisse la dignité de l’homme à celle de l’animal », lors de la célébration eucharistique.

« Entrés dans le jeûne aujourd’hui, nous souhaitons à tous les musulmans de Côte d’Ivoire et du monde entier un bon mois de ramadan en demandant au Seigneur d’accueillir dans son paradis Cheick Aïma Traoré Mamadou », a-t-il poursuivi.

Citant un auteur, l’évêque catholique, a noté que « la paix n’est jamais acquise une fois pour toute, elle est sans cesse à construire ». En outre, la réalisation de la paix exige que chacun sache toujours dominer ses passions.

Prenant la parole, au terme de la messe, Mme Anne Ouloto, la ministre de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration, a, au nom de la Première Dame remis au collège pastoral des dons en vivres d’une valeur de 15 millions Fcfa et 10 millions en espèces. 

Le curé de la paroisse a remercié la Première Dame pour cet acte de bonté et de générosité, avant de prier pour que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire et son époux, le président Alassane Ouattara, et l’assiste dans sa gouvernance du pays.