Côte d’Ivoire: le retour de Laurent Gbagbo «ne dépend pas de Ouattara» (Sidi Touré)

Le retour en Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo, l’ancien président ivoirien en liberté conditionnelle en Belgique, « ne dépend pas » du président ivoirien Alassane Ouattara mais plutôt de la justice, a soutenu mercredi à Abidjan, Sidi Tiémoko Touré, le porte-parole du gouvernement ivoirien.«  (…) Je vous rappelle qu’il ( M. Gbagbo) est encore sous procédure d’appel au niveau de la Cour pénale internationale ( CPI) et pour ce qui est de la Côte d’Ivoire, il y a une procédure judiciaire qui est aussi engagée à ce niveau. Donc son retour dépend de la justice, ça ne dépend pas du président Ouattara », a indiqué M. Touré à l’issue d’un Conseil des ministres présidé par M. Ouattara au palais présidentiel d’Abidjan.  

« La procédure de délivrance du passeport est bien connue de tout le monde et c’est ce parcours qui était en opérationnalisation. Ce parcours est arrivé à échéance… Le président de la République lui a donné droit au passeport diplomatique parce que c’est un passeport de courtoisie qui relève de la seule discrétion du président de la République », a par ailleurs expliqué M. Touré qui est également le ministre de la Communication et des médias. 

L’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo qui est en liberté conditionnelle en Belgique a reçu le 04 décembre dernier à Bruxelles, un passeport ordinaire et un passeport diplomatique. 

La remise de ces documents de voyage devrait permettre à M. Gbagbo de regagner la Côte d’Ivoire après plusieurs années de détention à la CPI où il a été acquitté des charges de crimes contre l’humanité commis pendant la crise post-électorale de 2010-2011. 

Début novembre, rappelle-t-on, M. Gbagbo a échangé au téléphone avec le premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko et a invité ce dernier à «apaiser» la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire « en favorisant le dialogue plutôt que la répression».

Toumba Diakité: une énième tentative pour une libération provisoire

Dans le cadre de l’affaire Toumba Diakité, Maître Paul Yomba Kourouma s’est exprimé sur la formation du pourvoi en cassation.

Le pool d’avocats d’Aboubacar Toumba Diakité s’est pourvu en cassation pour l’obtention d’une liberté provisoire. Le tribunal de 1er instance puis la Cour d’appel ont rejeté leur demande. Ils espèrent avoir un résultat positif après deux ans pour obtenir une liberté provisoire.

À cet effet, Maître Paul Yomba Kourouma invite la cour à se prononcer rapidement sur la mise en liberté de son client. De plus, il évoque une détention arbitraire de Toumba Diakité, en l’absence de renouvellement du mandat de dépôt.

Rappelons qu’il était en cavale depuis 7 ans, suite à sa tentative d’assassinat sur le président Dadis Camara. De plus, il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international, suspecté d’avoir joué un rôle clé lors du massacre au stade du 28 septembre. Il est finalement arrêté le 16 décembre 2016 à Dakar.

La Zambie demande l’aide du FMI pour la gestion de sa dette

Le Fonds monétaire international examine une demande d’aide financière du gouvernement zambien pour soutenir le programme de réforme du pays d’Afrique australe, a annoncé mercredi l’institution de Bretton Woods.Le FMI a déclaré dans un bref communiqué que le gouvernement du président Edgar Lungu a « officiellement sollicité un accord de financement avec le FMI pour soutenir ses efforts de réforme ».

« Le Fonds évalue actuellement cette demande », indique le communiqué.

Cette demande fait suite à un défaut de la Zambie sur ses engagements de remboursement de dette il y a deux mois.

Le pays a manqué le paiement d’un coupon de 42,5 millions de dollars US sur l’une de ses obligations souveraines libellées en dollars en octobre, ce qui a incité le gouvernement à demander aux détenteurs d’obligations de lui accorder un report des paiements d’intérêts jusqu’en avril 2021, à un moment où il lutte contre le double fardeau de la lutte contre la pandémie de Covid-19 et une économie fragile.

La demande de report a été rejetée, ouvrant la voie à une longue bataille juridique entre les autorités zambiennes et les obligataires, ce qui pourrait aboutir à la saisie par les créanciers, de certains des actifs du gouvernement, notamment les mines.

L’annonce du FMI fait suite à une réunion avec Lungu en début de semaine, une rencontre au cours de laquelle il avait plaidé pour le soutien du Fonds.

Elections: l’Afrique invitée à imiter le modèle ghanéen

La Chef de la Mission d’observation de la Cedeao, Mme Ellen Johnson Sirleaf, a appelé les pays africains à s’inspirer de l’exemple du Ghana en matière de tenue d’élections libres, justes et transparentes.Mme Johnson Sirleaf s’exprimait à Accra, lors d’une réunion postélectorale des chefs des missions internationales d’observation des élections de 2020 au Ghana. La réunion était organisée pour partager les principales conclusions le jour du scrutin du 7 décembre 2020.

« Il est agréable de savoir que le Ghana a été à la hauteur de ses attentes dans la conduite des élections de manière libre, juste et crédible », a déclaré Mme Johnson Sirleaf.

La Commission de la Cedeao citant Mme Johnson Sirleaf, a affirmé qu’un transfert pacifique du pouvoir était une grande opportunité non seulement pour le Ghana mais pour toute l’Afrique. 

Elle a appelé les pays africains à imiter le Ghana, qui est un modèle pour l’Afrique, afin de susciter la confiance indispensable dans les systèmes électoraux de leurs différents pays.

La Mission d’observation électorale de l’Union africaine, le Groupe d’observateurs du Commonwealth, la Mission nationale d’observation démocratique (NDI) qui supervise les activités de la Coalition des observateurs électoraux nationaux (CODEO), ainsi que le Réseau ouest-africain pour la consolidation de la paix (WANEP) étaient présents à la réunion.

Une délégation des Nations Unies dirigée par le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), Ibn Chambas, était également présente à la rencontre.  

Selon le communiqué, la session fait suite à leur réunion tenue le dimanche 6 décembre 2020 à Accra pour vérifier la détermination du Ghana à maintenir la paix pendant et après ses élections générales du 7 décembre 2020.

« Lors de cette réunion, l’observatrice en chef de la Cedeao a indiqué que sa mission avait identifié certains défis à relever », indique le communiqué.

Elle a ajouté qu’il y avait un potentiel de désinformation du fait de la circulation rapide de fausses informations, en particulier sur les réseaux sociaux.

« Il est important que nous nous assurions que des informations factuelles soient données », a conclu Mme Johnson Sirleaf.

Afrique: une relance économique modérée en 2022 (panélistes)

L’Afrique peut connaître une relance économique modérée en 2021, mais n’atteindra probablement pas les niveaux de croissance de 2019 avant 2022, selon différents analystes dont David Rogovic, vice-président et analyste principal du Groupe Risque Souverain de Moody’s Investors Service.« Le FMI estime qu’il faudra nécessairement mobiliser 345 milliards dollars US au cours des trois prochaines années pour aider les pays à se rétablir complètement des effets économiques de la Covid-19, alors que l’initiative de suspension du service de la dette (ISSD) du G20 ne permettra de fournir aux pays éligibles que 6,5 milliards US$ jusqu’en juin 2021 », rapporte un communiqué de l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique (ACA).

Il rend compte d’une table ronde virtuelle tenue à Nairobi (Kenya), au cours de laquelle, Manuel Moses, le nouveau Directeur général de l’ACA, a insisté sur l’importance des partenariats pour aider les économies africaines à se relancer suite à cette pandémie sans précédent.

Ce qui pousse les analystes à faire remarquer que les prévisions ne sont pas vraiment surprenantes étant donné que les pays africains susceptibles d’être les plus solides sont ceux qui, comme le Sénégal et l’Ouganda, implémentaient déjà avant la pandémie, des politiques fiscales et monétaires saines, tandis que les pays qui étaient déjà vulnérables avant la pandémie devraient connaître une aggravation de leur situation avec un degré d’endettement atteignant 60 % du PIB en 2020 contre 40 % en 2015.

Comme l’a mentionné Khalifa Sarr, Conseiller auprès du ministre sénégalais de l’Economie, du Plan et de la Coopération, le Sénégal est classé deuxième sur 36 pays au niveau mondial pour sa riposte à Covid. Selon lui, cela n’aurait pas été possible, si le gouvernement n’avait pas mis en œuvre un programme de résilience économique et sociale de 1,7 milliard de dollars US au début du mois d’avril 2020, ce qui représente 7% de leur PIB.

M. Sarr a également fait remarquer que la communauté internationale devrait reconnaître que toutes les dettes ne sont pas égales. Ce programme socio-économique du Sénégal, a-t-il ajouté, a le mérite d’avoir sauvé des milliers de vies et renforcé les infrastructures sociales qui protégeront contre de futures pandémies, tout en s’ajoutant à la prochaine phase de leur programme de relance visant à attirer le secteur privé, grâce à un nouveau cadre de Partenariat Public-Privé et à des politiques qui allégeront la bureaucratie pour les investisseurs.

L’Ouganda a aussi, de son côté, adopté une position proactive. Bien qu’il soit en pleine période d’élection présidentielle, Moses Kaggwa, Directeur des Affaires économiques au ministère des Finances, a fait remarquer que le pays devrait connaître une croissance de 2,9% cette année et de 3,5 à 4% en 2021, ce qui fait de lui l’une des meilleures performances africaines.

De plus, en mettant l’accent sur la création d’emplois dans le secteur agricole, qui emploie 70% de la population, l’Ouganda est en train de renforcer la valeur ajoutée de certaines de ces exportations, outre le tourisme intérieur, tandis que la Banque de Développement de l’Ouganda (Uganda Development Bank) comble le déficit de financement actuel dans les secteurs manufacturier et agroalimentaire.

S’agissant du Ghana, il a mis en place un programme de liquidités qui devrait stabiliser l’économie à court terme et revitaliser tous les secteurs lorsque le pays sortira de la pandémie, selon Samuel Arkhurst, Directeur de l’Economie et Directeur du Trésor et de la Division de la gestion de la dette.

En outre, ce pays d’Afrique de l’Ouest a mis en place un programme de liquidités qui devrait stabiliser l’économie à court terme et revitaliser tous les secteurs lorsqu’il sortira de la pandémie.

Af’Sud: une reprise économique durable est possible (Ramaphosa)

Une forte reprise économique est possible en Afrique du Sud, même si l’économie est restée en dessous de ses niveaux précédant la pandémie de coronavirus, a déclaré mercredi le président Cyril Ramaphosa.Il commentait un rapport du Bureau de la statistique (Statistics South Africa, public) qui a révélé que le pays a connu un rebond de 13,5% du Produit Intérieur Brut (PIB) au cours du troisième trimestre de 2020.

« Le fort rebond de la croissance du PIB pour le troisième trimestre confirme l’approche que nous avons adoptée à la fois pour faire face à la pandémie et pour protéger l’économie », a déclaré Ramaphosa.

Il a ajouté : « Notre tâche est maintenant de veiller à ce que cette dynamique soit maintenue pour permettre une reprise complète de l’économie ».

Selon le rapport de StatsSA, le rebond du troisième trimestre a été soutenu par les effets de relance des plans de secours d’urgence annoncés par le président en avril 2020, qui comprenaient des paiements directs à plus de 22 millions de Sud-Africains par le biais de subventions supplémentaires, de subvention spéciale Covid-19 et du Programme de secours temporaire aux employeurs /employés impactés par la Covid-19.

« En outre, une forte reprise de l’activité économique a été rendue possible par le succès du pays à maîtriser le virus », note le rapport.

Ramaphosa a cependant exprimé son inquiétude face à la résurgence actuelle du virus en tant que menace la plus grave pour la reprise économique en cours.

« Alors que nous nous apprêtons à célébrer la saison des fêtes et à passer du temps avec nos familles, nous devons rester vigilants pour éviter une deuxième vague », a-t-il déclaré.

Le président a appelé tous les Sud-Africains à porter un masque, à se tenir à distance des autres, à éviter les espaces encombrés ou mal ventilés et à se laver les mains régulièrement pour arrêter la deuxième vague du virus.

« Ces mesures simples sont nécessaires, non seulement pour nous protéger et protéger les autres, mais pour la reprise soutenue de l’économie », a conclu Ramaphosa, à un moment où le pays porte le deuil de 22.000 personnes décédées du virus depuis mars dernier.

Sénégal : décès d’une députée de la majorité

L’élue de Grand Yoff (Dakar), Marie Louise Diouf dite Loulou, est décédée ce mercredi des suites d’une maladie, a annoncé le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, Abdou Mbow, sans révéler la nature de la pathologie.La parlementaire issue de la majorité présidentielle, serait décédée de la Covid-19, selon plusieurs médias consultés par APA. Une enquête a été ouverte au niveau de l’hémicycle pour identifier ses derniers contacts, selon des confrères.

A l’annonce de la disparition de la députée, le marathon budgétaire en cours à l’Assemblée nationale a été interrompu. Il reprendra cet après-midi.

Le projet de budget du ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique qui était débattu à l’annonce de cette disparition a été adopté sans débat par les élus.

Elections Ghana : report de la proclamation des résultats

La Commission électorale (CE) du Ghana a annoncé mardi, contre toute attente, le report à une date inconnue de la proclamation des résultats des élections générales.Les Ghanéens devront prendre leur mal en patience. Devant publier les résultats provisoires du double scrutin dans les 24 heures ayant suivi le vote, la CE a décidé de se donner plus de temps pour mener avec précision la collecte des voix.

Le nouveau calendrier sera publié  « prochainement », a-t-elle assuré, insistant sur le fait que cette décision est motivée par la volonté de garantir des résultats « exacts à 100% » et qui reflètent « la volonté du peuple ghanéen ».

D’ores et déjà, chacun des deux principaux camps, à savoir le président sortant Nana Akufo-Addo et son rival John Dramani Mahama, se disputent la victoire. Si le premier dit être sûr de l’emporter, le second l’a mis en garde contre toute tentative de voler l’élection présidentielle.

Par ailleurs, plusieurs médias ont placé hier mardi Akufo-Addo et le Nouveau Parti patriotique (NPP, au pouvoir) à la tête des décomptes des suffrages de la présidentielle et des législatives.

Toutefois, la Commission électorale (CE) a souligné qu’elle demeurait le seul organe légalement mandaté pour annoncer les résultats des élections générales au Ghana.

Remerciant au passage les 17 millions d’électeurs d’avoir accompli leur devoir civique lundi 7 décembre, elle a exhorté toutes les parties prenantes à la patience. Par ailleurs, elle assure que le processus de collecte se poursuit en présence des représentants des partis politiques et des observateurs électoraux.

Le Ghana est considéré comme une des démocraties les plus abouties du continent.

En amont des élections, les deux principaux candidats, le président sortant Akufo-Addo et son prédécesseur Dramani Mahama, avaient signé un « pacte de paix » pour accepter les résultats.

Hormis des incidents isolés, notamment une bousculade et des coups de feu près d’un bureau de vote, le double scrutin s’est déroulé lundi dans la paix et la tranquillité.

Côte d’Ivoire Une investiture présidentielle « en comité restreint »

Après une élection mouvementée, le président ivoirien réélu, Alassane Ouattara prêtera serment devant ses paires.

En effet, cette cérémonie placée sous l’égide de la sobriété, se tiendra au palais présidentiel le 14 décembre 2020. En raison de la crise sanitaire, le palais présidentiel ne recevra que 300 invités, dont des chefs d’Etat et des représentants internationaux.

L’investiture se déroulera de 11 heures à midi suivi d’un déjeuner pour les convives. Au nombre des personnalités invitées pour cette cérémonie nous avons le président du PDCI-RDA. Le président Henri Konan Bédié a reçu une invitation pour l’investiture selon le service présidentiel.

Cette main tendue du président Alassane Ouattara vient consolider l’ouverture d’un dialogue politique apaisé, en prélude des élections législatives qui se tiendra les prochains mois.

Nous espérons qu’il sera présent, afin que cette investiture soit le signe d’une paix durable en Côte d’Ivoire.

Finance : Tidjane Thiam rejoint les gardiens du capitalisme inclusif

L’ancien polytechnicien, Tidjane Thiam, rejoint le très restreint Conseil pour un capitalisme inclusif qui réunit en son sein, une poignée de dirigeants mondiaux d’entreprises.

Cette équipe de choc, appelée Les Gardiens du capitalisme inclusif, aura pour mission de mettre en avant la dimension morale de la vie économique afin de favoriser un développement humain intégral.

À cet effet, l’ex-patron du Crédit Suisse et son équipe devront redonner un visage plus humain au capitalisme. Ces derniers devront réunir à la fois les impératifs moraux et commerciaux. Ces acquis leur permettront de réformer ce système économique en une force puissante pour le bien de l’humanité.

Pour ce faire, le conseil pour un capitalisme inclusif devra se réunir chaque année sous l’égide du souverain pontife et du cardinal ghanéen Peter Turkson. Ensemble, ils feront le bilan de leurs activités dont le but est de faire progresser le capitalisme inclusif.

Cependant, rappelons que le 12 novembre 2020, Tidjane Thiam a été nommée à la tête du Conseil d’administration de Rwanda Finance Limited, par le gouvernement rwandais.