Après une première rencontre organisée au début du mois au siège du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) de l’ancien président Laurent Gbagbo, les concertations se sont poursuivies le 9 septembre 2026 au siège du Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), dirigé par Tidjane Thiam.
Plusieurs figures de l’opposition ont pris part à ces échanges. Parmi elles figuraient le Mouvement des générations capables (MGC) de l’ex-Première dame Simone Ehivet, Assalé Tiémoko, président d’Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire (ADCI), ainsi que l’ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan, du Front populaire ivoirien.
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L’opposition ivoirienne tente de rapprocher ses positions autour de la réforme du futur organe chargé de gérer les élections. Depuis plusieurs jours, plusieurs partis et mouvements multiplient les concertations afin de dégager une proposition commune à présenter au gouvernement.
Cette démarche intervient après la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), le 6 mai dernier. Ces dernières années, l’institution avait été vivement critiquée par ses détracteurs, qui dénonçaient notamment son manque de partialité et mettaient en cause son indépendance.
Pascal Affi N’Guessan plaide pour un consensus
Pour Pascal Affi N’Guessan, la manière dont sera élaboré le futur organe électoral sera déterminante pour sa crédibilité. L’ancien Premier ministre estime que sa mise en place ne doit pas résulter d’une décision prise uniquement par le gouvernement.
« Il ne faut pas que ce futur organe soit le fruit d’une action unilatérale du gouvernement, mais que cela réponde aux préoccupations de tous les acteurs politiques et sociaux », martèle-t-il.
Le président du Front populaire ivoirien souhaite ainsi que les différentes composantes de l’opposition parviennent à s’entendre avant la rentrée parlementaire et avant toute présentation d’un document aux députés.
« Et pour cela, il faut qu’avant la rentrée parlementaire, qu’avant qu’un document ne soit soumis aux députés, nous ayons réussi à nous accorder », insiste-t-il.
Simone Ehivet appelle l’opposition à dépasser ses divergences
Si les formations présentes aux concertations appartiennent au même camp politique, elles n’ont pas toujours défendu des positions communes au cours des dernières années. Simone Ehivet reconnaît ces divergences, tout en appelant les différentes organisations à privilégier l’intérêt collectif.
« L’opposition est constituée de plusieurs organisations. Donc, les avis peuvent être partagés, les avis peuvent diverger », souligne-t-elle.
Pour l’ex-Première dame, ces différences ne doivent toutefois pas empêcher les acteurs de travailler ensemble. « Ce qui est important, c’est qu’ensemble, on travaille pour que le pays avance dans la paix, dans l’unité. C’est ça qu’il faut regarder », affirme-t-elle.
La révision de la liste électorale dépend du futur dispositif
Au-delà de la réforme institutionnelle, la mise en place du futur organe électoral constitue également une étape préalable à la prochaine révision de la liste électorale. Le 9 septembre, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a indiqué que le gouvernement devra d’abord mettre en place les nouvelles structures électorales avant de désigner celle qui conduira cette opération.
La prochaine révision de la liste électorale reste donc liée à l’issue des réflexions engagées autour du futur mécanisme de gestion des élections.
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