La course à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF) prend une nouvelle dimension. Prévue le 12 septembre 2026 à la salle C de la Fondation Félix Houphouët-Boigny, l’Assemblée générale élective verra le nombre d’électeurs passer de 81 en 2022 à 89 en 2026, conformément aux statuts et au Code électoral de l’instance dirigeante du football ivoirien.
Cette évolution du collège électoral pourrait peser dans les rapports de force entre les différents prétendants à la succession ou au renouvellement du mandat du président sortant, Idriss Yacine Diallo.
Les 89 votants seront issus des structures affiliées à la FIF et habilitées à participer au scrutin. La composition du corps électoral se présente comme suit :
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- 16 clubs de Ligue 1 ;
- 28 clubs de Ligue 2 ;
- 40 clubs de Division 3 ;
- 5 groupements d’intérêt représentant différentes composantes du football national.
Ces cinq groupements sont l’Union des anciens footballeurs de Côte d’Ivoire (UAFCI), l’Association des footballeurs ivoiriens en activité (AFI), l’Amicale des arbitres de football de Côte d’Ivoire (AMAFCI), l’Association des entraîneurs et éducateurs de football ainsi que l’Association des médecins du football.
Un vote pondéré qui donne l’avantage aux grandes divisions
Comme lors du scrutin de 2022, l’élection devrait se dérouler selon un système de pondération des voix. Chaque catégorie d’électeurs ne disposera donc pas du même poids dans le résultat final. Les clubs de Ligue 1 bénéficieront de trois voix chacun, soit un total de 48 voix. Les clubs de Ligue 2 disposeront de deux voix chacun, représentant 56 voix au total. Les formations de Division 3 auront une voix chacune, pour un total de 40 voix, tandis que les cinq groupements d’intérêt pèseront collectivement cinq voix.
Ce mécanisme confère ainsi une influence majeure aux clubs professionnels, particulièrement ceux évoluant dans les deux premières divisions nationales.
Le souvenir brûlant de l’élection Diallo-Diabaté-Drogba
Le prochain scrutin intervient après une élection 2022 particulièrement disputée. Organisée à Yamoussoukro, elle avait opposé trois figures majeures du football ivoirien : Idriss Yacine Diallo, Sory Diabaté et Didier Drogba.
Au premier tour, les résultats avaient placé Idriss Diallo en tête avec 59 voix, devant Sory Diabaté avec 50 voix et Didier Drogba avec 21 voix. Éliminé à l’issue de ce premier round, l’ancien capitaine des Éléphants avait quitté la course. Le second tour avait donné lieu à un duel extrêmement serré entre Idriss Diallo et Sory Diabaté. Le premier l’avait finalement emporté avec 63 voix contre 61, soit seulement deux voix d’écart.
Une présidentielle 2026 sans Sory Diabaté, mais avec de nouveaux prétendants
Le contexte de l’élection de septembre 2026 sera différent. Sory Diabaté, finaliste du scrutin précédent, ne pourra pas participer après son décès survenu le 5 juillet 2024. De son côté, Didier Drogba, dont la candidature avait marqué l’élection précédente, n’a pas encore officiellement annoncé son intention de revenir dans la course.
Face au président sortant Idriss Yacine Diallo, plusieurs noms circulent déjà parmi les potentiels challengers. Parmi eux figurent notamment Malick Tohé ainsi que Cissé, président du Racing Club d’Abidjan.
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À moins de deux mois de l’échéance, les grandes manœuvres semblent déjà engagées dans les coulisses du football ivoirien. Avec un collège électoral élargi et un système de vote donnant un rôle central aux clubs, l’élection à la présidence de la FIF s’annonce une nouvelle fois comme un moment majeur pour l’avenir du football national.

