Les Locales et l’affaire des médicaments saisis à la Une

Les quotidiens sénégalais, parvenus ce lundi à APA, reviennent sur les perspectives des élections locales et l’affaire des médicaments non autorisés saisis à Dakar, la capitale sénégalaise.WalfQuotidien fait un décryptage sur les enjeux de ces élections locales à Dakar, ville « stratégique et symbolique », mais qui constitue le talon d’Achille de Macky Sall. Selon le journal, malgré la présence de plusieurs ténors de la majorité présidentielle, « Dakar (reste dans) le ventre mou du +Macky+ ».

Fort de ce constat, Benno Bokk Yaakar (Bby, majorité présidentielle) se réarme » note L’AS et mobilise les troupes. Le journal renseigne qu’il est prévu l’installation « d’un cadre départemental de concertation, de coordination et de suivi des activités de Bby) dans la capitale.

Pour réunir toutes les forces de sa coalition, Macky Sall pourrait retrouver son ancien premier ministre Aminata Touré. L’Observateur mentionne toutefois qu’il n’y a « aucun contact entre les deux depuis le limogeage de la présidente du Conseil économique social et environnemental (Cese). D’éventuelles retrouvailles entourées de mystère, qui pousse le journal à parler « d’intrigue politique » pour qualifier ce compagnonnage politique.

Dans Vox Populi, Benoit Sambou parle du troisième report des élections locales prévues en janvier 2022 et martèle que « l’opposition est rattrapée par ses propres turpitudes ». Le chargé des élections de l’Alliance pour la république (APR) estime que « l’audit du fichier électoral, l’évaluation du processus électoral, les intérêts divergents au sein de l’opposition en crise de leadership » ont conduit à ce énième report.

Affaire des médicaments non autorisés saisis à Dakar, suite et pas fin. « Entre nébuleuse et impairs » indique Sud Quotidien, qui renseigne que la Douane et la Direction de la Pharmacie du Médicament se rejettent (…) la faute ». Pendant ce temps, le ministre de la Santé promet des sanctions.

Libération rapporte les confidences Zang Hai Dong, au cœur de cette saisine. « Pour les produits mis en cause, j’avoue que je travaillais dans l’illégalité en attendant une autorisation » confie le mis en cause en garde à vue.

En économie, Le Soleil a exploité le rapport de 2019 de l’Itie (initiative pour la transparence dans les industries extractives). Chiffres à l’appui, le journal révèle les retombées pour le Sénégal dans les secteurs des mines, du gaz et du pétrole.

En sport, Sadio Mané et Liverpool n’ont pas abdiqué dans la course à la quatrième place de la Premier League qualificative à la prochaine Ligue des champions indique Record. Les Reds seront au testeur ce lundi à 19h00 de Leeds de Marcelo Bielsa.

Stades revient sur le sprint final en Liga espagnole pour le titre de champion. Le quotidien sportif renseigne que le « Real cale et perd sa sérénité » à Getafe (0-0). L’Atletico Madrid en profite et conforte son fauteuil de leader après son large succès face à Eibar 5-0. Pendant ce temps, Barcelone qui ne jouait pas, a brillamment remporté sa 31ème coupe du roi samedi en pulvérisant l’Athletic Bilbao en finale 4-0.

Guinée: don d’une flotte de 56 camions pour l’assainissement de Conakry

Le Fonds Lives and Livelihoods (LLF), une initiative multilatérale de développement mise en place par la Banque islamique de développement (BID) et le gouvernement guinéen ont offert une flotte de 56 camions pour l’assainissement de Conakry.

Selon une note d’information transmise à APA, dimanche, la cérémonie s’est déroulée sur l’esplanade du Palais du Peuple de Guinée, sous le patronage du président de la République de Guinée, Alpha Condé. Ces 56 engins visent à améliorer les conditions de santé et d’hygiène des quelque 1,7 million d’habitants de Conakry. 

Les camions ont été achetés dans le cadre d’un financement de 54 millions de dollars US alloué au Projet d’assainissement de Conakry par le Fonds Lives & Livelihoods et ses partenaires, indique une note transmise à APA.  

Ce projet, l’une des 28 initiatives marquantes soutenues par LLF en Afrique et en Asie, bénéficie de l’appui de plusieurs partenaires de coopération au développement, et vient renforcer les capacités de l’Agence nationale de l’assainissement et de la salubrité publique (ANASP). 

Il vise en outre à relever les problèmes urgents de l’élimination des déchets solides en priorité dans les quartiers les plus pauvres de la ville de Conakry. Avec ces véhicules, le traitement des boues passera de zéro en 2017 à 500 mètres cubes par jour en 2022.

Le nombre de cas de paludisme, de diarrhée, de schistosomiase et de typhoïde devrait grâce à ces outils d’assainissement, diminuer de moitié chez les enfants de moins de 5 ans. Le projet devrait créer par ailleurs des centaines d’emplois directs et indirects. 

« Des populations vivant dans un environnement salubre et en bonne santé sont des citoyens capables de s’investir pleinement dans le processus de résilience et de relance socioéconomique amorcé en Guinée dans la dynamique de l’émergence espérée en 2040 », a déclaré Alpha Condé. 

Dr Bandar Hajjar, président de la BID, a soutenu dans une allocution que « l’accès à l’élimination efficace des déchets est l’une de ces nécessités que chaque personne devrait avoir, c’est pourquoi nous sommes fiers de travailler avec le gouvernement pour protéger et autonomiser son peuple, et aider la ville de Conakry à améliorer fondamentalement la vie de ses citoyens ».

« L’ambition du Fonds Lives and Livelihoods et de ses partenaires donateurs est de permettre aux pays d’investir dans les services et infrastructures clés qui garantiront un avenir plus sûr, plus sain et plus prospère à leur population », a ajouté Dr Bandar Hajjar. 

Cet événement a vu également la participation du représentant régional de la Banque islamique de développement (BID), Dr Alpha Diallo, et plusieurs hauts fonctionnaires.

L’acquisition de cette flotte de camions d’assainissement a été effectué grâce aux 54 millions de dollars américains alloués à l’ensemble du Projet d’assainissement de Conakry financé par la BID à travers le Fonds Lives and Livelihoods. 

Au nombre des donateurs du Fonds figurent le Fonds d’Abu Dhabi pour le développement, la Fondation Bill et Melinda Gates, le UK Foreign, Commonwealth & Development Office (FCDO), la BID, le Centre d’aide et de secours humanitaires King Salman et le Fonds du Qatar pour le développement.

« Avec l’appui de nos partenaires techniques et financiers, le gouvernement vient de réaliser de gros investissements en équipements et logistiques pour améliorer l’hygiène et la salubrité de la capitale. Nous invitons les populations bénéficiaires à préserver ces outils », a dit Mme Kanny Diallo, ministre guinéen du Plan et du développement économique et représentante de la Guinée au sein du Conseil des gouverneurs de la BID. 

La ministre guinéenne du Plan et du développement économique a exhorté « les responsables, à tous les niveaux, à gérer avec efficacité ces équipements afin de redonner à Conakry, son image de perle de l’Afrique de l’Ouest ».  

Le Fonds Lives and Livelihoods utilise un modèle de financement innovant qui combine les subventions des donateurs régionaux et internationaux avec le capital de prêt de la BID pour offrir des prêts concessionnels. 

Ces prêts ne répondent pas seulement aux besoins immédiats, mais déclenchent des changements fondamentaux qui peuvent créer des opportunités pour des millions de personnes défavorisées.

En associant des subventions à des prêts abordables, le LLF débloque également des capitaux pour ceux qui ne seraient normalement pas en mesure d’accéder à un niveau de financement plus élevé. Le fonds soutient actuellement 28 projets en Afrique et en Asie, notamment au Maroc, au Niger, au Nigeria, au Cameroun, en Mauritanie, en Ouganda, au Pakistan et en Indonésie. 

Egypte : 11 morts et 98 blessés dans le renversement d’un train au nord-est du pays

Par Mohamed Fayed — Onze personnes ont trouvé la mort et 98 autres ont été blessées dans le renversement dimanche des voitures d’un train dans la ville de Toukh, une petite ville agricole relevant du gouvernorat de Qalyoubia, au nord-est de l’Egypte, selon un premier bilan fourni par le ministère égyptien de la Santé.Selon des témoins oculaires, le train, en provenance de la ville de Mansoura, s’est renversé suite au déraillement de ses wagons, dont deux se sont séparés du train, faisant une centaine de blessés et causant l’arrêt du trafic ferroviaire sur la ligne Le Caire et à Al Mansoura (nord-est).

Plus de 55 ambulances ont été dépêchées pour prendre en charge les blessés, selon le ministère de la Santé. Des enquêteurs ont été envoyés sur place pour établir les causes de l’accident.

D’après la source de sécurité, le conducteur du train et d’autres responsables ferroviaires ont été détenus pour être interrogés.

L’activité ferroviaire en Égypte est le théâtre de nombreux accidents, dont le plus récent est celui survenu en Haute-Égypte en mars dernier faisant 20 morts et 200 blessés.

Selon les statistiques officielles, le trafic ferroviaire a connu pendant la période allant de 2003 à 2017, un total de 16.117 accidents ferroviaires.

Ces accidents ferroviaires sont généralement attribués à des problèmes d’infrastructures et de maintenance.

Egypte : Une centaine de blessés dans le renversement d’un train au nord-est du pays

Par Mohamed Fayed — Une centaine de personnes ont été blessées dans le renversement dimanche des voitures d’un train dans la ville de Toukh, une petite ville agricole relevant du gouvernorat de Qalyoubia, au nord-est de l’Egypte.Selon des témoins oculaires, le train, en provenance de la ville de Mansoura, s’est renversé suite au déraillement de ses wagons, dont deux se sont séparés du train, faisant une centaine de blessés et causant l’arrêt du trafic ferroviaire sur la ligne Le Caire et à Al Mansoura (nord-est).

Plus de 55 ambulances ont été dépêchées pour prendre en charge les blessés, selon le ministère de la Santé. Des enquêteurs ont été envoyés sur place pour établir les causes de l’accident.

D’après la source de sécurité, le conducteur du train et d’autres responsables ferroviaires ont été détenus pour être interrogés.

L’activité ferroviaire en Égypte est le théâtre de nombreux accidents, dont le plus récent est celui survenu en Haute-Égypte en mars dernier faisant 20 morts et 200 blessés.

Selon les statistiques officielles, le trafic ferroviaire a connu pendant la période allant de 2003 à 2017, un total de 16.117 accidents ferroviaires.

Ces accidents ferroviaires sont généralement attribués à des problèmes d’infrastructures et de maintenance.

Ramadan: respect partiel des mesures contre la Covid-19 dans des mosquées à Abidjan

Les mesures barrières contre la Covid-19 telles la distanciation physique et le port du cache-nez sont partiellement respectées dans des mosquées à Abidjan, où les prières dans ces lieux de culte drainent beaucoup de fidèles musulmans ces derniers jours en raison du jeûne du mois de ramadan.

Dans des communes huppées comme le Plateau, le Centre des affaires d’Abidjan, où à Cocody à l’est de la capitale économique ivoirienne, les mesures barrières dont la distanciation physique et le port du cache-nez sont scrupuleusement respectées.

A la grande mosquée de la Riviera-Golf ou encore à la grande mosquée de la Riviera II et la grande mosquée du Plateau, les mesures barrières sont imposées. Dans ces mosquées, les autorités religieuses exigent aux fidèles le respect des mesures anti-Covid-19 pendant le culte.

Par contre, à Abobo, à Adjamé, dans le Nord d’Abidjan ou encore à Yopougon, dans l’Ouest, des communes dites populaires de la capitale économique ivoirienne, les mesures barrières contre la Covid-19 sont foulées aux pieds dans plusieurs mosquées.

Le non-respect de certaines mesures sanitaires a accru ces derniers mois les risques de propagation de cette maladie. Mais, des fidèles musulmans observent rarement les mesures contre la Covid-19 dans la plupart des mosquées des quartiers dits populaires.

Le jeûne du mois du ramadan qui est le quatrième pilier de l’islam, a démarré depuis mardi en Côte d’Ivoire. Il devrait durer 29 ou 30 jours pendant lesquels les musulmans restent à jeûn de l’aube jusqu’au coucher du soleil et s’abstiennent également d’avoir des rapports sexuels avec leur conjoint dans la journée.

Pendant cette période marquée par la générosité des fidèles à l’égard de leurs co-religionnaires, les mosquées drainent beaucoup plus de fidèles musulmans pendant les prières, d’où un risque réel de propagation de la maladie à Coronavirus dans les lieux de culte.

A la date du 15 avril 2021, la Côte d’Ivoire comptait 45.444 cas confirmés de Covid-19 dont 44 925 personnes guéries et 273 décès. Abidjan reste l’épicentre de la maladie avec plus de 90% des cas positifs.

Management de la qualité: le Trésor ivoirien maintient la norme ISO 9001 version 2015

AFNOR, une entité internationale de normalisation, a au terme d’un audit des performances du Système de Management de la Qualité (SMQ) du Trésor public ivoirien, maintenu son certificat ISO 9001 version 2015.

Démarré le mercredi 14 avril 2021, l' »Audit de suivi N°1″ du Trésor public ivoirien, organisé dans le cadre du maintien de son Certificat à la norme ISO 9001 version 2015,  a pris fin le vendredi 16 avril 2021, indique une note transmise à APA, samedi.   

Les résultats ont été livrés par Mme Amie Mar, auditeur international pour le compte de AFNOR et responsable de l’équipe des auditeurs, lors d’une de restitution tenue à Abidjan. 

Cette cérémonie, présidée par le directeur général du Trésor public ivoirien, M. Assahoré Konan Jacques, s’est déroulée à la salle de conférence de la Direction générale sise au 7ème étage de l’immeuble Sogefiha à Abidjan-Plateau.

Au terme de cet « Audit de Suivi 1 », les auditeurs ont recommandé le « maintien du certificat ». Il ressort de cette évaluation que le Trésor public de Côte d’Ivoire garde intacte ses performances.   

Aucune non-conformité enregistrée, selon les auditeurs qui relèvent également 18 points forts et 30 pistes de progrès. Les auditeurs ont aussi noté avec satisfaction l’implication active de tout le personnel dans la mise en œuvre du SMQ. 

Toutefois, l’équipe conduite par Mme Amie Mar, a encouragé le Trésor à poursuivre les efforts afin de franchir avec succès les étapes du processus de maintien du Certificat, surtout au niveau de l’évaluation et de l’efficacité des actions correctives.

M. Assahoré a traduit la reconnaissance du Trésor public ivoirien aux auditeurs pour l’accompagnement dont l’Institution bénéficie pour l’amélioration  de son SMQ et l’atteinte de ses objectifs de performance.  

Il a rassuré les auditeurs sur l’engagement du Trésor Public à mettre en œuvre toutes les recommandations formulées, avant de déclarer « le Trésor Public se veut une administration moderne et engagée dans une dynamique d’amélioration continue ».

Ce certificat est soumis à un renouvellement tous les trois ans. Pendant cette période de validité, un audit de suivi est réalisé chaque année par le certificateur pour s’assurer que le SMQ reste conforme aux exigences de la norme ISO 9001 version 2015.

La certification globale du Trésor ivoirien a été obtenue en novembre 2019 sur l’ensemble de ses processus et métiers, ce qui permet à cette administration d’assurer efficacement sa transformation structurelle.

Le SMQ favorise en outre l’amélioration de la qualité opérationnelle (Comptable, Bancaire, financière et administrative), la consolidation  de la qualité de la signature de l’État et une mobilisation des ressources nécessaires au financement du budget sur les marchés financiers et de capitaux.

Maroc : Fléchissement des arrivées de touristiques de 78,5% à fin 2020

Les arrivées de touristes au Maroc ont atteint leur plus bas niveau à fin 2020 avec une baisse de 78,5%. Même constat pour les nuitées qui se sont repliées de 72,4% après +5,1%, selon la Direction du trésor et des finances extérieures (DTFE) relevant du ministère de l’Economie et des Finances.Malgré les mesures prises pour atténuer l’impact des conséquences de la pandémie sur le secteur, les arrivées des touristes aux postes frontières ont enregistré une baisse de 79,8% au quatrième trimestre 2020, sous l’effet des replis de 92% pour les touristes étrangers et de 59% pour les MRE, précise la DTFE dans sa note de conjoncture portant sur les premiers résultats de l’année 2020.

De même, les nuitées réalisées dans les hôtels classés ont reculé de 82,6%, résultat des baisses de 94% pour les non-résidents et de 52,3% pour les résidents.

« Après avoir maintenu une bonne dynamique durant les trois dernières années, le secteur touristique a pâti lourdement des effets de la crise sanitaire et des mesures restrictives mises en place par les autorités pour endiguer la pandémie de la Covid-19 », fait savoir la note, notant que la suspension dès le 15 mars 2020 de tous les vols internationaux de passagers et des liaisons maritimes en provenance et à destination du territoire marocain, ainsi que la déclaration de l’état d’urgence sanitaire au Royaume ont entrainé un arrêt quasi-total de l’activité touristique.

Pour rappel, les autorités marocaines ont annoncé différentes mesures d’assouplissement de franchissement du territoire national notamment à partir du 7 septembre. En effet, les ressortissants des pays non soumis à l’obligation de visa sont autorisés à se rendre sur le territoire marocain à condition de présenter une réservation d’hôtel ou une invitation d’une entreprise marocaine, ainsi qu’un test négatif de dépistage du Covid-19.

Un nouvel assouplissement a été annoncé, à partir du 1er octobre, pour les voyageurs à destination du Maroc et concerne le prolongement de la durée des résultats du test PCR à 72 heures avant le vol au lieu des 48 heures avec suppression du test sérologique, rappelle la DTFE.

Afrique : 86% des migrants restent dans le continent (chercheur)

Une infime partie des migrants africains sortent du continent, révèle Dr Ibrahima Kane.Le chercheur à la Fondation « Open society initiative for west africa » (Osiwa) remet en cause l’idée selon laquelle les Africains se déplacent majoritairement hors du continent.

« Sur 100 Africains qui se déplacent, 86% le font à l’intérieur de l’Afrique. Seuls 14% des migrants africains se déplacent hors du continent. Ces derniers se déplacent majoritairement au Moyen-Orient et dans le reste de l’Asie et non en Europe comme on veut nous le faire croire », a soutenu Dr Kane.

Il a souligné que 2% des migrants africains sont irréguliers et que l’Afrique représente 3% de la migration mondiale.

« La gestion de la migration passe par la gestion de la diversité culturelle, d’où la nécessité d’apprendre des bonnes pratiques », a-t-il recommandé, vendredi à Dakar, lors d’une rencontre sur « Les routes de la migration africaine » organisée par l’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar) et le Laboratoire mixte international Movida.

Malheureusement, a déploré Dr Ibrahima Kane, « beaucoup d’Etats ouest africains n’ont pas de politiques migratoires » et que les textes de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) relatifs à la migration ne sont pas appliqués.

Se prononçant sur la diversité des chiffres sur les migrants, Dr Cheikh Oumar Bâ, Directeur exécutif de l’Ipar a plaidé pour leur harmonisation. « Pour ce faire, la recherche doit aider à avoir une bonne base de données sur les migrants. Ce qui permettra de changer le paradigme des politiques migratoires », a-t-il indiqué.

Ce qui fait dire à Dr Amadou Diaw, Conseiller technique du Secrétaire d’Etat chargé des Sénégalais de l’extérieur que sur les questions relatives à la mobilité et aux migrations, « nous avons besoin que toutes les parties prenantes travaillent collectivement pour faire évoluer la cause et les préoccupations des migrants ».

« Car assez souvent, a dit Dr Diaw, le débat sur la mobilité et les migrants est empreint de fantasmes, sources de polémiques. (…) les migrants sont souvent victimes de stigmatisation, d’exclusion sociale, bref, accusés de tous les maux et qualifiés de tous les sobriquets ».

De l’avis de Dr Diaw, les idées reçues sur les migrants découlent d’une analyse simplificatrice de la réalité, mais que dans toute idée reçue, il y une petite part de vérité et beaucoup d’exagération.

« Elle (l’idée reçue) est répandue dans les milieux où les raccourcis historiques sont courants. Façonnées à partir de représentations sociales déterminées, les idées reçues sur la migration ont tendance à se focaliser sur la figure de l’étranger envahisseur et qui viendrait prendre ou voler le travail de nationaux », a-t-il affirmé.

Le Maroc octroie une aide humanitaire au profit des forces armées libanaises

Le Roi Mohammed VI a bien voulu donner sa haute approbation pour faire un don royal personnel sous forme d’aides alimentaires au profit des forces armées libanaises et du peuple libanais, annonce vendredi communiqué de l’Etat-major général des Forces Armées Royales (FAR).L’acheminement de ces aides vers le Liban sera assuré par des avions militaires marocains, précise un communiqué.

« Cette décision royale intervient en réponse à une demande formulée par la partie libanaise, et dans le cadre de la solidarité avec ce pays frère, afin de lui permettre de faire face aux défis économiques et aux répercussions de la pandémie de COVID-19 », conclut la même source.

Sonko et d’autres sujets au menu des quotidiens sénégalais

Les quotidiens sénégalais, parvenus ce samedi à APA, traitent d’une diversité de sujets dont la sortie de l’opposant Ousmane Sonko sur la situation qui prévaut à l’université de Dakar.« La nouvelle salve de Sonko », titre EnQuête, soulignant que le chef de file du parti Pastef/Les patriotes s’oppose à la fermeture du campus social de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar et se penche sur les problèmes des étudiants qui subissent, selon lui, de nombreuses violences.

Lors de cette sortie, le patron de de Pastef/Les Patriotes a pris fait et cause pour les étudiants, souligne Walf Quotidien.

« Les étudiants s’entendent être traités de voyous… et maintenant de terroristes par le gouvernement. L’étudiant sénégalais est moralement torturé par l’absence d’horizon, toujours tenaillé par le doute… », dénonce Ousmane Sonko dans EnQuête.

Cela fait dire à Le Quotidien que « Sonko pourfend le pouvoir ». Le farouche opposant au régime de Macky Sall a profité de cette sortie pour évoquer les emplois annoncés par le gouvernement. Et pour lui, il ne s’agit rien d’autre que de « promesses démagogiques ».

Dans le domaine sanitaire, Le Soleil signale que « le ministère de la Santé dément » les supposés décès liés aux vaccins anti-Covid. Le journal rapporte que le Directeur de la prévention « a rejeté en bloc » l’information faisant état de trois patients décédés suite à l’administration de vaccin anti-Covid.

« Nous n’avons pas encore eu une seule personne décédée après la prise des vaccins Sinopharm ou AstraZeneca », a déclaré Docteur Mamadou Ndiaye.

L’Observateur qui avait donné l’information hier revient à la charge et donne ses « vérités sur les errements du ministère de la Santé ».

« A la suite de son article qui a barré sa Une d’hier vendredi, le ministère de la Santé est monté au créneau, sans que l’on ne connaisse les réelles motivations, pour démentir les informations contenues dans le texte et qui ont été fournies au journal par l’autorité compétente. L’Observateur qui ne compte changer aucune virgule de ce qu’il a écrit, réédite in extenso le texte en question », se défend le quotidien.

Sous le titre « Akilee court-circuité », Le Quotidien annonce que le juge a ordonné la main levée des comptes de la Société nationale d’électricité (Senelec) et condamne Akilee aux dépens.

En août dernier, la société Akilee avait demandé la saisie conservatoire des comptes de Senelec en exécution d’un contrat d’exclusivité de fournitures de compteurs intelligents. Le prestataire demandait le paiement de montants arrivés à échéances à hauteur de 2,6 milliards de francs Cfa. Akilee avait attendu 7 mois, après plusieurs mois et de nombreuses médiations avant de finir par recourir à la justice.

En éducation, Sud Quotidien informe que pour la satisfaction de ses revendications, « le G20 (groupement syndical) accélère la cadence ». Il est notamment prévu un débrayage et une grève totale les 21 et 22 avril, informe le journal.

En politique, L’Observateur revient sur ce qu’il appelle « la bataille de leadership entre Ousmane Sonko et Thierno Alassane Sall (TAS) » et écrit : « La rivalité politique est exprimée sous forme de guerre des tranchées entre affidés. »