Sortie officielle de 118 étudiants de l’école de statistiques d’Abidjan

Cent dix-huit étudiants de l’École nationale supérieure de statistiques et de l’économie appliquée (ENSEA) d’Abidjan ont reçu jeudi leurs parchemins dans l’élan des festivités des 60 ans de l’établissement.

Ces étudiants, issus de la promotion 2021, ont choisi comme parrain le Premier ministre ivoirien Patrick Achi, qui à cette occasion, a procédé à l’inauguration d’un bâtiment dédié à la recherche.

Hugues Kouadio, le directeur de l’ENSEA, a fait savoir qu' »avec la mise en oeuvre de la rénovation pégadogique d’ici deux ans, avec la sortie des dernières promotions AD et ITS, les formations traditionnelles se résumeront en deux filières ».

Il s’agit des filières d’ingénieurs statisticiens économistes et une nouvelle filière de niveau BAC+3 appelée analyste statisticien, a précisé M. Kouadio, notant qu’à ces formations s’ajouteront quatre filières de niveau Master dont la statistique agricole.

Le ministre du Plan et du développement, Kaba Nialé, a plaidé pour la construction d’une résidence universitaire sur le campus auprès du Premier ministre qui a marqué son accord. 

M. Patrick Achi a félicité les 118 diplômés, notamment 41 Ingénieurs Statisticiens Economistes (32e promotion), 39 Ingénieurs des Travaux Statistiques (43e promotion) et 38 Adjoints Techniques de la Statistique (60e promotion).

Pascal Adou, porte-parole des étudiants de la promotion 2021, a remercié le Premier ministre qui a offert sa personnalité comme boussole et leurs enseignants qui leur ont imposé une « dictature » dans leur formation. 

Depuis 2005, l’ENSEA fait partie des Centres d’Excellence Régionaux de l’UEMOA. Elle a également été distinguée Centre d’Excellence en Afrique par la Banque Mondiale depuis 2015.

L’école avec sa vocation régionale très affirmée a également obtenu le prix de l’administration la plus moderne décerné par le président de la République de Côte d’Ivoire en 2017.

Son champ de recrutement des élèves, autrefois limité aux pays francophones s’est étendu depuis 2008 à l’espace anglophone avec des élèves provenant de l’Afrique du Sud et du Libéria qui effectuent leur formation en langue française et aussi à l’espace lusophone avec des élèves de la Guinée Equatoriale.

 Pendant ces 60 ans d’existence, l’école a formé plus de 4 000 statisticiens africains, issus de 27 nationalités. L’effectif de cette année scolaire est de 317 élèves qui proviennent de 17 pays africains. 

La présidente de l’UE Ursula Von Der Leyen marraine du FEMUA 13

La présidente de la Commission de l’Union européenne (UE), l’Allemande Ursula Von Der Leyen, est la marraine de la 13e édition du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA) qui se déroulera du 7 au 12 septembre 2021.

Cette 13e édition du FEMUA a pour thème « Alliance Afrique-Europe: paix et développement », a indiqué jeudi à Abidjan le commissaire général de l’événement, A’Salfo, le lead vocal du groupe ivoirien Magic System, lors d’une cérémonie de lancement.

Après le Burkina Faso, pays invité d’honneur à l’édition précédente, le Sénégal a été désigné comme pays invité pour le FEMUA 13. A cet effet, une délégation sénégalaise est venue à Abidjan pour participer au lancement de ce festival panafricain.

Dans les semaines à venir, le chef de l’Etat sénégalais Macky Sall devrait rencontrer les magiciens. Les Sénégalais promettent apporter une touche culturelle au FEMUA en faisant danser la Côte d’Ivoire aux rythmes du Sénégal.

L’ambassadeur de l’UE en Côte d’Ivoire, Jobst Von Kirchmann, s’est réjoui de ce festival qui vient relancer les activités culturelles freinées par la pandémie de Covid-19, assurant que l’organisation va accompagner cet événement qui réunira des artistes Européens et Africains.

Une vingtaine d’artistes Africains et Européens sont à l’affiche, entre autres, Koffi Olomidé, Pape Diouf, Vegedream, Zahara, Zaz, Young Ace, Floby, Celine Bonza (prix découverte Rfi), Daphné, Soum Bill, Kajeem, Ariel Sheney, Mathey, Dj Mix 1er, Magic Diesel, Eden.

Le FEMUA 13 se déroulera à Abidjan et dans la ville historique de Grand-Bassam, patrimoine mondial de l’Unesco, située à 40 Km au Sud-est d’Abidjan. C’est la commune choisie cette année dans le cadre de la décentralisation du festival.

Pour le volet social, cette année, les magiciens comptent offrir deux écoles, notamment à Vavoua (Ouest ivoirien) et à Kouadiokouma à Tanda (Est). Plusieurs conférences et panels de haut niveau vont meubler les activités ainsi qu’ un match de gala entre l’Afrique et l’Europe.

Les festivités du FEMUA 13 ont été lancées à Marcory, dans le Sud d’Abidjan, où les quatre magiciens sont partis du quartier Anoumabo, qui les a vu grandir s’impulser sous les projecteurs à l’international avec le titre « premier gaou ». 

Covid-19 : 4 décès et 243 nouveaux cas en Côte d’Ivoire

Le ministère ivoirien de la Santé, de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle a enregistré, jeudi, 243 nouveaux cas de Covid-19 sur 3 915 échantillons prélevés soit 6,2 % de cas positifs, 68 guéris et 4 décès.

A la date du 5 août 2021, « la Côte d’Ivoire compte donc 50 893 cas confirmés dont 49 710 personnes guéries, 338 décès et 845 cas actifs », rapporte un communiqué de ce ministère qui précise que « le nombre total d’échantillons est de 802 020 ».

« Le 4 août, 17 796 doses de vaccins contre la Covid-19 ont été administrées soit un total de 1 117 143 doses administrées avec l’ajout des 841 doses administrées non comptabilisées le 3 août », poursuit le texte, ajoutant que le ministre de la Santé « invite toutes les personnes de plus de 18 ans à se faire vacciner dans les centres de vaccination». Dans le pays, la vaccination contre la     Covid-19 est gratuite et volontaire.

 La Côte d’Ivoire connaît depuis quelques semaines un regain de cette pandémie, obligeant les autorités à limiter les festivités officielles marquant la célébration de l’an 61 de l’indépendance de la Côte d’Ivoire à une symbolique prise d’armes sur l’esplanade du palais présidentiel, le samedi prochain. La Côte d’Ivoire a acquis son indépendance le 07 août 1960.

Bédié appelle Ouattara à ouvrir « un dialogue politique inclusif »

Le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, opposition), Henri Konan Bédié, appelle le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara à ouvrir « un dialogue politique inclusif », dans une lettre adressée au président de la République.

Dans cette lettre, M. Bédié rappelle que le mercredi 11 novembre 2020, au cours d’une rencontre après la « grave crise » postélectorale d’octobre, « la décision commune avait été prise pour l’ouverture d’un dialogue politique inclusif pour la réconciliation et la paix ».

« Je vous demande de prendre par une volonté politique forte, le leadership du processus de réconciliation nationale, par la libération générale des prisonniers des crises sociales que nous avons subies », a lancé M. Bédié.  

Selon le chef du Pdci, « l’évolution de la situation socio politique (du pays) montre que le moment est venu de se parler et de se réconcilier ». En outre, la célébration de la fête de l’indépendance, le 7 août, « offre le cadre idéal pour se surpasser dans le sens du pardon ».

Il s’est félicité de la rencontre, le 27 juillet 2021, entre l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et le chef de l’Etat Alassane Ouattara, dans le cadre d’une « décrispation de la vie politique » en Côte d’Ivoire. 

M. Bédié qui indique avoir lancé, début juillet à Daoukro (centre-est), sa ville natale, lors d’une visite de M. Laurent Gbagbo, un appel au pardon, à l’oubli des offenses, à la maîtrise des douleurs et des souffrances, s’est dit disposé à mettre toute sa force au profit de la réconciliation. 

Maroc : Record de contamination avec 12.039 nouveaux cas en 24h

Le Maroc a enregistré, jeudi, 12.039 nouveaux cas d’infection au Covid-19 au cours des dernières 24 heures, a annoncé le ministère de la Santé.Ce nouveau bilan porte à 665.325 le nombre de contaminations dans le Royaume depuis le premier cas signalé le 2 mars et à 590.042 celui des personnes totalement rétablies, soit un taux de guérison de 88,7%, a précisé le ministère dans son bulletin quotidien.

Le nombre de décès est passé à 10.087, avec 72 nouveaux décès enregistrés au cours des dernières 24 heures, soit un taux de létalité de 1,5%, selon la même source.

Le ministère relève par ailleurs que le total des cas sévères et critiques est de 1.472, dont 423 enregistrés ces dernières 24 heures. Le nombre de patients sous intubation est 51, alors que le taux d’occupation des lits de réanimation s’élève à 41,2%.

Pour ce qui est de la campagne de vaccination, un total de 14.809.114 personnes ont reçu, à ce jour, la première dose du vaccin contre la COVID-19, alors que 10.733.482 personnes se sont vu administrer la deuxième dose, souligne-t-on de même source.

Maroc : La vaccination ouverte aux personnes souffrant d’allergies et aux femmes enceintes

La campagne de vaccination anti-Covid-19 est désormais ouverte aux personnes souffrant d’allergies, aux femmes allaitantes et aux femmes enceintes dès le quatrième mois de grossesse, a annoncé jeudi un communiqué du ministère de la Santé.Cette décision est prise sur la base des dernières données scientifiques internationales et des recommandations du Comité scientifique national de la vaccination, selon lesquelles les femmes allaitantes et les femmes enceintes dès le quatrième mois de grossesse peuvent accéder au vaccin anti-Covid-19, a affirmé le ministère.

De même, le Comité scientifique en charge de la stratégie nationale de vaccination contre le Covid-19 a levé les contre-indications au vaccin pour les personnes souffrant de problèmes allergiques, sauf pour les chocs anaphylactiques sévères (par exemple, œdème de Quincke), précise la même source.

Le ministère a appelé toutes les catégories ciblées à continuer leur engagement dans ce grand chantier national, dans le but de parvenir à une immunité collective, insistant sur la nécessité de continuer à respecter les mesures de prévention avant, pendant et après la vaccination.

Affaire Pegasus/Maroc: Pas de preuves fournies par « Forbidden Stories » et « Amnesty International »

L’avocat du Maroc dans l’affaire Pegasus, Me Olivier Baratelli, a affirmé que « Forbidden Stories » et « Amnesty International » n’ont pas réussi à produire, après le délai fixé de 10 jours, de preuve de leurs accusations à l’encontre du Maroc. »Le délai de 10 jours dans lequel Amnesty et Forbidden pouvaient prouver ce qu’ils affirmaient est expiré. Ils n’ont rien sorti. La situation est ubuesque. Cela démontre ce que j’ai appelé depuis le premier jour être une supercherie », a souligné l’avocat français dans une interview exclusive, mercredi, à CNEWS.

Cela est un premier fait d’actualité concernant cette affaire. Le second fait est que « nous avons saisi la justice française, et que le Maroc a parallèlement saisi la justice allemande et espagnole », a indiqué Me Baratelli qui a annoncé qu’il allait « remettre au procureur de la République de Paris, un rapport d’expertise informatique réalisé par un collège d’experts (…) qui vont exclure toute utilisation par le Maroc » du logiciel espion Pegasus.

Selon Me Baratelli, « forcément, le Maroc a des détracteurs sur la scène internationale. Le Maroc est leader dans la lutte internationale contre le terrorisme. Le Maroc, qui est un ami de toujours de la France, a beaucoup aidé à déjouer des attentats sur le territoire français. Cela peut déplaire à certains. C’est ce que nous avons demandé à la justice française d’éclairer pour savoir qui pourrait être derrière (cette affaire) et savoir qui pourrait être derrière cette manipulation ».

Burkina : 30 morts dans une attaque près du Niger

Dambam, Gudba et Tokabangou, trois villages situés au Nord du pays, ont été attaqués le mercredi 4 août par des groupes armés terroristes.Une série infernale ! 30 décès, c’est le bilan officiel d’un nouvel assaut au Burkina Faso. Dans un communiqué daté du 5 août, Aimé Barthélémy Simporé, le ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, renseigne que les assaillants ont tué « onze civils », emporté « du bétail » et incendié « des concessions ».

Pour voler au secours des populations en détresse, « une unité du détachement militaire de Markoye (Nord), avec des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), a été immédiatement déployée », indique le document.

Leur face-à-face avec les jihadistes, dans les environs de Tokabangou, a été sanglant : « 15 militaires et 4 VDP décédés et plus d’une dizaine de terroristes neutralisés » selon le Colonel-major Simporé.

Actuellement, « la zone est sous contrôle des unités militaires et la contre-offensive pour retrouver les assaillants se poursuit avec des moyens aériens et terrestres », annonce le ministre burkinabè de la Défense nationale et des Anciens combattants.

Mali : dissolution du CNT, la Cour suprême renvoie son délibéré

La Cour suprême du Mali annonce le renvoi au 2 septembre prochain du délibéré sur le recours déposé par le M5-RFP contre la nomination des membres du Conseil National de Transition (CNT).Le temps de la justice n’est pas celui des hommes, dit l’adage. Le Mouvement du 5 juin et rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) qui avait, en janvier dernier, déposé un recours pour la dissolution du CNT l’a appris à ses dépens.

Après avoir grandement contribué à la chute d’Ibrahim Boubacar Keïta, le 18 août 2020, les responsables de cette force du changement, composée de partis politiques et d’organisations de la société civile, avaient fustigé la mise en place de cet organe, appelé à exercer la fonction législative durant les dix-huit mois de transition.

La pomme de discorde résidait dans la composition des 121 membres du Conseil national de transition. Elle leur attribuait huit sièges contre onze pour les partis politiques et vingt-deux pour les militaires. Une répartition des postes qui violait, selon eux, le principe d’égalité entre les citoyens.

Devant tout cela, le mouvement populaire, dont certains des membres siègent malgré tout au CNT, continuait de considérer cet organe législatif comme une institution « illégale et illégitime ». Mais entre janvier, période où le recours a été déposé à la Cour suprême, et aujourd’hui, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts.

Le colonel Assimi Goïta, devenu officiellement nouvel homme fort du Mali depuis le 7 juin dernier, a fait du M5-RFP un interlocuteur de premier plan. Cela s’est matérialisé dès son investiture par le choix du docteur Choguel Kokalla Maiga, figure de premier plan du M5-RFP, pour occuper le poste de Premier ministre. Ce dernier a d’ailleurs présenté lundi 2 août son plan d’actions gouvernementales devant les membres du CNT, qui l’ont ensuite plébiscité.

Un partenariat « stratégique » suivi de plusieurs débauchages de personnalités du mouvement dont l’imam Oumarou Diarra, membre du nouveau gouvernement, qui estime que le M5-RFP a terminé sa mission.

Ainsi, la nouvelle alliance entre les militaires au pouvoir semble refroidir l’ardeur que le mouvement contestataire faisait preuve lors du dépôt de sa lettre de protestation. Et en repoussant son délibéré, la plus haute juridiction ne veut-elle pas aménager une porte de sortie au M5-RFP, fissuré en interne sur la suite à donner à ce recours ?

« On ne peut pas demander la dissolution du Comité national de la transition et continuer de discuter avec eux », fustigeaient certains ex-responsables du M5-RFP comme Sy Kadiatou Sow, Mountaga Tall et Cheick Oumar Cissoko. Ces derniers ont décidé de quitter le mouvement pour rejoindre l’opposition.

Le président zimbabwéen publie sa biographie

Dans ce livre rendu public ce jeudi, Emmerson Mnangagwa retrace sa vie et sa contribution au développement du pays.La biographie intitulée « Une vie de sacrifices-Biographie d’Emmerson Dambudzo Mnangagwa », a été écrite par l’économiste et ancien député de l’opposition, Eddie Cross.

S’exprimant lors de la cérémonie de lancement au palais présidentiel à Harare, Cross a déclaré être fasciné par le niveau de dévouement affiché par le leader zimbabwéen pour la libération et le développement de son pays.

Mnangagwa a été accompagné de la Première dame, Auxillia Mnangagwa, le Secrétaire en chef du président et du cabinet, Misheck Sibanda, de hauts fonctionnaires du gouvernement et de chefs d’entreprise.

Le livre retrace le rôle que Mnangagwa a joué dans la lutte de libération du Zimbabwe à partir des années 1960 et sa contribution après l’indépendance du pays en 1980.

Emmerson Mnangagwa est à la tête du pays depuis une transition assistée par l’armée qui a abouti à la destitution de l’ancien président, Robert Mugabe, en novembre 2017.

Avant son ascension au sommet de l’Etat, M. Mnangagwa a occupé plusieurs postes ministériels et gouvernementaux depuis 1980, notamment ceux de président de l’Assemblée nationale et de ministre du Renseignement.