Coronavirus: l’Iran annonce 63 nouveaux décès, portant le total à 354 morts

L’Iran a annoncé mercredi la mort de 63 personnes supplémentaires infectées par le nouveau coronavirus, portant le total à 354 morts dans ce pays, l’un des plus touchés au monde.

« Malheureusement, au cours des dernières 24 heures, nous avons rapporté 63 décès et au total 354 personnes ont perdu la vie », a dit le porte-parole du ministère de la Santé, Kianouche Jahanpour.

Les autorités ont également recensé, selon M. Jahanpour, 958 nouveaux cas de contamination, portant à quelque 9.000 le nombre de personnes infectées en Iran.

La propagation du nouveau coronavirus est l’une des plus meurtrières en dehors de la Chine, où la maladie est apparue.

Téhéran, la capitale, a connu 256 nouveaux cas de contamination suivie par la province d’Ispahan (centre), avec 170.

L’Iran a annoncé son premier décès de coronavirus, dans la ville sainte chiite de Qom, le 19 février.

Il n’a pas encore imposé officiellement de quarantaines, mais les autorités ont appelé à plusieurs reprises les habitants à s’abstenir de voyager. Ils ont fermé des écoles et les universités et ont eu recours à la fermeture d’hôtels et d’autres logements touristiques pour décourager les voyages.

Dans ce contexte, le président Hassan Rohani a lancé mercredi un nouvel appel aux Iraniens, les invitant à limiter leurs mouvements afin de contenir le virus.

– 44 morts par intoxication –

« Les mouvements doivent être réduits au minimum », a déclaré M. Rohani lors d’une réunion du gouvernement, flanqué de ministres arborant tous un masque.

« Tout le monde doit être prudent afin que la propagation du virus puisse être contenue », a-t-il ajouté.

Le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a annulé le discours qu’il tient chaque année à Machhad (nord-est de l’Iran) pour le Nouvel An persan, à cause du nouveau coronavirus, a annoncé lundi son bureau.

Outre les décès directs, 84 personnes sont mortes d’une intoxication au méthanol en Iran après des rumeurs selon lesquelles boire de l’alcool pouvait aider à guérir ou à protéger contre le virus.

Un dernier bilan sur ces intoxications faisait état mardi de 44 décès.

Dans certaines provinces comme le sud-ouest du Khouzestan, le nombre de décès dus à l’intoxication est plus élevé que celui du coronavirus.

Depuis l’apparition du nouveau coronavirus en décembre, 119.711 cas d’infection ont été recensés dans 110 pays et territoires, causant la mort de 4.351 personnes, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles mercredi à 09H00 GMT.

La Chine continentale, où toutes les personnes arrivant de l’étranger à Pékin sont désormais placées 14 jours en quarantaine, dénombre 80.778 cas, dont 3.158 décès et 61.475 personnes aujourd’hui guéries.

Les pays les plus touchés après la Chine sont l’Italie (10.149 cas, 631 décès), l’Iran (9.000 cas, 354 décès), la Corée du Sud (7.755 cas, 60 décès) et la France (1.784 cas, 33 décès).

La gestion du nouveau coronavirus s’est par ailleurs invitée dans la polémique entre l’Iran et les Etats-Unis: face à la menace de cette épidémie, les Etats-Unis ont appelé mardi l’Iran à « libérer immédiatement » tous les ressortissants américains « injustement détenus ».

Téhéran a accusé pour sa part Washington de « prendre en otages des prisonniers iraniens » et s’est dit inquiet pour leur santé en raison de ce qu’il a appelé la mauvaise gestion par le président Donald Trump du nouveau coronavirus.

Coronavirus : Deux footballeurs sénégalais placés en quarantaine

Après l’annonce de l’infection du président de l’Olympiakos par le coronavirus , l’ensemble du personnel et les joueurs du club Grec ont été mis en quarantaine. Parmi eux figurent deux footballeurs sénégalais.

En effet, Quelques jours après son voyage en Angleterre pour assister à la rencontre entre Arsenal et l’Olympiakos, Marinakis, le président du club grec, a été déclaré positif au coronavirus.

Par ailleurs, les joueurs ont été en contact avec ce dernier, afin de célébrer la qualification. Dès l’annonce de cette nouvelle, tous les joueurs du club ont été placés en quarantaine et des tests sont faits sur eux pour déterminer leur état de santé.

En outre, Parmi les joueurs isolés, figurent deux Sénégalais notamment, Pape Abou Cissé et Ousseynou Ba.

Cependant, les mesures de confinement ne se sont pas limitées en Grèce. Les Anglais ont également décidé de mettre en quarantaine des joueurs et membres du staff d’Arsenal, qui ont été en contact avec le président du Club Grec.

 

Coronavirus au Burkina: le ministre de la santé ivoirienne s’assure du bon fonctionnement du dispositif médical

L’apparition des deux premiers cas de covid-19 au Burkina Faso, pays frontalier embarrasse les autorités ivoiriennes au point que le ministre de la santé et de l’hygiène publique Dr Eugène Aka Aouélé s’est dépêché à la frontière pour s’assurer du bon fonctionnement du dispositif mis en place contre la maladie.

Ce mardi 10 mars, le Ministre de la santé et de l’Hygiène publique était à la frontière Côte d’Ivoire-Burkina Faso, dénommée Laleraba. Le but de son déplacement était de s’assurer de l’implication de son ministère dans la riposte contre l’infection à Coronavirus (covid-19).

Depuis l’apparition de ce virus, et principalement après le premier cas suspect découvert à l’aéroport international Félix Houphouët Boigny d’Abidjan, mais révélé négatif à la suite aux résultats des analyses, les autorités sont à la veille.

Ce qui suscite depuis quelques temps la tournée du ministre de la santé et de l’hygiène publique déployé d’une forte équipe, dans certaines structures du pays telles que le port autonome d’Abidjan  et à la frontière Ivoiro-Ghanéenne.

La RDC a détecté un premier cas de coronavirus à Kinshasa

Un premier cas de nouveau coronavirus a été diagnostiqué en République démocratique du Congo (RDC) dans sa capitale Kinshasa.

En effet, annoncé ce mardi par le ministre de la Santé, Eteni Longondo, il s’agirait d’un citoyen Belge. Ce dernier présent depuis quelques jours en RDC, a subi tes tests qui se sont montrés positifs.

Selon le ministre, ce ressortissant a été placé en quarantaine et recherche également toutes les personnes ayant été en contact avec lui pour être isolé.

Par ailleurs, ce premier cas de coronavirus est annoncé alors que la RDC vient à peine d’en fini avec le virus Ebola.

Cependant, pour contrer une éventuelle propagation de l’épidémie, la RDC s’est dotée d’un plan stratégique national. Rappelons que c’est le deuxième cas en Afrique Centrale, après le Cameroun. Ainsi, le Covid-19 gagne du terrain en Afrique avec 11 pays infectés.

 

Le ministre français Franck Riester touché par le coronavirus.

Après une analyse médicale, Franck Riester, ministre français de la culture a été déclaré positif au test du coronavirus ce lundi 09 Mars. Toutefois, son cabinet précise qu’il se porte mieux.

En effet, le ministre français de la culture a été touché par le coronavirus. Son cabinet affirme qu’il se portait bien à son domicile Parisien, jusqu’à ce qu’il manifeste les symptômes du coronavirus. Notons que Franck Riester avait passé quelques jours à l’Assemblée nationale. Une semaine avant, cinq cas de coronavirus ont été détecté sein de l’Assemblée nationale française.

Face à ce cas de coronavirus, les institutions de la république française instaurent des mesures de prudence. Matignon a indiqué auprès de l’AFP que « les règles pour les ministres sont les mêmes que pour tous les Français ».  Matignon a aussi ajouté de même source que « Pour le gouvernement, les règles de prudence et les gestes barrières demeurent de mise » .

Le couple Karambiri aurait été testé positif au coronavirus

Dans la soirée du lundi, le ministère de la santé burkinabé avait confirmé deux premiers cas du coronavirus au pays, il s’agirait notamment, du couple Karambiri.

C’est au cours d’une conférence de presse ce 9 mars, que la ministre de la santé, Claudine Lougué a confirmé qu’un couple burkinabé a été testé positif au Covid-19.

Cependant, tous les indices pointent vers le couple pastoral de Mamadou et Hortense Karambiri.

En effet, le couple résidant au Burkina, aurait effectué récemment un séjour en France, précisément à Mulhouse. Par ailleurs, le couple a été placé en quarantaine, dans un site d’isolement au sein l’hôpital de Tengandogo à Ouagadougou.

Pour rappel, Le  coronavirus a été décrété urgence de santé publique de portée internationale par l’OMS.  Initialement localisée dans la ville de Wuhan en Chine, l’épidémie s’est propagée dans plus de 101 pays dans le monde. Sur le continent africain, 10 pays sont touchés.

Les psys au chevet de Chinois « épuisés » par l’épidémie

Peur d’être contaminé, solitude en quarantaine, pression au sein du personnel soignant: les psychologues font face à un afflux croissant de Chinois ayant du mal à surmonter les bouleversements entraînés par l’épidémie de Covid-19.

La pénurie de professionnels qualifiés exacerbe le problème, dans un pays où plus de 50 millions de personnes sont confinées dans la province du Hubei (centre), épicentre du coronavirus, et beaucoup d’autres restent confinées chez elles.

« Tous les jours, environ 20 personnes appellent. Certains ont vu leurs proches mourir faute de médicaments au début de l’épidémie, quand il n’y avait pas assez de lits », explique à l’AFP Mme Xu, psychologue dans un hôpital de Wuhan.

Cette ville, chef-lieu du Hubei, est celle où le virus est apparu fin 2019. Elle concentre la majorité des décès et des contaminations, d’où un besoin tout particulier de soutien psychologique.

Le nouveau coronavirus a déjà contaminé plus de 80.750 personnes en Chine, dont plus de 4.000 mortellement.

« La plupart des appels viennent de malades inquiets du peu d’effet de leur traitement, ou de personnes qui ont peur d’être contaminées », précise Mme Xu.

Le confinement génère un sentiment d’incertitude, d’ennui ou de solitude, souligne de son côté Chee Ng, professeur de psychiatrie à l’Université de Melbourne (Australie).

« Plus la quarantaine est longue, plus les répercussions sur la santé mentale sont importantes », résume-t-il.

– ‘Certains craquent’ –

Etudiants bloqués à la maison pour cause d’écoles fermées, femmes enceintes craignant pour leurs bébés, parents face au manque de crèches pour leurs enfants: des psychologues disent à l’AFP avoir constaté un pic d’appels, dans un pays où la prise en compte des problèmes psychologiques est limitée.

La Chine compte à peine 2,2 psychiatres pour 100.000 habitants, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le ministère chinois de la Santé a toutefois indiqué que plus de 300 lignes d’assistance téléphonique ont été mises en place par des universités, des autorités locales ou des associations spécialisées.

Bémol: plusieurs bénévoles de ces services à Pékin et Shanghai ont déclaré à l’AFP qu’ils n’avaient pas reçu de formation spécifique sur la gestion d’une crise aussi grave.

« Du coup, certains d’entre eux craquent après leur service », raconte Ming Yue, psychiatre stagiaire sur la plateforme mise en place par l’Université normale de Pékin.

« Ils sont abattus et bouleversés » par ce qu’ils entendent, explique-t-elle.

A Wuhan, la psychologue Mme Xu dit se lever tous les matins à 6H30. Elle médite ensuite pendant 30 minutes avant d’aller travailler à l’hôpital.

« C’est ma méthode pour tenir. Sinon, le fardeau psychologique serait trop lourd à supporter. »

– Musique relaxante –

Les médecins et infirmières qui travaillent en première ligne dans les hôpitaux font partie des groupes les plus vulnérables — surtout s’ils doivent soigner des collègues malades.

Plus de 3.400 d’entre eux ont contracté le Covid-19, selon des chiffres officiels.

Et la propagande d’Etat diffusée en boucle, qui les présente invariablement comme des « héros », pourrait avoir un mauvais effet sur eux, avertit le professeur Chee Ng.

« Quand vous êtes présenté (dans les médias) comme étant quelqu’un de fort, de dévoué à votre métier, c’est plus difficile ensuite d’avouer vos faiblesses », souligne-t-il.

Du Mingjun, secrétaire général de l’Association des conseillers psychologues du Hubei, déclare n’avoir reçu paradoxalement qu’une poignée d’appels provenant du personnel hospitalier.

« Beaucoup de ceux qui appellent disent être épuisés et irritables », raconte-t-il. « Mais un grand nombre sont juste trop occupés ou intimidés pour demander de l’aide. »

La pénurie de professionnels qualifiés a également conduit à la création de groupes de discussion en ligne, auxquels participent des centaines de personnes.

Des thérapeutes y partagent des exercices de méditation enregistrés, des récits personnels ou de la musique relaxante.

« Ma vie aujourd’hui, c’est comme si quelqu’un avait appuyé sur le bouton +pause+ », écrit l’un des participants originaire de Wenzhou (est), une autre ville également bouclée.

« Je ne sais pas quand je pourrai appuyer sur +lecture+ à nouveau. »

Le Burkina Faso confirme deux premiers cas de coronavirus

Le Burkina Faso a enregistré ses deux premiers cas de coronavirus, a déclaré lundi soir la ministre de la Santé, Claudine Lougé, lors d’une conférence de presse.

Il s’agit d’un couple dont la femme a récemment séjourné en France, a précisé Mme Lougé. Testée positive, elle a été mise en quarantaine ainsi que son mari qui a été aussi infecté.

Selon le ministre de la santé, ces personnes infectées ont été mis en quarantaine à l’hôpital Tengandogo à Ouagadougou.

Cependant, une troisième personne proche du couple est aussi en observation a fait savoir Mme la ministre.

Rappelons que le covid-19 continue de gagner du terrain en Afrique, avec 10 pays infectés.

Coronavirus : le gouvernement italien étend la zone rouge sur tout le territoire

Le gouvernement italien a étendu le lundi soir, une mesure de quarantaine contre le coronavirus, à toutes les régions du pays.

Deuxième pays le plus touché après la Chine, l’Italie avait pris, ce lundi 9 mars dans la matinée des mesures pour la Lombardie, au nord-est du pays. Alors que le pays comptabilise 463 morts et 9 172 cas de contamination, en fin de soirée, les autorités du pays ont pris des mesures draconiennes pour endiguer l’épidémie de coronavirus.

A cet effet, le premier ministre italien, Giuseppe Conte a appelé tous les Italiens à « éviter les déplacements » sur le territoire national et a ordonné une « interdiction de rassemblement ».

Selon un bilan officiel publié ce lundi par les autorités italiennes, l’Italie a enregistré en 24 heures 97 décès. Un nouveau chiffre qui porte à 463 le nombre total de morts depuis le début de l’épidémie.

L’Italie compte désormais 9 172 cas confirmés de contamination, contre 7 375 la veille.

Cependant, devant une telle évolution de l’épidémie, l’Etat a ordonnée la suspension du championnat de football et la fermeture de toutes les stations de ski du pays.

Coronavirus : L’Italie enregistre 199 décès en 24 heures

L’Italie a enregistré 133 nouveaux décès en 24 heures, ce qui porte à 366 le nombre total de morts depuis le début de l’épidémie du coronavirus.

Par ailleurs, le nombre de cas positifs grimpe à 7375 soit +1492 par rapport au samedi. La Lombardie, région du nord de l’Italie avec Milan pour chef-lieu, reste la région la touchées avec 4189 cas et 267 décès.

Selon un décompte de l’AFP, le pays est devenu le plus touché par l’épidémie après la Chine, qui reste en tête avec 80.695 cas, dont 3.097 décès.

A cet effet le gouvernement italien a ordonné la mise en quarantaine d’un quart de la population, vivant dans le nord. Il a aussi ordonné la fermeture des cinémas, théâtres, discothèques et musées dans tout le pays.

Cependant, les autorités italiennes sont en train d’acheter 22 millions de masques de protection pour affronter l’épidémie de coronavirus.

« Nous sommes en train de signer une série de contrats qui nous permettront d’avoir à notre disposition, entre le 12 mars et le 30 avril, 22 millions de masques de types chirurgical » a indiqué Angelo Borrelli Lors de sa conférence presse quotidienne.

Il faut noter que la mise en quarantaine concerne la Lombardie, une partie de la Vénétie et de l’Emilie-Romagne. Elle sera applicable notamment, dans les villes de Parme, et de l’est du Piémont. Quant aux différentes mesures, elles s’appliqueront au moins jusqu’au 3 avril 2020.

Coronavirus : Un premier décès enregistré en Egypte

L’Egypte a annoncé dimanche 08 Mars 2020, le premier décès lié au coronavirus dans le sud-est du pays. Il s’agirait d’un ressortissant allemand âgé de 60 ans. Ce dernier avait été admis à l’hôpital public de Hourghada le 6 Mars dernier.

En effet, dans un communiqué du ministère de la santé égyptienne, le porte-parole Khaled Megahed, a déclaré que ce touriste, a été testé positif au coronavirus et serait décédé le lendemain dimanche.

Selon lui, ce ressortissant venait d’arriver d’Allemagne et avait refusé d’être placé en isolement, avant que son état se dégrade  avec une pneumonie aiguë.

Cependant, son cas ne figurait pas parmi les 48 personnes enregistrées pour le coronavirus en Egypt. Par ailleurs, 45 personnes ont été enregistrées sur un bateau de croisière, dont les passagers et membres de l’équipage .

La ministre de la santé, Hala Zayed avait annoncé que 33 touristes étaient infectés ainsi que 12 personnes de l’équipage à bord. En outre, parmi les membres de l’équipage testé positifs, 11 se sont révélés négatifs après de nouveaux tests effectués. Néanmoins, ils ont tous été placés en quarantaine dans un hôpital.

Rappelons que neuf pays africains sont atteints du Coronavirus.

Coronavirus : les derniers développements dans le monde

Nouveaux bilans et faits marquants: les derniers développements liés à l’épidémie du nouveau coronavirus dans le monde.

– Près de 3.800 morts –

Dans le monde, 109.032 cas d’infection sont recensés dans 99 pays et territoires, causant la mort de 3.792 personnes, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles dimanche à 17h00 GMT.

La Chine, où le virus est apparu, dénombre 80.695 cas, dont 3.097 décès.

L’Italie devient le pays le plus touché après la Chine, avec 7.375 cas connus, dont 366 décès. Suivent la Corée du Sud (7.313 cas, 48 décès), l’Iran (6.566 cas, 194 décès) et la France (1.126 cas, 19 décès).

La Bulgarie, le Bangladesh, la Moldavie et le Paraguay annoncent le diagnostic de premiers cas.

Premiers décès en Amérique latine (un mort en Argentine) et en Afrique (un mort en Egypte).

– 15 millions d’Italiens en quarantaine –

Le gouvernement italien ordonne la mise en quarantaine d’un quart de la population, vivant dans le Nord, et la fermeture des cinémas, théâtres, discothèques et musées dans tout le pays.

La quarantaine concerne la Lombardie, une partie de la Vénétie (région de Venise) et de l’Emilie-Romagne (région de Bologne), notamment les villes de Parme et Rimini, ainsi que l’est du Piémont. Les mesures s’appliqueront au moins jusqu’au 3 avril.

Les autorités annoncent l’achat de 22 millions de masques de protection.

– Annulations et huis-clos –

Le Grand Prix de Formule 1 de Bahreïn, du 20 au 22 mars, se tiendra sans public.

Au Japon, le Tournoi de printemps de sumo se tient également à huis-clos.

Les Mondiaux féminins de hockey sur glace (31 mars-10 avril au Canada), sont annulés.

En Grèce, toutes les rencontres sportives professionnelles se disputeront à huis-clos pendant quinze jours.

Berlin appelle à annuler toutes les manifestations de plus d’un millier de personnes et prépare des mesures de soutien économique.

Le pape François récite sa première prière dominicale par vidéo.

– Restrictions d’entrée –

Le Salvador interdit l’entrée aux personnes arrivant d’Allemagne et de France, comme c’était déjà le cas pour les voyageurs en provenance de Chine, Corée du Sud, Italie et Iran.

L’Arabie saoudite annonce le bouclage « temporaire » de la région de Qatif (est), à majorité chiite.

A Moscou, quiconque ne respecterait pas les mesures de quarantaine risque jusqu’à cinq ans de prison.

– Paquebot refoulé –

La Thaïlande puis la Malaisie refusent de laisser un navire de croisière transportant 2.000 personnes, dont des dizaines d’Italiens, entrer dans leurs ports.

En Egypte, les passagers et membres d’équipage d’un bateau de croisière sont débarqués à Louxor (sud), après 45 cas décelés à bord.

Aux Etats-Unis, le Grand Princess, confiné au large de San Francisco et à bord duquel 21 cas ont été détectés, est autorisé à accoster lundi à Oakland (nord de la Californie).

– Etat d’urgence à New York –

Le gouverneur de l’Etat de New York instaure l’état d’urgence pour lutter contre le nouveau coronavirus, qui continue à s’y répandre.

Coronavirus: Ryad rouvre l’esplanade de la Kaaba, lieu le plus saint de l’islam

L’Arabie saoudite a rouvert samedi l’esplanade entourant la Kaaba, lieu le plus saint de l’islam situé au coeur de la Grande mosquée de La Mecque, qui avait été temporairement fermée pour prévenir la propagation du nouveau coronavirus.

Le petit pèlerinage musulman -la Omra- dans les villes saintes de La Mecque et Médine, reste lui suspendu, une mesure inédite annoncée mercredi par les autorités.

Le petit pèlerinage présentait le risque de devenir un foyer majeur de contamination en Arabie saoudite où 5 cas de nouveau coronavirus ont été confirmés. Plus de 150 cas ont été enregistrés dans le Golfe.

Le roi Salmane « a autorisé la réouverture » samedi à l’aube de l’esplanade entourant la Kaaba pour les pèlerins n’effectuant pas la Omra, a indiqué l’agence de presse officielle SPA.

Des centaines de pèlerins étaient présents sur l’esplanade, tournant autour de la Kaaba, une structure cubique enveloppée dans une étoffe noire brodée d’or et vers laquelle les musulmans du monde entier se tournent pour prier.

Entourée de barrières, la Kaaba restait toutefois inaccessible.

La zone entre les collines avoisinantes de Safa et Marwa où cheminent également les fidèles durant la Omra, restait également fermée.

Les fidèles sont néanmoins toujours autorisés à se rendre dans la Grande mosquée de La Mecque et dans la mosquée du Prophète à Médine pour leurs prières quotidiennes.

Celles-ci sont uniquement fermées une heure après la prière du soir pour permettre de nettoyer et désinfecter les lieux avant leur réouverture à l’aube.

La décision de suspendre la Omra, qui attire chaque année des millions de pèlerins, a soulevé des incertitudes autour du grand pèlerinage du Hajj –un pilier essentiel de l’islam– qui doit débuter fin juillet.

Les autorités saoudiennes ne se sont pas encore exprimées sur d’éventuelles mesures de précaution pour le Hajj, qui a attiré environ 2,5 millions de personnes en 2019.

Déjà affecté par la chute des prix du pétrole, le royaume pourrait perdre des milliards de dollars de revenus générés chaque année par le tourisme religieux en limitant l’accès aux sites.

Samedi, SPA a par ailleurs indiqué que les entrées dans le royaume depuis les Emirats arabes unis, le Koweït et Bahreïn, seraient « temporairement » restreintes à trois aéroports situés dans la capitale Ryad, à Jeddah (ouest) et à Dammam (nord-est).

Et seuls les camions de marchandises pourront traverser la frontière terrestre, selon SPA.

Le ministère des Sports a lui annoncé « suspendre la participation du public » à tous les événements sportifs dès samedi.

D’autres pays du Golfe ont pris des mesures pour prévenir la propagation du nouveau coronavirus. Le Koweït a annoncé samedi suspendre les vols en provenance et à destination du Bangladesh, des Philippines, d’Inde, du Sri Lanka, de Syrie, du Liban et d’Egypte.

Coronavirus : Un premier cas enregistré au Togo

Le gouvernement togolais a confirmé ce vendredi 6 mars, avoir détecté un cas de coronavirus. L’annonce a été fait par le premier ministre togolais, Komi Selom Klassou à l’occasion d’un point de presse à la Primature.

Selon l’information donnée, la personne porteuse du virus est femme âgé de 42 ans, résidant à Lomé avec sa famille. Cette dernière aurait séjourné successivement au Bénin, en Allemagne, en France et en Turquie du 22 février au 02 Mars puis a regagnée le Togo par le Bénin en passant par la frontière terrestre de Sanvee Condji.

Cependant, le gouvernement togolais a annoncé qu’elle a été mise en quarantaine avec toutes les personnes qui avaient établis un contact avec elle.

A cet effet, le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, a tenu une réunion de crise en vue de prendre des mesures adéquates.

Les autorités du pays appellent, par la même occasion, la population à faire preuve de calme et d’observer les mesures données.

Rappelons que l’Afrique totalise maintenant 9 neuf pays, qui sont touchés par le Covid-19.

 

Coronavirus : Un premier cas confirmé au Cameroun

Annoncé ce vendredi par un communiqué du ministre de la santé camerounaise, un premier cas du Coronavirus a été confirmé. Le porteur du virus est un citoyen français âgé de 58 ans.

Selon le ministre de la santé, Manaouda Malachie, ce dernier serait arrivé à Yaoundé le 24 février passé. Par ailleurs, il a été placé en isolement à l’hôpital central de Yaoundé, l’un des principaux hôpitaux publics.

Manaouda Malachie assure que c’est « la surveillance active mise en place par le Cameroun qui a permis de détecter ce cas ».

Rappelons que, le Cameroun est le sixième pays a être infecté par le Coronavirus en Afrique .

Le virus progresse, l’OMS appelle à lutter « à fond »

« Inexorable », le coronavirus poursuit vendredi sa progression à travers le monde, l’OMS accusant certains pays de ne pas prendre la menace suffisamment au sérieux.

Si l’épidémie, avec ses conséquences économiques, angoisse chaque jour un peu plus les marchés financiers, elle tend aussi les relations entre Etats, à commencer par le Japon et la Corée du Sud.

« Il y a un moment où, nous le savons tous (…) une épidémie est de toutes façons inexorable », a déclaré jeudi le président français Emmanuel Macron.

Pourtant, une « longue liste » de pays n’en font pas assez pour combattre le coronavirus, a mis en garde l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

« Ce n’est pas un exercice, ce n’est pas le moment d’abandonner, ce n’est pas le moment de trouver des excuses, c’est le moment d’y aller à fond », a plaidé le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, sans nommer les pays visés.

Mais aux Etats-Unis, le principal syndicat infirmier a dénoncé l’état d’impréparation de nombreux hôpitaux, s’inquiétant du manque d’équipement et d’information pour les professionnels de santé.

Le Congrès a approuvé à la quasi-unanimité un plan d’urgence de 8,3 milliards de dollars pour financer la lutte contre le coronavirus, qui a contaminé plus de 180 personnes et fait au moins 12 morts dans le pays.

Le président Donald Trump avait proposé un premier budget de 2,5 milliards de dollars, jugé insuffisant par l’opposition.

Le vice-président Mike Pence, chargé de coordonner la réponse à l’épidémie, a reconnu que le pays ne disposait pas d’assez de tests pour satisfaire la demande attendue.

Au large de la Californie, les autorités ont commencé jeudi à procéder à des tests à bord d’un paquebot pour déterminer si des passagers avaient contracté la maladie.

Le Grand Princess, qui compte environ 3.500 personnes à bord, appartient à la même compagnie que le Diamond Princess, placé en quarantaine en février au Japon et où plus de 700 contaminations ont été recensées, dont six mortelles.

– Grogne à Wuhan –

Dans le monde entier, le nombre de cas de contaminations flirte avec les 100.000: 85 pays et territoires ont relevé au moins 97.510 personnes infectées, et parmi elles, 3.346 en sont mortes, selon un bilan établi par l’AFP jeudi à 17H00 GMT.

Le gouvernement italien, premier foyer européen de contamination, a mis en place un plan de 7,5 milliards d’euros pour faire face à l’épidémie et ses conséquences.

En Chine, pays le plus touché, la stabilisation se confirme: Pékin a fait état vendredi de 30 nouveaux décès, soit le chiffre le plus bas depuis le 27 février.

Mais le pays s’inquiète des risques de recontamination via l’étranger: il dénombre désormais 36 cas de contamination importés, sur un total de 80.552.

La crise s’accompagne d’une contestation inhabituelle à l’encontre du régime communiste: une des plus hautes responsables du pays a été conspuée lors d’une visite à Wuhan, berceau de l’épidémie, par des habitants confinés apparemment mécontents d’un manque de vivres.

– Les Bourses redévissent –

La crise faisait à nouveau baisser les places financières asiatiques vendredi, au lendemain d’une dégringolade des Bourses européennes puis de Wall Street. Tokyo a fini en forte baisse, à -2,72%.

La chute brutale du trafic aérien dans le monde pourrait faire perdre jusqu’à 113 milliards de dollars de revenus aux compagnies, a alerté l’association internationale du transport aérien (Iata).

La britannique Flybe, qui emploie 2.000 salariés, a cessé ses activités et a été placée en redressement judiciaire, tandis que la Portugaise TAP a annoncé la suppression de près de 1.000 vols.

Nombre de pays prennent des mesures d’interdiction de territoire ou de quarantaine pour des voyageurs provenant de pays touchés. Trente-six pays ont déjà imposé une interdiction totale d’entrée aux personnes arrivant de Corée du Sud, selon Séoul, et 22 autres ont pris des mesures de quarantaine.

Séoul doit convoquer l’ambassadeur du Japon pour protester contre les mesures « irrationnelles » de quarantaine imposées par ce pays aux personnes arrivant de Corée du Sud.

Le virus touche chaque jour de nouveaux pays: le royaume himalayen isolé du Bhoutan a annoncé vendredi son premier cas, un touriste américain.

En quelques semaines, les masques, désinfectants, gants ou combinaisons de protection sont devenus des denrées rares. Nombreux sont les Etats à prendre des décrets pour interdire l’exportation du matériel médical.

En France, trois hommes ont été arrêtés pour avoir tenté de vendre 40.000 masques périmés.

Le monde du sport est lui aussi affecté: le match de rugby du Tournoi des six nations Italie-Angleterre, prévu à Rome le 14 mars, a été reporté sine die. Le marathon de Paris, prévu le 5 avril, l’a été au 18 octobre.

burs-bar/phv

Des vues aériennes de sites célèbres désertés montrent l’impact du coronavirus

Des esplanades vides, une gare fantomatique et des lieux saints désertés – une série d’images satellite saisissantes révèle l’impact de l’épidémie de coronavirus sur certains des sites les plus fréquentés du monde.

Ces photos aériennes, publiées par la société américaine d’imagerie spatiale Maxar, montrent des villes normalement bondées, de La Mecque à Pékin, aujourd’hui clairsemées.

Une des images montre une poignée de fidèles tournant autour de la Kaaba, le lieu le plus sacré de l’Islam, à La mecque, un site habituellement noir de monde.

Les autorités saoudiennes ont suspendu temporairement le pèlerinage de la Omra – le petit pèlerinage -, une mesure inédite pour lutter contre le nouveau coronavirus, qui a déjà tué 3.000 personnes dans le monde.

En Iran, une image au-dessus du sanctuaire Fatima Ma’sumeh à Qom montre l’un des endroits les plus sacrés du pays sans visiteur alors que ses célèbres dômes dorés scintillent au soleil.

Les cours intérieurs et les rues adjacentes sont également désertes.

Des photos au-dessus de Wuhan, en Chine – l’épicentre de l’épidémie mondiale – montrent des dizaines de trains stationnés à la gare déserte de Dongdamen.

Dans la ville sous quarantaine et pratiquement coupée du monde depuis le 23 janvier, la gare généralement animée a été transformée en dépôt de fortune.

A Pékin, la place Tiananmen porte bien son nom de « porte de la paix céleste », avec seulement quelques dizaines de voitures en circulation et aucun piéton à l’horizon.

Coronavirus: les touristes interdits d’entrer à Bethléem

Les autorités israéliennes ont empêché vendredi l’entrée de touristes à Bethléem, principale ville touristique en Territoires palestiniens, en raison de découvertes de cas de coronavirus qui ont poussé les autorités locales à décréter un état d’urgence sanitaire.

Selon un journaliste de l’AFP sur place, une vingtaine de cars de touristes étaient bloqués au checkpoint à l’entrée de Bethléem, ville située à moins d’une dizaine de kilomètres de Jérusalem.

« Je confirme que les bus de touristes ne peuvent plus entrer à Bethléem », a déclaré à l’AFP Micky Rosenfeld, porte-parole de la police israélienne, entité qui contrôle ce point d’entrée à l’entrée de cette ville palestinienne.

« A la suite de découverte de coronavirus à Bethléem, une décision a été prise hier par le ministère israélien de la Défense en coordination avec l’Autorité palestinienne pour empêcher tout mouvement, vers et depuis, cette ville par les touristes et les habitants », a précisé ce responsable.

Sept personnes ont contracté le nouveau coronavirus en Cisjordanie, selon les autorités palestiniennes qui ont décrété jeudi l’état d’urgence de 30 jours, la fermeture de la basilique de la Nativité à Bethléem, et l’interdiction pendant deux semaines les séjours de touristes dans ce territoire occupé par Israël.

Or c’est dans le secteur de Bethléem qu’ont été identifiés les premiers cas de Covid-19 en Cisjordanie.

« Des personnes contaminées ont visité la basilique » de la Nativité, a indiqué à l’AFP le Père Asbed Balian, de l’Eglise arménienne, l’une des trois qui gèrent cette église, l’une des plus vieilles et les plus connues au monde érigée sur le lieu de naissance de Jésus selon la tradition chrétienne.

Côté israélien, 17 cas du nouveau coronavirus ont été confirmés jusqu’à présent poussant les autorités à interdire l’entrée au pays, sauf rares exceptions, aux voyageurs en provenance de nombreux pays asiatiques et européens, notamment la France et l’Allemagne.

Ces mesures d’interdiction entrent en vigueur vendredi matin menant ainsi à l’annulation de plusieurs vols à destination de l’aéroport international Ben Gourion de Tel-Aviv.

La compagnie allemande Lufthansa avait annoncé jeudi l’annulation de tous ses vols à destination d’Israël.

Vendredi matin, les vols de la compagnie israélienne El Al en provenance de Zurich, Barcelone et Berlin ont aussi été annulés, ainsi que les trois vols d’Air France en provenance de Paris, et les vols des compagnies américaines United Airlines et Delta au départ de France et d’Allemagne.

Coronavirus: des test effectués à bord d’un paquebot tenu à distance de San Francisco

Les autorités sanitaires américaines ont procédé jeudi à des tests à bord d’un navire de croisière tenu à distance des côtes de Californie pour déterminer si passagers et membres d’équipage avaient contracté le nouveau coronavirus.

Certaines personnes à bord du paquebot Grand Princess ont manifesté des symptômes grippaux compatibles avec le coronavirus alors qu’un homme âgé de 71 ans est mort du coronavirus Covid-19 après avoir voyagé sur ce navire durant une récente croisière au Mexique.

Quelque 62 touristes étaient demeurés à bord pour se rendre à Hawaï après cette croisière au Mexique et s’y trouvaient toujours jeudi.

Le Grand Princess devait initialement accoster mercredi à San Francisco mais les autorités s’y sont opposées et le paquebot faisait jeudi après-midi des ronds dans l’eau à une centaine de kilomètres au large de la côte.

Le navire, de retour de Hawaï, a écourté son voyage car certains parmi des touristes (2.383 au total) et membres d’équipage (1.100) ont commencé à manifester des signes d’infection.

L’une des passagères, contactée par l’AFP, a assuré qu’il n’y avait pas de signe de panique à bord.

« J’ai toujours du mal à comprendre pourquoi les médias en font toute une histoire », déclare Carolyn Wright, 63 ans, photographe professionnelle vivant dans l’Etat du Nouveau-Mexique. « Il y a eu deux cas (de coronavirus) sur la croisière précédente et ils font comme si tout le monde à bord avait la peste », s’agace-t-elle.

Jeudi midi, les passagers qui circulaient jusque-là librement, à moins d’avoir été présent sur cette précédente croisière, ont reçu pour instruction de rester dans leurs cabines.

« Je pense que ça ne sert plus à rien. Je ne suis pas vraiment inquiète. Si vous regardez les statistiques, le risque est plutôt faible », estime Mme Wright, qui communique avec l’AFP par SMS.

Pour l’instant, les passagers ne se plaignent pas « même si ça pourrait changer au cas où on reste coincés dans nos cabines pendant trop longtemps ». « La grande majorité des gens sur le navire ont plus de 60 ans, jusqu’à 90, et la plupart ont l’habitude des croisières », souligne-t-elle.

– Où et quand accoster ? –

Les autorités sanitaires n’étaient pas en mesure jeudi de dire quand et où le Grand Princess serait en mesure d’accoster.

Selon Mary Ellen Carroll, responsable des situation de crise pour la ville de San Francisco, 35 personnes ont manifesté des symptômes grippaux durant la croisière et pour certaines sont déjà rétablies.

Avec les autorités californiennes et les Centres de détection et de prévention des maladies (CDC), « nous nous employons à déterminer si le Covid-19 est présent à bord du navire », a-t-elle expliqué lors d’une conférence de presse.

Dans un communiqué mercredi, l’armateur du paquebot avait indiqué que près d’une centaine de personnes (passagers et équipage) ont été « identifiées comme devant être testées », sans plus de précision.

Le navire appartient à la compagnie Princess Cruises, qui possède également le Diamond Princess, placé en quarantaine en février au Japon et où plus de 700 contaminations ont finalement été recensées, dont six mortelles.

C’est grâce à un hélicoptère et des sauveteurs de la Garde nationale californienne que des kits de dépistage ont été acheminés jeudi sur le paquebot. Les tests seront ensuite expédiés à terre pour être analysés.

D’après Carolyn Wright, on a annoncé aux passagers que les résultats seraient communiqués vendredi matin.

Lorsque les résultats seront connus, les CDC et les autorités californiennes pourront déterminer le meilleur endroit possible pour faire accoster le Grand Princess, à San Francisco ou ailleurs, a souligné Mme Carroll.

« L’endroit doit permettre d’assurer la sécurité des populations voisines ainsi que celle des passagers et de l’équipage », a-t-elle dit.

Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a déclaré mercredi l’état d’urgence après l’annonce du décès du passager qui se trouvait à bord du paquebot, survenu près de Sacramento et le premier lié au Covid-19 en Californie.

Jeudi, le bilan du nouveau coronavirus sur le sol américain s’établissait à douze morts au total, dont onze dans l’Etat de Washington (nord-ouest), pour la plupart des personnes âgées ou dans un état de santé fragile.

Coronavirus: le système de santé américain mal préparé, s’inquiète un syndicat

Le principal syndicat infirmier des Etats-Unis a dénoncé jeudi l’état d’impréparation de nombreux hôpitaux et cliniques face à l’épidémie de coronavirus Covid-19, s’inquiétant notamment du manque d’équipement et d’information pour les professionnels de santé.

« Actuellement, dans de nombreux hôpitaux et cliniques, les infirmiers n’ont pas l’équipement de protection personnel (PPE) nécessaire ni la formation requise » pour les utiliser correctement, a déploré Bonnie Castillo, directrice du syndicat NNU, qui revendique 150.000 adhérents, lors d’une conférence de presse.

Une enquête nationale a été lancée dès le 1er février par le NNU, à laquelle plus de 6.500 infirmiers ont répondu à ce jour. « Les résultats sont vraiment troublants, ils montrent qu’une grande partie des hôpitaux dans notre pays ne sont pas prêts à gérer le Covid-19 de manière sûre », a averti Jane Thomason, spécialiste de l’hygiène pour le syndicat.

Selon elle, « seuls 29% des répondants disent qu’un plan est en place pour isoler les patients présentant une possible infection au nouveau coronavirus. 23% disent qu’ils ne savent même pas si un plan est en place ou non ».

D’après l’enquête, toujours en cours actuellement, plus d’un tiers des soignants n’auraient pas accès à des masques de protection et plus de la moitié disent ne pas avoir reçu la moindre information sur le coronavirus de la part de leur employeur, poursuit l’experte.

« A ce jour, plus de 80 de nos membres ont été placés en quarantaine. Ce n’est pas une stratégie payante de laisser les infirmiers et autres personnels soignants sans protection », a insisté Mme Castillo.

Le syndicat a en outre critiqué la gestion de l’épidémie qui s’annonce sur le sol américain par les autorités fédérales, tardive et pas assez rigoureuse à ses yeux.

« Actuellement, nous réagissons à la situation alors que nous aurions pu prendre les devants il y a des mois », a affirmé Mme Thomason.

« Nous avons entendu ce matin que les CDC (Centres de détection et de prévention des maladies) abaissaient leurs critères, en recommandant le port de masques chirurgicaux plutôt que des respirateurs pour les infirmiers soignant des patients atteints du Covid-19. Le NNU est opposé à ces modifications, nous disposons de nombreuses preuves scientifiques montrant que c’est une mauvaise décision », a ajouté l’experte, citant le retour d’expérience du coronavirus SRAS.

« Ce n’est pas le moment d’assouplir les critères », a-t-elle conclu, indiquant que le syndicat avait écrit au gouvernement, aux parlementaires et aux CDC, pour leur demander de renforcer au contraire les mesures de protection contre le coronavirus.

Un premier cas de coronavirus confirmé en Afrique du Sud

L’Afrique du Sud a annoncé jeudi avoir identifié un premier cas du nouveau coronavirus sur son territoire, un homme de 38 ans qui a récemment séjourné en Italie.

Cet homme et son épouse faisaient partie d’un groupe de dix personnes qui est rentré en Afrique du Sud dimanche, a précisé le ministre de la Santé Zweli Mkhize.

A son arrivée sur le territoire sud-africain, cet individu, dont la nationalité n’a pas été précisée, ne présentait pas de symptômes, selon le ministre. Mais mardi, il a consulté un médecin généraliste dans la province du KwaZulu-Natal (nord-est) à cause de fièvre, maux de tête, maux de gorge et toux.

Les tests ont révélé qu’il était porteur du nouveau coronavirus. Il s’agit du premier cas connu en Afrique australe. Après le Nigeria et le Sénégal, le pays est le troisième en Afrique subsaharienne à enregistrer un cas sur son sol.

Actuellement hospitalisé, « le patient est à l’isolement depuis le 3 mars », a ajouté le ministre en précisant que son médecin l’était également.

« Nous ne sommes qu’au début de tout ça », a prévenu le président Cyril Ramaphosa, appelant cependant la population à « ne pas paniquer ».

« Cela va se transformer en crise nationale et nous avons besoin de continuer d’informer la population. Cela va avoir un énorme impact sur de nombreuses choses », notamment les transports et l’économie qui est « dans une situation très précaire », a-t-il ajouté devant la presse.

L’Afrique du Sud, première puissance industrielle du continent, vient de replonger dans la récession, la deuxième depuis 2018.

Le pays doit évacuer dans les prochains jours quelque 180 de ses ressortissants de la ville chinoise de Wuhan, l’épicentre de l’épidémie de coronavirus.

Aucun d’entre eux n’a été officiellement contaminé mais ils seront placés en quarantaine pendant trois semaines à leur arrivée en Afrique du Sud, selon les autorités.

Avant l’annonce de ce premier cas local, seuls deux citoyens sud-africains, membres d’équipage du navire de croisière placés en quarantaine au Japon, ont été contaminés par le coronavirus, selon Pretoria. Ils sont désormais considérés comme guéris et doivent rentrer prochainement en Afrique du Sud.

A l’échelle mondiale, près de 100.000 cas connus ou avérés de nouveau coronavirus ont été enregistrés depuis le début de l’épidémie, dont 3.300 décès, dans plus de 80 pays et territoires, selon un décompte de l’AFP.

Les principaux pays touchés sont la Chine continentale, la Corée du Sud, l’Italie et l’Iran.

Coronavirus : Un premier cas détecté en Afrique du Sud

Annoncé ce jeudi dans un communiqué, l’Afrique du Sud fais son entrée parmi les pays touchés par le Coronavirus en Afrique. En effet, le Covid-19 se serait infiltré par le biais d’un homme de 38 ans ayant séjourné récemment en Italie.

Selon le ministre de la santé sud-africain, Zweli Mkhize, cet homme  faisait partie d’un groupe de dix personnes revenue diamnche.

Par ailleurs, ce dernier aurait consulté un médecin généraliste dans la province sud-africaine du KwaZulu-Natal.  A priori, il souffrait  de maux de tête, maux de gorge et de toux.

Cependant, le patient et son médecin ont été mis à l’isolement depuis le 03 mars, a affirmé Zweli Mkhize.

Rappelons que, l’Afrique du Sud devient le cinquième pays en Afrique, après le Sénégal, le Nigéria, l’Egypte et l’Algérie, infecté par le Coronavirus.

Coronavirus : Report de L’Africa CEO Forum d’Abidjan

Le président du Forum, l’Africa CEO Forum, Amir Ben Yahmed a annoncé le report du grand rendez-vous des décideurs politiques et économiques. Prévue à Abidjan les 9 et 10 mars 2020, ce forum économique a été repoussé à une date ultérieure.

Pour Amir Ben Yahmed, la prise d’une telle décision provient des préoccupations exprimées au risque de propagation du coronavirus.

En effet, selon le dossier de presse de l’Africa CEO Forum « AFRICA CEO FORUM mobilise chaque année 1800 chefs d’entreprises, investisseurs, décideurs politiques et 145 journalistes venus de plus de 70 pays, africains et internationaux, pour mettre en lumière les axes de développement du continent et de ses entreprises ». Un nombre assez élevé à prendre en considération face à cette menace du Covid-19.

« Nous restons tous mobilisés ces prochains jours, pour assurer la reprogrammation du Africa CEO Forum dans les meilleurs délais et réussir une 8ème édition à la hauteur des attentes de tous », a indiqué le directeur général du Groupe Jeune Afrique.

Cependant, il a assuré que l’équipe d’organisation et lui seront à la disponibilité des invités pour d’amples informations. En outre, il a remercié toutes ces personnes qui se sont mobilisés ce forum.

Rappelons que le mercredi, le continent africain comptait des cas confirmé au Nigeria, en Egypte, en Algérie et au Sénégal. A cet effet, aucun décès n’a été annoncé. Quant Au Nigeria comme au Sénégal, les personnes infectées sont des Européens qui arrivaient de séjours en Europe.

 

Nouveau coronavirus: l’Irak a déploré ses trois premiers morts en une journée

L’Irak a enregistré trois morts du nouveau coronavirus sur la seule journée de mercredi, les premiers décès enregistrés dans ce pays voisin de l’Iran, où l’épidémie a officiellement tué près de 100 personnes.

Bagdad a annoncé 35 cas de contamination au fil des jours. Mais, mercredi, l’épidémie de Covid-19 a tué pour la première fois dans ce pays de 40 millions d’habitants en pénurie chronique de médecins, de médicaments et d’hôpitaux.

En fin de journée, le ministère de la Santé a annoncé coup sur coup deux décès dans la capitale Bagdad: une personne qui souffrait de « déficiences immunitaires », puis un autre, « âgée de 65 ans et souffrant de diverses pathologies ».

Quelques heures plus tôt, un imam de 70 ans était mort à Souleimaniyeh (nord-est), au Kurdistan autonome, selon le porte-parole de la direction de la Santé de la province du même nom, le docteur Iyad al-Naqchabandi.

Cet imam, qui souffrait de problèmes cardiaques et respiratoires, avait été placé en quarantaine pour avoir contracté le virus, selon des sources médicales.

Les autorités religieuses de Souleimaniyeh ont interdit jusqu’à nouvel ordre les prières collectives, dont celle du vendredi. Le gouverneur de la ville, Haval Abou Bakr, a annoncé l’interdiction de tout rassemblement dans la province.

Jusque-là, la très grande majorité des Irakiens contaminés ont séjourné en Iran, mais dans le cas des trois morts de mercredi, les responsables n’ont pas précisé si cela était le cas.

L’Irak redoute particulièrement une épidémie dans les lieux saints chiites, où des pèlerinages réunissent des millions de fidèles venus notamment d’Iran.

Alors que les deux voisins entretiennent de très étroits liens économiques, commerciaux, politiques et religieux, l’Irak a fermé depuis le mois dernier sa frontière avec l’Iran, ainsi qu’avec le Koweït.

Plusieurs mausolées fréquentés chaque année par des millions de pèlerins chiites ont aussi fermé leurs portes, tout comme les écoles, universités, cinémas et autres lieux publics –jusqu’à la fin de la semaine.

Les voyages en Iran sont déjà interdits, de même que désormais vers huit autres Etats –dont la Chine, le Koweït, le Bahreïn ou l’Italie par exemple.

Chaque année, des millions d’Irakiens se rendent en Iran pour du tourisme ou se faire soigner dans les hôpitaux de la République islamique, tant le système de santé irakien est indigent –le pays compte, selon l’OMS, moins de 10 médecins pour 10.000 habitants.

Sur les réseaux sociaux la polémique ne cesse d’enfler avec de nombreux Irakiens partageant des récits d’hôpitaux ayant refusé de prendre en charge des patients disant présenter des symptômes similaires à ceux du nouveau coronavirus.

Coronavirus: alerte aux fake news, trois arrestations au Maroc

Les autorités marocaines ont lancé mercredi un appel à la vigilance face à la multiplication des « fake news » concernant l’épidémie de nouveau coronavirus, avec au moins trois arrestations de mauvais plaisantins ces derniers jours.

« Certains comptes sur des réseaux sociaux et des applications de messagerie instantanée (…) procèdent à la publication d’informations mensongères et erronées attribuées à des institutions officielles » pour annoncer des mesures sanitaires préventives, selon un communiqué publié mercredi par le ministère marocain de l’Intérieur.

Mardi, le ministère marocain de l’Education a dénoncé avec vigueur « une photo truquée » circulant sur les réseaux sociaux pour annoncer la fermeture de toutes les écoles du pays à partir de mercredi.

Le même jour, le quotidien l »Economiste » a démenti une « fausse information » circulant avec son logo officiel sur les réseaux sociaux concernant un « nouveau foyer » dans une banlieue de Casablanca.

« Toutes les dispositions légales seront prises (…) en vue d’identifier les personnes impliquées dans la publication de ces allégations et mensonges », prévient le communiqué de l’Intérieur.

Deux personnes qui tournaient des vidéos canulars dans la rue en annonçant à des passants avoir été contaminés à l’étranger « pour voir leurs réactions » ont ainsi été arrêtées à Marrakech (centre), selon un message publié mardi sur le compte twitter de la sûreté nationale (DGSN).

La DGSN avait déjà annoncé la semaine dernière l’interpellation d’un habitant de Tetouan (nord) qui avait annoncé dans une vidéo « enregistrer des morts liés au virus ».

Le royaume a fait état lundi d’un premier cas confirmé de contamination au Covid-19 concernant un Marocain en provenance d’Italie, placé en isolement dans un hôpital de Casablanca.

Depuis, plusieurs manifestations publiques comme le salon annuel de l’agriculture ou un Grand prix de judo, ont été annulées par précaution.

Les rumeurs les plus folles et conseils préventifs les plus insolites ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux marocains après l’annonce d’un premier cas déclaré en Algérie voisine, le 25 février dernier.

Les urgences italiennes à l’heure du coronavirus

Devant les urgences de l’hôpital de Crémone, dans le nord de l’Italie, une grande tente bleue est dressée: c’est là que sont « triés » les patients, ceux potentiellement infectés par le nouveau coronavirus et les autres.

A l’intérieur, longues blouses bleues, masques filtrants FFP2 sur le nez, mains couvertes de gants en plastique et couvre-chefs sur la tête, deux membres du personnel accueillent les malades.

Arrivent ici a priori des patients présentant des symptômes respiratoires ou grippaux légers: mal de gorge, petite toux ou fièvre légère.

« Mais s’ils devaient présenter une fièvre plus élevée, au-dessus de 38 degrés, et des troubles respiratoires de dyspnée, difficultés à respirer, de tachypnée, fréquence respiratoire supérieure à 20 cycles par minute, alors ils sont emmenés immédiatement dans une zone +urgence+ des urgences » en suivant la ligne rouge au sol, explique à l’AFP Antonio Cuzzoli, médecin-chef des urgences de l’hôpital.

La ligne rouge est aussi celle qu’empruntent les ambulances arrivant avec des patients ayant appelé les secours et présentant des symptômes importants.

La crise sanitaire a commencé dans le nord de l’Italie le 21 février, et dès le 22 au matin, l’hôpital de Crémone avait installé cette tente avec la Protection civile.

Selon cet organisme étatique, entre 330 et 350 tentes ont été mises en place devant les hôpitaux de la péninsule.

– « Très fatigué » –

L’Italie est le troisième pays le plus touché au monde par l’épidémie, après la Chine et la Corée du Sud: 79 personnes contaminées sont mortes en Italie qui compte 2.502 cas, selon un décompte publié mardi.

Crémone est située en Lombardie, l’une des trois régions les plus touchées avec l’Emilie-Romagne et la Vénétie, toutes dans le Nord.

Dans la tente, « nous effectuons un relevé des paramètres: température corporelle, check-list pour savoir depuis quand le patient a des symptômes et ce qu’il présente exactement » comme problèmes, précise le Dr Cuzzoli, en soulignant que le patient doit dès son arrivée endosser un masque chirurgical pour empêcher la diffusion des germes.

« Cela fait maintenant 13 jours que nous sommes organisés (à l’intérieur des urgences) avec des zones de soins différenciées: une zone pour les patients Covid-19, et une zone pour les AVC, infarctus du myocarde, insuffisances respiratoires pas liées au Covid, et les traumatismes », précise-t-il.

La mobilisation du personnel est constante.

« Le personnel est très fatigué. Par ailleurs, un agent est en quarantaine parce qu’il a été testé positif et quelqu’un est aussi malade. Mais nous résistons, le système résiste, parce que le système italien et le système lombard est un système fort, un système qui met en réseau les hôpitaux, qui assure une garantie de réponse et qui tient malgré les difficultés », note le Dr Cuzzoli.

L’épidémie est d’une ampleur pourtant jamais vue.

– « Pilule amère » –

« En 42 ans de métier comme spécialiste des infections, il ne m’est jamais arrivé de devoir affronter quelque chose qui nous a contraints à revoir l’organisation des services médicaux, à occuper un nombre extrêmement élevé de lits en soins intensifs et à gérer, en situation d’urgence absolue, une problématique à la portée absolument inhabituelle », souligne de son côté le professeur Massimo Galli, responsable du département universitaire des maladies infectieuses de l’hôpital Sacco à Milan.

Une stricte quarantaine a été décidée il y a une dizaines de jours pour 11 villes du nord de l’Italie, où tous les lieux publics (églises, bars, bibliothèques, écoles, musées, mairies) sont fermés.

Par ailleurs, les écoles, églises et salles de sports ont également fermé leurs portes en Lombardie, Vénétie et Emilie-Romagne où plusieurs grands salons professionnels ont été reportés.

« La première phase de contention de la contagiosité a été affrontée de manière forte », note le Dr Cuzzoli.

Le professeur Galli reconnaît qu’il s’agit d’une « pilule amère à avaler » pour les populations concernées, mais « un choix obligé » car « il était important de chercher à limiter une diffusion ultérieure de l’infection ».

Mais les craintes d’une éventuelle crise hospitalière commencent à émerger.

« Si le nombre de patients augmente il est inévitable qu’on va vers une crise, c’est la préoccupation de toutes les régions », a reconnu mercredi le gouverneur de Vénétie Luca Zaia.

Coronavirus: le masque, objet de toutes les convoitises

Volés dans les hôpitaux, réclamés par les médecins, réquisitionnés par Emmanuel Macron: les masques de protection sont au centre de toutes les attentions au moment où l’épidémie provoquée par le nouveau coronavirus s’intensifie en France.

Au moins 8.300 masques ont été volés dans des établissements de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). A Marseille, on en a dérobé 2.000 à l’hôpital de la Conception.

Au niveau mondial, l’OMS a alerté sur le « rapide épuisement » des équipements de protection.

Pour éviter une pénurie en France, l’Etat réquisitionnera « tous les stocks et la production de masques de protection » pour les distribuer aux soignants et aux personnes atteintes du coronavirus, a annoncé mardi le président Emmanuel Macron.

Ces deux catégories sont concernées par le port du masque, et pas le grand public, martèlent les autorités depuis le début de la crise.

Pourtant, aux yeux du grand public, l’objet symbolise plus que tout autre cette crise sanitaire, à travers les images de presse ou les photos rigolardes sur internet, avec par exemple des soutiens-gorges utilisés comme masques.

Il existe deux types de masques. Les premiers, les masques chirurgicaux, sont ceux qu’un malade doit porter pour éviter de contaminer d’autres personnes.

Les autres, dits FFP2 (en forme de bec de canard), sont plus perfectionnés. Ils ont un système de filtrage et sont étanches quand on les place sur le visage, pour offrir un plus haut niveau de protection.

Devant les inquiétudes des médecins de ville (hors hôpital), le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé mardi qu’à ce stade 15 millions de masques chirurgicaux avaient été prélevés sur le stock de l’Etat à leur intention, ainsi que pour les Ehpad. Ils pourront les retirer dans les pharmacies. Quinze à vingt millions d’autres devraient suivre, également issus des quelque 145 millions en stock.

Mais ces derniers jours, des syndicats de médecins libéraux ont réclamé que des masques FFP2 soient fournis d’urgence à ces soignants. Ils font valoir que les masques chirurgicaux ne suffisent pas à protéger les médecins.

– La question des stocks –

Dans un décret publié mercredi au Journal officiel, l’Elysée précise que seront réquisitionnés jusqu’au 31 mai, les masques FFP2 détenus par « toute personne morale de droit public ou de droit privé » et les masques anti-projections en possession des entreprises qui les fabriquent ou les distribuent.

Devant l’Assemblée nationale mardi, M. Véran a souligné que la France disposait « de quatre grandes entreprises (…) qui fabriquent ces masques, auxquelles nous avons passé les commandes publiques les plus massives qui soient » et à qui il a été demandé de « fonctionner jour et nuit, H24, 7 jours sur 7, de manière à fournir le maximum de masques possible », a-t-il dit.

Précision importante: il a indiqué que l’Etat ne disposait pas de stocks de masques FFP2.

Une situation qui remonte selon lui à 2011: après l’épidémie de grippe A/H1N1 de 2009-2010, pour laquelle la réponse de l’Etat s’était révélée surdimensionnée, il avait été décidé que « la France n’avait pas à faire de stocks d’Etat de ces fameux masques FFP2 ».

« Ce qui n’a peut-être pas été anticipé en 2011, et c’est sans aucune polémique, c’est que parfois des crises sanitaires peuvent entraîner des crises industrielles », a avancé M. Véran.

En 2011, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le ministre en charge de la Santé était Xavier Bertrand.

Quant à l’efficacité des différents masques, le N.2 du ministère, Jérôme Salomon, a voulu « rassurer les professionnels de santé ».

« Il y a une équivalence stricte des masques chirurgicaux avec les masques FFP2 pour les virus transmis par voie gouttelettes » (c’est-à-dire par les postillons des malades comme c’est le cas du nouveau coronavirus), a-t-il assuré mardi soir, en conférence de presse.

Il s’est appuyé pour cela sur une étude publiée en septembre dans la revue médicale américaine Jama, qui comparait les protections offertes par les deux types de masques contre la grippe.

Le « masque chirurgical, surtout s’il est associé au port du masque par le malade, protège efficacement » les professionnels de santé, a-t-il ajouté.

Selon M. Salomon, les masques FFP2 sont avant tout préconisés pour « les personnels soignants qui pratiquent des soins très particuliers », c’est-à-dire ceux qui prennent les malades en charge de façon rapprochée à l’hôpital.

Masques ou lunettes, les pays défendent leur arsenal face au virus

De la Russie à l’Indonésie, les Etats tentent d’assurer leur approvisionnement en masques de protection contre le coronavirus, alors que razzias, accaparements et même vols se multiplient.

Masques, mais aussi gants, lunettes, désinfectants et combinaisons intégrales: chaque pays tente de constituer son arsenal de résistance à l’épidémie face à des consommateurs affolés.

En Indonésie, la police a saisi pas moins de 600.000 masques dans un entrepôt de la région de Jakarta, alors que l’annonce lundi de deux premiers cas de contamination dans l’archipel a provoqué une ruée sur cet objet symbole de l’épidémie.

« Le prix des masques flambe et il y a des pénuries, très probablement parce que des accapareurs tentent de se faire de l’argent sur le dos des gens », a commenté pour l’AFP le porte-parole de la police de Jakarta, Yusri Yunus.

Au moins 500 personnes faisaient la queue mercredi devant un supermarché de Séoul pour tenter de mettre la main sur le précieux équipement médical devenu rare, au point que le président Moon Jae-in a dû présenter des excuses pour la pénurie.

La Corée du Sud, pays le plus touché par l’épidémie après la Chine, produit 10 millions de masques par jour, chiffre à mettre en rapport avec une population de 50 millions d’habitants.

Le gouvernement a réquisitionné la moitié de la production pour les bureaux de poste, les pharmacies et une coopérative agricole qui les vendent à prix fixe, avec une limite de cinq unités par personne.

Le pays asiatique n’est pas seul à être menacé par la pénurie.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a alerté mardi quant au « rapide épuisement » des stocks d’équipements de protection. Son directeur, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a réclamé une hausse de 40% de la production.

– Des couches aux masques –

L’OMS estime que chaque mois 89 millions de masques médicaux seront nécessaires dans le monde, ainsi que 76 millions de paires de gants et 1,6 million de lunettes de protection.

« L’OMS a expédié près d’un demi-million d’équipements de protection individuelle dans 27 pays, mais les stocks s’épuisent rapidement », a déclaré le patron de l’OMS, dénonçant « la hausse de la demande, l’accumulation et la mauvaise utilisation » de ces produits.

Or, « nous ne pourrons pas stopper le Covid-19 si nous ne protégeons pas nos travailleurs médicaux », a-t-il prévenu.

En Chine, où l’épidémie a pris naissance en décembre et fait depuis 2.981 décès, le manque initial d’équipements de protection a entraîné la contamination de milliers de médecins et infirmières et une dizaine de morts.

Le pays a converti des lignes de production de manteaux, de couches et mêmes de téléphones portables en chaînes de fabrication de masques ou de combinaisons intégrales.

En France le président Emmanuel Macron a annoncé mardi que l’Etat réquisitionnait « tous les stocks et la production de masques de protection » pour les fournir aux soignants et aux personnes atteintes du coronavirus. Plus de 8.000 masques ont été volés dans des hôpitaux parisiens et 2.000 à Marseille.

L’Allemagne et la Russie ont interdit mercredi l’exportation de matériel médical de protection.

L’Italie qui n’en produit pas, va recevoir 800.000 masques d’Afrique du Sud en deux jours mais elle a besoin d’une dizaine de millions d’autres pour faire face, a indiqué Luigi D’Angelo, responsable du bureau des urgences à la Protection civile.

Les hôpitaux disposaient déjà de réserves mais l’expansion de l’épidémie a mis le système sous tension, a-t-il expliqué à l’AFP.

En Chine, un haut responsable du ministère de l’Industrie a déclaré mercredi que les usines étaient désormais encouragées à produire aussi pour l’exportation, alors que la production excède désormais les besoins du Hubei, la province à l’épicentre de l’épidémie.

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Le coronavirus en France: 4 morts, plus de 200 cas, 5 foyers

Quatre personnes porteuses du nouveau coronavirus sont décédées pour le moment en France, où ont été identifiés à ce jour 212 cas confirmés répartis majoritairement autour de quelques foyers, dont le principal dans l’Oise.

– Quatre morts –

+ Après plusieurs jours en réanimation à l’hôpital Bichat à Paris, un touriste chinois de 81 ans est mort le 14 février. Son décès a été le tout premier officiellement enregistré en Europe.

Arrivé en France le 23 janvier, cet homme originaire de la province de Hubei avait, dans un premier temps, consulté les urgences sans être repéré comme un cas suspect car il ne correspondait pas aux critères. Il avait de la fièvre mais ni toux ni signe respiratoire et ne venait pas de Wuhan, épicentre de l’épidémie, mais d’une ville située à 400 km au nord. Il a ensuite développé des problèmes respiratoires qui ont motivé un changement de son classement et le test s’est révélé positif le 28 janvier.

+ Un enseignant de 60 ans d’un collège de Crépy-en-Valois dans l’Oise est décédé dans la nuit du 25 au 26 février à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris. Il était alors le premier Français décédé en lien avec le nouveau coronavirus. Il n’avait pas voyagé dans une zone touchée par le virus.

+ La troisième victime est une femme de 89 ans dont le décès a été annoncé le 2 mars. Elle a été « testée en post-mortem à l’hôpital de Compiègne »,et « avait d’autres pathologies », selon le directeur général de la Santé Jérôme Salomon. Elle était aussi originaire de l’Oise (de Crépy-en-Valois).

+ Un homme de 92 ans, qui faisait partie du regroupement de cas du Morbihan est décédé mardi 3 mars à l’hôpital de Vannes.

– Cinq regroupements de cas –

Selon Santé Publique France, 12 régions françaises comptent au moins un cas (11 en métropole + la Guadeloupe), mais la situation est très contrastée.

Les zones où circule le virus, dans lesquelles la « chaîne de transmission » est connue pour « 3 cas sur 4 », « sont bien identifiées », a souligné mardi le Pr Salomon.

+ L’Oise est le département le plus touché, avec au moins 91 cas confirmés, dont deux des quatre décédés. Les rassemblements sont interdits sur tout le département. Selon les autorités, les investigations sont toujours en cours pour déterminer l’origine de la contamination.

Neuf communes « cluster » sont visées par des mesures de restrictions, notamment la fermeture des établissements scolaires: Crépy-en-Valois, Vaumoise, Lamorlaye, Lagny-le-Sec, Creil, Montataire, Villers-Saint-Paul, Nogent-sur-Oise et la Croix-Saint-Ouen.

+ La commune de La Balme-de-Sillingy en Haute-Savoie a désormais dépassé les 20 cas confirmés. Sur les premiers cas annoncés dans cette commune, un homme revenait d’un déplacement en Lombardie, un des foyers de l’épidémie en Italie.

+ Dans le Morbihan, 13 cas ont pour l’instant été confirmés et un de ces patients est décédé. Trois communes sont particulièrement touchées: Crac’h, Auray et Carnac.

+ Le dernier foyer identifié mardi regroupe dix cas, parmi des personnes ayant participé en février à un rassemblement organisé par une église évangélique à Mulhouse.

+ D’autre part, onze cas ont été confirmés parmi les participants à un voyage touristique en Egypte début février.

– Hospitalisations –

Selon le Pr Salomon, la « quasi totalité » des patients contaminés sont hospitalisés, mais pas nécessairement dans le département où ils vivent.

Dix d’entre eux sont dans un état grave en réanimation, mais la plupart des autres patients sont hospitalisés simplement pour isolement, et cette situation pourrait changer si l’épidémie continue à se propager.

« 80% des cas sont bénins, il n’y a pas beaucoup de sens, si dans les prochains jours il y a beaucoup de cas, à ce que les cas soient systématiquement hospitalisés alors qu’ils ont des symptômes très mineurs », a indiqué mardi le Pr Salomon. « Ils pourraient parfaitement bénéficier d’un maintien à domicile ».

Dans cette optique, il va falloir organiser le travail « entre l’hôpital et la médecine de ville » pour identifier les patients qui « vont assez bien » pour rester chez eux et ceux qui doivent « bénéficier d’une hospitalisation (personnes fragiles, âgées ou à risques particuliers) », a-t-il ajouté, précisant que cette organisation serait « déclinée selon les spécificités des territoires ».

– Douze guérisons –

Douze personnes contaminées avant la brusque accélération de l’épidémie la semaine dernière sont guéries.

Il s’agit de la fille de 50 ans du touriste chinois décédé et d’un couple de trentenaires chinois qui avaient fait partie des premiers cas annoncés le 24 janvier. Mi-février, un homme d’origine chinoise de 48 ans, passé par Wuhan, a pu sortir à son tour après 22 jours d’hospitalisation à Bordeaux.

A Paris, un médecin libéral, contaminé par un patient chinois reparti ensuite pour Taïwan, où il a déclaré la maladie, a pu quitter l’hôpital guéri, tout comme une franco-chinoise de 33 ans revenue de Chine le 7 février.

Six Britanniques, dont un enfant, avaient été contaminés par un compatriote de retour de Singapour qu’ils avaient côtoyé dans un chalet des Contamines-Montjoie (Haute-Savoie) où il avait séjourné quelques jours fin janvier avant de repartir dans son pays. Ils sont tous ressortis de l’hôpital.

La saison inaugurale de Ligue africaine de basket reportée à cause du coronarovirus

La saison inaugurale de la Ligue africaine de basket (BAL), qui devait débuter le 13 mars à Dakar, a été reportée à une date ultérieure en raison de la propagation du coronarovirus, a annoncé mardi la NBA, partenaire de cette nouvelle compétition.

« Suite à la recommandation du gouvernement sénégalais, concernant l’escalade des problèmes de santé liés au coronavirus, la saison inaugurale de la BAL est reportée », a indiqué son président, Amadou Gallo Fall, cité dans le communiqué de la NBA.

« Je suis déçu que nous ne soyons pas en mesure de donner le coup d’envoi de cette ligue historique comme prévu, mais nous nous réjouissons du lancement très attendu de la BAL à une date ultérieure », a-t-il ajouté, sans donner plus de précision.

Cette annonce intervient au lendemain de la confirmation par le Sénégal de son premier cas d’infection au nouveau coronavirus. L’Egypte, le Maroc et le Nigeria ont également enregistré leurs premiers cas ces derniers jours.

La saison régulière de la Ligue africaine de basket, qui bénéficie du concours de la Fédération internationale de basket (FIBA) et de la NBA, doit se dérouler, outre au Sénégal, également en Egypte, au Maroc, au Nigeria, mais également en Angola et en Tunisie. Le Rwanda accueillera les play-offs et les finales.

Douze clubs sont engagés: Zamalek (Egypte), l’Association Sportive de Salé (Maroc), Rivers Hoopers Basketball Club (Nigeria), l’Association Sportive des Douanes (Sénégal), le Clube Atlético Petroleos de Luanda (Angola), le Groupement Sportif des Pétroliers (Algérie), le club Forces Armées et Police Basketball (Cameroun), le club Gendarmerie Nationale Basketball Club (Madagascar), l’Association Sportive de la Police Nationale (Mali), Ferroviario de Maputo (Mozambique), l’Union Sportive Monastirienne (Tunisie) et les Patriots de Kigali (Rwanda).