news




Affaire « repos » : la Ligue ivoirienne des droits des femmes appelle au retrait des publications sexistes

Un appel à la responsabilité est lancé aux entreprises, marques, institutions publiques, communautés ecclésiastiques et personnalités publiques qui reprennent sur…

Un appel à la responsabilité est lancé aux entreprises, marques, institutions publiques, communautés ecclésiastiques et personnalités publiques qui reprennent sur leurs réseaux sociaux une tendance considérée comme sexiste. À travers ce message, ses auteurs dénoncent des contenus qui, sous couvert d’humour et de recherche d’engagement, banaliseraient des représentations liées à la sexualité et au consentement.

Le message est sans équivoque : « Et non, ce n’est pas “juste une blague”. » Selon ses auteurs, certaines expressions véhiculées par cette tendance installent l’idée qu’une dépense, une invitation ou un cadeau pourrait créer une forme de « dette sexuelle », allant jusqu’à laisser entendre qu’accepter une invitation impliquerait nécessairement une relation sexuelle en retour.

LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ



Quand l’humour banalise la culture du viol

Pour les auteurs de l’appel, le problème dépasse le simple registre de l’humour. Ils estiment que ce type de discours participe à la construction de la culture du viol, non seulement à travers le passage à l’acte, mais aussi par des représentations qui rendent le refus des femmes négociable, suspect ou illégitime. Les auteurs de l’appel mettent directement en cause les organisations et personnalités qui reprennent ces contenus pour gagner en visibilité.

« Vous ne faites pas que suivre une trend. Vous alimentez la culture du viol », dénoncent-ils.

Le message refuse notamment de considérer comme anodine une tendance qui banaliserait l’idée qu’une femme pourrait « devoir son corps » à un homme au motif que celui-ci aurait payé son repas. Une mise au point est également faite sur la notion de consentement : « Une invitation n’est jamais un consentement implicite. »

L’appel intervient quelques mois après les engagements pris, le 13 juin 2026, par des ministères, des entreprises, des communautés religieuses et traditionnelles ainsi que des personnalités publiques pour lutter contre les violences basées sur le genre. Pour les auteurs du message, ces engagements doivent conserver leur portée lorsque des tendances deviennent virales sur les réseaux sociaux. La lutte contre les violences basées sur le genre ne saurait, selon eux, s’interrompre face à la popularité d’un contenu.

Ils invitent ainsi les entreprises, marques, institutions et personnalités qui participent à cette tendance à prendre le temps d’analyser leur position et leur impact dans la propagation de ces contenus.

Retirer les publications et assumer ses responsabilités

L’appel demande désormais une réaction concrète : reconnaître le problème et retirer les publications concernées. Les auteurs dénoncent notamment le paradoxe qui consisterait, pour une organisation ou une personnalité, à revendiquer une démarche éthique tout en contribuant, « pour quelques likes », à banaliser des discours qu’ils estiment susceptibles de favoriser la culture du viol.

Ils saluent toutefois la démarche de plusieurs personnes et marques qui ont déjà supprimé leurs publications après avoir pris conscience de la portée de leurs contenus.

À travers cet appel, le message adressé aux acteurs qui participent à la tendance est donc clair, la recherche d’engagement sur les réseaux sociaux ne doit pas prendre le pas sur la responsabilité et les engagements affichés dans la lutte contre les violences basées sur le genre.

La ligue
© La ligue



Suivez l'information en direct sur notre chaîne WHATSAPP

À LIRE AUSSI

À LIRE AUSSI

© DR
4 septembre 2026

Un appel à la responsabilité est lancé aux entreprises, marques, institutions publiques, communautés…

© Mamadou Sangafowa-Coulibaly
4 septembre 2026

À Aboisso, dans le Sud-Comoé, le ministre des Mines, du Pétrole et de…

© La Matin
4 septembre 2026

La lutte contre l’orpaillage illégal s’impose comme le principal sujet à la Une…