La Fédération mondiale de taekwondo (World Taekwondo – WT) ne tranchera finalement pas le litige de gouvernance qui oppose les acteurs de la Fédération Ivoirienne de Taekwondo (FITKD). Selon une source officielle, l’instance internationale a décidé de renvoyer le dossier aux institutions sportives et judiciaires compétentes en Côte d’Ivoire.
Saisie à la suite d’une enquête conduite par le Responsable Juridique de l’Union Africaine de Taekwondo, World Taekwondo a fait connaître sa position dans une décision signée par son responsable juridique, Corbin Min. L’instance estime qu’il ne lui « appartenait pas de procéder à une nouvelle analyse au fond ni de trancher les questions litigieuses » concernant la gestion interne de la fédération ivoirienne.
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Des contestations sur la gouvernance de la fédération
Le différend soumis à World Taekwondo concernait notamment la validité des décisions adoptées lors de l’Assemblée Générale de la FITKD, le respect des règlements intérieurs ainsi que la supervision financière de l’organisation. Face à ces différentes contestations, l’instance mondiale considère que le dossier relève avant tout des institutions nationales compétentes.
World Taekwondo relève ainsi que le Ministère des Sports ivoirien et le Comité National Olympique participent déjà activement au traitement du dossier. Selon l’instance mondiale, ces institutions sont « mieux placées pour traiter et, le cas échéant, statuer définitivement sur les questions relevant du droit national ».
Une décision qui ne valide ni ne rejette les accusations
Le dessaisissement de World Taekwondo ne signifie toutefois pas que l’instance mondiale prend position en faveur de l’une ou l’autre des parties. Elle précise que sa décision « ne doit pas être comprise comme une approbation ou un rejet des allégations, contre-allégations, conclusions ou positions avancées par l’une ou l’autre des parties ».
L’instance internationale se réserve néanmoins la possibilité de revenir dans le dossier si une éventuelle décision prise au niveau national venait à engager directement ses propres responsabilités.
World Taekwondo interpelle la FITKD sur l’âge des candidats
Si World Taekwondo ne souhaite pas se prononcer sur le fond du conflit, elle formule néanmoins une réserve concernant les conditions d’éligibilité à la présidence de la FITKD. L’attention de l’instance mondiale porte particulièrement sur l’exigence d’un âge minimum de 40 ans imposée aux candidats à la présidence de la fédération ivoirienne.
Cette disposition ne contrevient à aucune règle spécifique de World Taekwondo, qui n’impose pas d’âge minimum à ses associations membres. Elle apparaît toutefois « relativement restrictive » aux yeux de l’instance internationale.
World Taekwondo estime que cette restriction pourrait « limiter les opportunités pour les jeunes dirigeants et les athlètes récemment retraités de contribuer à la gouvernance du sport ». L’instance mondiale invite ainsi la FITKD à engager une réflexion sur cette disposition à l’occasion de la prochaine révision de ses statuts.
En conclusion, World Taekwondo renouvelle sa confiance aux acteurs et institutions ivoiriens afin qu’ils puissent trouver une issue à cette crise, dans « l’intérêt de la bonne gouvernance, de la stabilité et du Taekwondo ivoirien ».

