Face aux défis sécuritaires dans le nord du pays, le gouvernement ivoirien a lancé un nouveau projet destiné à renforcer la gestion des frontières. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé, a procédé au lancement officiel de cette initiative le lundi 6 juillet 2026 à Abidjan.
La cérémonie s’est déroulée en présence du chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), David Preux, et de l’ambassadeur du Japon en Côte d’Ivoire, Gomakubo Junji.
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Un financement de 660 000 dollars pour sécuriser les zones frontalières
Doté d’un financement de 660 000 dollars américains, soit près de 400 millions de FCFA, le projet sera exécuté sur une période de douze mois avec l’appui technique de l’OIM. Cette initiative vise à renforcer le contrôle des frontières, moderniser les outils de gestion migratoire et accroître la résilience des populations vivant dans les régions frontalières du nord du pays, particulièrement exposées aux risques sécuritaires liés au contexte sahélien.
Selon Vagondo Diomandé, ce programme s’inscrit dans la politique du président Alassane Ouattara, qui place la sécurisation du territoire, le renforcement de l’autorité de l’État et la modernisation de l’administration parmi les priorités du gouvernement. Le ministre a également salué le soutien du Japon et de l’OIM dans la mise en œuvre de cette stratégie.
La rencontre a aussi permis de dresser un premier bilan de la phase pilote du Système d’information et d’analyse des données sur la migration (MIDAS), déployé depuis le 1ᵉʳ avril 2026 au poste-frontière de Kalamon, à la frontière avec le Burkina Faso.
Les premières évaluations font état d’une amélioration de l’identification des voyageurs, d’un contrôle renforcé des flux migratoires, d’une détection plus efficace des documents frauduleux ainsi que d’une meilleure coordination entre les services chargés de la sécurité. Pour le chef de mission de l’OIM, David Preux, cette plateforme constitue un outil stratégique pour moderniser la gouvernance des frontières.
« La modernisation des frontières n’est pas seulement une question d’équipements, mais une question de vision : une vision où la sécurité, la mobilité, la souveraineté et le développement se renforcent mutuellement », a-t-il déclaré.
L’État ivoirien pourrait progressivement déployer le système MIDAS dans d’autres postes-frontières du pays. Déjà utilisé dans plus de 30 pays, cet outil est opérationnel sur plus de 170 points de passage frontaliers.
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L’ambassadeur du Japon, Gomakubo Junji, a rappelé que ce projet s’inscrit dans une coopération durable entre Abidjan et Tokyo face aux défis sécuritaires de la sous-région. Le programme prévoit notamment la réhabilitation de postes-frontières, l’acquisition de nouveaux équipements, la formation des agents chargés du contrôle migratoire ainsi que la réalisation d’infrastructures communautaires destinées aux populations vivant dans les zones concernées.


