Côte d’Ivoire: 329 tonnes de pesticides obsolètes détruits

Trois cent vingt-neuf tonnes de pesticides et déchets associés ont été détruits en Côte d’Ivoire, depuis 2016, à la faveur du Projet des pesticides et déchets associés financé par la Banque mondiale.

Au terme de ce projet dont la phase 1 s’est achevée, le 30 juin 2021, un atelier a été organisé pour faire la restitution des résultats et faire des perspectives, à la Primature, en présence des partenaires.

Selon M. Georges Kouadio, coordonnateur général des projets Banque mondiale, financés ou co-financés,  au sein du ministère ivoirien de l’Environnement et du développement durable, ce sont « 329 tonnes de pesticides obsolètes et déchets associés qui ont été collectés et éliminés ».

Cette collecte, dira-t-il, a eu lieu à travers le pays. En outre, pour prévenir l’utilisation des pesticides obsolètes, nuisibles à la santé et à l’environnement, quatre avant-projets de lois ont été élaborés dont une loi sur la répression aux fraudes aux pesticides.

Lorsque ce dispositif légal sera adopté par le pouvoir législatif, désormais, tout détenteur de pesticides obsolètes sera en infraction. Le texte de loi prévoit également les conditions pour la destruction de ces pesticides.

Selon M. Georges Kouadio, « les pesticides de synthèse sont encore nécessaires, mais les pesticides de synthèse chimiques doivent être utilisés selon les bonnes pratiques ». Par ailleurs,  il est conseillé d’utiliser les bio-pesticides pour augmenter le rendement agricole.

Le directeur de Cabinet du ministère de l’Environnement et du développement durable, Parfait Kouadio, s’est félicité des résultats de la phase 1 du projet, indiquant que la phase 2 consolidera les acquis de la phase 1, notamment la communication.

M. Parfait Kouadio a laissé entrevoir que le démarrage de la phase 2 pourrait s’amorcer début 2022, mais cela dépend du bouclage du financement. Le projet a été négocié par le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara auprès de la Banque mondiale.

Covid-19: 87% des PME ivoiriennes optimistes pour leur croissance

En Côte d’Ivoire, 87% des PME affiche un optimisme quant à leur croissance future en dépit des impacts de la Covid-19, selon l’Indice de confiance des PME de Mastercard pour le Moyen-Orient et l’Afrique (MEA).

Cet optimisme est « guidé par le potentiel d’amélioration des compétences du personnel, l’accès à la formation et un meilleur accès au capital », précise la dernière étude de  Mastercard.

L’Indice ressort que « 87% des PME ivoiriennes sont optimistes pour les 12 prochains mois, contre 74% en moyenne pour l’Afrique subsaharienne ».

La Côte d’Ivoire arrive en tête de l’indice de confiance des PME en Afrique subsaharienne. Le pays a enregistré le plus haut niveau de confiance parmi les marchés subsahariens étudiés. 

L’étude soutient que l’accès au financement, à la formation et les compétences pour le développement sont les clés d’une future croissance.

Les PME ivoiriennes ont identifié un accès plus facile au financement (62%), à la formation en vue de l’amélioration des compétences du personnel (77%).

Elles ont en outre fait de l’accès à la formation et au soutien au développement (67%) l’un des principaux moteurs de la croissance. 

Cela met en évidence les opportunités pour les petites entreprises qui découlent à la fois de la transformation interne et des réglementations et tendances du secteur.

Les faîtières du secteur privé doivent s’assurer que les PME disposent de tout le soutien dont elles ont besoin pour passer au numérique et se développer grâce au digital, pointe du doigt Mastercard comme un facteur clé.  

L’indice appelle à une collaboration des parties prenantes, dont le gouvernement et les institutions bancaires, afin de créer des opportunités pour les PME qui représentent 98 % du secteur commercial formel du pays.

« Le haut niveau d’optimisme des PME en Côte d’Ivoire est également un indicateur positif pour l’Afrique de l’Ouest », a déclaré Arn Vogels, chef Business de la zone Afrique subsaharienne francophone chez Mastercard.

« Bien que l’accès au capital doit être facilité, il est encourageant de voir le dynamisme de ce secteur et la façon dont les PME envisagent de former leur personnel pour l’avenir et de bénéficier d’un soutien au développement. Mastercard continuera à connecter les PME à la technologie, aux outils, aux données et aux informations dont elles ont besoin pour développer durablement leurs activités », a-t-il assuré.

Le coût des affaires est une préoccupation majeure, tandis que les partenariats publics et privés sont considérés comme un moteur de croissance, mentionne l’étude. 

Lorsqu’on leur demande le blocage majeur, 65% des PME de Côte d’Ivoire répondent que le défi de maintenir et de développer leur activité est leur principale préoccupation, poursuit le texte.

En ce qui concerne les préoccupations pour les 12 prochains mois, 42% ont identifié l’augmentation du coût des affaires, tandis que 49% ont cité le besoin d’un accès plus facile au capital et au financement.

Les partenariats avec le secteur privé (67 %) et les initiatives gouvernementales (61 %) ont été identifiés comme ayant le plus grand potentiel pour avoir un impact positif sur les PME et le marché ivoirien au sens large, souligne Mastercard.

Il y a eu en outre environ 300 répondants par pays au Kenya, au Nigeria, en Côte d’Ivoire et en Afrique du Sud et jusqu’à environ 100 répondants par pays en Égypte, aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite.

L’étude a été menée de fin mars à fin avril (Afrique du Sud : jusqu’à mi-mai 2021) avec un échantillon représentatif au niveau national de la taille des PME.