Le mandat d’arrêt annoncé contre Me Habiba Touré figure parmi les principaux sujets qui retiennent l’attention de la presse ivoirienne ce jeudi 17 septembre 2026. Porte-parole du parti de Laurent Gbagbo et du Front commun, l’avocate est désormais visée par des poursuites engagées par le procureur de la République, Braman Koné.
L’annonce est intervenue mercredi 16 septembre, lors de la conférence de presse du procureur consacrée notamment aux premières conclusions des enquêtes sur l’affaire du déguerpissement à Koumassi Campement. Une déclaration qui a rapidement trouvé un écho dans les journaux parus ce jeudi.
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Un mandat d’arrêt contre Habiba Touré
Profitant d’une question d’un confrère sur l’affaire Justin Koné Katinan, Braman Koné a annoncé avoir engagé des poursuites contre Me Habiba Touré et délivré un mandat d’arrêt à son encontre.
« J’ai engagé des poursuites et même un mandat d’arrêt contre Me Habiba Touré pour son implication dans les événements d’octobre 2025 », a déclaré le procureur de la République.
La porte-parole du parti de Laurent Gbagbo et du Front commun avait occupé une place importante dans les mouvements de contestation contre le quatrième mandat du président Alassane Ouattara.
Cette nouvelle procédure constitue ainsi l’un des principaux éléments relevés par la presse dans le compte rendu de la conférence de presse du procureur. Le journal La Voie Originale revient notamment sur les détails de cette affaire.
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L’affaire Koumassi Campement au centre de la conférence du procureur
Mais au-delà du mandat visant Habiba Touré, la conférence de presse de Braman Koné était principalement consacrée aux résultats des premières enquêtes sur le déguerpissement à Koumassi Campement.
L’Avenir affiche ainsi en Une : « Déguerpissement illégal à Koumassi : Braman Koné déballe tout ». Le Jour plus revient également sur le dossier avec le titre : « Affaire Koumassi Campement : les révélations du procureur de la République qui font trembler le dossier ».
Selon les éléments présentés par le procureur, le député de Gouméré-Tabagne aurait joué un rôle déterminant dans la préparation et l’exécution de l’opération. Il aurait notamment assuré sa coordination ainsi que son principal financement.
Braman Koné a également évoqué un prêt de sept millions de francs CFA obtenu en 2024 par le député auprès d’un administrateur des services financiers. Selon les déclarations recueillies au cours de l’enquête, cette somme devait servir à financer le déguerpissement des occupants d’une parcelle revendiquée par Alloui Brou Jacques.
Le témoignage du fils d’Alloui Brou Jacques
Les enquêteurs ont également entendu le fils aîné d’Alloui Brou Jacques. Celui-ci a déclaré que le député l’avait contacté à plusieurs reprises. Selon son témoignage, le parlementaire lui aurait demandé que son père réalise une vidéo destinée aux réseaux sociaux afin d’assumer la responsabilité des démolitions.
Une éventuelle procédure contre le député
Le dossier prend désormais une dimension institutionnelle. Une requête a été adressée au procureur général près la Cour d’appel d’Abidjan afin de saisir le Bureau de l’Assemblée nationale en vue d’éventuelles poursuites contre le parlementaire. La démarche doit respecter les procédures applicables aux députés.
Les investigations portent également sur plusieurs responsables administratifs. Le directeur de cabinet du ministre-gouverneur du District autonome d’Abidjan a reconnu avoir supervisé les opérations.
De son côté, le directeur des services techniques du District a indiqué avoir requis des policiers pour assurer la sécurisation de l’intervention. Les deux responsables ont affirmé avoir agi dans le cadre d’instructions liées au plan ORSEC.

