L’affaire du meurtre d’un agent immobilier à Abobo-Kobakro prend une nouvelle tournure. Quelques jours après la découverte du corps sans vie de D.B., 59 ans, dans la chambre conjugale, les enquêteurs disposent désormais des déclarations de son épouse, K.A., interpellée après le drame.
Selon les éléments communiqués par la Direction générale de la Police nationale, la suspecte aurait livré aux enquêteurs sa version des faits et évoqué les raisons qui l’auraient conduite à s’en prendre à son mari.
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Un différend autour de 12,45 millions FCFA
Au centre des déclarations rapportées figure une somme de 12 450 000 FCFA. K.A. aurait expliqué avoir remis cet argent à son époux afin de financer la construction d’une maison. Elle aurait toutefois découvert par la suite que le bien construit était au nom du fils de son mari, installé en France. Une situation qu’elle aurait mal vécue et qui aurait alimenté le conflit au sein du couple.
À ce différend se serait également ajoutée une autre source de tension : la question d’un éventuel second mariage.
Les déclarations attribuées à la suspecte évoquent également une préparation présumée du passage à l’acte. K.A. aurait reconnu avoir acheté deux couteaux neufs avant le drame. Elle aurait ensuite provoqué une dispute avec son mari autour de la maison et du projet de second mariage. Au cours de cette altercation, elle aurait utilisé les couteaux pour porter plusieurs coups à son époux.
Le mardi 1er septembre 2026, aux environs de 22 heures, le Commissariat du 41e arrondissement a été alerté de la présence d’un corps sans vie dans un domicile situé à Abobo-Kobakro. À leur arrivée, les policiers auraient découvert D.B., agent immobilier âgé de 59 ans, gisant dans une mare de sang dans la chambre conjugale.
Son épouse, rapidement considérée comme suspecte, a été interpellée puis conduite dans les locaux de la Police criminelle.
L’enquête doit encore établir les circonstances exactes
Les déclarations de K.A. apportent ainsi des éléments sur le mobile présumé et la préparation alléguée du meurtre. Elles devront toutefois être confrontées aux constatations effectuées par les enquêteurs ainsi qu’aux autres éléments recueillis dans le cadre de la procédure. À ce stade, l’enquête doit encore déterminer précisément les circonstances du drame.
Selon les aveux rapportés de la suspecte, un différend portant notamment sur 12,45 millions FCFA, une maison et la question d’un second mariage aurait précédé le passage à l’acte.
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