Après plusieurs échanges entre les ayants droit de DJ Arafat et la compagnie d’assurance, le montant finalement retenu pour indemniser la famille du défunt s’élève à 76 millions de FCFA. Une somme issue d’un montant global de 108 millions de FCFA initialement validé et accepté par les différentes parties, selon une enquête de Lavenir.ci.
Cette indemnisation doit couvrir les préjudices moral et économique subis par certains membres de la famille du chanteur, tandis que d’autres bénéficiaires sont concernés uniquement par le préjudice économique.
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Une indemnisation répartie entre plusieurs ayants droit
Selon les éléments rapportés par Lavenir.ci, Tina Glamour doit bénéficier d’une indemnisation au titre des préjudices moral et économique. Les cinq frères et sœurs de DJ Arafat, parmi lesquels figurait Bébé Carla, aujourd’hui décédée, sont concernés par le préjudice économique. Carmen Sama, en qualité de concubine, est également concernée par cette catégorie de préjudice. Les enfants du chanteur bénéficient, quant à eux, d’une prise en compte des préjudices moral et économique.
Ezéchiel exclu de l’acte d’hérédité
Un cas particulier concerne Ezéchiel. L’enfant n’a pas été pris en compte dans l’indemnisation, car il ne figure pas sur l’acte d’hérédité établi après le décès de DJ Arafat. À sa naissance, Ezéchiel n’avait pas été reconnu par le chanteur et portait sur son extrait de naissance le nom de famille de Siro, Aba.
Les démarches entreprises après la disparition de DJ Arafat n’ayant pas abouti, son nom n’a finalement pas été inscrit sur l’acte d’hérédité. Selon les informations fournies, ses autres frères auraient à plusieurs reprises tenté de compenser cette situation en lui cédant une partie de certains biens hérités de leur père.
Une procédure judiciaire contre Sunu Assurance
Après le décès de DJ Arafat, une procédure judiciaire a été engagée contre Sunu Assurance, le constat du sinistre ayant été favorable au chanteur. La justice ivoirienne a donné raison à DJ Arafat et condamné l’autre partie impliquée dans l’accident. Dans ce cadre, l’assurance a été condamnée à indemniser les préjudices subis par la famille du défunt, notamment sa mère, ses frères et sœurs, sa concubine et ses enfants.
Des discussions ont ensuite opposé les différentes parties bénéficiaires et l’assureur afin de déterminer l’ampleur financière du préjudice. Pour établir le montant de l’indemnisation, l’assureur aurait choisi de s’appuyer sur les revenus annuels du chanteur. D’après les sources citées par Lavenir.ci, Sunu Assurance aurait notamment retenu les revenus de DJ Arafat déclarés au BURIDA, estimés à au moins 20 millions de FCFA par an.
C’est sur cette base que le montant global de 108 millions de FCFA aurait été validé. Toutefois, au moment du décaissement, la somme finalement retenue pour les ayants droit s’est établie à 76 millions de FCFA.
L’assureur renvoie vers la famille et les représentants
Sollicitée par Lavenir.ci par courriel et par téléphone, Sunu Assurance a indiqué qu’elle avait uniquement « obligation de rendre compte » à « la famille et aux représentants des ayants-droits de DJ Arafat ».
Contactés à leur tour, Me Alain Bokola, avocat de DJ Arafat et de ses ayants droit, ainsi que Me Athanase Kouamé, son notaire, ont confirmé les informations rapportées par Lavenir.ci. Ils ont également annoncé qu’ils apporteraient davantage de précisions dans les heures à venir.
Une nouvelle partie de l’enquête doit notamment détailler les montants perçus, encaissés ou encore attendus par chacune des parties concernées.

