Coalition africaine contre l’orpaillage illégal : la Côte d’Ivoire lance une initiative continentale à la COP17

La Côte d’Ivoire veut renforcer la réponse africaine face aux conséquences de l’orpaillage illégal. En marge de la 17e session…

La Côte d’Ivoire veut renforcer la réponse africaine face aux conséquences de l’orpaillage illégal. En marge de la 17e session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP17 de la CNULCD), qui se tient à Oulan-Bator, en Mongolie, le ministre ivoirien de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a officiellement lancé, jeudi 27 août 2026, la Coalition africaine contre la dégradation des terres et la pollution environnementale liées à l’exploitation artisanale et à petite échelle illégale de l’or.

Portée par la Côte d’Ivoire, cette coalition entend favoriser une réponse africaine commune face à un phénomène dont les conséquences dépassent les frontières nationales. L’initiative place ainsi la protection des terres, la souveraineté environnementale et la stabilité du continent au cœur de la lutte contre l’orpaillage illégal.

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Des impacts qui dépassent les frontières

Selon le communiqué, l’exploitation illégale de l’or entraîne une dégradation des sols, la pollution des cours d’eau ainsi que la destruction des forêts et des écosystèmes. Elle menace également la santé, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance de millions de personnes.

Le phénomène affecte par ailleurs la biodiversité et la résilience climatique des communautés, tout en compromettant les efforts consacrés au développement et à la restauration des terres.

Face à une crise alimentée par des réseaux transnationaux, la demande mondiale en ressources minérales et les insuffisances des dispositifs de contrôle, la Côte d’Ivoire estime qu’une action collective s’impose. Le communiqué souligne qu’aucun État ne peut, à lui seul, contenir un phénomène qui traverse les frontières, les bassins hydrographiques et les massifs forestiers.

Une coalition aux objectifs opérationnels

La nouvelle structure ne se limite pas à une déclaration politique. Elle doit servir de mécanisme stratégique, opérationnel et pérenne. Ses principaux objectifs consistent notamment à renforcer la coopération transfrontalière et le partage de renseignements, mais aussi à harmoniser les politiques, les réglementations et les dispositifs d’application de la loi.

La Coalition prévoit également la création d’une plateforme géospatiale commune destinée à cartographier les principaux foyers d’orpaillage illégal. Elle entend par ailleurs mobiliser des financements pour restaurer les terres et les écosystèmes dégradés, tout en accompagnant les communautés vers des activités économiques durables de substitution.

La protection des populations et la préservation des ressources naturelles au bénéfice des générations futures figurent également parmi les objectifs annoncés.

Abou Bamba appelle à une mobilisation africaine

Lors de la cérémonie de lancement, le ministre Abou Bamba a défendu une approche fondée sur l’action collective.

« L’Afrique se lève pour défendre son patrimoine naturel. Nous n’attendons pas. Nous prenons l’initiative. Nous ne nous contentons pas de réagir. Nous agissons. Nous ne sommes pas isolés. Nous sommes unis », a-t-il déclaré.

Le lancement intervient dans le cadre de la COP17, rendez-vous mondial consacré à la lutte contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse. Pour la Côte d’Ivoire, cette tribune doit permettre d’inscrire les conséquences de l’exploitation illégale de l’or au cœur de l’agenda international consacré à la restauration des terres.

La Côte d’Ivoire invite les États africains à rejoindre l’initiative

Abidjan appelle les autres États africains à rejoindre la Coalition et sollicite également l’appui des partenaires au développement, des institutions financières, des organismes techniques, du secteur privé et de l’ensemble des acteurs concernés. Le gouvernement ivoirien souhaite ainsi mobiliser les ressources nécessaires au déploiement de solutions à grande échelle.

Abou Bamba a enfin exprimé la gratitude de la Côte d’Ivoire au Secrétariat de la CNULCD ainsi qu’aux partenaires ayant participé à la conception de l’initiative. Le pays entend faire de cette Coalition un symbole du leadership africain, un catalyseur de partenariats mondiaux et un instrument concret de protection des terres et des communautés.

MINISTERE DE L'ENVIRONNEMENT
ET DE LA TRANSITION ECOLOGIQUE
© MINISTERE DE L'ENVIRONNEMENT ET DE LA TRANSITION ECOLOGIQUE
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