Le PPA-CI a officiellement dévoilé les grandes orientations de son « Pacte social », un projet de société structuré autour de sept piliers que le parti présente comme le fondement de son offre politique. Lors de cette présentation, le vice-président exécutif du parti et commissaire général du projet, Tchéidé Jean Gervais, a défendu une vision axée sur la justice sociale, la souveraineté nationale et la refondation de l’État, tout en affirmant la volonté du parti de proposer une alternative au modèle de gouvernance actuel.
Dès l’ouverture de sa présentation, Tchéidé Jean Gervais a centré son intervention sur les préoccupations sociales des populations. Selon lui, les performances économiques régulièrement mises en avant par les autorités ne suffisent pas à refléter les réalités quotidiennes vécues par les Ivoiriens.
Reprenant l’expression populaire « on ne mange pas les ponts », il a estimé que les grands investissements publics doivent avant tout se traduire par une amélioration du pouvoir d’achat, du niveau de vie et des conditions d’existence des citoyens. Le responsable du PPA-CI considère que le développement ne peut être évalué uniquement à travers les indicateurs macroéconomiques. Il affirme que la priorité doit être accordée à l’amélioration concrète du bien-être des populations, une philosophie qui constitue l’un des fondements du Pacte social.
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Une réforme de l’État et de la gouvernance
À cette occasion, Tchéidé Jean Gervais a dénoncé ce qu’il qualifie de « rattrapage ethnique », qu’il présente comme une source de déséquilibre dans l’administration publique. Il a également plaidé pour une pratique politique davantage orientée vers le service de l’intérêt général.
« La politique n’est pas un tremplin pour l’enrichissement personnel », a-t-il notamment déclaré, appelant à une gouvernance fondée sur l’éthique et la responsabilité.
Des propositions en faveur de l’éducation et de la protection sociale
Le PPA-CI propose notamment de renforcer l’Assurance Maladie Universelle (AMU), de rendre l’école gratuite et obligatoire jusqu’à l’âge de 18 ans et de supprimer le port obligatoire de l’uniforme scolaire, une mesure que le parti considère comme un allègement des charges supportées par certaines familles.
Souveraineté nationale et relance de Yamoussoukro
Le document présenté met également l’accent sur les questions de souveraineté économique et institutionnelle. Le PPA-CI défend notamment l’instauration d’une préférence nationale dans l’attribution des marchés publics. Le parti réaffirme également sa volonté d’assurer le transfert effectif de la capitale politique à Yamoussoukro. Selon Tchéidé Jean Gervais, cette orientation répond à une volonté de renforcer les symboles de la souveraineté nationale. Il estime que Yamoussoukro incarne davantage cette ambition qu’Abidjan, dont il rappelle les origines liées à la période coloniale.
Vérité, justice et réconciliation au centre du projet
Le Pacte social consacre également un volet important à la cohésion nationale. Le PPA-CI propose d’inscrire son action dans une démarche reposant sur le triptyque « Vérité, Justice, Réconciliation », qu’il considère comme indispensable pour refermer durablement les crises ayant marqué la Côte d’Ivoire. Le parti souhaite engager un examen des différents événements politiques et militaires survenus depuis 1999, estimant qu’une réconciliation durable passe par la reconnaissance des responsabilités de l’ensemble des acteurs impliqués.
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En conclusion de sa présentation, Tchéidé Jean Gervais a présenté ce document comme une nouvelle vision de l’État et du développement, fondée sur la justice sociale, la dignité des citoyens et la souveraineté nationale. Selon lui, ce projet invite les Ivoiriens à écrire « une nouvelle page de l’histoire ivoirienne » en plaçant l’humain au cœur des politiques publiques.


