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Monétisation en Côte d’Ivoire : « YouTube, monétisez-nous ! Je veux mon djai » lance Himra

La question de la monétisation des contenus sur YouTube en Côte d’Ivoire revient au centre des débats. L’artiste rappeur ivoirien…

La question de la monétisation des contenus sur YouTube en Côte d’Ivoire revient au centre des débats. L’artiste rappeur ivoirien Himra a directement interpellé la plateforme américaine, mercredi 16 septembre 2026, dans une publication relayée sur sa page Facebook.

La sortie du rappeur intervient dans le sillage du plaidoyer lancé par l’artiste français Tiakola, qui appelle YouTube et les plateformes de streaming à mieux prendre en compte les contenus produits par les artistes afro-francophones.

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Himra réclame les revenus liés aux vues

Présenté dans le texte comme le « roi de la Drill Ivoire » et numéro 1 sur les plateformes de streaming payantes en Côte d’Ivoire, notamment Apple Music et Spotify, Himra a choisi de s’adresser directement à YouTube sur la question de la monétisation, qu’il affirme toujours absente du territoire ivoirien.

L’artiste met en avant les performances réalisées par les créateurs locaux sur la plateforme. Selon lui, les artistes ivoiriens enregistrent « des centaines de milliers de vues » et devraient pouvoir bénéficier des revenus générés par leurs contenus.

« YouTube, monétisez-nous ! Je veux mon djai », écrit-il dans son message, en prenant notamment l’exemple des artistes nigérians qui tirent des revenus de leurs clips diffusés sur YouTube.

Dans un autre passage, Himra insiste sur la visibilité obtenue par les artistes ivoiriens :

« On dirait vous ne nous voyez pas mais on a des centaines de milliers de vues. (…) On n’a qu’à regarder les Naijas se jouer les dangereux à cause de monétisation. Monétiser nous ».

Dans le sillage du plaidoyer de Tiakola

Cette prise de position intervient après celle de Tiakola. Le rappeur français avait profité du clip de son morceau « Melo Décalé », publié sur YouTube le 12 juin dernier, pour appeler à la monétisation des clips vidéo des artistes afro-francophones sur la plateforme.  En Côte d’Ivoire, cette problématique est évoquée depuis juin 2024, avec des actions déjà engagées autour de la question.

La question des revenus générés par les plateformes numériques s’inscrit aussi dans les échanges engagés par les autorités ivoiriennes.

Le 2 février 2026, par la voix de la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remack, les autorités ivoiriennes ont entamé des échanges stratégiques avec la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) sur la régulation et la monétisation des contenus diffusés sur les plateformes numériques.

La revendication portée par Himra intervient ainsi alors que la question des revenus tirés des plateformes numériques reste posée pour les artistes et créateurs de contenus ivoiriens.



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