Réélu à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Yacine Idriss Diallo a profité de son intervention à Yamoussoukro pour réaffirmer la position de la Côte d’Ivoire et, plus largement, celle des fédérations africaines vis-à-vis de la FIFA et de son président, Gianni Infantino.
S’adressant à la FIFA et à la Confédération africaine de football (CAF), représentées lors de la rencontre, le président de la FIF a d’abord salué leur accompagnement au cours des quatre dernières années. Il a également rappelé le soutien apporté par la FIFA à la Fédération ivoirienne de football durant la dernière décennie, en référence à l’intervention de Gianni Infantino en introduction. Au nom de ses pairs, Yacine Idriss Diallo a tenu à exprimer sa reconnaissance au président de l’instance mondiale.
Le dirigeant ivoirien n’a toutefois pas éludé les tensions qui traversent actuellement le football mondial. Reconnaissant l’existence d’une « tempête » autour de la FIFA, il a insisté sur la ligne défendue par la Fédération ivoirienne de football : le respect des textes et des statuts de l’institution.
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Pour Yacine Idriss Diallo, les éventuels désaccords entre membres de la FIFA doivent être traités dans le cadre institutionnel prévu à cet effet. Il appelle ainsi à éviter la personnalisation des débats et la stigmatisation d’une personne en raison de sa fonction de présidente de la FIFA, au profit de critiques qu’il souhaite constructives.
La voix de l’Afrique derrière la FIFA
Se présentant avant tout comme un Africain, le président de la FIF affirme également s’inscrire dans la position exprimée par les fédérations africaines. Selon lui, celles-ci ont clairement choisi de soutenir la FIFA dans les actions structurelles destinées à accompagner le développement du football sur le continent. Un soutien qu’il justifie par les réalités propres à l’Afrique.
« Les problèmes de l’Afrique ne sont pas ceux de l’Europe, de l’Asie ou de l’Amérique », a-t-il souligné, estimant que les difficultés spécifiques du continent sont connues des fédérations africaines et que la FIFA leur a apporté son soutien.
Yacine Idriss Diallo a enfin placé cette position dans une dimension culturelle. Il a invoqué la place de la reconnaissance dans les valeurs africaines pour expliquer la volonté de saluer l’accompagnement reçu de la FIFA.
Dans cette logique, le président de la FIF estime que tout différend doit être résolu dans le strict respect des règles de l’instance mondiale. Et tant que Gianni Infantino demeure à la tête de la FIFA, la position ivoirienne reste clairement affichée :
« pour l’heure, il a notre soutien ».
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