Le projet de construction de la ligne 1 du Métro d’Abidjan suscite une nouvelle fois la mobilisation des populations affectées. Réunis devant la presse nationale mercredi 2 septembre 2026 au Plateau, des propriétaires, occupants et acteurs économiques concernés par les travaux ont réclamé le règlement de leurs indemnisations.
Porté par son porte-parole, Kouyaté Maliki, le collectif entend ainsi attirer l’attention des autorités sur la situation de plusieurs familles qui affirment attendre encore le paiement des compensations liées à leur déplacement ou à l’impact des travaux sur leurs activités.
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Des familles toujours dans l’attente
Selon le collectif, certaines personnes concernées par l’emprise du futur métro n’auraient toujours pas reçu les indemnisations annoncées, malgré les engagements pris et les documents signés.
« Depuis des années, nous vivons dans l’attente d’une indemnisation juste, équitable et transparente », dénonce-t-il.
Pour les membres du collectif, la question foncière occupe une place particulière dans ce dossier. Kouyaté Maliki demande notamment que les indemnisations liées au foncier soient effectivement versées aux personnes concernées. Au-delà de l’aspect financier, le collectif réclame également une prise en compte de la situation humaine des familles et des acteurs économiques touchés par le projet.
Trois revendications au cœur de leur démarche
Face à cette situation, les personnes impactées formulent trois principales demandes. Elles réclament d’abord le paiement « immédiat et intégral » des indemnisations promises. Elles demandent ensuite une transparence complète sur les critères retenus pour déterminer les bénéficiaires ainsi que sur les montants attribués. Enfin, le collectif insiste sur le respect de la dignité des personnes concernées dans les échanges et les différentes procédures.
Il souhaite également que les questions liées au foncier fassent l’objet d’une attention particulière afin que les personnes qui estiment ne pas avoir encore obtenu leurs droits puissent recevoir des réponses.
La ligne 1 du Métro d’Abidjan constitue un projet majeur pour la mobilité dans la capitale économique ivoirienne. Longue d’environ 37 kilomètres, elle doit relier Anyama à Port-Bouët, jusqu’à l’aéroport Félix-Houphouët-Boigny. Le tracé prévoit notamment des dessertes à Abobo, Adjamé, Plateau, Treichville et Marcory, ainsi que 18 stations, plusieurs ouvrages d’art et des passerelles.
Mais la réalisation de cette infrastructure a également des conséquences pour les populations installées sur ou à proximité de son emprise. Certaines familles ont dû libérer leurs maisons ou leurs terrains, tandis que des activités économiques ont été affectées. C’est précisément cette situation qui alimente aujourd’hui la colère du collectif.
« Pas contre le progrès »
Malgré leur mécontentement, les personnes impactées assurent ne pas s’opposer au Métro d’Abidjan ni au développement de la capitale économique. Le collectif réclame surtout une meilleure prise en compte des personnes touchées par le projet.
« Nous ne sommes pas contre le progrès, mais pas au prix du sacrifice des plus vulnérables », soutient le collectif.
Pour ses membres, le développement de cette infrastructure doit donc s’accompagner du règlement des indemnisations et d’un traitement qu’ils souhaitent plus transparent et respectueux des personnes directement affectées.
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