La presse ivoirienne s’intéresse largement, ce jeudi 30 juillet 2026, au feuilleton judiciaire opposant Italia Construction à des propriétaires terriens à Modeste à Grand-Bassam, l’affaire KDS transports et le procès qualifié de ‘’ tous les dangers’’ au PDCI-RDA.
L’affaire Italia Construction relance le débat sur la gestion du foncier
Dans un jugement rendu le 21 juillet, le Tribunal de première instance de Grand-Bassam a ordonné le déguerpissement immédiat du promoteur immobilier, de ses biens ainsi que de tous les occupants placés sous son autorité. La juridiction a également prononcé la démolition de l’ensemble des constructions réalisées sur le site, avec exécution provisoire.
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Selon les éléments du dossier, le litige remonte à 2017, année de l’installation d’Italia Construction sur une parcelle dont Douamba Moussa revendique la propriété grâce à un titre foncier obtenu en 2016, complété par un arrêté de concession définitive publié au Journal officiel en 2018. Une seconde parcelle voisine de 26 000 m², appartenant à Tiahmo Rauf, est également concernée. Ce dernier dispose d’un arrêté de concession définitive délivré en 2017.
Pour justifier son implantation, le promoteur s’appuyait sur une convention de purge des droits coutumiers conclue avec la famille Tanoé Amah John Bratt et le ministère de la Construction. Une procédure contestée par les deux propriétaires, qui estiment que leurs droits fonciers légalement établis n’ont pas été pris en compte. Une expertise menée par la Direction de la topographie et de la cartographie a conclu que les constructions d’Italia Construction empiétaient effectivement sur les parcelles litigieuses.
Dans son édition du jour, La Voie Originale analyse cette décision sous l’angle des responsabilités publiques et évoque les « défaillances de l’État » dans ce qu’il qualifie de « tragédie foncière ». L’affaire est d’autant plus sensible que certains bâtiments concernés seraient des logements sociaux inaugurés par le gouvernement en février 2025.
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Affaire KDS Holding : une lourde condamnation pour le directeur général
Autre dossier largement commenté dans les quotidiens, le verdict rendu dans l’affaire KDS Holding, considérée comme l’un des plus importants scandales financiers de ces dernières années en Côte d’Ivoire. Après plusieurs mois de procès, le Pôle pénal économique et financier (PPEF) d’Abidjan a condamné Koffo Doga Séverin, directeur général de la société, à 20 ans de prison ferme pour escroquerie et blanchiment de capitaux.
La juridiction a également infligé à KDS Holding une amende supérieure à 51 milliards de FCFA. En complément, plusieurs centaines de véhicules ainsi que divers biens immobiliers ont été définitivement confisqués. Avant le prononcé de la décision, la présidente du tribunal avait précisé que l’escroquerie constituait l’infraction principale retenue contre le dirigeant, tandis que le blanchiment de capitaux était le principal grief visant la société.
Dans sa parution de ce jeudi, Le Sursaut revient sur cette décision de justice avec le titre : « Affaire KDS : la fin d’une grosse arnaque », mettant en avant la sévérité des sanctions prononcées.
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Le procès du PDCI-RDA sous haute tension
Sur le terrain politique, tous les regards sont tournés vers les juridictions où doit se tenir, ce jeudi 30 juillet, une audience très attendue dans le dossier opposant différentes parties au sein du PDCI-RDA.
Pour L’Expression, cette procédure judiciaire représente un moment décisif pour le principal parti d’opposition. Le quotidien affiche à sa une : « Crise au PDCI : le procès de tous les dangers aujourd’hui », soulignant les enjeux politiques de cette audience.
À l’inverse, Le Nouveau Réveil adopte un ton plus rassurant et affiche son optimisme quant à l’issue du dossier. Le journal titre : « Verdict attendu ce jour : le PDCI reste le PDCI-RDA, indissociable, insubmersible », laissant entendre que la formation politique devrait préserver son identité malgré les tensions internes.
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