Les déclarations de Jean-Luc Mélenchon sur la situation politique ivoirienne continuent de provoquer des réactions. Depuis son exil, le défenseur des droits de l’homme Gervais Boga Sako estime que les propos du leader de La France insoumise confirment les critiques portées depuis plusieurs années par l’opposition et la société civile.
La polémique autour des propos de Jean-Luc Mélenchon ne retombe pas. Devant des militants et cadres de La France insoumise, l’homme politique français avait dénoncé un « verrouillage » du jeu démocratique en Côte d’Ivoire, accusant le pouvoir d’avoir écarté des adversaires politiques majeurs avant la présidentielle de 2025.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Une sortie qui a provoqué une réaction de l’ambassade de Côte d’Ivoire en France, laquelle a qualifié ces déclarations d’« inacceptables ». Interrogé sur cette controverse, Gervais Boga Sako, président de la Fondation internationale pour l’observation et la surveillance des droits de l’homme et de la vie pacifique (FIDHOP), apporte son soutien à Jean-Luc Mélenchon.
« Ce que dit Monsieur Jean-Luc Mélenchon corrobore et confirme la réalité des faits en Côte d’Ivoire », affirme le défenseur des droits de l’homme.
Pour Gervais Boga Sako, la procédure ayant conduit à la validation des candidatures à la présidentielle de 2025 aurait contribué, selon lui, à exclure des candidats jugés crédibles par l’opposition. Il invite d’ailleurs les autorités ivoiriennes à saisir la justice si elles estiment les propos de Jean-Luc Mélenchon diffamatoires.
« Si la Côte d’Ivoire est trop fâchée, qu’elle porte plainte contre Monsieur Jean-Luc Mélenchon », lance-t-il, estimant qu’un éventuel procès permettrait d’examiner les conditions ayant entouré le scrutin présidentiel.
Cette prise de position s’inscrit dans la continuité de l’engagement politique et citoyen de Gervais Boga Sako. Très critique envers le régime d’Abidjan, il avait participé aux mobilisations contre la candidature d’Alassane Ouattara à un quatrième mandat. Exilé depuis juin 2025, il affirme que cette situation résulte d’un contexte politique qu’il juge marqué par des restrictions démocratiques.
« Le troisième mandat était anticonstitutionnel, mais le quatrième mandat l’est encore davantage », soutient-il, estimant que cette situation explique, selon lui, « l’exil des uns et l’emprisonnement de plusieurs milliers d’Ivoiriens ».
Le débat autour des déclarations de Jean-Luc Mélenchon continue ainsi d’alimenter les discussions sur la démocratie, la gouvernance électorale et les libertés publiques en Côte d’Ivoire.

