Les États-Unis s’apprêtaient à affronter la Belgique en huitièmes de finale de la Coupe du Monde dans un contexte déjà tendu, avec l’absence annoncée de leur attaquant en forme Folarin Balogun.
Âgé de 23 ans, l’avant-centre mène pourtant la sélection américaine dans ce tournoi FIFA 2026 avec trois buts. Mais son expulsion controversée lors du match précédent devait initialement le priver de cette rencontre décisive, sans possibilité de recours pour U.S. Soccer.
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Un carton rouge controversé qui avait entraîné une suspension automatique
L’incident remonte à la 64e minute du match des huitièmes de finale de l’USMNT face à la Bosnie-Herzégovine, lorsque Folarin Balogun a été expulsé directement. L’arbitre a sanctionné une action jugée dangereuse, estimant que le joueur avait mis en danger l’adversaire en retombant sur la cheville du défenseur bosniaque Tarik Muharemovic lors d’un duel 50/50. Ce dernier avait tenté de jouer le ballon une fraction de seconde auparavant.
L’arbitre avait d’abord sifflé une simple faute, mais après avoir consulté les ralentis et les images fixes de la VAR, il a requalifié l’action et sorti un carton rouge direct. Cette décision a automatiquement entraîné une suspension d’un match, rendant Balogun indisponible pour les huitièmes de finale.
Revirement de situation : la FIFA suspend finalement la suspension
À la surprise générale, la FIFA a ensuite décidé de suspendre l’application de cette sanction, permettant à Folarin Balogun d’être finalement disponible pour le match contre la Belgique. L’instance mondiale ne peut pas annuler une sanction à sa discrétion, mais elle peut en suspendre l’exécution, un mécanisme prévu par son règlement. L’article 27 du code disciplinaire de la FIFA précise notamment que :
« L’organe judiciaire peut décider de suspendre totalement ou partiellement la mise en œuvre d’une mesure disciplinaire. »
Le règlement précise également que si Folarin Balogun commet une nouvelle infraction de même nature durant la période d’essai, la FIFA réactivera sa sanction initiale. L’instance a donc placé cette suspension en sursis pour une durée d’un an.
Un précédent similaire avec Cristiano Ronaldo
Cette décision rappelle un cas antérieur impliquant Cristiano Ronaldo, qui avait reçu un carton rouge lors d’un match de qualification du Portugal contre la République d’Irlande. Initialement sanctionné de trois matchs de suspension, le joueur avait vu sa peine réduite à un match, lui permettant de participer à la Coupe du Monde dès le début du tournoi portugais.
Selon les informations rapportées, la FIFA a confirmé cette mesure en s’appuyant sur son règlement disciplinaire. L’organisation a indiqué :
« Conformément à l’article 27 du code disciplinaire de la FIFA, la mise en œuvre de la suspension du match est suspendue pour une période d’essai d’un an. »
Elle a également précisé que toute récidive entraînerait la réactivation de la sanction initiale, sans exclure d’éventuelles sanctions supplémentaires. La FIFA n’a fourni aucune justification détaillée pour expliquer sa décision de suspendre la sanction, pas plus qu’elle n’a précisé son analyse de l’action ayant conduit au carton rouge.
Des spéculations politiques autour de la décision
La décision a également été entourée de spéculations politiques. Selon un rapport du journaliste Ben Jacobs (GiveMeSport), le président américain Donald Trump aurait personnellement contacté la FIFA pour discuter du carton rouge de Folarin Balogun. Il aurait été rapporté que :
« La Maison Blanche a appelé directement la FIFA pour demander à Gianni Infantino de revoir le carton rouge de Folarin Balogun. »
Cependant, des sources proches de la FIFA affirment que l’influence politique n’a joué aucun rôle dans la décision, celle-ci relevant exclusivement du cadre de l’article 27 et de l’indépendance du comité disciplinaire. Donald Trump a également réagi publiquement sur sa plateforme Truth Social, saluant la décision :
« Merci à la FIFA d’avoir fait ce qui était juste et d’avoir renversé cette grande injustice ! »
Une décision qui alimente la controverse
Malgré l’avantage sportif pour les États-Unis, la décision de suspendre la sanction de Balogun suscite des interrogations. Plusieurs observateurs estiment que le recours interne de la FIFA, plutôt qu’un processus d’appel indépendant, pose question sur la transparence des décisions disciplinaires.
Certains rappellent également les précédents récents de gestion de sanctions et d’autres controverses entourant l’instance dirigeante, alimentant le débat sur l’équité des décisions. La Belgique, prochain adversaire des États-Unis, devra désormais composer avec la présence du meilleur buteur américain du tournoi, dans un contexte où les explications officielles restent limitées.

