La revue de presse de ce jeudi 11 juin 2026 revient largement sur l’affaire du déguerpissement de Koumassi Campement, marquée par un avis de recherche visant Alloui Brou Jacques, mais aussi sur les alertes liées à l’impact humanitaire des démolitions et le renforcement de la lutte contre le blanchiment de capitaux en Côte d’Ivoire.
Koumassi : un avis de recherche au cœur de la polémique
Selon plusieurs médias, le Procureur de la République près le tribunal d’Abidjan a ordonné, le 10 juin 2026, la recherche et l’interpellation d’Alloui Brou Jacques. Il est présenté comme l’auteur présumé des démolitions intervenues le 3 juin au quartier Campement.
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D’après les informations relayées, l’opérateur économique aurait présenté un document pour justifier son action dans une vidéo devenue virale. Cependant, le parquet précise que la décision de justice invoquée n’autorisait aucune démolition de constructions. Toujours selon le parquet, la demande de démolition introduite par l’intéressé avait été rejetée par le tribunal et ne portait initialement que sur cinq habitations. Les opérations réalisées auraient donc largement dépassé ce cadre.
La justice qualifie les faits de troubles à l’ordre public, de voies de fait et de destruction volontaire de biens d’autrui, des infractions sévèrement sanctionnées par le Code pénal. Cette affaire occupe une place importante dans l’actualité nationale.
Impact humanitaire : des familles sinistrées et des alertes
Sur le terrain, les conséquences sociales des démolitions suscitent une vive émotion. Plusieurs familles se retrouvent sans abri, tandis que les réactions se multiplient sur l’impact humanitaire de l’opération. Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) alerte sur la situation. Plusieurs titres de presse, dont L’Abidjanaise et La Tribune, relaient ses préoccupations concernant les conséquences sociales des déguerpissements à Abidjan.
Lutte contre les capitaux criminels : la justice durcit le ton
Par ailleurs, la presse revient sur une déclaration du procureur du pôle pénal et économique, qui a annoncé un renforcement de la lutte contre le blanchiment de capitaux. Selon les comptes rendus, il a affirmé que la Côte d’Ivoire ne saurait devenir un refuge pour les capitaux illicites, marquant ainsi une nouvelle offensive judiciaire contre les flux financiers criminels.
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Entre procédure judiciaire, crise humanitaire et lutte économique, cette revue de presse met en lumière des enjeux majeurs qui agitent l’opinion publique ivoirienne en ce moment.

