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Smart energy explique les audits énergétiques obligatoires à partir de 2023 en Côte d’Ivoire

Les audits énergétiques seront "obligatoires" dès le 1er janvier 2023, en Côte d'Ivoire, a indiqué samedi à Abidjan M. Jean-Baptiste…

Les audits énergétiques seront « obligatoires » dès le 1er janvier 2023, en Côte d’Ivoire, a indiqué samedi à Abidjan M. Jean-Baptiste Dotia, directeur des opérations de Smart Energy, en marge d’un panel sur l’accès durable à l’électricité.

« À partir du 1er janvier 2023, les audits énergétiques seront obligatoires », a dit M. Jean-Baptiste Dotia, en marge d’un panel sur « L’apport du secteur privé dans l’accès à l’énergie universel des populations en Afrique de l’Ouest: solutions décentralisées durables et peu coûteuses ».

Exposant sur l’accès à l’énergie pour tous, M. Dotia a fait état de ce dispositif issu d’un arrêté interministériel portant assujettissement des établissements consommateurs d’énergie à l’audit obligatoire et périodique ainsi que les modalités de sa réalisation.

Ce projet est porté par cinq ministères, notamment le ministère des Mines, du pétrole et de l’énergie, celui des Transports, le ministère de la Construction, le ministère de l’Environnement et du développement durable et le ministère du Commerce et de l’industrie.

« Il s’agit d’une initiative mise en œuvre avec les pouvoirs publics pour faciliter l’accès à l’électricité pour tous », selon M. Dotia dont la structure, Smart Energy, un auditeur énergétique, est une filiale de la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) et une société du groupe Eranove.

« Smart Energy accompagne l’Etat de Côte d’Ivoire dans l’exploitation du système électrique ivoirien », a fait savoir M. Dotia, relevant que cette filiale a toutes les compétences pour accompagner les entreprises dans ce projet.

Filiale de la CIE, Smart Energy, se propose d’accompagner les entreprises pour les audits énergétiques « obligatoires » à partir du 1er janvier 2023.

L’audit énergétique, au regard de l’arrêté, est un examen et une analyse méthodiques de l’usage de la consommation énergétique d’un site, d’un bâtiment, d’un système ou organisme visant à identifier les flux énergétiques et les potentiels d’amélioration de l’efficacité énergétique.

« Aujourd’hui, on est capable d’accompagner l’Etat à réaliser cette mission en réduisant l’empreinte carbone de nos sociétés avec des compétences locales », a-t-il ajouté, assurant que Smart Energy propose des « solutions » pour avoir un coût d’électricité abordable.

La filiale a l’expertise pour accompagner les domestiques à travers des conseils et la vente d’équipements à basse consommation pouvant générer des économies de près de 15% via des installations, a-t-il poursuivi.

Sont assujettis à l’audit énergétique obligatoire et périodique, les établissements appartenant au secteur industriel dont la consommation annuelle d’énergie est supérieure ou égale à 1500 Tonnes équivalent pétrole (TEP).

L’audit énergétique cible également les établissements du secteur du résidentiel, du tertiaire et du transport dont la consommation totale annuelle d’énergie est supérieure ou égale à 500 Tonnes équivalent pétrole.

Les établissements du secteur résidentiel dont la consommation annuelle d’énergie est supérieure à 250 Mwh sont aussi concernés ainsi que ceux du secteur tertiaire dont la consommation d’énergie est supérieure à 1000 Mwh/an et ceux du secteur industriel dont la consommation est supérieure à 2000 Mwh/an.

L’article 34 de l’arrêté mentionne que « l’absence de réalisation d’un audit énergétique obligatoire par un établissement assujetti sera passible d’une sanction pécuniaire administrative d’un montant équivalent au quart de la facture énergétique annuelle de l’année précédente ».

L’absence de transmission par l’établissement audité à l’organisme de contrôle et de suivi, du rapport d’audit énergétique est passible d’une sanction pécuniaire administrative équivalente au coût de l’audit énergétique réalisé, renseigne l’arrêté.

La non-désignation par tout établissement assujetti, conformément à l’article 21 de l’arrêté interministériel, d’un chargé de maîtrise de l’énergie sera passible d’une pénalité annuelle de 5 millions de Fcfa.

Rappelons que la Côte d’Ivoire vise une capacité énergétique de 4.400 mégawatts à  l’horizon 2030, soit un taux d’accès de 100% dès 2022 avec 8.518 localités électrifiées.