Le mouvement Générations et Peuples Solidaires (GPS), présidé par Guillaume Kigbafori Soro, réagit au placement sous mandat de dépôt de Justin Koné Katinan. Dans un communiqué daté du 14 septembre 2026, le mouvement affiche son soutien au PPA-CI et dénonce ce qu’il considère comme une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.
Générations et Peuples Solidaires affirme avoir appris avec indignation le placement sous mandat de dépôt, le 11 septembre 2026, de Justin Koné Katinan, présenté comme le quatrième vice-président du PPA-CI et ancien ministre.
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GPS dénonce le placement sous mandat de dépôt
Selon le communiqué signé du 14 septembre 2026 par Guillaume Kigbafori Soro, l’affaire aurait débuté par une plainte en diffamation déposée par le RHDP avant de prendre, au terme d’une seule audition, une dimension judiciaire beaucoup plus large. GPS affirme que Justin Koné Katinan fait désormais face à 17 chefs d’inculpation, parmi lesquels figurent notamment le terrorisme, l’attentat contre l’autorité de l’État, le complot et la participation à un mouvement insurrectionnel, des faits que le mouvement présente comme passibles de la réclusion à perpétuité.
GPS conteste fermement la qualification de cette procédure comme relevant d’une justice impartiale. Le mouvement estime qu’il s’agit plutôt d’un règlement de comptes politique présenté sous la forme d’une procédure pénale.
L’orpaillage illégal au cœur des accusations de GPS
Dans son communiqué, GPS s’interroge sur les faits reprochés à Justin Koné Katinan. Le mouvement soutient que son intervention publique sur l’orpaillage illégal et les complicités qu’il soupçonne au sommet de l’État serait à l’origine de la procédure.
Pour GPS, l’utilisation de qualifications liées au terrorisme contre le responsable du PPA-CI constitue une réponse disproportionnée à des propos politiques. Le mouvement met également en cause la loi du 11 juin 2024 relative à la répression du terrorisme, dont il estime qu’elle serait utilisée contre des opposants.
GPS établit un lien avec la période postélectorale
Le mouvement inscrit également cette affaire dans ce qu’il décrit comme la continuité de la répression postélectorale. GPS affirme que cette période aurait déjà donné lieu à plus d’un millier d’arrestations et à plusieurs dizaines de morts au lendemain du scrutin d’octobre 2025.
Dans ce contexte, l’arrestation de Justin Koné Katinan est présentée par le mouvement comme un nouvel épisode de la répression politique. GPS accuse ainsi le régime d’Alassane Ouattara de privilégier, selon ses termes, la contrainte et l’emprisonnement au débat politique.
Face à cette situation, Générations et Peuples Solidaires affirme son soutien sans réserve au PPA-CI, à Justin Koné Katinan ainsi qu’à sa famille.
Le mouvement appelle également les autres formations de l’opposition ivoirienne à considérer cette affaire comme un enjeu dépassant le seul cas du responsable du PPA-CI. Selon GPS, ce qui touche aujourd’hui cette formation politique pourrait, demain, concerner d’autres composantes de l’opposition.
GPS exige la libération de Justin Koné Katinan
Dans son communiqué, GPS formule plusieurs revendications. Le mouvement demande en premier lieu la libération immédiate et sans condition de Justin Koné Katinan. Il réclame également l’abandon des charges liées au terrorisme, qu’il qualifie de charges « forgées de toutes pièces », ainsi que la fin de ce qu’il considère comme une instrumentalisation de la justice ivoirienne à des fins politiques.
Générations et Peuples Solidaires dit enfin vouloir alerter l’opinion nationale ainsi que la communauté internationale sur ce qu’il qualifie de dérive autoritaire. Dans sa conclusion, le mouvement affirme que la peur ne pourra pas, selon lui, gouverner durablement la Côte d’Ivoire et se dit convaincu que celle-ci finira par céder face à la vérité et au courage de ceux qui refusent de se taire.
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