L’affaire du décès de Mariam Diallo, survenu le 1er août 2026 lors de son évacuation sanitaire entre Sikensi et Bôdô, prend une nouvelle tournure. Après avoir publié une enquête sur les circonstances de ce drame, le média en ligne Sikensi TV affirme avoir subi des pressions qui l’ont contraint à retirer son article.
Dans un communiqué diffusé le mercredi 5 août, la rédaction dénonce des actes d’intimidation qu’elle considère comme une atteinte à la liberté de la presse et au droit des citoyens à une information fiable.
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Une publication précédée de vérifications
Le média explique avoir volontairement retardé la diffusion de son enquête malgré les nombreuses informations qui circulaient déjà sur les réseaux sociaux. Selon la rédaction, plusieurs jours ont été consacrés à des recoupements et à la vérification des faits avant la publication de l’article, le mardi 4 août 2026. Celui-ci présentait les conclusions des investigations menées, la réaction du ministère de la Santé ainsi que des recommandations portant sur les insuffisances relevées dans la prise en charge médicale.
Peu après la mise en ligne de l’article, Sikensi TV affirme avoir été la cible de multiples appels téléphoniques et de pressions destinés à obtenir son retrait. Le média soutient que certaines de ses sources d’information auraient également fait l’objet d‘intimidations, une situation qui l’a conduit à retirer provisoirement la publication de sa plateforme. Dans son communiqué, la rédaction s’interroge sur les raisons d’un tel acharnement autour d’une information qu’elle qualifie d’intérêt public.
La liberté de la presse au cœur des préoccupations
Pour Sikensi TV, ces agissements constituent une remise en cause de la liberté de la presse, pourtant garantie par la Constitution ivoirienne. Le média estime que ces pressions visent à empêcher les journalistes d’exercer leur mission d’information en toute indépendance et rappelle son engagement à produire une information fondée sur la vérification des faits et le respect des règles déontologiques.
Créée en 2019, la plateforme affirme rester fidèle à sa ligne éditoriale et assure qu’aucune forme d’intimidation ne remettra en cause sa mission au service des populations de Sikensi et de sa diaspora.
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Au-delà de la polémique autour de cette enquête, le décès de Mariam Diallo continue de soulever de nombreuses interrogations sur les conditions de prise en charge des urgences obstétricales dans la région.
Alors que l’émotion demeure vive au sein de la population, cette affaire relance également le débat sur la protection des journalistes dans le traitement de dossiers sensibles et sur la nécessité de faire toute la lumière sur les circonstances de ce décès, afin d’établir d’éventuelles responsabilités et de prévenir de nouveaux drames.

