Les révélations autour d’un présumé détournement de 39 milliards de FCFA à la Direction générale des Impôts (DGI) continuent de susciter des réactions. Dans un communiqué, Ahoua Don Mello estime que cette affaire, portée devant le Pôle pénal économique et financier (PPEF) par le Syndicat des agents des impôts (SAGI), met en lumière les défis de gouvernance auxquels fait face l’administration fiscale ivoirienne.
Selon le texte, cette affaire intervient dans un contexte où de nombreuses collectivités demeurent confrontées à un déficit d’infrastructures essentielles, tandis que l’État poursuit ses efforts de mobilisation des ressources budgétaires. Pour Don Mello, cette situation fragilise davantage la confiance des citoyens envers les institutions publiques.
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Une demande de vérité judiciaire et de recouvrement des fonds publics
Sans remettre en cause l’indépendance de la justice, le communiqué appelle le Pôle pénal économique et financier à mener des investigations approfondies afin d’établir les responsabilités éventuelles dans cette affaire. L’auteur insiste également sur la nécessité d’assurer le recouvrement intégral des ressources publiques si les faits venaient à être établis, estimant que la protection des finances de l’État constitue un enjeu majeur pour la souveraineté économique du pays.
L’intelligence artificielle et la blockchain proposées comme outils de prévention
Au-delà du traitement judiciaire du dossier, le communiqué plaide pour une modernisation des mécanismes de contrôle au sein des régies financières. Don Mello recommande notamment la réalisation d’un audit indépendant des procédures de dégrèvement, d’exonération fiscale, de validation électronique et de contrôle interne. Il estime que des technologies telles que l’intelligence artificielle et la blockchain pourraient renforcer la traçabilité des opérations et limiter les risques de fraude.
Plaidoyer pour une meilleure protection des lanceurs d’alerte
Le communiqué met également l’accent sur la nécessité de promouvoir l’éthique publique et de renforcer la protection des lanceurs d’alerte. Selon lui, l’amélioration durable de la gouvernance passe par la valorisation de l’intégrité des agents publics, tout en préservant la réputation des fonctionnaires de la DGI qui exercent leurs missions dans le respect des règles.
Au-delà du cas présumé de détournement, le document identifie plusieurs facteurs favorisant la fraude fiscale, notamment la corruption, l’injustice fiscale, le harcèlement fiscal ainsi que l’évasion des capitaux vers les paradis fiscaux.
L’auteur estime que les politiques d’incitations fiscales accordées à certains investisseurs, combinées aux mécanismes d’optimisation fiscale des multinationales, accentuent la pression sur un nombre limité d’entreprises locales, alimentant un sentiment d’injustice susceptible de favoriser les pratiques frauduleuses.
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En conclusion, le communiqué appelle les autorités à accélérer la transformation numérique de l’administration fiscale et à renforcer le contenu local des investissements afin de lutter plus efficacement contre la fraude et l’évasion fiscale. Selon Don Mello, une meilleure digitalisation des procédures, associée à un renforcement de la transparence, constituerait un levier essentiel pour consolider la souveraineté financière et économique de la Côte d’Ivoire.



