Une nouvelle controverse secoue les réseaux sociaux ivoiriens. L’influenceuse Yelene Virginie, connue sous le pseudonyme de Maa Bio, est au cœur d’une vague de critiques après la diffusion d’une vidéo dans laquelle elle tient des propos visant le fils autiste de son ex-compagnon, Ulrich Jordan.
Très rapidement relayée sur les plateformes numériques, la séquence a provoqué une forte émotion au sein de l’opinion publique. Au-delà d’un conflit personnel entre deux anciens partenaires, cette affaire soulève des interrogations sur la protection des enfants et le respect des personnes vivant avec un handicap.
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Des excuses publiques qui peinent à convaincre
Face à l’ampleur de la polémique, Maa Bio a publié une vidéo dans laquelle elle présente ses excuses. L’influenceuse reconnaît avoir agi sous l’effet de la colère et admet avoir cherché à atteindre son ancien compagnon à travers son enfant. Elle affirme que ce dernier s’était montré particulièrement malveillant à son égard, tout en reconnaissant le caractère regrettable de ses propos.
Ces explications n’ont toutefois pas suffi à apaiser les critiques. Pour de nombreux internautes, le fait de prendre pour cible un enfant, en particulier en raison de son autisme, franchit une ligne rouge et ne peut être justifié par un différend entre adultes.
Une opinion publique divisée sur les responsabilités
Sur les réseaux sociaux, les réactions restent contrastées. Une partie des internautes estime que les déclarations de Maa Bio contribuent à renforcer les stéréotypes et la stigmatisation dont sont victimes les personnes atteintes de troubles du spectre de l’autisme ainsi que leurs familles. Plusieurs voix réclament que l’influenceuse réponde de ses actes devant les autorités compétentes.
D’autres internautes invitent cependant à replacer cette affaire dans son contexte. Selon eux, Ulrich Jordan aurait lui aussi tenu ou relayé des moqueries visant Marie Keren, la fille de Maa Bio. Ils estiment que les deux protagonistes devraient être soumis au même niveau d’exigence dès lors que des enfants sont impliqués dans leur conflit.
Face à l’ampleur prise par cette affaire, le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant est intervenu officiellement. Dans un communiqué, il condamne « avec la plus grande fermeté toute atteinte à la dignité d’un enfant » et rappelle que les enfants en situation de handicap disposent des mêmes droits que tous les autres.
Le ministère souligne également que ces enfants « ont les mêmes aspirations et le même besoin d’être aimés, protégés, respectés et pleinement inclus dans notre société ».
Une procédure annoncée au nom de la protection de l’enfant
Les autorités rappellent que les paroles diffusées sur les réseaux sociaux peuvent avoir des conséquences durables sur les victimes et contribuer à renforcer les discriminations. Estimant la gravité des faits, le ministère a saisi les autorités compétentes pour qu’elles donnent les suites judiciaires appropriées, conformément aux dispositions légales en vigueur.
Cette intervention officielle fait entrer l’affaire dans une nouvelle phase. Au-delà de la polémique entre deux influenceurs, le dossier relance le débat sur la responsabilité des créateurs de contenus, la protection des mineurs dans l’espace numérique et la lutte contre les discriminations liées au handicap.


