Démolition de Koumassi Campement : les victimes demandent à Dominique Ouattara de les aider à reconstruire leurs maisons

Les victimes du déguerpissement de Koumassi Campement veulent désormais aller au-delà de l'assistance d'urgence. À l'occasion de la cérémonie de…

Les victimes du déguerpissement de Koumassi Campement veulent désormais aller au-delà de l’assistance d’urgence. À l’occasion de la cérémonie de remise de dons organisée le 17 juillet 2026 à la mairie de Koumassi, elles ont lancé un appel à la Première Dame, Dominique Ouattara, afin d’obtenir l’autorisation de regagner leurs sites détruits pour y reconstruire leurs habitations ou, à défaut, bénéficier d’une indemnisation jugée suffisante.

Cette requête intervient après la remise de vivres et de produits non alimentaires d’une valeur de 65 millions de FCFA, offerts par la Première Dame et remis aux bénéficiaires par sa directrice de cabinet, Sylvie Patricia Yao. Au nom des sinistrés, leur porte-parole, Didier Kouamé, a salué ce geste de solidarité, qu’il considère comme un premier signe d’écoute des autorités. En présence du chef suprême de Koumassi Campement, Nanan Koffi Marcelin, et des autorités municipales, il a exprimé la reconnaissance des populations.

« Depuis le 3 juin, nous avons pleuré, nous avons soupiré, nous avons crié, nous avons interpellé. Aujourd’hui, par la présence de la Première Dame, nous sommes en droit de dire que ces cris, ces pleurs et ces complaintes ont été entendus », a-t-il déclaré.

Le porte-parole a rappelé que les victimes avaient adressé, le 28 juin, un courrier au cabinet de Dominique Ouattara afin de solliciter son intervention, convaincues que son engagement social la conduirait à soutenir leur cause.

LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ



Le retour sur les sites, principale revendication

Si elles apprécient l’aide humanitaire reçue, les populations affirment que leur priorité reste la reconstruction de leurs logements. Les sinistrés demandent à pouvoir accéder de nouveau aux terrains où se trouvaient leurs habitations afin d’y rebâtir leur cadre de vie. Pour appuyer cette revendication, Didier Kouamé s’est référé au communiqué publié le 10 juin par le procureur de la République, indiquant qu’aucune décision judiciaire n’avait autorisé la destruction des habitations.

Or, les sites concernés sont placés sous scellés depuis le 12 juin, empêchant tout accès aux lieux. Les victimes réclament ainsi la levée de ces scellés dans le respect des procédures légales. À défaut, elles demandent une indemnisation leur permettant de se reloger dans des conditions dignes.

Des demandes adressées au ministère de la Construction

Au-delà de la question des terrains, les sinistrés souhaitent également une accélération du traitement de leurs dossiers fonciers. Didier Kouamé a invité le ministère de la Construction à mettre en place une procédure exceptionnelle pour examiner rapidement les demandes d’Arrêté de concession définitive (ACD) déjà déposées par plusieurs victimes. Selon lui, cette mesure faciliterait leur réinstallation et contribuerait à apaiser les tensions nées des opérations de déguerpissement.

LIRE AUSSI : Koumassi Campement : le gouvernement apporte une aide de 250 000 FCFA à 400 ménages déguerpis

Le porte-parole a également alerté sur la situation des familles hébergées provisoirement dans des écoles primaires de Koumassi Campement. Il a évoqué plusieurs drames survenus depuis leur déplacement, notamment le décès du bébé Koné Valy ainsi que celui du nouveau-né de Mme Eba Chantal, mort après un accouchement par césarienne dans un contexte particulièrement difficile. Pour les sinistrés, ces tragédies illustrent l’urgence de trouver une solution durable à leur relogement.



Suivez l'information en direct sur notre chaîne WHATSAPP

À LIRE AUSSI

À LIRE AUSSI

© Tidjane Thiam
22 juillet 2026

À dix jours d'une décision judiciaire déterminante pour son avenir politique, Tidjane Thiam…

© DR
22 juillet 2026

Les victimes du déguerpissement de Koumassi Campement veulent désormais aller au-delà de l'assistance…

© SOCOCE CI
22 juillet 2026

L'affaire secoue la chaîne de distribution SOCOCE. À l'issue des débats, le procureur…