Avec le Plan national de développement (PND) 2026-2030, il entend créer 2,5 millions d’emplois supplémentaires et doubler le nombre d’emplois formels afin d’accélérer la transformation économique du pays.
Le Plan national de développement (PND) 2026-2030 prévoit de faire passer le nombre de personnes en emploi de 11,5 millions à 14 millions à l’horizon 2030. L’annonce a été faite lundi 20 juillet à Abidjan par le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, lors de la tribune « Les Rendez-vous du Gouvernement », organisée par le Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG). Selon le ministre, la création d’emplois constitue l’un des principaux leviers du nouveau programme de développement économique et social.
« Le PND 2026-2030 permettra de créer les conditions d’une croissance durable, inclusive, respectueuse de l’environnement et créatrice d’emplois, en particulier pour les jeunes et les femmes », a-t-il déclaré.
Au-delà de la création d’emplois, l’exécutif veut accélérer la formalisation du marché du travail. Le PND ambitionne de porter le nombre d’emplois formels de plus de 1,5 million à plus de 3 millions d’ici à 2030. À travers ce nouveau plan, le gouvernement souhaite faire accéder la Côte d’Ivoire au statut de pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure d’ici à 2030.
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Pour y parvenir, il table sur : une croissance économique moyenne de 7,2 % par an ; une réduction du taux de pauvreté de 37,5 % à moins de 20 % ; un renforcement du capital humain ; une industrialisation plus soutenue et une transformation accrue des matières premières. Le développement du secteur privé, l’amélioration de la productivité et le renforcement des compétences figurent également parmi les priorités du PND.
Capitaliser sur les résultats du PND 2021-2025
Souleymane Diarrassouba a rappelé que le nouveau programme s’inscrit dans la continuité du PND 2021-2025, dont le taux d’exécution atteint 94,01 %.
Selon les chiffres présentés, l’État a mobilisé 55 466 milliards de FCFA sur un coût global estimé à 59 000 milliards de FCFA, tandis que la croissance économique est restée proche de 6,5 % sur la période. Malgré ces performances, plusieurs obstacles continuent de freiner la transformation de l’économie ivoirienne.
Le ministre a notamment cité : le faible poids du secteur manufacturier, limité à 13,3 % du PIB ; un accès encore insuffisant au crédit privé (24,7 % du PIB) ; un secteur informel qui représente plus de 80 % de l’activité économique ; les défis liés à l’emploi des jeunes et des femmes, à la gouvernance, aux infrastructures et à la résilience climatique.


