Société




Grève aux Affaires maritimes : 34 agents devant la justice après l’échec des négociations

Le bras de fer entre le Syndicat national des agents des Affaires maritimes (SYNABEPAM) et les autorités ivoiriennes prend une…

Le bras de fer entre le Syndicat national des agents des Affaires maritimes (SYNABEPAM) et les autorités ivoiriennes prend une tournure judiciaire. Dans une note publiée le 12 juin 2026, le ministère délégué chargé des Affaires maritimes revient sur les circonstances ayant conduit à la grève du 8 juin et aux poursuites engagées contre plusieurs agents.

Le conflit remonte au 20 avril 2026, date à laquelle le SYNABEPAM a déposé un préavis de grève illimitée auprès du ministère de la Fonction publique. Le syndicat réclamait notamment l’amélioration des conditions de travail et des avantages financiers à travers neuf points de revendication.

Dès le dépôt du préavis, les responsables syndicaux, la Direction générale des Affaires maritimes et le ministère de tutelle ont organisé plusieurs rencontres. Ils ont également mis en place un groupe de travail chargé d’examiner les revendications et de proposer des solutions.

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Deux points de blocage

Selon les autorités, les discussions ont permis d’aboutir à un consensus sur sept des neuf revendications. Les négociations ont toutefois échoué sur deux dossiers jugés sensibles : la revalorisation de la prime trimestrielle et le paiement du complément à l’indemnité contributive au logement.

Le ministère explique que des contraintes budgétaires empêchent, pour l’instant, une augmentation de la prime trimestrielle. Concernant l’indemnité de logement, il a déjà engagé une procédure réglementaire pour que le budget de l’État prenne en compte cette charge. Malgré ces assurances, le SYNABEPAM a maintenu sa position et exigé des mesures concrètes avant le 30 juin 2026.

À la veille du mouvement, le cabinet du ministre des Transports et des Affaires maritimes a tenté une dernière médiation. Les autorités ont invité les responsables syndicaux à suspendre la grève en attendant une rencontre avec le ministre prévue le lendemain. Le syndicat a toutefois rejeté cette proposition et lancé son mouvement le 8 juin.

 

Manifestation et intervention des forces de l’ordre

Le jour de la grève, plusieurs agents se sont rassemblés devant le siège de la Direction générale des Affaires maritimes. Selon le ministère, certains manifestants auraient bloqué l’accès aux locaux administratifs et entravé la circulation aux abords du site. Face à cette situation, les autorités ont ordonné l’intervention des forces de sécurité pour rétablir l’ordre. Au total, 50 agents ont été interpellés, dont 37 par la police et 13 par la gendarmerie.

 

LIRE AUSSI : Affaires maritimes : reprise du travail après une grève qui a paralysé l’administration

À l’issue des enquêtes préliminaires, 16 agents ont été remis en liberté. Les investigations ont conduit au renvoi de 34 autres devant le procureur de la République. Leur procès est fixé au 23 juin 2026. Dans sa communication, le ministère souligne n’avoir jamais interrompu le dialogue avec le SYNABEPAM. Il rappelle également que les fonctionnaires disposent du droit de grève, mais qu’ils ne peuvent ni bloquer l’accès aux services publics ni occuper les voies publiques.

Les autorités insistent ainsi sur le fait que les interpellations ne seraient pas liées à l’exercice du droit syndical, mais à des faits qualifiés de troubles à l’ordre public.

 

Ministère Délégué chargé des Affaires Maritimes
© Ministère Délégué chargé des Affaires Maritimes



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