Le Ghana a lancé une opération d’urgence pour rapatrier 327 de ses ressortissants vivant en Côte d’Ivoire, après les récentes opérations de déguerpissement menées dans plusieurs quartiers d’Abidjan. Selon les autorités ghanéennes, une première vague de 228 personnes a regagné le pays le jeudi 11 juin 2026.
Les personnes concernées résidaient principalement dans des zones touchées par les démolitions, notamment dans la commune de Port-Bouët. Privées de logement et confrontées à la perte de leurs moyens de subsistance, elles se sont retrouvées dans une situation jugée préoccupante par Accra.
Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a indiqué que son gouvernement avait mobilisé gratuitement des bus et des camions afin d’assurer le transport des ressortissants et de leurs biens vers le Ghana. Selon les autorités diplomatiques ghanéennes, le gouvernement a lancé cette opération pour protéger et assister les citoyens affectés. Il prévoit de rapatrier le reste du contingent ce vendredi 12 juin.
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Accra attend le versement des indemnisations
Au-delà de l’assistance d’urgence, le gouvernement ghanéen affirme suivre de près la question des compensations annoncées par les autorités ivoiriennes.
Le ministère ghanéen des Affaires étrangères indique qu’Abidjan a exprimé sa volonté d’indemniser les personnes affectées par les démolitions. La représentation diplomatique du Ghana en Côte d’Ivoire poursuivra les échanges avec les autorités concernées afin de veiller au versement effectif des indemnisations promises aux sinistrés.
Depuis plusieurs semaines, les opérations de déguerpissement se multiplient dans le District autonome d’Abidjan. Les autorités justifient ces interventions par des impératifs de sécurité et de prévention des risques d’inondation.
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À Port-Bouët, notamment dans le quartier de Vridi 3, plusieurs habitations ont été détruites. Ces opérations suscitent toutefois de nombreuses réactions en raison de leurs conséquences sociales, particulièrement en cette période de fortes pluies.


