Après les tensions survenues le lundi 8 juin 2026 entre agents des Affaires maritimes et forces de l’ordre, les agents de la Direction générale des Affaires maritimes (DGAM) ont repris le travail le mardi 9 juin 2026. Cette reprise intervient après un appel au retour à l’ordre lancé par la hiérarchie, à la suite du mouvement de grève observé la veille.
Le lundi 8 juin, le Syndicat Agir pour le Bien-être du Personnel des Affaires Maritimes (SYNABEPAM) a paralysé les services de la DGAM en lançant un arrêt de travail. Dès le début de la journée, des agents s’étaient rassemblés devant le siège situé aux Deux-Plateaux Aghien pour dénoncer la lenteur dans la prise en compte de leurs revendications sociales et professionnelles.
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Neuf revendications au cœur du mouvement
À l’origine de la mobilisation, un préavis de grève déposé depuis le 20 avril 2026 auprès de plusieurs autorités, dont la Primature et les ministères de tutelle. Le document contient neuf principales revendications portant sur les conditions de travail, la gestion administrative et les avantages du personnel. Parmi les points évoqués figurent la revalorisation des primes, le paiement de l’indemnité de logement, le renforcement des équipements, la construction de locaux adaptés ainsi que la mise en place d’un mécanisme indépendant de contrôle des recettes.
Selon des sources administratives, plusieurs rencontres ont été organisées depuis février 2026 entre la direction générale, les autorités de tutelle et les représentants syndicaux. Le Directeur général des Affaires maritimes, le Colonel-Major Julien Yao Kouassi, avait notamment engagé des discussions avec les syndicats dès le 6 février.
Entre avril et mai, d’autres séances de travail ont eu lieu à la DGAM, à l’Inspection générale du ministère des Transports et des Affaires maritimes ainsi qu’au cabinet du ministre délégué chargé des Affaires maritimes.
Des avancées jugées insuffisantes par le syndicat
Si l’administration assure que plusieurs préoccupations ont trouvé des réponses, certaines mesures nécessitent encore des procédures administratives plus longues ou l’implication d’autres structures étatiques. Pour le SYNABEPAM, les résultats restent toutefois en deçà des attentes, notamment sur la question de l’indemnité contributive au logement annoncée depuis 2022. Le syndicat réclame une mise en œuvre effective et rapide de cette mesure sociale.
Face à la mobilisation du 8 juin, la direction de la DGAM a sollicité le déploiement des forces de sécurité afin de sécuriser les installations et garantir un service minimum. Des unités de la Gendarmerie et de la Police nationale ont sécurisé le site administratif en se déployant autour des installations. Cette intervention a conduit à l’interpellation de plusieurs manifestants, conduits pour audition à la Préfecture de police d’Abidjan et au camp d’Agban. Malgré ces incidents, les activités administratives ont été maintenues.
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Avec la reprise effective du travail le 9 juin, le climat social semble s’être stabilisé au sein de la DGAM. Toutefois, les revendications du SYNABEPAM restent d’actualité et devraient continuer d’alimenter les discussions entre les parties dans les prochains jours.


