Très proche du défunt, l’artiste Siro est revenu, lors d’une émission télévisée, sur les derniers moments de son compagnon, évoquant un état de santé fragilisé depuis plusieurs mois.
Selon lui, le cyberharcèlement aurait joué un rôle déterminant dans la dégradation de la santé de l’artiste. Il affirme que la pression des réseaux sociaux s’est accentuée après des rumeurs et commentaires malveillants visant Abomé l’Éléphant. « Il a toujours aimé les enfants. Dans sa lutte contre les effets néfastes de la drogue en milieu scolaire, il a accumulé beaucoup de fatigue », a expliqué Siro, évoquant un engagement social intense qui aurait contribué à son épuisement.
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L’artiste ajoute que la situation s’est aggravée lorsque des internautes ont associé ses problèmes de santé à la drogue. « C’est à partir de là qu’il a eu une poussée de tension. Pour quelqu’un qui n’a jamais fumé, il avait du mal à digérer ça », a-t-il confié. Siro a également insisté sur les effets psychologiques des attaques en ligne. « Les gens négligent souvent les commentaires sur les réseaux. Pourtant, cela peut détruire une personne », a-t-il regretté.
Selon son témoignage, Abomé l’Éléphant a multiplié les malaises avant d’être admis au CHU de Treichville, où il est décédé. Ce décès relance le débat sur les conséquences du cyberharcèlement et la violence verbale sur les réseaux sociaux, ainsi que leur impact sur la santé mentale et physique des personnalités publiques en Côte d’Ivoire.

