Face aux interrogations sur la suite du processus de la reforme de l’organe électoral en Côte d’Ivoire, Charles Blé Goudé, président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP), plaide pour l’ouverture d’un cadre de concertation entre le gouvernement et les partis de l’opposition.
Dans un entretien accordé à Abidjan.net, dont il a publié une partie le samedi 17 octobre 2026, l’homme politique a réagi aux déclarations du porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, concernant les prochaines étapes de la réforme. Il estime qu’un échange direct entre les différentes parties demeure nécessaire avant toute décision définitive.
Réforme électorale : Blé Goudé s’interroge sur la voie parlementaire
La possibilité de soumettre les propositions gouvernementales à l’Assemblée nationale pour examen par les députés suscite des interrogations chez le président du COJEP. Une telle démarche pourrait, selon les préoccupations exprimées par les partis de l’opposition, aboutir à l’adoption d’une réforme sans concertation préalable suffisante entre les forces politiques.
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Pour Charles Blé Goudé, la transmission des propositions de l’opposition ne doit pas marquer la fin des discussions. Il préconise plutôt une rencontre avec les autorités gouvernementales afin que chaque partie puisse exposer ses arguments, préciser ses attentes et confronter ses idées.
« Pourquoi devrait-on faire l’économie d’un échange entre le gouvernement et les partis de l’opposition ? C’est une bonne chose. C’est une bonne image pour notre pays qu’on voie qu’avant de prendre une décision finale, les idées, les propositions ont été confrontées », a-t-il déclaré.
Charles Blé Goudé invite également les acteurs politiques à ne pas interpréter les propos du porte-parole du gouvernement comme une décision définitive des autorités. Selon lui, les déclarations d’Amadou Coulibaly ne suffisent pas à conclure que le gouvernement a définitivement renoncé à l’option du dialogue. Il estime qu’une telle orientation devrait faire l’objet d’une communication officielle clairement établie. En attendant, il appelle les différentes parties à éviter les conclusions hâtives et à privilégier les conditions d’une discussion constructive.
« Notre pays a trop souffert » : Blé Goudé appelle à dépasser les confrontations
Au-delà des modalités de la réforme, le président du COJEP insiste sur la responsabilité des dirigeants politiques face aux tensions. Il exhorte les acteurs concernés à rechercher un terrain d’entente et à tirer les leçons des crises qui ont marqué le pays.
« Ce n’est pas sur tout qu’on se querelle. Notre pays a trop souffert des confrontations inutiles. Que la lumière des crises passées éclaire nos consciences pour que nous sachions agir comme des responsables », a-t-il lancé.
Par cet appel, Charles Blé Goudé invite les responsables politiques à privilégier les échanges plutôt que l’affrontement. Il considère que les expériences passées doivent servir de repères pour favoriser une approche plus responsable des désaccords liés à la réforme électorale. Le plaidoyer du président du COJEP porte également sur la transparence du processus. Il souhaite que les contributions formulées par l’ensemble des partis et groupements politiques soient rendues accessibles au public.
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