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Koumassi-Campement : « Il ne siège pas au Conseil des ministres », le gouvernement précise le statut de Cissé Bacongo

L’enquête sur les démolitions de Koumassi-Campement se poursuit et place le statut d’Ibrahim Cissé Bacongo au centre d’un débat institutionnel.…

L’enquête sur les démolitions de Koumassi-Campement se poursuit et place le statut d’Ibrahim Cissé Bacongo au centre d’un débat institutionnel. Cité dans cette procédure en tant que ministre-gouverneur du District autonome d’Abidjan, il a été entendu dans le cadre des investigations.

Lors du compte rendu du Conseil des ministres du 23 septembre 2026, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a été interrogé sur le statut particulier attaché à cette fonction. Il a notamment souligné que le ministre-gouverneur « ne siège pas au Conseil des ministres ou au Conseil de gouvernement ».

 

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Les interrogations autour des protections juridictionnelles

Cette précision intervient alors que la question de la protection juridictionnelle de Cissé Bacongo fait débat. Certains de ses soutiens considèrent que son titre de ministre-gouverneur pourrait lui permettre de bénéficier des protections accordées aux membres du gouvernement.

Ils évoquent notamment une éventuelle compétence de la Haute Cour de justice. La Constitution ivoirienne prévoit que cette juridiction est chargée de juger le président de la République, le vice-président et les membres du gouvernement. Son article 158 précise qu’elle peut connaître des crimes ou délits commis par ces derniers dans l’exercice de leurs fonctions.

Le porte-parole du gouvernement n’a toutefois pas indiqué quelle juridiction serait compétente si des poursuites venaient à être engagées contre Cissé Bacongo.

Une enquête qui remonte aux démolitions du 3 juin

L’affaire trouve son origine dans l’opération de démolition menée le 3 juin à Koumassi-Campement. Le procureur de la République, Koné Braman Oumar, avait annoncé le 16 septembre que Cissé Bacongo avait été entendu par les enquêteurs dans le cadre de cette procédure.

Dans son message à la Nation du 6 août, le président Alassane Ouattara avait déclaré que l’opération avait été réalisée « en dehors du cadre légal ». Il avait également indiqué que les responsabilités seraient établies et que les éventuels manquements feraient l’objet de sanctions conformément à la loi.

 

Le District renouvelle son soutien à Bacongo

Malgré les interrogations qui entourent son statut et l’enquête en cours, le bureau du Conseil du District autonome d’Abidjan a réaffirmé son soutien à Cissé Bacongo mardi. Réuni à l’annexe de l’institution à Koumassi, il lui a apporté un « soutien ferme, total et sans réserve », selon le compte rendu du District.

Cette prise de position a suscité une réaction politique. Mercredi, le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, s’est exprimé sur Facebook au sujet de cette mobilisation. Il l’a qualifiée de « signe de la déchéance après le temps de l’arrogance ».

Alors que l’enquête se poursuit, le débat porte désormais autant sur les responsabilités liées aux démolitions que sur le statut institutionnel de Cissé Bacongo et les éventuelles suites judiciaires de l’affaire.



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