Dans une circulaire adressée à l’ensemble des ministres, le chef du gouvernement instaure de nouvelles règles destinées à mieux encadrer les missions à l’étranger, avec pour objectif de renforcer la discipline et de rationaliser les dépenses publiques.
Selon le contenu de la note circulaire révélé par Jeune Afrique, tout déplacement officiel d’un membre du gouvernement hors du territoire national devra désormais recevoir l’autorisation préalable du Premier ministre. Le document daté du 15 juin précise également que la durée de ces missions ne pourra pas dépasser sept jours.
« Tous les déplacements à l’extérieur du pays des membres du gouvernement doivent être autorisés par le Premier ministre, chef du gouvernement. La durée de ces déplacements ne peut excéder sept jours ».
La circulaire encadre aussi la composition des délégations accompagnant les ministres lors de leurs déplacements. Le Premier ministre exige que seuls les collaborateurs dont les compétences sont directement liées à l’objet de la mission puissent faire partie de la délégation.
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« Les seuls collaborateurs autorisés à accompagner les membres du gouvernement dans le cadre de missions officielles à l’extérieur du pays sont ceux dont la technicité est avérée dans le domaine objet de leur déplacement », indique le texte.
Au-delà du rappel des règles administratives, ces nouvelles dispositions traduisent la volonté du gouvernement de mieux maîtriser les ressources consacrées aux déplacements officiels. En limitant la durée des missions et la taille des délégations, l’exécutif entend réduire les coûts liés aux voyages à l’étranger et renforcer la rigueur dans la gestion des finances publiques.
Avec cette circulaire, Robert Beugré Mambé affiche sa volonté d’imposer davantage de discipline au sein de l’équipe gouvernementale, dans un contexte où la rationalisation des dépenses de l’État figure parmi les priorités de l’exécutif.

