La Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), basée à Abuja au Nigeria, a rendu ce lundi 22 juin 2026 son verdict dans l’affaire opposant Coulibaly Mamadou à l’État de Côte d’Ivoire au sujet du système de parrainage citoyen appliqué au processus électoral ivoirien.
Dans un communiqué publié après la décision, le Parti pour l’Intégration Africaine (PIA) a annoncé le contenu du jugement rendu dans cette procédure enregistrée sous la référence ECW/CCJ/APP/02/25. La juridiction communautaire a d’abord reconnu sa compétence pour examiner le dossier. Elle a également déclaré la requête recevable sur la forme, permettant ainsi l’étude des arguments développés par le requérant.
Toutefois, après examen du fond, les juges de la Cour de justice de la CEDEAO ont rejeté les demandes formulées par Coulibaly Mamadou. Selon la décision, les éléments fournis ne permettaient pas d’établir les violations dénoncées contre le système de parrainage citoyen.
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Une décision qui clôt une procédure suivie par la classe politique
Avec ce verdict, la procédure engagée contre le dispositif de parrainage citoyen prend fin devant la juridiction sous-régionale. Une affaire qui avait suscité l’attention de plusieurs acteurs politiques et organisations de la société civile, dans un contexte marqué par les débats autour des règles d’accès aux candidatures électorales en Côte d’Ivoire. Le PIA a indiqué prendre acte de la décision de la Cour tout en affirmant respecter l’autorité de cette institution judiciaire communautaire.
Malgré ce rejet, le parti a réaffirmé son désaccord avec le système de parrainage citoyen. Pour ses responsables, ce mécanisme constitue un frein à une participation politique qu’ils souhaitent plus ouverte et inclusive. Le PIA entend poursuivre son action par les moyens légaux et démocratiques afin d’obtenir la suppression de ce dispositif électoral. La formation politique prévoit ainsi de maintenir la mobilisation autour de cette question, qu’elle considère comme un enjeu majeur pour le renforcement de la démocratie en Côte d’Ivoire.



