Réunis mardi 16 juin 2026 à Abidjan dans le cadre du sommet de l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire – Ghana, les présidents Alassane Ouattara et John Dramani Mahama ont affiché leur volonté de défendre davantage les intérêts des producteurs africains sur le marché international.
À eux deux, les deux pays représentent environ 60 % de la production mondiale de cacao. Face aux incertitudes du marché, aux fluctuations des prix et aux nombreux défis qui fragilisent la filière, les deux chefs d’État misent sur une réponse commune.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Vers une stratégie commune sur les prix du cacao
À l’issue des travaux, Abidjan et Accra ont annoncé plusieurs décisions majeures, notamment l’harmonisation des prix du cacao entre les deux pays et l’alignement du calendrier des campagnes de commercialisation. Les deux États ont également décidé d’élargir l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire – Ghana à d’autres producteurs africains, notamment le Cameroun et le Nigeria. L’objectif est de renforcer la coordination continentale et de permettre aux pays producteurs de parler d’une seule voix face aux acteurs internationaux.
« Nous devons agir ensemble »,
Ont déclaré les deux dirigeants devant les délégations ivoirienne et ghanéenne. Le président ivoirien Alassane Ouattara a rappelé les difficultés auxquelles fait face la filière cacao. Il a notamment évoqué le vieillissement des plantations, les effets du changement climatique et les conséquences de l’orpaillage illégal sur les terres agricoles. Selon lui, la volatilité des cours internationaux fragilise les revenus des planteurs et pèse sur les économies nationales.
« La volatilité des prix pèse sur les revenus de nos planteurs et nos finances publiques : aucun de nos États ne peut, à lui seul, absorber de tels chocs », a-t-il souligné.
De son côté, le président ghanéen John Dramani Mahama a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération scientifique entre les deux pays. Il a appelé à une mise en commun des recherches pour lutter contre les maladies qui menacent les plantations, notamment le swollen shoot, une maladie qui affecte fortement les cacaoyers en Afrique de l’Ouest.
LIRE AUSSI : Café-cacao : la carte du producteur devient obligatoire dès septembre 2026 pour sécuriser la filière ivoirienne
Suite a cette rencontre, la Côte d’Ivoire et le Ghana ambitionnent de bâtir une filière cacao plus résiliente, capable de mieux protéger les producteurs et de renforcer le poids de l’Afrique dans l’économie mondiale du cacao.



