Le gouvernement a accordé à Starlink Network CIV une licence lui permettant de fournir des services d’Internet fixe par satellite sur l’ensemble du territoire national à partir de juillet 2026. L’annonce a été faite jeudi par le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, lors de l’émission Gouv’Talk organisée par le Centre d’Information et de Communication gouvernementale (CICG).
Selon le ministre, cette autorisation permettra à Starlink de déployer une offre d’Internet haut débit par satellite, notamment dans les localités éloignées où les infrastructures classiques restent limitées.
« Les zones rurales, les écoles et les centres de santé qui ne disposaient pas d’accès à Internet pourront désormais être connectés », a expliqué Djibril Ouattara.
L’autorisation accordée à l’opérateur est valable pour une période initiale de douze mois. Cette phase servira notamment à évaluer la qualité du service avant la finalisation du cahier des charges définitif.
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Des smartphones accessibles pour les populations rurales
Le ministre a également annoncé la mise en œuvre prochaine d’initiatives visant à faciliter l’accès aux smartphones dans les zones rurales. L’objectif affiché est de permettre au plus grand nombre de bénéficier d’une connexion Internet à moindre coût et à haut débit.
Parallèlement à l’arrivée de Starlink, la Côte d’Ivoire lancera officiellement le déploiement de la technologie 5G à partir de juillet 2026. Les villes de plus de 25 000 habitants seront progressivement couvertes. Djibril Ouattara a indiqué que son ministère travaille depuis plusieurs mois à l’amélioration des conditions d’exploitation des opérateurs télécoms, qui ont déjà commencé à adapter leurs infrastructures à cette nouvelle technologie.
Le ministre a par ailleurs révélé que le taux réel de couverture Internet du pays atteint actuellement 95 %, en prenant en compte la fibre optique, les box Internet ainsi que les réseaux 2G, 3G et 4G. Le gouvernement ambitionne désormais d’étendre les services mobiles à toutes les localités de plus de 800 habitants au cours des quatre prochaines années, afin de réduire davantage la fracture numérique sur l’ensemble du territoire.

