Face aux critiques portant sur l’efficacité de son action dans la lutte contre les produits cosmétiques à risque, l’Autorité Ivoirienne de Régulation Pharmaceutique (AIRP) sort de son silence. L’institution a présenté les résultats d’une vaste campagne nationale de contrôle et réaffirmé sa détermination à renforcer la protection de la santé publique.
Conduite entre octobre 2024 et mars 2025 sous l’égide du ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, cette opération de déclaration volontaire a concerné les produits cosmétiques, les médicaments à base de plantes ainsi que les compléments alimentaires. Les actions de terrain de la Police sanitaire ont accompagné le processus afin d’en garantir la fiabilité.
Près de 12 000 produits passés au crible
Selon l’AIRP, l’enquête a permis d’analyser 11 849 produits recensés auprès de 1 140 établissements à travers le pays. Cette opération a permis à l’AIRP de constituer la base de données la plus complète jamais réalisée sur le marché ivoirien des cosmétiques.
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Les résultats révèlent une situation préoccupante. Sur les 2 639 produits identifiés comme présentant un risque élevé pour la santé, les produits éclaircissants représentent à eux seuls 75 % des références jugées dangereuses. Plus inquiétant encore, 64 % de ces produits proviennent de fabricants locaux.
Fort de ces données, le régulateur annonce une série de mesures destinées à assainir le marché. Celles-ci comprennent notamment la notification des établissements en infraction, la formation des producteurs et le renforcement des opérations de contrôle et de répression.
Ces opérations seront menées avec les forces de l’ordre et le ministère du Commerce. Les Douanes ivoiriennes et l’ANSSI participeront également aux contrôles. L’AIRP souligne avoir recensé près de 12 000 produits sur le marché. Ces produits ont été analysés, classifiés et intégrés dans une base de données. Pour l’institution, cette démarche renforce la protection des consommateurs. Elle vise à réduire les risques sanitaires liés aux produits dangereux.
Appel à la collaboration de la société civile
L’institution reconnaît toutefois que la circulation de produits non homologués demeure un défi majeur. Elle affirme poursuivre quotidiennement les opérations de surveillance aux côtés de la Police sanitaire et du Laboratoire national de santé publique (LNSP).
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Dans cette dynamique, l’AIRP appelle la société civile et les citoyens à renforcer la veille sanitaire nationale. Les signalements peuvent être transmis via son portail officiel. L’institution encourage également une collaboration plus étroite avec les acteurs engagés dans cette lutte. L’objectif est de renforcer la lutte contre les produits présentant des risques pour la santé.
Créée par la loi n°2017-541 du 3 août 2017, qui lui confère notamment la mission de lutter contre les produits pharmaceutiques et cosmétiques dangereux, l’AIRP réaffirme son engagement à garantir la sécurité sanitaire des populations.
Face aux inquiétudes liées aux produits dépigmentants, l’AIRP réaffirme son engagement. L’institution assure agir avec rigueur sur le terrain. Elle privilégie les actions concrètes aux polémiques. Son objectif reste la protection de la santé publique. Elle entend poursuivre ses efforts avec rigueur afin de remplir pleinement sa mission de protection de la santé publique.


