La hausse du coût de la vie continue de peser sur les activités commerciales à Abidjan. Le lundi 19 octobre 2026, des vendeuses de poissons du grand marché d’Abobo, situé aux environs de la gare, ont manifesté leur mécontentement face à l’augmentation des prix de leurs marchandises.
Au centre de leurs préoccupations figure la hausse des coûts d’approvisionnement, notamment pour plusieurs cartons de poisson dont les prix auraient fortement augmenté ces derniers temps. Une évolution qui fragilise davantage leur activité et nourrit leurs inquiétudes quant à leur capacité à poursuivre leur commerce dans des conditions satisfaisantes.
Des charges plus lourdes dans un contexte de pouvoir d’achat fragilisé
Pour ces commerçantes, l’augmentation des prix constitue une difficulté supplémentaire alors que les ménages doivent déjà faire face aux contraintes liées à la cherté de la vie. Entre l’approvisionnement devenu plus coûteux et des clients de plus en plus attentifs à leurs dépenses, les vendeuses se retrouvent confrontées à une équation commerciale difficile. Cette situation les oblige à revoir leurs stratégies de vente, dans un environnement où préserver la clientèle devient un enjeu majeur. La hausse des prix à l’achat réduit leurs marges de manœuvre et complique la recherche d’un équilibre entre rentabilité et accessibilité des produits.
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Entre hausse des prix de vente et réduction des marges
Au-delà des difficultés rencontrées par les commerçantes, cette flambée des prix pose la question de ses conséquences sur les consommateurs. Face à l’augmentation du coût du poisson, les vendeuses doivent choisir entre relever leurs prix de vente, avec le risque de voir certains clients se détourner de leurs étals, ou absorber une partie des surcoûts en réduisant leurs marges bénéficiaires.
Ce dilemme illustre les répercussions de la vie chère sur toute la chaîne commerciale. Les commerçantes subissent la pression des fournisseurs, tandis que les consommateurs cherchent à maîtriser leurs dépenses quotidiennes.
La protestation des vendeuses du grand marché d’Abobo met en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés les petits commerçants face à la hausse des coûts d’approvisionnement. Leur mécontentement traduit une inquiétude grandissante quant à la pérennité de leurs activités dans un contexte économique contraignant.

