« C’est un acharnement sur l’opposition » : Koné Dramane (ADCI) accuse et dénonce une manœuvre politique en Côte d’Ivoire

Alors que l’opposition ivoirienne est engagée dans des discussions sur la réforme de l’organe électoral, les convocations judiciaires de plusieurs…

Alors que l’opposition ivoirienne est engagée dans des discussions sur la réforme de l’organe électoral, les convocations judiciaires de plusieurs responsables du PDCI-RDA et du PPA-CI suscitent de vives préoccupations. Dr Koné Dramane, cadre du mouvement Aujourd’hui et demain, la Côte d’Ivoire (ADCI), dénonce un « acharnement judiciaire » qu’il soupçonne de viser l’affaiblissement des formations politiques opposées au RHDP.

Il s’inquiète des conséquences de cette situation sur le climat politique, dans un contexte où le dialogue autour du processus électoral demeure un enjeu majeur.

Koné Dramane soupçonne une stratégie d’affaiblissement de l’opposition

Invité de l’émission NCI 360, le dimanche 18 octobre 2026, le cadre de l’ADCI a exprimé ses préoccupations face à la multiplication des convocations judiciaires. Il estime que les acteurs politiques devraient plutôt consacrer leurs efforts à la recherche d’un environnement favorable à des discussions sereines sur la réforme électorale.

LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ



« Je pense que l’un des piliers, j’allais dire, fondamentaux de la démocratie, c’est la possibilité pour le citoyen de pouvoir choisir ses représentants, de pouvoir agir par son vote sur la destinée de son peuple », a-t-il rappelé.

Selon lui, l’importance de l’organe chargé d’organiser les élections devrait inciter les différentes parties à privilégier le dialogue et à créer les conditions nécessaires à des discussions apaisées. Mais l’universitaire voit dans les procédures visant les responsables de l’opposition une manœuvre politique. Il redoute qu’elles finissent par réduire les capacités d’action des formations susceptibles de contester le pouvoir lors des prochaines échéances électorales.

« Nous croyons, pour nous à l’opposition, que c’est une manœuvre, c’est un acharnement sur l’opposition pour, peut-être à la longue, briser l’élan, la capacité de tous ceux qui sont capables de battre le RHDP en 2030 », a-t-il déclaré.

Assalé Tiémoko et des responsables de l’opposition cités en exemple

Pour étayer son analyse, Dr Koné Dramane évoque notamment la situation d’Assalé Tiémoko, président de son mouvement, ainsi que celle de responsables du PDCI-RDA et du PPA-CI qu’il décrit comme étant placés sous contrôle judiciaire ou en exil. Il considère ces situations comme les manifestations d’une pression politique exercée sur l’opposition.

« C’est dire que cette pression est un acharnement que nul ne peut nier, et ça n’a pas son sens dans un État de droit », a-t-il dénoncé.

Les procédures évoquées s’inscrivent dans le prolongement des violences survenues lors de l’élection présidentielle d’octobre 2025.
le 16 septembre dernier, le procureur de la République, Oumar Braman Koné, a affirmé que la justice pouvait toujours poursuivre les faits concernés, car ils n’étaient pas prescrits.

« Le timing des hommes politiques n’est pas le mien », avait-il déclaré.

Cette position souligne le décalage entre le calendrier judiciaire et les préoccupations des acteurs politiques, alors que la question de la décrispation demeure au centre des débats. Pour Dr Koné Dramane, la multiplication des procédures soulève précisément des interrogations sur les perspectives de dialogue entre le pouvoir et l’opposition. Il estime que les pressions qu’il dénonce sont difficilement conciliables avec les exigences d’un État de droit.

Plusieurs cadres du PDCI-RDA et du PPA-CI convoqués devant la justice

Les procédures judiciaires engagées contre des responsables de l’opposition se multiplient ces dernières semaines. Ces dernières semaines, plusieurs cadres du PDCI-RDA et du PPA-CI ont comparu devant la justice, notamment devant la section antiterroriste du tribunal de première instance d’Abidjan. Les faits présumés évoqués seraient liés à la crise électorale d’octobre 2020.

Au PDCI-RDA, les personnalités concernées comprennent Mandodja Mbia Roger, vice-président et directeur général du parti, Yohou Dia Houphouët Augustin, vice-président et secrétaire exécutif chargé de la mobilisation, ainsi que Hervé Fian et Guillaume Kouakou, tous deux membres du Bureau politique. D’après les informations communiquées par le parti, les auditions sont prévues du 15 au 23 octobre 2026. Le PPA-CI est également concerné par ces procédures. Cinq autres cadres de cette formation politique font l’objet de démarches judiciaires, en plus de responsables déjà détenus.

LIRE AUSSI : PPA-CI : Justin Koua placé sous contrôle judiciaire après son audition à la section antiterrorisme



Suivez l'information en direct sur notre chaîne WHATSAPP

À LIRE AUSSI

À LIRE AUSSI

© Boukary
20 octobre 2026

L’humoriste ivoirien Boukary traverse une épreuve particulièrement difficile après l’incendie qui a entièrement…

© Koné Dramane
20 octobre 2026

Alors que l’opposition ivoirienne est engagée dans des discussions sur la réforme de…

© Screenshot
20 octobre 2026

La hausse du coût de la vie continue de peser sur les activités…